La peau du monstre de Stella Tanagra

La peau du monstre de Stella Tanagra - Is Edition

La peau du monstre de Stella Tanagra – Is Edition

La peau du monstre de Stella Tanagra, présentation de l’éditeur

Et si nous franchissions la frontière qui à la fois nous lie et nous sépare du monstre ?

Au fil de ce recueil, l’auteur dissèque les différentes peaux du monstre, de transfigurations en métamorphoses, lui rendant tantôt son humanité ou sa bestialité, révélant aussi bien sa suprématie que ses bassesses.

Quelle que soit sa forme, la monstruosité de l’Homme se donne en représentation là où vous ne la soupçonneriez peut-être pas… C’est ce que vous découvrirez dans ce livre hors normes.

Avis La peau du monstre de Stella Tanagra

Stella Tanagra dans l’introduction a détaillé ce monstre que l’on peut connaître par la science, la littérature. Ce sont des monstres qui peuvent connus et qui ont été catalogués de cette façon. Ils ne sont pas forcément laids mais les mots sont tenaces et restent, tout comme certaines actions. Elle s’attaque donc au mythe du monstre dans ce recueil de nouvelles ou de contes (un conte finit-il toujours bien ?) contemporains.

Dans ce recueil de nouvelles, Stella Tanagra change un peu de registre, mais certaines fois l’érotisme n’est pas très loin. Elle étudie le monstre, monstre humain, qui peut prendre diverses formes, enfant, adulte, animal, dans des situations qui peuvent être inédites avec un ton mordant qui peut déstabiliser un lecteur. Le recueil est court et les nouvelles forcément. L’auteur doit aller à l’essentiel tout en expliquant une situation, un personnage et faire passer son message. Le but est réellement atteint avec Stella Tanagra. Et cela m’a rappelé une autre lecture de Stella Tanagra que j’avais également critiqué. Les mots écrits pour Sexe Primé sont pratiquement les mêmes que pour La peau d’un monstre. Dans La peau du monstre, elle m’a entraîné dans ses mots, dans ses descriptions, très détaillées, réalistes et rythmées, et surtout je ne m’attendais jamais à cette chute, qui des fois m’a fait sourire ou encore qui m’a bouleversé, car Stella Tanagra m’a bien eu. Elle est une formidable conteuse. Elle a un talent indéniable. Elle sait raconter ses histoires, le lecteur met des images sur ses mots. Elle nous fait imaginer des choses qui se révèlent autres. Certaines scènes sont difficiles car un monstre revêt différentes formes, comme un embryon atteint de maladie, et celle qui subit est vraiment à l’agonie. Stella Tanagra s’adapte à tous ses personnages et bien entendu son lecteur.

Je remercie Stella Tanagra de m’avoir contacté sur FB pour me proposer l’envoi de ce recueil qui est arrivé, bien emballé, pendant la période de confinement.

La peau du monstre de Stella Tanagra

Date de sortie : mars 2020

Editeur : IS Edition

Nombre de pages : 138

ISBN : 978-2-36845-283-7

Sans elle d’Amélie Antoine

Sans elle d'Amélie Antoine

Sans elle d’Amélie Antoine

Résumé Sans elle d’Amélie Antoine

Patricia emmène sa fille Jessica voir le feu d’artifice. La jumelle de Jessica, Coline, est punie.

Lors de cette soirée, Jessica disparaît.

Avis Sans elle d’Amélie Antoine

Pour ces deux histoires écrites à quatre mains le sujet est la gémellité. Elles débutent de la même façon mais finissent-elles pareil ? Pour le savoir a vous de lire ces deux romans.

Patricia a emmené sa fille voir le feu d’artifice. Coline la jumelle de Jessica est punie. Dans Sans elle Jessica disparaît. Cela plonge la famille dans le désespoir, la culpabilité, la suspicion, la quête de cette petite fille de six ans pendant plus de dix ans. J’avais reproché au précédent roman de trop se focaliser sur la mère et pas assez sur les filles. Ici, c’est pire. Ma lecture n’a pas été franchement extraordinaire. Ce qui m’a fait tenir est le sort de Jessica. J’ai été franchement déçue à ce sujet. La fin m’a un tant soit peu scotchée mais cet élément très important me laisse vraiment un goût d’inachevé et forcément d’interrogations.

Comme dans l’autre roman, la mère, malgré sa douleur, ne ma fait ni chaud ni froid. Comme dans l’autre roman, elle laisse de côté Coline a cause de sa douleur, de sa quête. Que son couple explose, on peut le comprendre. Mais peut-on laisser de côté un enfant, le seul enfant qui reste ? Peut-on passer à côté de ce qui peut lui arriver ? Malgré la douleur, la colère, la culpabilité, ne voit-on pas son autre enfant souffrir. Après des années de souffrance, le père a décidé de partir. Sage décision, il s’est sauvé. Il a voulu sauver sa fille mais elle a refusé de le suivre. Elle voulait rester avec sa mère, elle ne voulait pas abandonner Jessica. Elle s’est fait plus de mal que de bien.

Coline a été une enfant peu écoutée. Elle devait se taire pour ne pas raviver la douleur. D’ailleurs, pourquoi ne révèle-t-elle pas un élément vu quand elle était petite ? Cela n’aurait peut-être rien donné, mais comme elle a toujours de l’espoir, même des années plus tard, adolescente, elle aurait pu tenter. Elle vit sa douleur seule et plus tard la seule chose quelle pourra maîtriser c’est son corps. Je me suis moins investie pour Coline car l’auteur ne détaille pas assez cette souffrance. Ce qui est vraiment dommage.

Dans quel ordre lire Avec elle ou Sans elle ? Je dirai celui ci en premier puisque je l’ai peu aimé. Autre point qui me chagrine énormément. Pourquoi les auteurs, les correcteurs ne font-ils pas attention ? Les deux jumelles sont un véritable non sens. On le sait que les jumelles sont deux, inutile de le rajouter.

Ma critique n’est pas très élaborée, les mots ne sont pas nombreux mais je ne trouve pas grand chose à dire sur une lecture difficile, très longue, trop à mon goût.

Je remercie Netgalley et les Editions Bookelis pour cette lecture.

Sans elle d’Amélie Antoine

Date de sortie : 17 novembre 2017

Nb pages : 368

Editeur : Bookelis

ISBN : 9791022764353