L’enfant et le dictateur de Marion Le Roy Dagen et Xavier-Marie Bonnot

L'enfant et le dictateur de Marion Le Roy Dagen et Xavier-Marie Bonnot

L’enfant et le dictateur de Marion Le Roy Dagen et Xavier-Marie Bonnot

Résumé L’enfant et le dictateur de Marion Le Roy Dagen et Xavier-Marie Bonnot

Ana a 17 ans. Elle vit une relation difficile avec sa mère. Elle rencontre un jeune homme, joueur de football, Nicolae, un véritable séducteur.

Ils couchent ensemble et au bout de quelques semaines, Ana est enceinte. Elle tentera d’avertir le jeune homme qui se détourne d’elle.

Avis L’enfant et le dictateur de Marion Le Roy Dagen et Xavier-Marie Bonnot

De la Roumanie, je ne connais pas grand chose, sauf le régime totalitaire mais aussi lorsque Nicolae Ceaușescu et son épouse sont, le jour de Noël 1989, condamnés à mort et exécutés. La Roumanie, c’est aussi Dracula. Mais ce n’est pas le but et le thème de ce livre.

C’est le témoignage de Marion, adoptée à l’âge de six ans, alors qu’elle a été abandonnée par sa mère dans un orphelinat de Roumanie. Je mets bien abandonnée en italique car en lisant ce document, vous vous rendrez compte que le mot abandon dans la dictature de Ceaușescu n’est pas au sens propre. Le témoignage est construit autour de Marion et des personnages principaux de sa vie, ses parents adoptifs mais aussi ses parents qu’elle n’aura de cesse de chercher pour tenter de comprendre cet abandon.

Les faits décrits dans ce livre nous renvoient à des images fortes vues à la télévision avec la mort du dictateur et la découverte de ces nombreux orphelinats où survivaient des enfants. Ceaușescu n’a rien à envier à Hitler. Il savait se montrer plus qu’affable lors de réunions internationales mais il, et sa femme, avaient organisé la terreur dans leur propre pays. Famine, misère, politique familiale pour avoir le plus d’enfants possibles qui serviraient la Roumanie et surtout de nombreux interdits pour les femmes. Mais les images ont peu à voir avec la réalité avec ce qu’ont enduré tous ses enfants et les parents de surcroît. Dans le cas de Marion, on apprend ce qui s’est passé pour sa mère biologique, les détails de son adoption et toute sa vie en France. Une vie pas facile pour une enfant qui ne se rappelle pas, qui a enfoui au plus profond de sa mémoire, les six premières années de sa vie. Six ans sous les cris avec sous les yeux des enfants non désirés, parqués dans des endroits comme des bêtes. Ce sera aussi une vie assez difficile en France, malgré l’amour et les soins dispensés par cette famille française. Car Marie a toujours peur de l’abandon, ne fait pas confiance aux femmes et sa mère adoptive en subit les conséquences. Marie est en colère, elle a de la haine, elle n’a pas confiance en elle. Cela peut se comprendre avec un tel bagage. Son corps se révolte donc car elle garde tout en elle. A force de volonté et même si elle garde beaucoup au fond d’elle, elle arrivera à s’en sortir. Elle rencontrera sur son chemin des personnes qui vont compter. Cette quête de sa famille biologique ne sera pas facile, bien entendu, car elle devra, mettre de côté ce qu’elle ressent, ses sentiments, pour tenter de comprendre ce qui s’est passé pour sa mère biologique.

Est-ce que tous les enfants qui ont vécu des conditions extrêmement difficiles comme Marie réagissent de cette façon ? Coupés de leur pays, de leurs racines, de leurs parents, une vie d’adopté ne doit pas être facile à appréhender surtout lorsque cette adoption a lieu à un âge déjà avancé dans la vie d’un enfant, qui a tenté de se construire. Se rendre compte qu’ils ne vont manquer de rien mais réagissent comme si cela pouvait très vite s’arrêter, cumuler les possessions et les cacher.

Outre la recherche de ses racines, ce témoignage explique tout à fait la vie en Roumanie dans les années 70 et bien plus tard, lorsque Marion y reviendra de nombreuses fois. Ce livre est également un véritable témoignage historique de ceux qui ont vécu au coeur de ce pays, de cette dictature. 

Je remercie Marion Le Roy Dagen de m’avoir envoyé un message sur Facebook pour me faire une présentation de ce livre et d’avoir accédé à ma demande pour le recevoir. On ne ressort pas indemne d’une telle lecture.

L’enfant et le dictateur de Marion Le Roy Dagen et Xavier-Marie Bonnot

Date de sortie : 15 février 2018

Editeur :Belfond

Nombre de pages : 222

ISBN : 9782714478313

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Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel

Toutes blessent la dernière tue Karine Giebel

Toutes blessent la dernière tue Karine Giebel

Résumé Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel

Tama vit à Paris dans une belle maison. Elle a neuf ans. Elle est marocaine. Mais Tama est une esclave. Elle n’a pas le droit de sortir ni de donner son véritable prénom.

Gabriel a décidé de s’isoler dans le Sud pour tenter d’oublier. Il n’éprouve pratiquement plus rien.

Avis Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel

J’avais laissé passer un petit moment avant de me replonger dans un roman de Karine Giebel. Pourquoi ? Car, malgré la finesse d’écriture, les thèmes abordés, la construction est toujours la même, et le lecteur sait, à peu près, ce qui va arriver aux personnages principaux. Mais dès que je me suis plongée dans ce roman, le dernier de l’auteur, j’ai avalé les pages. Une véritable addiction ! Un des meilleurs de Karine Giebel même si je n’en ai que quatre à mon actif. Même si pour supplanter le premier lu, Meurtres pour rédemption qui était lui aussi un gros pavé, cela allait être assez difficile mais pas compliqué. Bref, voici ma petite introduction qui ne serait pas complète avec mon analyse du titre. J’étais partie sur carrément autre chose. Plusieurs femmes qui blessent et la dernière qui tue. Sauf que très vite, j’ai compris et j’espère que je ne me suis pas trompée. Mais je ne vais pas la dévoiler pour vous laisser vous faire votre avis. Cela va être assez compliqué d’écrire une critique car il y a tellement à dire sur ce magnifique roman.

Nous avons la petite Tama, enfin ce n’est pas son vrai nom et son prénom, elle ne doit jamais le prononcer, elle doit jusqu’à l’oublier mais il est sa véritable identité. Tama arrive à huit ans en France. Son père et elle croient qu’elle va aller à l’école. Sauf que Tama se retrouve être une esclave, pendant des années, dans une famille. Avec tout cela comporte comme souffrances psychologique et physique. Tama va passer par tous les états mais la petite fille est une battante. Colère, déni, envie de mourir, de tuer et bien plus encore. Blessée dans son corps, dans sa chair, elle ne peut rien faire car elle n’est rien. Elle n’a pas de papiers. Tout est fait pour qu’elle ne s’enfuie pas. Elle va toutefois arriver, avec une énorme force de caractère, à s’instruire par elle-même. Ce roman c’est huit ans de la vie de Tama, huit ans que personne ne pourrait supporter. Dans cet enfer, il y aura quelques personnes qui vont tenter de l’aider à un un moment ou un autre. Ils lui donneront la force de continuer à vivre même si elle souhaite rejoindre sa maman décédée, mais aussi l’amour pour un homme, certes violent. Karine Giebel nous démontre, avec force, le quotidien  de ces petites filles devenues adolescentes et puis femmes.  Ah oui, franchement, j’ai eu envie de les tuer ces femmes, ces hommes. Que font tous nos politiques en ce qui concerne cet esclavagisme que subissent ces enfants, même si une loi a été votée ? C’est une réalité qui est toujours bien présente en France. C’est une perte d’identité, une perte de soi, de sa condition d’humain. Très vite, ces enfants savent mais ils s’accrochent à une toute petite lueur d’espoir ou comme toute victime se demandent ce qu’ils ont pu faire pour mériter autant. Surtout qu’il y a ceux qui restent au pays, les parents à qui on raconte des mensonges. L’esclavagisme est donc un trafic organisé par des compatriotes qui vivent en France, qui s’enrichissent sur le dos de plus faibles.

De l’autre côté, il y a Gabriel qui vit reclus. On sait très vite ce qu’il fait. Toujours dans sa tête Lana. Mais qui est Lana ? Qu’a-t-il vécu d’aussi terrible ? On le découvrira au fil des pages. Il voit arriver chez lui une jeune fille qui tente de le tuer. Il ne veut pas la laisser vivre mais il repousse continuellement l’échéance. Cette jeune fille ne sait plus qui elle est mais il se rend compte qu’elle a beaucoup souffert, son corps en est la preuve. Dès qu’elle se réveille, elle va tenter de pousser Gabriel dans ses retranchements mais aussi s’évader. Qui est cette jeune fille ? De ce côté-là, je me suis trompée en long, en large et en travers. Ça, c’est dû au talent démoniaque de l’auteur.

Les chapitres de Karine Giebel ne s’embarrassent pas de fioritures. Ils sont très courts, forts, violents. Certaines personnes doivent avoir le coeur bien accroché et surtout ne pas vivre dans le déni de notre société française. Qui est le plus à plaindre ? Ces enfants esclaves, car l’esclavage moderne existe, ou ceux qui tentent de se venger du mal fait à un proche. La vengeance peut également tuer car personne ne trouve la paix. Je me suis attachée à quatre personnages de ce roman. Ce roman est hautement addictif. Karine Giebel sait jouer avec nos nerfs lors de ses révélations et le lecteur attend toujours ce prénom qui est long à venir. Le prologue fait déjà monter les larmes au yeux. Plus de 700 pages en trois jours. Je ne sais pas si c’est un record pour moi. Mais il a été lu pendant mes trois derniers jours de vacances. Et je ne suis pas sortie indemne de ma lecture

Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel

Date de sortie : 29 mars 2018

Editeur : Belfond

Nombre de pages : 736

ISBN : 978-2-7144-7950-1

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La fille sous la glace de Robert Bryndza

La fille sous la glace de Robert Bryndza

La fille sous la glace de Robert Bryndza

Résumé La fille sous la glace de Robert Bryndza

Andrea Douglas Brown a trop bu. Après une dispute, elle fuit dans les rues désertes mais elle s’aventure trop loin. Elle souhaite appeler le chauffeur de son père mais elle n’a pas plus de réseau.

Une voiture noire la suit. Andrea essaie de fuir mais elle est enlevée.

Avis La fille sous la glace de Robert Bryndza

Ce n’est pas un coup de coeur mais cela y ressemble fortement. J’ai été ravie de lire ce roman de cet auteur. Roman qui annonce une très belle série car j’aimerais beaucoup suivre les nouvelles aventures d’Erika, femme-flic, DCI, en Angleterre. Erika est une écorchée dû au décès de son mari, dont elle était profondément amoureuse. Elle se juge responsable de la mort de celui-ci, flic comme elle et des coéquipiers qui l’accompagnaient. Elle avait été mise sur la touche à cause de cela. Mais une ancienne connaissance de Londres la rappelle pour cette enquête. Car Erika, malgré tout, connaît son métier. Cela ne sera pas facile surtout lorsqu’on s’approche un peu trop près de l’establishment anglais qui se juge intouchable, que ce soit ses pairs ou la famille de ceux-ci.

Cette arrivée à Londres est vue par certains d’un mauvais oeil, mais pour d’autres cela sera une bouffée d’oxygène car malgré son caractère, Erika sait manager ses hommes et femmes. Peut-être un peu cliché l’enquêtrice homosexuelle qui vit en couple et qui a un enfant ou encore l’enquêteur de couleur. Mais heureusement que l’auteur n’en fait pas trop à ce sujet. Juste quelques mots et puis c’est tout. Cela permet de mieux les connaître car ils tiennent une place importante dans ce roman et sûrement dans le prochain car Erika sait pouvoir compter sur eux.

Erika ne mènera pas son enquête de bout en bout. Cela ne plait pas qu’elle s’en prenne à un élu, surtout qu’elle ne prend pas de gants avec la famille. Normal, elle a été toisée dès le départ. Elle aurait dû avancer sur la pointe des pieds, mais c’est mal connaître cette jeune femme, fonceuse, qui aime le travail bien fait. Malgré la suspension, elle continuera au fur et à mesure, à interroger. Et c’est là qu’elle découvre d’autres cadavres. Sont-ils un lien avec le meurtre sur lequel Erika enquête ? Malgré cette sensation d’être espionnée, de subir des violences, elle ne baissera jamais les bras. Car elle veut faire toute la lumière sur ce décès. Elle le doit à Andrea. Bien qu’Andrea soit une gosse de riches, qu’elle mène sa vie comme elle l’entendait, l’auteur a la faculté de ne pas nous faire détester cette jeune fille.

Robert Bryndza, outre l’enquête menée et bien développée, démontre très bien les affres par lesquels Erika passe. Il développe très bien ses angoisses, ses malaises et comment ils surviennent, sa peur. Il nous la rend extrêmement attachante même si elle est très dure, trop dure envers elle-même.  Et comme elle le dit elle-même, son boulot lui a tout pris, mais il ne lui reste que ça. Mais son boulot ne lui a pris en aucun cas son intégrité. Même son boulot ne sera pas tendre avec elle. Et comme tout bon flic, elle a des doutes même si elle suit son instinct et qu’elle rue dans les brancards.

Entre ceux qui ont tout, qui veulent passer par les mailles du filet, il y a le Londres des faubourgs où nombreux sont ceux à tenter de vivre, à survivre. Politique, richesses, quartiers qui périclitent mais aussi ce racisme anglais envers les étrangers.

Le nom du coupable m’a surpris mais j’aurais dû m’en douter. Cela prouve que j’étais à fond dans ce roman, comme Erika à la recherche du coupable. En tous les cas, je ne ferai pas un bon détective.

Je remercie Netgalley et Belfond pour cette formidable lecture.

La fille sous la glace de Robert Bryndza

Date de sortie : 25 janvier 2018

Nb pages : 448

Editeur : Belfond

ISBN : 9782714475930

L’Aventuriste de J. Bradford Hipps

L'Aventuriste de J. Bradford Hipps

L’Aventuriste de J. Bradford Hipps

Avis L’Aventuriste de J. Bradford Hipps

Henry est convoqué chez son patron et ami Keith, nommé directeur général il y a peu. Ce dernier lui annonce une promotion

Il a 34 ans. Il aime l’argent et le confort apporté par celui-ci. Il vit seul.

Résumé L’Aventuriste de J. Bradford Hipps

Les deux mots qui me viennent à l’esprit avec L’Aventuriste, sont Aventurier et Futuriste. Mais va-t-on trouver dans ce roman un homme aventurier et futuriste , Peut-être le second car le Henry est un ingénieur qui conçoit des logiciels de sécurité pour les entreprises. Donc, il imagine, conçoit des codes.

Comment rendre un roman pas si banal que ça avec un homme banal dans une entreprise banale, dans une vie banale, dans une société banale ? Mais est-ce qu’une vie est banale quand c’est la nôtre ? Peut-être aux yeux des autres. Mais à nos propres yeux ? C’est grâce à l’auteur et à ce premier roman somme toute réussi. On pourrait s’ennuyer. Cela arrive un petit peu tout de même. Mais on suit la vie de cet homme, de ses collègues et de sa famille.

L’auteur nous détaille avec force détails l’entreprise américaine, comment vivent les employés, les stratégies de management et surtout la peur des uns et des autres de perdre leur emploi, de se retrouver sans rien car les objectifs donnés risquent de ne pas être atteints. C’est de la survie de l’entreprise dont il est question et bien entendu, lorsqu’une personne ne fait pas le job attendu, elle est virée. Henry, bien qu’il occupe une position de responsable, suit le mouvement. Il donne très peu son avis sur les stratégies menées, il se veut l’employé modèle, il ne dit pas tout ce qu’il pense. Il écoute beaucoup. Les relations professionnelles peuvent être difficiles entre collaborateurs car le marché va mal. Il y a toujours cette quête de réussite des Américains. Il faut écouter ses équipes, les rebooster, connaître leurs peurs. Ca c’est un vrai management d’équipes. Je ne sais pas si les Etats-Unis savent y faire à ce sujet mais c’est ce que le roman tente de démontrer. Mais il est indispensable de prendre les décisions adéquates pour le bien de l’entreprise.

Je dirai que le héros est à la croisée des chemins. On sent un ras le bol. Sa mère est morte il y a un an. Son père ne va pas forcément bien. Vu qu’il n’est pas toujours là, il s’en rend compte au fur et à mesure, au contraire de sa soeur Gretchen. La mort de leur mère a été vraiment difficile à appréhender pour eux. Les souvenirs sont toujours aussi présents et l’absence également. Comme dans toute famille, il y a des hauts, des bas, des non-dits pour éviter que la cellule familiale ne vole en éclat. Une relation quasiment fusionnelle entre le frère et la soeur peut, à cause de la vie, de certaines prises de décision, basculer du côté non voulu. Pourtant, je les ai sentis toujours proches même s’ils n’arrivent plus à communiquer comme ils le devraient ou le pourraient. Tous les deux marchent sur des oeufs. Pourtant Henry se sent comme un étranger dans cette maison familiale. Il lui est difficile de passer d’une vie frénétique à une vie familiale où on est en visite, où l’on éprouve de l’ennui. Personnellement, je le sens étranger à tout. Il n’est plus à sa place nulle part. Il faut qu’il prenne une dé978-2714475725cision pour lui, pour bien vivre sa vie, même s’il aime l’argent et le confort que cela lui apporte. Personnellement, il est seul, il n’a pas encore trouvé l’âme soeur. Est-il trop exigeant avec les autres ou plutôt avec lui-même ? Qui est-il vraiment ? Que veut-il ? Le roman va tenter d’y répondre. Ne se joue-t-on pas de lui professionnellement et émotionnellement ? Pourquoi a-t-il pris cette décision ? Pourquoi se cherche-t-il des excuses ? N’est-ce pas le propre de l’homme ? Toutefois, pour avancer professionnellement et personnellement, il vaut mieux être honnête avec soi-même, avant de l’être avec les autres. 

Dans le sud des Etats-Unis, la mort est omniprésente à cause de l’esclavage. Mais les villes ont rompu avec l’Histoire de leur région.

Je remercie Netgalley et les Editions Belfond pour cette sélection.

L’Aventuriste de J. Bradford Hipps

Date de sortie : 11 janvier 2018

Nb pages : 352

Editeur : Belfond

ISBN : 978-2714475725

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Le sympathisant de Viet Than Nguyen

Le sympathisant de Viet Thanh Nguyen

Le sympathisant de Viet Thanh Nguyen

Avis Le sympathisant de Viet Than Nguyen

Le peu de critiques lues sur ce livre ont toutes encensé ce livre. Personnellement, je vais me montrer plus critique. J’ai trouvé Le sympathisant long, trop long. Bien entendu, ce n’est pas mon domaine de prédilection mais j’aime et j’adore sortir de ma zone de confort. J’ai déjà lu des autobiographies, biographies puisque c’est ce dont il s’agit que j’ai jugées beaucoup plus intéressantes à lire.

Le Sympathisant n’est pas du tout inintéressant. C’est l’histoire d’un agent double, un homme qui travaille pour l’armée de son pays, le Vietnam, et qui de l’autre côté donne de nombreuses informations aux communistes qui tentent de prendre le pouvoir. Déjà, c’est un pan de l’histoire que je ne connais pas suffisamment. A part la Chine qui m’intéresse beaucoup, je n’ai pas trop d’atomes crochus avec les pays asiatiques. Est-ce pour cela que j’ai trouvé cette lecture trop longue ?

L’auteur explique tout. Il ne jette aucune fleur à cet homme. Il explique son passé d’agent double. Il ne justifie pas ses faits et gestes, il les explique. Comment, pourquoi, ce que cela a entraîné. Son passé n’est pas en cause, le fait qu’il soit un bâtard, que son père, prêtre, ne l’ait pas reconnu. Il a conservé toujours de l’amour pour sa mère qui est décédée. L’amitié pour ses deux frères de sang est importante pour lui. C’est un homme qui ne cherche pas à avoir une relation durable qui mène au mariage, même s’il aime les femmes. Il a pourtant la confiance de son général puisqu’il a vécu avec lui, il l’aide dans tout. Et même aux Etats-Unis, il continue. Il a fait des études là-bas et c’est là qu’a commencé son engagement pour le communisme, d’ailleurs, il y a ensuite vécu quand la défaite de l’armée était sans équivoque. Mais le fait que cet homme soit profondément cultivé ne l’aide pas avec les uns et les autres. Il doit être rééduqué pour prouver sa valeur et son engagement.

Ce que j’ai tout de même aimé est sa faculté à analyser le caractère de toute personne, qu’elles soient de son pays ou américaines. Cet homme de l’ombre sait comment sont les gens, ceux qui souffrent, ceux qui ont l’air d’être heureux. Il connait les différences entre les deux pays, comment les gens y vivent. Et surtout ceux qui sont devenus des réfugiés. Ils quittent un pays, leurs racines, leur foyer et ne trouvent pas l’Eldorado. Ils ne sont pas franchement bien accueillis. Eux aussi sont des ombres. Entre les caractères, la vie des uns et des autres, c’est tout un pan de communautés qui est passé au crible. Il montre très bien la souffrance des asiatiques, des boat-people qui ne sont plus considérés comme des être humains. Il montre très bien également ce que  l’on attend de lui. Il souffrira lui aussi et en sortira différent.

D’un autre côté, il, car on ne connait pas son nom, est obligé de tuer ou faire tuer. Ces morts resteront sur sa conscience. Agent de l’ombre, certes, qui donne des informations mais qui ne met pas les mains dans le plus difficile, à savoir prendre les décisions pour faire la guerre. Ce n’est pas un reproche, c’est juste un constat.

Agent double, certes, mais humain avant tout. Je comprends pourquoi ce livre a été encensé par les critiques et pourquoi il a reçu une récompense.

Je remercie Netgalley et les Editions Belfond.

Résumé Le sympathisant de Viet Than Nguyen

Cet homme est prisonnier. Il est en train d’écrire sa confession.

Il était le seul officier à vivre avec le Général. Le Vietnam est en proie à la guerre. Les Américains sont censés aider le pays. 

Mais d’un autre côté, le communisme tente de s’emparer du pouvoir.

Le sympathisant de Viet Than Nguyen

Date de sortie : 17 août 2017

Nb pages : 397

Editeur : Belfond

ISBN : 9782714475657

Assez de bleu dans le ciel de Maggie O’Farrell

Assez de bleu dans le ciel Maggie O'Farrell

Assez de bleu dans le ciel Maggie O’Farrell

Avis Assez de bleu dans le ciel de Maggie O’Farrell

Avant de finir ce roman, j’ai lu une formidable critique qui l’encensait. Ne suis-je pas normale ? En effet, je n’ai pas été franchement transportée par l’histoire. Pourtant, quand je l’ai commencé, je me suis dit, super, je vais me balader en Irlande avec un auteur irlandais. J’ai été peut-être déstabilisée par ces retours en arrière, ces bons en avant sur les différents personnages qui ont gravité autour de Daniel. Et ils sont nombreux. Je n’avais jamais lu cet auteur. Mais je pense continuer avec elle car j’adore l’Irlande, même si je n’y suis jamais allée et j’aime le travail de conteur des auteurs, notamment Maggie O’Farrell.

Ce sont les histoires de couples de Daniel et de Claudette. Si les deux premières de Daniel sont celles que l’on peut trouver à peu près partout, celle qu’il forme avec Claudette est vraiment très bien trouvé. Il y a également l’histoire de Claudette. Là, par contre, les retours en arrière et les années qui passent ne sont pas du tout difficiles à suivre. Même si l’auteur arrive à nous démontrer la fin de leur couple, c’est passé assez vite. Je ne me suis pas du tout attachée à ces personnages, même si j’ai bien aimé Claudette, sa façon de vivre, son ascendant sur les autres. On peut comprendre la quête de Daniel pour savoir ce qui est arrivé à un de ses anciens amours. Mais il agit seul et met son couple en danger. C’est un homme en définitive très secret. J’ai aussi beaucoup aimé l’histoire sur sa mère.

J’ai par contre beaucoup aimé cet amour filial qui existe entre Daniel et ces quatre enfants et son beau-fils. L’amour est également présent entre Claudette et ses enfants. De plus, que ce soit Ari ou Niall, ils ont tous les deux des soucis de santé ce qui les rend encore plus attachants. Ce qui arrive aussi à la fille de Daniel va encore plus le perturber.

Avec ces retours en arrière, on suit donc les histoires des uns et des autres mais aussi la rencontre entre Daniel et Claudette. Même si, par certains moments, c’est assez difficile à suivre, il faut aller jusqu’au bout du roman car il est formidablement bien conté, les descriptions sont époustouflantes. Le lecteur voyage en Angleterre, en Irlande, en Inde, en Suède. Il s’imprègne d’odeurs, de paysages grandioses.

Je n’ai pas eu de coup de coeur, mais je ne regrette absolument pas ma lecture et je remercie Belfond et Negalley pour cette sélection.

Résumé Assez de bleu dans le ciel de Maggie O’Farrell

Daniel travaille en semaine à Belfast comme professeur de linguistique. Le week-end, il rentre dans le Donegal, un endroit solitaire en Irlande où il  rejoint sa femme et ses deux enfants.

Il doit partir sur New-York fêter l’anniversaire de son père.

Assez de bleu dans le ciel de Maggie O’Farrell

date de sortie : 6 avril 2017

Editeur : Belfond

Isbn : 978-2-01-702648-8

Nombre de pages : 496

Intimidation d’Harlan Coben

Intimidation Harlan Coben

Intimidation Harlan Coben

Avis Intimidation d’Harlan Coben

Je suis extrêmement déçue par Intimidation. Est-ce le fait de le lire après Ian Manook, Ellory ou encore Sire Cédric ? Pourtant, je suis une fan absolue d’Harlan Coben, le maître du suspense. Mais le maître n’en est pas un ici. Je pense qu’Harlan Coben se disperse trop actuellement. Déjà, avec un livre par an, il faut se renouveler et il y arrivait. Là, ce n’est pas le cas.

J’ai lu le roman, certes, mais je n’ai ressenti aucune intensité, aucune peur, aucune envie d’avancer dans les pages. La quête d’Adam se poursuit au fil des pages mais il n’y a aucune dimension qui permet au lecteur d’être scotché. Je pourrai peut-être donner un bon point pour la fin mais j’ai également le sentiment de travail bâclé. Je n’ai même pas accroché aux personnages. Le style d’un auteur est très important. Le lecteur aime le retrouver pour ça, pour sa capacité à raconter des histoires. Ici, il n’y a aucun style d’Harlan Coben qui en a fait un de mes auteurs favoris.

Dans ce roman, il y a beaucoup de descriptions, notamment sur la vie des gens, dans ces lieux où il fait bon vivre, où ils souhaitent retourner et où tout le monde se connait. Des références sur les entreprises, sur le marché sont également présentes. Mais elles sont tombées pour moi comme un cheveu sur la soupe, comme si Harlan Coben tentait de remplir les pages. De plus, les sujets d’Internet, le fait de se cacher, les secrets et que tout peut être facilement retrouvé ont déjà été abordés avec plus de succès par l’auteur. Est-ce que les justiciers peuvent tout faire pour que la vérité éclate ? Cela peut partir d’un bon sentiment au départ mais cela sent l’engrenage à plein nez et aussi une bonne récupération politique avec cette prostitution sur Internet. Avec Harlan Coben, deux à trois histoires se mêlent pour se recouper finalement. Elles contiennent de nombreux personnages mais là, je me suis un peu perdue.

Harlan Coben ne pouvait faire que des références, le milieu du basket, son héros emblématique, Myron Bolitar, un pro qui s’est blessé au genou.

Résumé Intimidation d’Harlan Coben

Adam Price est marié et a deux enfants. Il est également avocat. Un inconnu l’aborde et l’informe que sa femme n’a pas été enceinte, qu’elle n’a pas perdu le bébé et que ses deux fils ne pourraient pas être les siens.

Adam s’interroge, commence son enquête. Lorsqu’il met sa femme au pied du mur, elle disparaît.

Intimidation d’Harlan Coben

date de sortie : 1er octobre 2016

Editeur : Belfond

Isbn : 9782714458063

Nombre de pages : 375