Thoiry une aventure sauvage de Paul de la Panouse

Thoiry une aventure sauvage de Paul de la Panouse, présentation de l’éditeur

Un beau livre pour les 50 ans de la réserve africaine de Thoiry.

La famille des comtes de La Panouse est l’animatrice historique du château de Thoiry depuis 1559. Ses objets d’art embellissent la vie quotidienne. Ses jardins, labellisés « Jardins remarquables », témoignent de la vision idéalisée de la nature à l’époque où ils furent créés. 400.000 manuscrits font parler les ancêtres. Paul, soutenu par ses parents, en ouvrant le château au public, lui a donné une fonction sociale et une activité culturelle.
Le château apparaît comme un temple solaire, encadrant les événements astronomiques de la course du soleil dans le ciel par la géométrie sacrée. Le nombre d’or et les fréquences musicales ordonnent son architecture.
En créant la Réserve Africaine (1968) Paul a fait vivre pour la première fois les animaux sauvages et exotiques ensemble et en liberté dans de vastes espaces. En attirant 23 millions de visiteurs, les animaux ont sauvé le château. En prenant à bord et en reproduisant des espèces menacées de disparition, le vaisseau à voyager dans le temps est aussi une arche de Noé contemporaine. Paul a créé d’autres parcs animaliers, Peaugres, Ardèche, Sigean, Aude et en Afrique.
Au fil des siècles et des continents, les aventures de cette saga familiale révèlent la solidarité intime que nous partageons tous avec les personnes historiques, les animaux sauvages et les arbres, nos frères de sang et de sève, et elles témoignent de la gloire de vivre.

Avis Thoiry une aventure sauvage de Paul de la Panouse

Un très beau livre reçu dans le cadre de la dernière Masse Critique Babelio de l’année. Un livre demandé et le hasard a fait que j’ai été choisie.

Thoiry, ce n’est pas que la réserve qui se visite même si le livre fête l’anniversaire de cette ouverture. En 2019, Thoiry fête ses 460 ans. Thoiry, c’est aussi son château.

Un très beau livre et un gros livre avec de nombreux textes explicatifs et de nombreuses photos. Tous m’a pratiquement plu sauf la partie construction de ce château, un peu trop incompréhensible à mon goût car il fallait que je retienne les calculs … et comme je ne suis pas une matheuse. En tous les cas, j’ai retenu les éléments principaux de la construction de ce fabuleux château, en définitive et c’est le principal.

Une grande partie historique est consacrée à Thoiry avec de nombreuses générations qui ont oeuvré pour la conservation de leur patrimoine. Mariages entre cousins, rapprochements et une descendance qui a eu à coeur d’évoluer selon son temps. C’est le cas de l’auteur de ce beau livre qui explique tout. Tous ceux qui ont habité Thoiry ont oeuvré aux plus grandes instances de l’Etat, que ce soit des monarchies ou autres. Le château conserve de nombreuses archives avec souvent des textes rares, comme des signatures. Paul de la Panouse retrace admirablement tout cela. On s’attache, ainsi, aux personnages.

Thoiry, une aventure sauvage mais aussi une aventure humaine. Paul de la Panouse a eu l’aval de sa famille pour son idée, ouvrir une réserve où les animaux sauvages pourraient évoluer en toute liberté. Il n’avait aucune notion sur ce sujet, mais il a su s’entourer, poser des questions, écouter, pour que son château s’ouvre au public et soit aussi un formidable succès populaire, qui permet au château de vivre et de ne pas sombrer dans l’oubli, de rester aussi beau qu’au moment de sa construction. Aventure humaine car avec tous ceux qui ont oeuvré avec lui, il a su leur donner, aussi, les responsabilités nécessaires. Tous ceux qui habitent près de Thoiry profitent de toutes les avancées technologiques, des évolutions sociétales et tout ce qui est développé au niveau écologique.

Il en faut de la volonté pour faire valoir ses idées, et surtout permettre aux animaux de vivre heureux, en liberté. Thoiry, ce sont des animaux qui se reproduisent, ce qui permet à certaines espèces en voie de disparition de ne pas sombrer. C’est introduire des espèces pour qu’elles vivent ensemble. C’est faire face aussi à leurs facéties. Les humains ont tant à apprendre des animaux. Il faut pouvoir faire vivre les bêtes les plus dangereuses en liberté sans agression, sans fuites.

Un véritable plaidoyer également pour la non destruction des forêts qui entraîne la disparition des animaux.

Lorsque nous étions dans la région parisienne, nous sommes allés un dimanche à Thoiry. Nous avions beaucoup aimé la visite. Nous connaissions déjà la réserve africaine de Sigean pour y être allés de nombreuses fois quand nous vivions dans les PO. Et j’ai appris un élément fondamental quant à Thoiry et Sigean, ce sont les mêmes fondateurs.

Thoiry est classé monument historique. Il est impossible d’y faire ce que l’on veut, que ce soit ses propriétaires ou les grands groupes. Mais la politique sait jouer avec ce qui lui semble le mieux pour gagner de l’argent. Il en a fallu à tous dans la famille de Paul de la Panouse pour sauver Thoiry, sauver d’autres sites, en créer également.

Une belle aventure et surtout un magnifique livre, avec de très belles photos, accompagné d’un DVD.

Je remercie Babelio et sa Masse critique.

Thoiry une aventure sauvage de Paul de la Panouse

date de sortie : 13 mars 2019

Editeur : L’Archipel

Isbn : 978-2-8098-2622-7

Nombre de pages : 255

L’inconnu de la forêt d’Harlan Coben

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Chère V,

Je suis une fan d’Harlan Coben, je ne dirai pas accro car j’ai dû laisser passer pas mal de temps sans lire ses romans dont il était facile de trouver le coupable à cause de la même trame. Mais je me rappelle mon tout premier, Ne le dis à personne, pratiquement un de ses meilleurs pour moi. Je suis retombée dans Harlan Coben avec ses deux derniers romans. J’ai l’occasion de lire son tout dernier grâce à la Masse Critique Spéciale et personnellement, j’en suis ravie. D’ailleurs, je remercie Babelio. D’une façon ou d’une autre, je l’aurais acheté et il aurait agrandi ma PAL, même si j’aurais laissé passer quelques semaines avant de le lire. Mais là, je dois rendre ma copie, une lettre qui t’est adressée. Et ce n’est que du bonheur. Comme d’habitude, je ne lis jamais les 4ème de couverture, donc en ouvrant le roman, je ne savais pas à quoi m’attendre. En plus, bien souvent, elles en révèlent plus et peuvent gâcher la trame d’un roman.

L’inconnu de la forêt se distingue déjà par ses couleurs jaune. Le noir et le blanc, le lecteur d’Harlan Coben y est déjà habitué. Mais pas au jaune. Une couverture qui se révèle sombre mais aussi éclatante.

Qu’en est-il de l’histoire ? Matthew, jeune adolescent, contacte son parrain, Wilde, car une de ses camarades de classe, continuellement harcelée, a disparu. Wilde se rend compte que le jeune homme ne lui dit pas tout. Il contacte Esther, avocate de renom et accessoirement présentatrice télé, et lui fait part de ses doutes. Esther va ainsi utiliser les moyens des médias pour retrouver cette jeune fille. Cela ne va pas être sans conséquences pour le jeune Matthew. Si ce n’était qu’une histoire de disparition d’une jeune adolescente. Lors de sa quête, Wilde va se rendre dans une grande maison d’un couple fortuné où les jeunes adolescents font la fête. Il s’inquiète pour Matthew car il n’a plus de nouvelles. On n’entre pas comme ça dans cette forteresse car un homme, ancien soldat, s’occupe de la sécurité de la famille. 

D’habitude, Harlan Coben nous offre deux-trois histoires qui se lient. Ici, je n’ai pas trouvé car très vite Wilde et Esther sont appelés par ce couple fortuné quand leur fils disparaît. Mais Naomi doit être également retrouvée car elle a encore disparu. Wilde en fait une priorité. Il est demandé au couple de publier des vidéos car un homme tente de se présenter à la Présidence du pays et certaines personnes veulent le déstabiliser.

Le personnage de Wilde est le plus élaboré. En effet, enfant, il a été trouvé dans une forêt. Il était seul. Il a été, ensuite, adopté par une famille. Seul dans cette forêt, il n’avait qu’un seul ami, le père de Matthew. Wilde s’est formé tout seul, en visitant de nombreuses maisons isolées. La forêt est son univers, il en a besoin pour se ressourcer. Il oscille entre connaître tout de ses racines ou pas. Car il semble lui manquer quelque chose pour avancer. Mais voilà, le lecteur reste sur sa faim. Harlan Coben fera-t-il de Wilde un de ses héros, comme il a pu le faire avec Myron Bolitar ? Je l’espère car je reste sur ma faim. En plus, j’aurais aimé en savoir plus sur lui, notamment lorsqu’il était dans la forêt. A-t-il d’autres souvenirs que ceux évoqués ? Wilde est un homme seul, il aime être seul mais cela ne l’empêche pas d’avoir de bonnes relations avec les autres, d’échanger;

Est-ce que le Maître des nuits blanches a encore frappé ? Malheureusement, pas pour moi. Le livre est très bien écrit, très intéressant, mais je n’ai pas retrouvé le style d’Harlan Coben qui incite à tourner les pages car le lecteur est addict à l’histoire, au style pour savoir ce qui s’est passé réellement. Harlan Coben a laissé tomber son côté réellement noir pour faire une critique de thèmes qui lui sont chers et contre lesquels il s’insurge, comme le pouvoir des réseaux sociaux, le harcèlement subi par de jeunes adolescents et s’arranger avec la vérité quelle qu’elle soit, soit parce que l’on est avocat et que l’on ne doit pas divulguer les propos de son client, soit parce que l’on juge qu’il faut laisser une chance à deux personnes qui ont vécu des choses horribles. Il dénonce le système judiciaire qui condamne des innocents et qui ne leur laisse pas de chances pour s’en sortir.

Maintenant, malgré cette critique un peu négative, je ne t’empêche pas de lire ce roman. D’ailleurs je te le prête. Tu me le rendras, dis. Car je garde tous mes Harlan Coben. Je le sais, un autre lecteur, selon son moment de lecture, peut être plus à même d’apprécier son roman, surtout d’un de ses auteurs préférés.  De toute façon, pour moi, Harlan Coben reste une valeur sûre. Il m’arrive, des fois, de ne pas trop apprécier un roman d’un de mes auteurs préférés. N’oublie pas de me dire ce que tu en as pensé, après ta lecture.

L’inconnu de la forêt d’Harlan Coben

date de sortie : 15 octobre 2020

Editeur : Belfond

Isbn : 978-2-7144-8086-6

Nombre de pages : 429

Shining in the dark, recueil Lilja’s Library

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Shining in the dark, présentation de l’éditeur

Vos nuits vont devenir blanches. Douze histoires de fantastique et de terreur vous attendent dans ce livre qui rassemble de grandes plumes mondiales de l’horreur, de Stephen King à Jack Ketchum, en passant par Clive Barker et Ramsey Campbell. Des histoires pour la plupart inédtes en français. ce livre a été réalisée à l’occasion des 20 ans du site de référence sur Stephen King : Lilja’s Library.

Avis Shining in the dark

Shining in the dark est une anthologie de nouvelles d’auteurs de SF, mais pas que pour un site consacré à Stephen King qui fête ses 20 ans. Très belles explications du propriétaire de ce site pour l’édition de cette anthologie. Il explique comment il a trouvé les treize auteurs pour 12 textes, comment il a pu se les procurer. Site dédié à Stephen King et honneur au maître pour un texte où, en aparté, il se met en scène lui-même. Dans certaines autres nouvelles, il y a des références à Stephen King et il y a également le maître de tous, Edgard Allen Poe. Pour ce dernier, ayant déjà lu un recueil de nouvelles, je n’ai jamais réussi à intégrer son univers. C’est le cas ici encore. J’ai en tous les cas découvert 11 auteurs.

De nombreux thèmes sont abordés, notamment l’enfance et ses peurs, l’enfance ou l’âge adulte avec ses manèges qui attirent et rebutent également. Il est également question de dépassement de soi pour se sauver, grandir avant l’heure face à des situations plus que stressantes, prendre des décisions pour les siens, être face à une personne jugée faible. Entre imaginaire et réalité, quelle est la part de l’un et de l’autre ?

Je ne suis pas une fan de nouvelles, de recueil avec des nouvelles. J’ai l’impression d’un sentiment non abouti car en quelques pages, l’auteur doit tenter de délivrer un message. Pour ma part, pas souvent compréhensible car la nouvelle est déjà finie que j’en passe à une autre. Et les explications sur l’histoire, l’auteur au moment de la nouvelle augmentent ce sentiment. Toutefois, dans ce recueil deux sur douze ont eu ma préférence car peut-être plus longues et forcément je les ai plus appréciées. Cela devait concerner le thème ou encore l’écriture. Déjà, écrire un roman n’est pas donné à tout le monde. Mais je pense qu’une nouvelle, cela doit être encore plus difficile. Faire passer le message en un minimum de pages doit être un exercice difficile. Science fiction, policier, thèmes actuels abordés comme les jeux vidéo et écrire des histoires, ce recueil est vraiment riche.

Les nouvelles, celles en gras ont été mes préférées :

  1. Le compresseur de Stephen King
  2. Le réseau de Jack Ketchum et P.D. Cacek
  3. Le roman de l’Holocauste de Stewart O’Nan
  4. Aeliana de Bet Vincent
  5. Charebia et Theresa de Clive Barker
  6. La fin de toutes choses de Brian Keene
  7. La danse du cimetière de Richard Chizmar
  8. L’attraction des flammes de Kevin Quigley
  9. Le compagnon de Ramsey Campbell
  10. Le coeur révélateur d’ Edgar Allan Poe
  11. L’amour d’une mère de Brian James
  12. Le manuel du gardien de John Ajvide Lindqvist

Je souhaite un bel anniversaire à Lija’s Library et je remercie Babelio pour cette Masse Critique Mauvais Genre.

Shining in the dark

date de sortie : 16 octobre 2020

Editeur : Actu SF

Isbn : 978-2-37686-313-7

Nombre de pages : 419

Ce que l’on cache aux autres de Julie Galley

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Ce que l’on cache aux autres de Julie Galley, présentation

Théa est toujours en retard. Elle veut être heureuse. Elle a 22 ans. Elle est propriétaire de son appartement.

Elle n’aime pas le bon garçon et le sait depuis 4 ans. Ils rompent et recommencbent leur relation. Mais elle n’en peut plus.

Elle ne se confie pas à sa famille car ils ont assez souffert.

Avis Ce que l’on cache aux autres de Julie Galley

Théa est une jeune femme qui a réussi sa vie professionnelle, même si ses relations avec sa chef directe ne sont pas au beau fixe. Elle a un bon cercle d’amis avec une meilleure amie à qui elle raconte tout et qui ne se prive pas pour lui dire ce qu’elle pense. Théa aime sortir, faire la fête. Tout serait au top si sa relation amoureuse, depuis 4 ans, avec Sébastien ne subissait pas des hauts et des bas. Entre ruptures et réconciliations, leur couple est en danger. Car Sébastien montre ce qu’il veut au monde mais face à Théa, ses plus sombres instincts prennent le dessus. Il est violent verbalement et physiquement. Malgré tout, Théa ne peut pas se détacher de lui et des promesses qu’il lui fait. Arrive Diego, un très beau gosse. Théa pense de suite qu’il a toutes les filles à ses pieds, qu’il joue de son charme. Mais ils vont très vite devenir amis, car Diego écoute Théa, s’interpose face à Sébastien. Ils vont très vite éprouver des sentiments l’un pour l’autre. Théa se cache, ne montre rien à Sébastien sur ce sujet.

Personnellement, je n’ai pas compris l’attitude de Théa. Si elle a si peur que ça de Sébastien, si elle ne veut pas revivre les violences physiques qu’il lui fait subir, pourquoi elle a une relation avec Diego ? Je comprends que l’attirance physique peut être la plus forte, que de se sentir épaulée peut être une source de jouvence. Mais face à un homme violent, est-ce que les femmes réagissent de cette façon ? Je n’en sais rien car je ne suis pas une femme battue. Mais cette partie du roman ne m’a pas laissé une bonne impression.

Pour tenter de pimenter le roman, la romancière a imaginé que Théa aurait des difficultés, d’ordre judiciaire, à son travail. Une bonne petite partie, puisque le roman est quand même très court. Théa, sur cette partie là, va tenter de prouver son innocence et elle va trouver de l’aide. Entre la violence de Sébastien et la peur qu’elle éprouve plus ses difficultés professionnelles, Théa pourrait perdre la raison. Mais c’est une battante et elle ne se laisse pas abattre, même si sa direction la met en congés forcés.

Théa devra prendre des décisions pour elle et faire la paix avec elle-même puisqu’elle se rend responsable de la mort de son père. Elle devra savoir à qui elle peut faire confiance.

Le roman est bien écrit. Les évènements s’agencent bien. Mais je n’ai pas eu d’affinités avec Théa ni les autres personnages. J’aurais aimé que cette relation toxique soit beaucoup plus développée d’un point de vue psychologique car à ce sujet il y a pas mal de répétitions. Les ennuis de Théa, dans son travail, sont bien amenés, semblent réalistes. Ils donnent un peu plus de consistance au roman.

Par contre, j’ai vraiment bien aimé toutes les références en début de chapitre.

je remercie Babelio pour cette opération masse critique.

Ce que l’on cache aux autres de Julie Galley

date de sortie : 22 septembre 2020

Editeur : SK Editions

Isbn : 978-2-213-67070-6

Nombre de pages : 184

Putain de chat de Lapuss’

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Présentation de Putain de chat de Lapuss’

La vérité sur les chats enfin révélée! Vous aimez les chats? Ils sont mignons, joueurs et espiègles, et leurs yeux sont remplis de malice quand ils vous réclament une caresse ou des croquettes. En apparence seulement, car un funeste dessein les ronge au plus profond de leur âme et seul votre malheur les intéresse. Au péril de sa vie, Lapuss’ vous dévoile enfin ce qu’il se passe dans la tête de l’animal le plus maléfique de la création : Le chat. Faites attention à vous!

Avis Putain de chat de Lapuss’

Tous ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux, sur mon autre blog, savent qu’il y a deux ans et demi, nous avons adopté un chat à la SPA. Chat qui avait 1 an 1/2, deux ans. C’est lui qui nous a adoptés.

Je n’ai pas trouvé réellement de situations vécues avec Tigrou dans cette petite bande dessinée. C’est clair que Tigrou est chez lui. Il s’est approprié tous les endroits, toutes les vestes. Il nous mène à la baguette. Il est tellement chez lui et surtout très collé à nous qu’il a refusé la petite Perle lorsque nous l’avons trouvée sous une voiture. Pendant plus d’un an, des rituels ont été instaurés avec Maud. Mais bon, elle est partie à l’ENG, ces rituels n’ont plus cours, sauf les samedi et dimanche. Tigrou est un chat qui n’aime pas être tout seul. Il nous attend le soir.

Par rapport à la BD, Tigrou est bien élevé. A ce jour, il n’a jamais rien cassé, ni déchiré. Bon, le canapé et les chaises ont subi quelques griffures, mais par rapport à la plupart des chats, sur ce que je peux voir, nous sommes bien tombés.

Est-ce que Tigrou a toutes ces pensées lorsque l’on s’occupe de lui ? Certaines fois, je le pense, de la façon dont il remue la queue quand il est énervé ou qu’il nous chope quand il est énervé ou quand on joue.

Une petite bande dessinée dont les dessins sont très réalistes. Même pour les BD où il n’y a pas trop de détails, où ce n’est pas trop rempli, le talent de l’artiste doit être indéniable et ici c’est le cas. Le message passe vraiment très bien. Les dialogues sont courts et efficaces puisqu’ils font rire. Un petit ouvrage super sympa. Je suis contente de recevoir, pour une fois, malgré toutes mes demandes en Masse Critique, de recevoir mon premier livre sur les chats. Ce n’est pas une critique pour Babelio puisque la sélection se fait selon ce qui est demandé.

L’auteur Lapuss’ peut être suivi sur Facebook et Instagram. Il existe 5 tomes de Putain de chat.

Je remercie Babelio pour cette Masse Critique qui m’a fait passer un très bon moment.

Putain de chat de Lapuss’

Date de sortie : 25 août 2016

Editeur : Monsieur Pop Corn

Nombre de pages : 62

ISBN : 978-2-9758-0999-5

Ecorché d’Isabelle Boisvert

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Présentation Ecorché d’Isabelle Boisvert

Antoine et sa femme Lydia ont accepté d’accueillir le fils adoptif de Pierre. En effet, celui-ci doit partir aux Etats-Unis. C’est en toute connaissance de cause car Félix est un jeune homme qui a eu de nombreux problèmes dû à son passé. Il est en rébellion constante.

L’arrivée de Félix, majeur dans quelques mois, ne sera pas de tout repos. Frédérique, la fille d’Antoine et Lydia, ne sait pas comment se comporter avec lui. Mais elle est subjuguée par le charme du jeune homme.

Avis Ecorché d’Isabelle Boisvert

Comment un enfant, devenu un adolescent, peut-il survivre, vivre lorsqu’il a vécu l’indicible, soit les violences envers sa mère, la mort de celle-ci et les violences perpétrées par son père à son encontre ? Ce garçon avait un voisin chez qui il se réfugiait. Il s’y réfugie toujours, seule personne à ne pas le juger. Ce garçon, Félix, à la mort de sa mère, a été adopté par le frère de sa mère. Mais vu la souffrance vécue, il n’a jamais su montrer tout l’amour qu’il pouvait ressentir, le fait qu’il soit enfin en sécurité. Car un enfant qui vit tout ce que Félix a vécu ne veut pas s’engager pour ne pas tout perdre. Donc, Félix s’est drogué, a eu des problèmes avec la police, s’est rebellé face à toutes les institutions, les ordres donnés. Ce que veut Félix ? Avoir 18 ans et son indépendance financière pour pouvoir vivre enfin pour lui, sans personne. Mais son oncle a dû partir aux Etats-Unis, il a demandé à son meilleur ami d’accueillir Félix au sein de sa famille. Une famille composée d’un père, d’une mère et d’une jeune fille du même âge que Félix, Frédérique.

Les relations ne sont pas faciles surtout avec une mère, Lydia, qui mène tout son monde à la baguette. Elle ne supporte pas le comportement de Félix, ses paroles et malgré les règles imposées, ce dernier n’en fait qu’à sa tête. Lydia a le même comportement avec sa fille. Mais avec elle, elle n’a jamais eu de problèmes. Frédérique s’est toujours conformée aux désirs de sa mère et ne s’est jamais soulevée. D’ailleurs, elle préfère se confier à son père qu’à sa mère. L’arrivée de Félix va tout chambouler. Frédérique va prendre des décisions qui ne plaisent pas à sa famille. Mais cette dernière est unie, le père joue un rôle de médiateur pour faire accepter à Lydia que sa fille grandit et qu’elle n’a pas les mêmes aspirations que sa mère. D’ailleurs, cette dernière devrait se rappeler sa jeunesse.

Félix est très sensible sous ses dehors de dur. Il ne sait pas comment exprimer sa souffrance, il préfère foncer dans le tas. Il ne veut pas s’ouvrir, il ne veut pas montrer ses faiblesses, sa douleur. Il a peur d’être déçu par les autres, il ne veut plus souffrir.

Avec Félix, Frédérique va trouver une sensation de liberté. Elle va côtoyer un jeune homme qui ne pense pas qu’à lui. Elle va tenter de connaître son passé afin de l’aider. Mais les barrières paraissent infranchissables avec un garçon qui ne veut pas s’engager, qui a peur de faire mal, malgré tout l’amour qu’il peut éprouver. Cela créera des tensions entre eux. Mais Frédérique devra faire preuve de patience et Félix comprendre qu’il peut s’ouvrir. Frédérique, même si elle éprouve beaucoup d’amour, est comme une éponge. Elle absorbe tout le mal-être de ce jeune homme, elle n’est plus la jeune fille qui semblait heureuse. Elle devra faire des choix quant à cette relation, son avenir. Elle se trouve impuissante face à ce jeune homme qui souffre. En cela, elle est aidée par sa meilleure amie, ses parents, notamment son père qui ne lui impose aucun choix mais qui a un rôle de conseil. Des décisions difficiles à prendre, à faire comprendre à l’autre. Mais cela permet à Félix et Frédérique de grandir. Lui à faire des choix pour surtout aller mieux et elle, à vivre sa vie.

Ce que j’ai aimé dans ce roman, ce sont les passages en italique où Félix raconte sa vie. J’ai également aimé l’échange entre Antoine et Félix. J’ai beaucoup moins aimé les dialogues, surtout ceux de Félix. Car oui, c’est un jeune homme rebelle mais ses paroles quand il souhaite montrer son point de vue, tout comme certains de ses actes face à cette famille, surtout Lydia, ne sont pas assez explicites. J’ai également été extrêmement déroutée, et je pense que des lecteurs adolescents français pourraient l’être, par tournures de phrases, mots de cette ville de Montréal. J’ai essayé de les transcrire en français mais avec plus ou moins de succès. Autrement, toute personne qui souffre, notamment les adolescents, tous les adultes qui peuvent être au fait de ces souffrances, trouveront matière avec ce roman.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique.

Ecorché d’Isabelle Boisvert

Date de sortie : 4 septembre 2013

Editeur : Editions de Mortagne

Nombre de pages : 312

ISBN : 978-2-89662-275-7

L’arrangement de Sarah Dunn

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Résumé L’arrangement de Sarah Dunn

Owen et Lucy passent une bonne soirée, chez eux, avec un couple. Ils discutent de la vie, des couples, de l‘adultère. Lorsque ce couple relate la possibilité d’avoir de chaque côté un amant, pour pimenter un couple, l’idée fait son chemin chez Owen et Lucy.

Ils notent tout sur un carnet sur un futur arrangement. Et ils sautent le pas.

Avis L’arrangement de Sarah Dunn

Suite à une soirée un peu arrosée qui a laissé des traces dans leur esprit, Owen et Lucy, parents de Wyatt, après concertation et notes, ont décidé de signer un arrangement. Qu’est-ce que cet arrangement ? Pendant six mois, leur couple est libre mais l’un et l’autre ne doivent pas savoir ce qui se passe dans la vie de l’autre. Liberté chérie, liberté sexuelle. Mais ils vivent toujours ensemble, s’occupent de leur fils. Qui va trouver en premier un autre partenaire sexuel ? Ils cherchent, vont-ils trouver ? Personne, dans leur entourage ne doit savoir. Mais Lucy se confie à celle qui peut être considérée comme sa meilleure amie. Est-ce que leur sexualité sera autant débridée ? Vont-ils s’attacher à ces autres personnes ? Leur couple va-t-il en souffrir ?

L’auteur, au fil des pages, nous relate leur rencontre, comment ils sont tombés amoureux, comment ils ont décidé de vivre à l’extérieur de New-York, par manque d’argent, pour avoir une vie plus simple, moins trépidante et surtout parce qu’ils attendent un enfant. C’est également dû au fait qu’Owen n’a pas pu évoluer professionnellement et qu’il a été licencié. La vie semblait toute rose. Mais l’arrivée de Wyatt et les soucis de cet enfant, dont ils n’ont pas compris au départ ce qui lui arrivait, ont obligé Lucy à ne plus travailler. Ils sont l’un et l’autre très proches de cet enfant qui se révèle autiste. A aucun moment, je n’ai senti que leur couple était prêt à s’effriter, malgré les problèmes de santé de leur fils qui prend énormément de temps et d’espace. Alors, oui, Lucy ne fait plus aussi attention à elle, la routine s’est installée dans leur couple, il semble y avoir moins d’amour, quelques frictions…

Une chronique des êtres humains, du couple, aux Etats-Unis dans une petite communauté conservatrice qui a vu arriver de nombreuses familles qui cherchent le bien-être. Personnalités féminines, masculines, où tout est mis en oeuvre pour le bien de la communauté. Frictions, jugements, surtout lorsque le maître d’école devient une femme. Mais il a fallu d’un seul homme, un riche homme, vivant dans cette petite ville pour que l’école prenne une décision. Mais c’est sans compter une mobilisation de tous et toutes. Un très bon point car cette ville est conservatrice, certes, mais elle est quand même capable d’accepter ce qui fait tout l’être humain. Par contre, elle n’est pas prompte à accepter qu’un riche homme d’affaire ne paie pas ses impôts quand il trouve des subterfuges.

Est-ce qu’un arrangement comme celui de Lucy et Owen est viable ? Pas pour tout le monde car l’être humain est tout de même versatile surtout lorsque les sentiments peuvent entrer en ligne de compte. Ce que j’ai bien aimé, en définitive, est cette fin menée par la maîtresse d’Owen qui a vécu le plus grand drame de sa vie et qui, en fin de compte, s’est rendue compte qu’elle lui doit la vie.

Dans ce roman, on suit les changements qui les affectent, qui affectent cette communauté d’hommes et de femmes aux nombreux jardins secrets. Même si le roman est bien écrit, constitue une analyse des couples, sans jugement émis, d’une petite ville des Etats-Unis, je ne peux pas dire que j’ai vraiment aimé ce roman. Il est lu mais je n’en garderai pas un souvenir impérissable.

Je remercie Babelio pour cette Masse Critique et les Editions Le Cherche Midi.

L’arrangement de Sarah Dunn

Date de sortie : 19 septembre 2019

Editeur : Le Cherche Midi

Nombre de pages : 396

ISBN : 978-2-7491-6048-1

Marseille du Colt 45 à la Kalachnikov de Marc La Mola

Présentation de l’éditeur Marseille du Colt 45 à la Kalachnikov de Marc La Mola Histoire du grand banditisme à la néo-voyoucratie

Ancien flic de la BAC de Marseille, Marc La Mola a grandi dans les quartiers Nord de la cité phocéenne, où il a vu le milieu traditionnel des voyous laisser la place à une horde de jeunes issus des cités. De la mairie aux couloirs crasseux de l’hôtel de police, une immersion dans le milieu du néo-banditisme.


Avis de l’éditeur Marseille du Colt 45 à la Kalachnikov de Marc La Mola Histoire du grand banditisme à la néo-voyoucratie

Quand un Marseillais et ex-flic raconte Marseille et ses meurtres, ses trafics en tout genre et l’évolution des quartiers nord. Vraiment très intéressant à lire pour connaître cette ville unique en son genre que je n’aime absolument pas, même si j’y habite depuis plus de 10 ans. J’y vis, j’y travaille, je me suis fait agressée juste à côté de chez moi, dans un quartier dit chic, soit le 8ème arrondissement, juste à côté du commissariat. Mais les agressions, les meurtres ne se passent pas que dans les quartiers nord, ils descendent même dans les quartiers sud. Je n’aime pas Marseille à cause de sa saleté, à cause de son anarchie. Tout le monde se gare n’importe comment, gêne les autres et s’en moque. Difficile également de trouver un emploi. Déjà quand on est jeune, que l’on vient des quartiers nord, que l’on a aucune perspective d’avenir. Mais aussi quand on vient d’une autre région et que l’on ne connait personne parce que l’on préfère privilégier les gens que l’on connait même s’ils n’ont pas les bonnes compétences. Mais tous les Marseillais, les vrais Marseillais ne sont pas comme ça et heureusement.

Il a eu des témoignages de policiers, de magistrats, de ceux qui vivent dans ces quartiers délaissés, de ceux qui font des trafics et de lui-même. Il a tout vu, tout entendu. Il a constaté l’évolution de cette criminalité, au départ aux parrains corses et maintenant aux gens des cités. Les premiers ont travaillé, main dans la main, avec tout le monde et même les plus hautes instances. Ils avaient un code d’honneur, même dans leurs assassinats avec un colt. Les derniers sont en colère, ont la haine, et l’utilisation de la kalachnikov semble même très facile, même pour ceux qui ne savent pas tirer. Ils sont sûrs de leur coup à chaque coup, même s’il y a des dommages collatéraux.

Y a-t-il un avenir pour Marseille ? Pour faire baisser cette criminalité, ces réseaux ? Possible avec un changement de maire. Mais il va falloir qu’il prenne tous ces problèmes et s’y tenir, ne pas tomber dans le système des pots de vin pour plaire aux uns et aux autres. La montée du RN dans de nombreux quartiers change-t-elle quelque chose ? Les gens ont peur et le font savoir. Mais ce n’est pas avec ce parti politique que cela va changer. Car lui comme les autres n’est pas blanc comme neige.

Alors, oui, intéressant de lire comment cette criminalité a évolué, comment ils ont pu s’identifier à un seul homme pour mener à bien leur business basé sur la drogue, sur la prise de pouvoir des autres cités. Il y a également une analyse de la politique de la ville, de l’Etat envers les Marseillais, des quartiers pauvres, très pauvres, que ce soit dans le centre ville ou dans les quartiers nords. On se moque des Marseillais, rien n’est fait pour les associations, pour ceux qui peuvent aider ces populations en détresse. On s’en rend compte également avec l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne et tous les immeubles qui ont été déclarés en péril imminent. On reloge les habitants mais sous quelles conditions. La mairie ne fait pas son travail. La première mission d’un maire est de protéger ses administrés. Ce n’est pas le cas à Marseille.

Morale de ce document. L’avenir s’annonce bien sombre.

Encore un bémol, un livre émaillé de nombreuses fautes. Pas assez de relectures, notamment de l’éditeur. Vraiment dommage.

Je remercie Babelio pour cette Masse Critique et les Editions Fauves.

Marseille du Colt 45 à la Kalachnikov de Marc La Mola

Date de sortie : 18 avril 2019

Editeur : Editions Fauves

Nombre de pages : 226

ISBN : 978-10-302-0285-4

Mers mortes d’Aurélie Wellenstein

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Résumé Mers mortes d’Aurélie Wellenstein

Le monde subit la canicule. Il fait très chaud. Les mers ont disparu mais elles se soulèvent et c’est à chaque fois la peur de mourir.

Oural est un exorciste. Il est devenu le maître. Tous ceux qui vivent avec lui ont confiance. Une vague arrive et il se prépare pour protéger les siens.

Avis Mers mortes d’Aurélie Wellenstein

Est-ce que la nature reprendra le dessus sur ce qui reste d’humains ? Ce roman peut-il être considéré comme ce qui pourrait arriver d’ici quelques années, pas si lointaines ? Comme l’auteur, je ne l’espère pas.

Le monde est un véritable désert. C’est la canicule. Il n’y a plus d’eau. Il reste quelques humains qui attendent, avec angoisse, ces mers mortes, ces vagues déferlantes chargées d’âmes qui veulent se venger de ce que les humains lui ont fait subir. Mais il reste Oural et le capitaine d’un bateau, Bengale. Oural est un exorciste. Il a un pouvoir pour protéger ceux qui sont avec lui contre ces mers mortes. Bengale en fait son prisonnier car il a un dessein. Trouver l’animal à la tête de tout ça et tenter de sauver le monde qui reste.

Oural est allié à une dauphine fantôme. Les deux hommes vont apprendre à se connaître, s’apprécier. Pour Oural, rencontrer d’autres humains, d’autres vies, c’est une ouverture sur un monde en déclin. Il n’est pas seul. L’un avec l’autre vont-ils sauver, en définitive le monde ou ce qu’il en reste ? Oural passe par différentes phases dans sa relation avec Bengale. Ce sera le déni, l’envie d’être accepté parmi ce monde de pirates, retrouver les siens, s’enfuir, revenir. De plus, il apprendra vraiment qui est réellement Bengale et ce sera encore plus difficile pour lui. Malgré tous ces questionnements, cette aide qu’il peut apporter aux pirates, il prendra des décisions, souvent difficiles, qui leur permettront d’avancer. Oural n’est l’esclave de personne, il veut être un homme libre même si contre son gré, il a pu tuer pour permettre aux autres de rester en vie et cela va, bien entendu, à l’encontre de ses idées. Cette relation entre les deux hommes est très bien évoquée, détaillée. Sans être fan de tous les personnages, je les ai tous très bien appréciés avec leur histoire personnelle.

L’auteur nous donne des sensations, des images très fortes. Avec elle, on s’interroge sur ce que nous faisons de mal envers la nature, sur cette pêche intensive, sur ces eaux polluées continuellement, sur ces marées noires qui dévastent tout. Cela permet une énorme prise de conscience. Tout le monde devrait lire ce roman et peut-être que les êtres humains réfléchiraient un tant soit peu. Roman écologique où le rythme ne faiblit aucunement. Les conséquences désastreuses pour tous. Car sans eau, sans animaux que peut-on faire ? Les gens meurent, leurs pires instincts se dévoilent. C’est une question de vie, de survie, que d’avoir de l’eau, des animaux pour vivre ensemble en toute quiétude. Les descriptions sont très réalistes quant à ce monde perdu qui se rebiffe, qui veut vaincre, qui sème la terreur comme lui l’a connu. Les humains, également, ont souffert, parqués dans des endroits inadmissibles avec sa pauvreté, sa violence, ses maladie.

Je remercie Babelio pour cette Masse Critique et les Editions Scrineo.

Mers mortes d’Aurélie Wellenstein

Date de sortie : 14 mars 2019

Editeur : Scrineo

Nombre de pages : 363

ISBN : 978-2-3674-0660-2

Emily Brontë Une vie de Denise Le Dantec

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Résumé Emily Brontë Une vie de Denise Le Dantec

Emily Brontë meurt à l’âge de 30 ans, quelques semaines après son frère.

Elle n’a pas voulu se soigner. Elle est entourée de ses deux soeurs et son père.

Avis Emily Brontë Une vie de Denise Le Dantec

Dans la famille Brontë, on demande l’auteur d’un seul roman qui aura du succès après sa mort, Les Hauts de Hurlevent. Cet auteur est Emily Brontë, morte à 30 ans des suites de maladie. Elle est la soeur d’Anne, Charlotte et Branwell Brontë. Ses frères et soeurs sont également morts très jeunes. Seules Anne et Charlotte ont connu du succès du temps de leur vivant. Deux siècles plus tard, les livres de ces femmes s’achètent toujours autant, se lisent toujours autant et sont toujours étudiés.

Emily Brontë ne laisse que ses écrits pour parler d’elle, et encore ils n’ont pas tous été retrouvés. Le reste n’est qu’interprétations, études de la vie de la famille, témoignages de ceux qui lui ont survécu ou encore la passion d’un auteur qui, adolescente, découvre les Hauts de Hurlevent. Il a fallu des années pour tenter d’écrire sur un tel personnage, amasser quantité d’informations pour écrire cette biographie qui comporte de nombreux vers de l’auteur pour coller à l’époque de la vie d’Emily Brontë.

Le père d’Emily Brontë a pris en charge l’éducation de son unique fils. Ce dernier présente, déjà, des soucis psychologiques. Il doit donc être protégé. Le manque d’argent est présent. Les filles, après la mort de leur mère, prendront en charge l’entretien de la maison avec leur tante qui les éduquera. Mais tous ont du temps libre pour parcourir les landes, lire encore et toujours, que ce soit des journaux, des livres, et surtout écrire à plusieurs mains. Raconter des histoires issues de leur imagination mais aussi de tout ce qu’ils peuvent lire. En ce temps-là, le père va tenter de faire instruire leurs filles. Mais cela se passe mal. Deux tombent malades et meurent. Les suivantes, Charlotte et surtout Emily, n’auront de cesse que de revenir chez elles. Charlotte, qui devient l’aînée de la famille, a toujours eu à coeur de parcourir l’Europe. Elle y parviendra en travaillant et en s’instruisant. Emily s’est rapprochée de sa jeune soeur, Anne. Une relation qui unira pendant de nombreuses années les petites filles, devenues grandes. Emily, avec son caractère entier, prompt à la colère, aide les plus faibles. Elle sera la seule à tenter d’adoucir les derniers mois de vie de son frère.
 
Pour ceux qui comme moi ne connaissent pas la vie des Brontë, et en particulier, celle d’Emily, on fait connaissance avec une enfant très intelligente, qui très vite connaît la nature humaine, elle qui ne se lie à personne, et donc ses faiblesses. Emily se caractérise par sa beauté, comme tous les enfants Brontë, par des attitudes très emportées, mais aussi par une propension à la solitude. Solitude due aux décès de sa mère, en premier, et de proches. Elle n’a pas pu recevoir de l’amour et donc ne sait pas comment le donner. Elle a voulu être aimée et aimer. Très vite, l’endroit où elle vit est son refuge, sa maison et en particulier la lande, source d’inspiration qui ne se tarit pas. Faune et flore, Emily a tout compris. La solitude d’Emily est due à cet abandon. Le père n’est pas extrêmement proche de ses enfants. Emily ne veut aucune contrainte, elle veut être libre, même si elle réalise les nombreuses tâches ménagères qui lui incombent. Dans cette biographie, émaillée des nombreux vers d’Emily Brontë, qui permettent de comprendre son état d’esprit, on assiste à la culpabilité énormément présente chez Emily, à son évolution en tant que poétesse, écrivain, aux problèmes qu’elle a pour assumer sa féminité, à ses nombreux cauchemars. La lande, écrire lui servent de refuge. Ses différents séjours à l’extérieur ont été profitables dans une certaine mesure. Emily, tout comme ses frère et soeurs, ont pratiquement vécu en autarcie. Est-ce que cela leur a suffi ? A Charlotte, non, qui a toujours voulu partir. A Emily ? Cela ne l’a pas aidé. Mais aurait-elle, pour autant, donné toute sa plénitude à ses écrits  ?
 
J’aime découvrir la vie des gens, que ce soit dans les romans ou dans les biographies. Cela permet de s’approprier un peu le personnage, de le comprendre surtout. Quand on ne le connait pas, on le découvre. Pour moi, cela a été le cas ici. J’avais peur de m’ennuyer, de ne pas tout comprendre. Cela a été un peu le cas concernant les vers, la poésie d’Emily Brontë. Je n’ai pas eu le temps de m’y pencher trop dessus. Je pense que, pour cela, il faut être vraiment en condition. 
 
Je remer19cie Babelio pour cette édition Masse Critique ainsi que les Editions Ecriture.
 

Emily Brontë Une vie de Denise Le Dantec

Date de sortie : 11 avril 2018

Editeur : Ecriture

Nombre de pages : 305

ISBN : 978-2-3590-5278-7