La Sublime Communauté Les Affamés d’Emmanuelle Han

Avis La Sublime Communauté Les Affamés d’Emmanuelle Han

J’ai été sélectionnée par Babelio et donc par Actes Sud Junior, que je remercie, pour recevoir ce premier tome de La Sublime Communauté d’Emmanuelle Han. Une sélection en avant-première puisque le roman ne parait qu’au mois d’octobre 2017. Un blog est d’ailleurs consacré au roman. Je suis assez friande de romans destinés aux jeunes, adolescents. Celui-ci ne fait pas exception à la règle. Mais les parents peuvent se consacrer à La Sublime Communauté. Le roman est dense par son histoire, à couper le souffle par ses descriptions et bien construit.

Le fait qu’Emmanuelle Han ait beaucoup voyagé lui permet de nous offrir des paysages spectaculaires pour ces trois pays où se tient l’histoire de ces trois enfants, l’Amérique du sud, l’Inde et le désert africain. Cela donne une dimension énorme à l’histoire. Le paysage est beau, tel que nous pouvons le connaître. Mais les éléments peuvent se déchaîner. La nature est ainsi faite mais dans ce roman, c’est à cause de ce qui arrive, de ces passages dans un autre monde

Le monde dans lequel nous vivons est en train de vivre ses derniers instants. Ils sont des milliers, voire des millions à vouloir atteindre ces Portes, promesses d’une meilleure vie. Ce sont Les Affamés. Entre les militaires, les Guetteurs, cette personne au-dessus d’eux, on se demande ce qui va réellement leur arriver. Le lecteur sait que le chaos est en train d’arriver dans le monde présent mais dans l’autre, est-ce que ce sera vraiment mieux ?

L’auteur consacre un chapitre pour chaque enfant, Tupa, Ekian et Ashoka. Leur histoire se déroule donc et au fur et à mesure, on en apprend plus sur eux, on suit leur progression. Cela permet, avec chacun de ces chapitres de ne pas se perdre. Ils avaient 8 mois lorsqu’ils ont été enlevés. Ils ont un destin et ils doivent être contrôlés. Mais arrive-t-on vraiment à contrôler un être humain, aussi petit qu’il soit, surtout lorsqu’une prophétie doit se réaliser et qu’ils rencontrent sur leur chemin des personnes qui vont soit les aider, soit les freiner ? Même si ces enfants arrivent à être débrouillards, celui qui m’a le plus attiré est Ashoka. Je ne sais pas réellement pourquoi. J’ai trouvé qu’il souffrait plus que les deux autres. Ces trois enfants, on le pressent, se rencontreront et auront, vraisemblablement, un destin commun. Ils uniront leurs forces. Les trois ont beaucoup de colère en eux. Ils ont dû faire face à des mensonges et ils sont à la recherche de leur véritable identité, de leur passé. Entre présent et avenir, monde présent et surnaturel, des racines, différentes communautés, des traditions, le lecteur perçoit et s’ouvre à un monde riche. Ce monde est, en définitive, le nôtre avec ses nombreuses différences, sources de richesses et de partages.

Avec ce premier tome, Emmanuelle Han pose les fondations de ce qui va suivre puisqu’il y a un tome 2. Des fondations très riches. J’espère avoir la possibilité, d’une façon ou d’une autre, de lire la suite des aventures de ces enfants.

Résumé La Sublime Communauté Les Affamés d’Emmanuelle Han

Tupa fait du trafic. Il doit faire attention aux Guetteurs dans ce triangles qu’est le Brésil, le Paraguay et l’Argentine.

Ekian entreprend un très long voyage. Elle doit faire attention à ce qu’on ne lui vole pas ses affaires.

Ashoka porte la Flamme. Il est blanc et vit avec le Roi des Intouchables.

La Sublime Communauté Les Affamés d’Emmanuelle Han

Date de sortie : 4 octobre 2017

Nb pages : 374

Editeur : Actes Sud Junior

ISBN : 978-2-330-08667-1

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A sa place d’Ann Morgan

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Avis A sa place d’Ann Morgan

Assez difficile pour moi d’écrire sur ce roman. Ce n’est pas un réel coup de coeur, mais j’ai beaucoup aimé la façon d’aborder le sujet de ce changement d’identité de ces jumelles et le fait qu’une n’ait pas voulu rendre la véritable identité à sa soeur. Le roman est lancinant, on suit l’histoire d’Helen au fil des pages. Un chapitre sur son enfance suivi d’un chapitre sur sa vie actuelle et ainsi de suite. Cette façon, pas nouvelle, de construire le roman permet au lecteur de découvrir la vie de cette petite fille devenue adulte. J’écrivais lancinant, certes, mais j’ai toujours eu envie d’aller plus loin dans ma lecture, même si elle a été assez longue car malgré mon envie, je n’ai pas eu le temps d’avancer plus vite. C’est certes assez psychologique mais j’aurais été plus encline à m’attacher au personnage d’Helen si la couverture avait été toute autre. Comme quoi, le visuel peut jouer.

Pourquoi je ne me suis pas attachée à Helen ? Dès le départ, l’auteur nous la montre comme la petite fille qui a tout. Elle est jolie, aimée de sa mère, si celle-ci peut aimer à ce moment-là, avec énormément d’amies et qui fait de sa soeur, Ellie, qui a eu un problème à la naissance son souffre-douleur. Mais avec le changement d’identité, qu’elle a voulu pour une journée et qui va donc durer, c’est Helen qui va souffrir le plus. Pourtant, je n’ai pas pu la plaindre. J’ai plutôt pensé aux prédispositions génétiques par rapport au père et à la mère. En effet, un enfant qui a un ou des parents, proches ou éloignés, qui souffrent de troubles mentaux peut en souffrir également. Mais pour Helen, il y a tout ce qu’elle subit également et ce pendant de nombreuses années. Entre l’enfermement en centre, sa libération à 18 ans, sa tentative de trouver du travail, sa reconstruction avec l’amour d’un homme et le dessin. Ensuite, il y a cette fameuse lettre qu’elle a reçue de sa soeur, avant l’accident. Une lettre qu’elle mettra du temps à ouvrir et à lire. Une lettre qui lui permettra de se rendre au chevet d’Ellie. Helen a été une petite fille, après l’échange, qui semblait se moquer de tout. En effet, personne n’a voulu l’écouter. Pour ne pas souffrir, elle se retranche en elle-même, elle va boire, se droguer, être violée. De quoi marquer à jamais un être humain.

Il est dit que les jumeaux sont liés, qu’ils sont toujours là l’un pour l’autre, qu’ils ressentent tout. L’auteur nous démontre tout son contraire mais également cet état de fait. De plus, je n’ai absolument pas compris la mère car personnellement, je n’aurais pas réagi de cette façon même si elle a perdu son premier mari, tragiquement, même si elle a voulu, ensuite, être heureuse. Comment est-il possible de faire souffrir autant son enfant, ses enfants, ne pas s’en rendre compte, ne pas écouter ? Elle parle de sa fille à la troisième personne. Les révélations à son sujet n’y changeront rien. C’est donc avec les yeux, avec la voix d’Helen que l’auteur se penche sur le passé de cet enfant, devenue adulte. Elle alterne les chapitres. Sur ceux où elle raconte son passé, ce n’est pas réellement elle et c’est normal puisqu’il y a eu le changement d’identité. C’est comme si quelqu’un racontait l’histoire à sa place avec l’utilisation du tu. Je pensais avoir des soucis pour reconnaître les personnages, mais cela n’a pas été le cas. Il faut dire que j’ai fait très attention en lisant les tout premiers chapitres.

Ann Morgan détaille très bien les sentiments. Les éléments se mettent en place petit à petit par des révélations du passé et du présent. Il y a une certaine tension avec Helen qui est seule depuis l’âge de sept ans, qui a compris qu’elle ne pouvait compter que sur elle. Elle feint la folie face aux autres, pour se protéger.

Je remercie Babelio pour cette sélection spéciale masse critique.

Résumé A sa place d’Ann Morgan

Helen et Ellie sont de véritables jumelles qui ont sept ans. Helen martyrise sa soeur Ellie, qui est souvent à la traîne.

Un beau jour, Helen propose à sa soeur d’échanger leur identité pendant quelques heures afin de bien s’amuser et de redonner le sourire à leur mère lorsqu’elles révèleront la supercherie.

Mais Ellie refuse de redevenir elle-même.

A sa place d’Ann Morgan

date de sortie : 20 avril 2017

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-13594-9

Nombre de pages : 412

Toute résistance est inutile de Cora Carmack

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Avis Toute résistance est inutile de Cora Carmack

J’ai été sélectionnée pour l’opération masse critique de Babelio pour recevoir ce roman pour adolescents. Qui dit type de ce roman, pour filles, dit amour et comment le vivre. Dès les premières pages, j’ai cru me retrouver avec Insatiable, que je n’avais pas du tout aimé. Mais j’ai eu une bonne surprise car j’ai découvert les personnages et je n’ai pas trouvé Dallas si idiote que ça. Ouf, j’étais sauvée.

Le roman est tout de même intéressant à lire, même si pour ma part, en tant qu’adulte, les relations amoureuses des jeunes gens, se ressemblent pratiquement toutes. Mais l’auteur a donné de la profondeur à ces deux personnages principaux, Dallas et Carson. Ils sont tous les deux en première année à l’université. La première tente de se défaire de son père avec qui elle a des relations assez conflictuelles. Mais le lecteur comprend pourquoi. Ils sont timides tous les deux et n’arrivent pas à exprimer leurs sentiments. Pourtant l’amour est bien présent. Le domaine du football, où son père est entraîneur, lui fait côtoyer de nombreux jeunes hommes qui tentent tous d’avoir une relation avec la fille de l’entraîneur. C’est pour cela que Dallas avance à pas comptés avec Carson. Il faut qu’elle soit sûre de lui. Mais elle tombe vite amoureuse.

Quant à Carson, le jeune homme oscille entre son envie très forte de voir Dallas et le sport. Il a peur de tomber amoureux d’elle. Il n’est pas sûr de son avenir car il est remplaçant au sein de l’équipe et il a peu d’aptitudes pour les études. Il prend en compte les désirs, les peurs de Dallas. Le fait d’avoir voulu ne rester qu’amis lui permet de mieux la comprendre et de découvrir le caractère de la jeune fille.

L’auteur aborde également les thèmes de la solitude, des fêtes étudiantes, de la solidarité sportive. Elle alterne les points de vue de Carson et de Dallas à travers ses chapitres. Quel que soit l’âge, les relations humaines ne sont pas faciles. Les rumeurs peuvent très vite venir. Lorsque le bagage émotionnel est lourd avec de nombreuses blessures, il faut malgré tout avancer car chacun apprend. Il est indispensable de trouver sa voie, un exécutoire pour se sentir bien, pour faire le vide.

Ce roman fait passer un moment agréable sans prise de tête.

Résumé Toute résistance est inutile de Cora Carmack

Dallas et son amie sont en première année à l’université de Rusk. Elles se rendent à une soirée. Dallas rencontre un beau jeune homme Silas. Mais elle se rend très vite compte que cela n’aboutit à rien.

Elle tombe dans les bras de Carson dont l’objectif est de travailler dur et de ne pas tomber amoureux.

Toute résistance est inutile de Cora Carmack

date de sortie : 2 juin 2016

Editeur : La Martinière

Isbn : 978-2-7324-7880-7

Nombre de pages : 283

 

Cartel de Don Winslow

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Avis de Cartel de Don Winslow

Plus de 700 pages c’est extrêmement long lorsque je n’en lis qu’une cinquantaine de pages par soirée. Malheureusement, actuellement, je ne peux pas faire plus. Et malgré la Cartel de Don Winslowde ce roman et le fait que je ne me sois pas du tout ennuyée, j’étais trop fatiguée pour lire plus. En tous les cas, j’ai adoré, même si je me suis un peu perdue dans les personnages de ces cartels de drogue, cette histoire du Mexique et cette histoire de vengeances entre deux anciens amis, un trafiquant mexicain et un Américain qui enquête.

C’est une quête de plusieurs années pour Art Keller contre Adan Barrera. Ici, elle dure plus de huit ans. Mais entre l’un et l’autre, c’est encore plus long. Les deux ont été amis, très amis, mais la mort par violence de nombreuses personnes très proches d’Art Keller vont faire qu’il veut se venger d’Adan et le mieux c’est la mort. Mais la tête d’Art Keller est mise à prix et le montant ne cesse d’augmenter. L’un et l’autre vont également faire à ceux qui vont les trahir, que ce soit au sein des cartels ou ceux, dans les gouvernements et agences d’état, préfèrent compter les cartels comme des alliés. Keller et Adan sont obsédés par cette vengeance. Le premier ressent énormément de culpabilité. Adan également car ils vont perdre des personnes auxquelles ils tiennent le plus.

Ce roman est dédicacé à tous les journalistes nommés, morts ou disparus au Mexique pendant la période du roman. Certains tentent de faire leur travail, de dénoncer. S’ils touchent des pots de vins mais qu’ils ne les utilisent pas, c’est comme si c’était le cas. Il y en a bien d’autres morts aussi. Personnellement, je donnerai une spéciale dédicace à tous ceux qui ont souffert de ces luttes contre les cartels de drogues, à ceux qui ont été exécutés sommairement, toute cette population qui tente de vivre malgré tout, qui voit son pays souffrir, les régions se vider. Personne ne sait à qui il doit faire confiance.  Une des morales, les Etats-Unis ne retiennent aucune leçon. Ils sont englués dans des guerres qui ne finissent jamais. Ils profitent de ces cartels de drogue, mais cela se tait. Je pense qu’il n’y a pas que les USA. L’Europe est également en cause puisque les marchés sont, eux aussi, florissants. Quand je pense à tout cet argent dû au trafic qui occasionne autant de morts alors qu’il pourrait servir à ce que le monde aille mieux. Il existe un parallèle entre ces cartels et la lutte contre le terrorisme des états. Tout cela est très loin de chez nous mais assez près tout de même.

Le roman nous offre une étude sociologique de ce pays avec l’économie, la description des endroits et cette lutte incessante. La police est corrompue, le gouvernement aussi. Le pays est grand et tout semble pouvoir être bien régi par régions. Mais ce n’est pas le cas. Personnellement, avec ce roman, ce pays, qui ne m’attirait pas, m’attire encore moins.

Lu dans le cadre d’une Masse Critique spéciale Babelio que je remercie ainsi que les éditions Seuil.

Résumé de Cartel de Don Winslow

Un homme vit dans un monastère, au Nouveau Mexique depuis quatre ans, où il s’occupe d’abeilles.

Adan Barrera a été arrêté. Il est à l’isolement. Tout le monde veut sa mort. Transféré au Mexique, il redevient, peu à peu, le baron de la drogue.

Une femme arrive, Magda, elle devient la protégée d’Adan. L’un et l’autre vont réussir à s’évader.

Deux hommes vont informer l’homme du monastère de cette évasion. C’est Art Keller.

Cartel de Don Winslow

date de sortie : 8 septembre 2016

Editeur : Seuil

Isbn : 978-2-02-121317-7

Nombre de pages : 718

Repose-toi sur moi de Serge Joncour

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Avis de Repose-toi sur moi de Serge Joncour

Un autre roman de la rentrée littéraire pour moi. Cette année, c’est vraiment pas mal. Avant de commencer Repose-toi sur moi de Serge Joncour, j’ai appris qu’il était dans la liste pour un prix littéraire. Je ne sais pas s’il l’obtiendra. Pour ma part, c’est la première fois que je lis un roman de cet auteur et je ne suis pas déçue. Jusqu’à la fin, le lecteur ne sait pas ce qu’il adviendra de cette histoire entre Aurore et Ludovic, deux personnalités que tout oppose.

Ludovic a joué au rugby. Il en a la carrure. Il s’est occupé de la ferme de ses parents et des vins de son épouse, morte d’un cancer. Il est depuis quelque temps à Paris où il travaille pour recouvrir des dettes. Aurore, elle, est styliste, elle a sa propre maison. Elle est mariée, a deux enfants. Elle semble n’avoir pas confiance en elle, peut-être écrasée par un mari à qui tout réussit. Pourtant, Aurore semble avoir du talent. Mais elle est happée par ses peurs, ses innombrables questions. Elle réfléchit trop, elle est anxieuse et n’arrive pas à s’imposer. Tout semble bien aller pour elle sauf que dès le départ, le lecteur comprend que rien ne va dans la vie de cette femme. Les deux corbeaux qui hantent son immeuble montrent ses peurs qui vont aller en augmentant. Ludovic et Aurore vivent dans le même immeuble. Le premier dans la partie non rénovée et Aurore, là où tout est beau. Ils se sont déjà croisés, dit bonjour-bonsoir mais c’est tout. Jusqu’au moment où l’affaire des corbeaux les rapproche. Entre les valses hésitations de l’une et ses questionnements et le charme bourru, la force supposée tranquille de l’autre, Aurore et Ludovic se rencontrent et entament une histoire.

Comme Ludovic, le lecteur s’interroge vraiment sur Aurore. Est-ce qu’elle le manipule, même inconsciemment ? D’ailleurs Aurore se pose elle aussi des questions. Aurore se confie à Ludovic mais sur ses problèmes. Outre l’attraction physique, ces deux-là auraient peut-être besoin de se révéler intimement. Mais l’ambiance, pourtant noire, reste feutrée entre eux deux. L’auteur, avec des mots forts, sans paraître y toucher, nous montre que l’escalade, le geste de trop, peut très vite arriver. Même si ces hommes, qui semblent forts extérieurement sont prêts à aider grâce à leur carrure, ils sont tendres au fond de leur coeur. Eux aussi ont des sentiments et il leur est difficile de les avouer, surtout avec un vécu tel celui de Ludovic. Une histoire qui pourrait arriver à n’importe qui, n’importe quant. L’auteur dissèque admirablement leurs réactions, leurs attentes, leurs vies à Paris. C’est un roman où l’un découvre l’autre et inversement. Toutes leurs émotions sont détaillées.

Outre cette histoire d’amour, qui semble vouée à l’échec, Serge Joncour nous offre un tableau de la société française qui est vraiment malade. Entre ceux qui n’y arrivent pas financièrement et qui ont la visite de sociétés de recouvrement et tous ceux qui, à force de magouilles, de contacts, ne sont pratiquement jamais inquiétés. Le lecteur voit bien que Serge Joncour s’est informé et il fournit au lecteur texte de loi et toute cette étude de la vie à la campagne où les agriculteurs n’arrivent plus à vivre, de Paris où le beau côtoie le sordide, la banlieue si proche et si éloignée sans parler de cette affaire de pesticides.

Je remercie Babelio pour cette opération spéciale #massecritique et les Editions Flammarion.

Résumé Repose-toi sur moi de Serge Joncour

Ludovic  travaille dans un cabinet de recouvrement. Il n’aime pas la foule, vit seul et a 46 ans.

Aurore est styliste, elle court après le temps. Elle sent que tout va mal au sein de sa société.

Deux corbeaux ont élu domicile dans la cour de leur immeuble. Aurore en a peur. Ces oiseaux deviennent une véritable obsession.

Repose-toi sur moi de Serge Joncour

date de sortie : 17 août 2016

Editeur : Flammarion

Isbn : 978-2-813-0663-9

Nombre de pages : 427

Ainsi fleurit le mal de Julia Heaberlin

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Avis sur Ainsi fleurit le mal de Julia Heaberlin

Un véritable dilemme se pose, je ne sais pas du tout comment tourner cette chronique. Ce roman me laisse sur ma faim. Ce n’est pas vraiment un coup de coeur mais j’ai eu du mal à le lâcher. Le lecteur se doute un peu de certains éléments. Mais l’auteur réussit un véritable tour de force avec ces deux parties qui se mêlent. Ce qui s’est passé en 1995 et ce qui se passe actuellement. Je n’ai pas réellement trouvé de dimension psychologique énorme même si Tessie/Tessa est encore vraiment mal depuis son enlèvement et ce procès. Toute la lumière doit être faite et elle seule détient la solution. Pour moi, l’auteur aurait vraiment gagné à créer une atmosphère plus sombre, même si elle donne de nombreux renseignements sur l’ADN, sa recherche, la psychologie, la peine de mort et le Texas et son système judiciaire. Je ne dis, en aucun cas, que ce n’est pas assez documenté. Toutes ses sources sont très bien amenées, développées mais il me manque cette dimension très psychologique du caractère des personnages. Cela aurait pu me permettre de prendre fait et cause pour l’un d’entre eux.

Le roman est très bien construit. Nous avons deux parties qui se chevauchent, la préparation de Tessie au premier procès et la préparation de Tessa pour tenter de faire libérer celui qui est prison, qui doit subir la peine capitale dans peu de temps. En effet, Tessie et Tessa ne sont qu’une même personne. Tessie a été enlevée avec d’autres jeunes filles. Elle a subi un véritable traumatisme. Mais il n’y a pas que celui-là pour cette jeune fille. Les psys qu’elle a vu, dont le dernier, tentent de lui faire recouvrir la vue et la mémoire. Mais Tessie a un fort caractère et elle ne se laisse pas faire. Quant à Tessa, depuis tout ce temps, elle tente d’avoir moins peur, elle tente de vivre, surtout qu’elle a une fille adolescente. Mais depuis de nombreuses années, les marguerites font régulièrement leur apparition. Le temps presse, en tous les cas. Si Tessa a décidé depuis quelque temps de faire rouvrir le procès, elle ne dit pas tout aux enquêteurs. Pour elle, c’est également une recherche d’indices qu’elle a pu laisser un peu partout. Heureusement que la science avec ses nombreux domaines permet d’avancer pour résoudre des meurtres, pour donner un nom aux victimes.

Le lecteur apprend toute son histoire avec Lydia, sa meilleure amie. Lydia qui a disparu un beau jour après le procès sans laisser de traces. Entre une histoire d’amitié d’enfance, de jalousie et cette enquête pour que la vérité éclate enfin.

Ceci est le premier roman de l’auteur. Elle gagne à être connue et j’espère que le prochain permettra une critique plus positive. L’histoire entre Bill et Tessa était prévisible mais que deviennent-ils à la fin ?

Nous avons une explication de l’éditeur concernant le titre et afin que le lecteur ne se perde pas tout ce qu’il faut savoir sur les marguerite et les Marguerite.

Lu dans le cadre de Masse Critique de Babelio et je remercie Les Presses de la Cité pour l’envoi du roman.

Résumé sur Ainsi fleurit le mal de Julia Heaberlin

Tessie a passé 32 heures sans se souvenir de ce qui s’est passé lors de son enlèvement et elle souhaite ne jamais se souvenir. Mais elle est devenue le sujet de nombreux articles de journaux.

Tessa est une jeune femme qui a une fille adolescente. Le procès de celui qui a été condamné pourrait être rouvert car Tessa a accepté d’aider.

Ainsi fleurit le mal de Julia Heaberlin

date de sortie : 4 septembre 2016

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-13530-7

Nombre de pages : 559

Le soldat fantôme de Jean-Guy Soumy

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Mars 1945, c’est leur dernière nuit ensemble. Se reverront-ils ? Quelle est leur histoire ? Il lui a pratiquement tout avoué.

En 1944, Hanna vit à Berlin avec son père qui est très affaibli, malade et qui risque de mourir très vite. Son quotidien est fait de bombardements…

Steven est aux Etats-Unis, en Californie.

La période de la Seconde Guerre Mondiale a toujours été enrichissante pour moi depuis que mes jeunes années. Je l’ai quand même bien étudiée au lycée. Depuis, tous les livres que je peux acheter ou recevoir me tentent forcément. J’en apprends toujours tant et plus. Il y a d’abord ce devoir de mémoire et la reconnaissance du Vel d’Hiv par Jacques Chirac. Ce roman n’est pas un roman d’amour mais une étude de deux personnes, de leur passé . En effet, outre la honte que les Allemands, pas tous bien sûr, ont pu éprouver face à la politique menée par Hitler, élément connu pour ma part, l’auteur aborde ce régiment américain, le 23ème, formé de personnalités du monde du spectacle, chargé de provoquer des leurres. Un régiment top secret, jamais reconnu sauf vers les années 2000. Ils ont sauvé des milliers de vies. Bravo à l’auteur pour ce pan de l’Histoire méconnu et cet hommage à tous ses soldats. Avant de lire la fin et les notes de l’auteur, j’avais cherché sur Internet quelques informations à ce sujet. J’en ai peu trouvé. Le titre porte donc bien son nom.

Le début commence lors de la dernière nuit passée entre Hanna et Steven où il lui apprend une partie de la vérité. Les pages et chapitres s’égrènent de leur enfance, de leurs souvenirs, à leur rencontre. Hanna et Steven se ressemblent, j’en ai l’impression, par certains moments. Même entourée par l’amour de son père et de son frère, il lui manque sa mère. Quant à Steven, celle-ci est partie sans donner de nouvelles, le laissant amputé. Est-ce à cause de ça qu’il ne croit pas en lui ? Il a trouvé l’amour mais il doit mentir et cela lui cause de nombreux soucis car il ne l’accepte pas.

Chez Hanna, j’ai remarqué qu’elle ne faisait qu’un avec son frère. Il était son héros, son protecteur. Sa mort l’a bien, entendu, bouleversée. Et il en est de même avec Steven. Leur rencontre, leur amour, est comme une évidence, elle ne fait qu’un avec lui. Même si elle sait, depuis le début, que cela ne les mènera nulle part. Hanna a eu la chance d’être élevée par un père qui a toujours fait pour qu’elle s’instruise. Grâce à l’instruction, ses études à Paris, Hanna est une femme libre qui saura toujours se débrouiller. Mais être libre ne veut pas dire souffrir, surtout en ces périodes troublées. D’ailleurs, elle connaîtra la raison de la brouille entre son père et son oncle. Hanna ne juge pas même si cela lui fait mal. Jean-Guy Soumy, sans entrer trop dans les détails de la vie des Allemands en ce temps-là, nous montre tout le bien qu’ils pensent de L’Autre. Comme dans tout livre traitant de la Seconde Guerre Mondiale, la peur est toujours bien présente. La peur d’Hitler, la peur de la suite. Ce peuple qui n’a pas accepté est muet, ils ne peuvent rien dire, rien revendiquer, ni se rebeller.

Avec l’histoire de Steven et donc celle de son régiment, le lecteur apprend comment ils ont été enrôlés, formés, si l’on peut parler de formation, leur débarquement, leur avancée mais aussi le fait qu’ils n’étaient jamais en première ligne ce qui n’empêche pas qu’ils ont vu les nombreuses atrocités de la guerre, ses morts parmi leurs proches bien souvent. Même s’ils ont été accueillis en héros, en sauveurs, les soldats américains ne sont, toutefois, pas exempts de tout reproche.

Je ne sais pas ce qu’il a manqué pour que cela soit un véritable coup de coeur. Je suis peut-être devenue trop exigeante. Pourtant la plume est belle, le lecteur imagine très bien ce qui se passe, ce qu’il a devant les yeux grâce aux mots, qui nous donnent également les sons, les couleurs, les sentiments.

Lu dans le cadre de #massecritique organisé par Babelio et les éditions Robert Laffont

Le soldat fantôme de Jean-Guy Soumy

DATE DE SORTIE : 3 mars 2016

EDITEUR : ROBERT LAFFONT

ISBN : 978-2-221-19220-7

NB DE PAGES : 278