Miséricorde de Jussi Adler Olsen

Miséricorde Jussi Adler Olsen

Miséricorde Jussi Adler Olsen

Résumé de Miséricorde de Jussi Adler Olsen

Une femme est enfermée. Même si elle a envie de pleurer, elle n’a pas renoncé.

Carl Mock est séparé de sa femme. Après avoir été blessé, il reprend son poste au sein de la police. Un de ses coéquipiers est mort, l’autre est à l’hôpital. Carl refuse de voir un psychologue.

En 2002, Merete Lynggard, véritable étoile montante de la politique, disparaît pendant un voyage avec son frère. L’enquête n’a jamais permis de connaître la vérité.

Avis sur Miséricorde de Jussi Adler Olsen

L’auteur manie à merveille les éléments du passé et l’enquête présente pour que l’un et l’autre se regroupent vers la fin. Mais je n’arrive pas à me défaire d’un sentiment de déjà vu chez un autre auteur. Cela m’empêche que ce roman soit un véritable coup de coeur. J’ai découvert le département V sur une autre enquête. Bien entendu, j’ai tout voulu prendre dès le début pour connaître l’évolution des personnages. Donc, ceci est la première enquête de Carl Morck.

L’auteur s’attache à nous présenter tous ses personnages, tous ceux qui gravitent autour de Carl. Il ne sera pas seul dans ce département puisqu’il est rejoint par Hassad, un homme très énigmatique. Carl voulait quelqu’un pour faire le ménage dans son sous-sol, pour ranger les papiers. Il se retrouvera avec un homme qui ne veut rien dire sur son passé et qui, sans trop y toucher, aidera énormément Carl. Il laissera toutefois des zones d’ombre puisqu’il ne veut pas que Carl apprenne tout. Au contraire de son chef, il arrive à avoir de bonnes relations avec les autres membres de la police.

Carl se voit assigner à ce département pour résoudre d’anciennes affaires. Véritable électron libre, il est mal vu de ses collègues avec lesquels les relations ne sont pas cordiales. Mais c’est un bon flic et la police ne veut pas se défaire d’un tel élément. Séparé de sa femme, il vit avec le fils de celle-ci et un locataire. Il se sent responsable de la mort d’un de ses collègues et de celui qui est blessé. Mais il ne trompe que lui. Car Carl a honte de ne rien avoir fait. Avec cette enquête choisie, l’auteur s’attachera à nous démontrer qu’il est très fort, qu’il est capable de reprendre des éléments et de mettre à jour des faits nouveaux. Ancienne affaire, certes, mais qui semble avoir été bâclée au départ.

Dès le départ, le lecteur se demande qui est cette femme qui est enfermée dans ce sous-sol, dans cette cage. Le lien a été très vite trouvé, pour ma part. J’ai toutefois gardé une part de scepticisme car je me demandais comment il était possible de survivre de cette façon. En tous les cas, l’auteur a une imagination débordante pour nous décrire cette situation qui s’envenime au fur et à mesure. L’être humain semble avoir de véritables ressources pour survivre malgré le traumatisme, malgré le fait d’être épiée, malgré le manque de lumière ou la lumière aveuglante, malgré les bruits incessants.

Tout tourne autour de l’histoire d’un accident qui s’est passé il y a des années de ça et où deux familles sont mortes. Des survivants en ont réchappé, mais dans quel état !

Jussi Adler Olsen manie les faits du passé, du présent. Il nous donne aussi quelques informations sur la politique danoise. Personnellement, je me suis laissé happer par l’histoire, je n’ai rien vu venir. La fin mérite que le lecteur s’interroge et surtout qu’il donne lui-même cette fin. Sombre, l’histoire se terminera mal. Optimiste, ce sera le contraire.

Edit du 20 mai 2020

Presque 4 ans après, qu’est-ce qui a changé ? Je ne me souvenais pas l’avoir lu, quand j’ai fait mon choix de lire toutes les enquêtes du Département V. Mais les premières pages et l’histoire de Merete et de son frère me disaient quelque chose. Sauf Carl et Hassad. Ensuite, il y a le moment de lecture. Je ne me rappelle à quel moment ma première lecture de ce roman a eu lieu, dans quel état d’esprit j’étais. Fini pour moi le sentiment d’avoir lu la même chose chez un autre auteur, peut-être cette construction d’éléments du passé et du présent, que l’on retrouve bien souvent.

Après avoir lu le dernier de l’auteur, je me plonge avec délice dans son écriture et surtout ces personnages, Carl et Hassad. Connaissant maintenant le passé d’Hassad, je le regarde différemment maintenant. Mon avis, par rapport à ce qui est décrit plus haut, ne change pas.

Comme écrit plus haut, je me suis laissée happer par ce roman, par ce qui semble être la mise au placard de Carl, ses relations avec les uns et les autres, que ce soit des collègues de travail, des amis, de la famille, mais aussi par Hassad qui doit composer avec un collègue peu aimé.

Reprendre une enquête n’est pas facile surtout cinq ans après n’est pas facile. Une disparition qui n’a jamais été élucidée. Mais Merete est-elle morte ou vivante ? Carl se rend compte que certains faits ont été bâclés. Il doit reprendre tout à zéro, remonter loin. Quand des faits semblent tenir la route, d’autres viennent se greffer et c’est une sacrée remontée dans le temps.

Quand la vengeance détruit des êtres humains et qu’elle est le leitmotiv pour tenter de continuer à vivre. Quand la haine est également un leitmotiv pour essayer de s’en sortir.

En relisant un roman, on se rend compte que certaines situations sont relues avec plus d’attention et cela a été le cas pour moi avec Merete et la façon dont elle était détenue.

Toujours le même avis pour le coup de coeur.

Miséricorde de Jussi Adler Olsen

date de sortie : 5 octobre 2011 – 9 janvier 2013

Editeur : Albin Michel – Le Livre de Poche

Isbn : 978-2-226-22993-9 – 978-2-253-17361-8

Nombre de pages : 489 – 526

Victime 2117 de Jussi Adler Olsen

Victime 2117 de Jussi Adler-Olsen - Editions Albin Michel

Victime 2117 de Jussi Adler-Olsen – Editions Albin Michel

Victime 2117 de Jussi Adler Olsen, présentation

Joan songe à se suicider. Il n’a pas réussi sa vie. Il n’est plus rien et n’a plus rien. Il pensait être un très bon journaliste mais il n’arrive pas à vendre ses papiers.

Il va boire un café et sort car n’arrive pas à payer. Sur cette plage, une journaliste et son caméraman. Des chiffres s’affichent et augmentent. Ce sont ceux des victimes, des migrants qui s’échouent sur les plages. Joan pense qu’il a un scoop. Il va raconter l’histoire de cette femme morte. Mais sur place, la réalité dépasse la fiction. Cette femme a été assasinée.

Avis de Victime 2117 de Jussi Adler Olsen

Tout commence avec Joan, un journaliste espagnol, qui a un passé assez difficile et qui n’a jamais réussi à percer. Il pense au suicide. Mais sur une plage de Catalogne, il voit des chiffres et un reportage, celui des victimes, des réfugiés qui ont traversé la Méditerranée. Il vole de l’argent à son ancienne petite amie et se rend à Chypre, au bout de la plage où l’ont peut voir la victime 2117, une femme âgée qui ne semble pas aussi démunie que les autres. Mais sur cette plage, il y a également deux femmes et un homme qui attirent son attention.

Au Danemark, il y a ce jeune homme, Alexander, enfermé dans sa chambre. Il passe son temps à jouer. Il éprouve de la haine contre ses parents et le monde entier. Avec cette victime 2117, il décide d’atteindre ce score à son jeu et de sortir pour se venger de ces humains qui ne pensent qu’à eux. Mais entre temps, il appelle la police et notamment Gordon du Département V.

Ensuite, c’est Assad qui rend visite à Rose, sa collègue qui subi un très grand et grave traumatisme. Rose a beaucoup changé. Chez elle, Assad se retrouve au-dessus d’une photo d’un journal où apparaissent deux femmes. Et c’est la plongée dans le passé, un passé horrible.

Huitième enquête du Departement V. Je suis sûre en avoir lu une, peut-être deux et je m’étais dit, il faut que je me fasse toute la série. Ce dernier roman rejoint mon premier sentiment. Il est vrai qu’il peut se lire indépendamment des autres, mais pour moi, quand il y a une série, il faut que je connaisse tous les tenants et aboutissants. Car il s’est passé quelque chose de grave pour Rose et cela doit être le roman précédent. Donc, oui, je vais m’acheter tous les romans et me faire toutes les enquêtes au fur et à mesure.

Le compte à rebours commence pour les uns et les autres, jusqu’au jour final. D’ailleurs, l’auteur consacre des chapitres aux uns et aux autres, ces personnages qui vivent des situations à l’instant présent. Qui va prendre le pas l’un sur l’autre, entre Assad et son tortionnaire ? Car Assad a tout avoué à ses collègues. Il n’est pas l’homme qui que tout le monde pensait. Il a un passé de militaire et pire que ça. Assad a souffert et il souffre encore et toujours. Il sait qu’il peut mourir mais cette mort n’est rien pour lui. Il n’a pas assez souffert face aux sévices subis par celles qu’il aime le plus au monde.

Terrorisme, migrants, étude psychologique des personnages, de leurs douleurs, de leurs détresses, des sévices endurés, de la vengeance qui peut obnubiler une personne, ce roman est vraiment très riche. Toujours aussi bien construit avec ses phrases et situations percutantes. Malgré le passé d’Assad, révélé, le quatuor est toujours aussi soudé. Ils s’inquiètent les uns pour les autres. Leurs caractères sont différents mais ils se complètent tous humainement et professionnnellement. Et ils veulent sauver Assad, leur partenaire et ami.

Les expériences vécues par Joan qui cherche le scoop pour devenir le journaliste qu’il pense être ou encore Alexander, un jeune homme qui a subi une emprise psychologique de la part de son père, sont des éléments incontournables de ce roman. Pareil ici aussi, une brillante étude psychologique de la part de l’auteur d’un homme aux prises avec des terroristes ou d’un jeune homme qui a décidé de se venger parce qu’il a souffert, énormément souffert et qui veut surtout, dans son esprit, venger cette femme morte parce que personne ne s’occupe du sort des migrants.

Humain, profondément humain. De l’humanité tout le long du livre dont on sort grandi mais aussi bouleversé.

Victime 2117 de Jussi Adler Olsen

Date de sortie : 2 janvier 2020

Editeur : Albin Michel

Nombre de pages : 574

ISBN : 978-2-226-39633-4

Dossier 64 de Jussi Adler Olsen

Dossier 64 de Jussi Adler Anderson – Source Babelio

En 1985, Nete sent sur elle un regard. C’est celui de Curt Wad et cela lui rappelle son passé. Elle demande à son mari de partir mais Curt a déjà distillé son poison.

En novembre 2010, Carl voit l’affaire de la mort de son oncle ressurgir. Rose, son assistante, exhume des affaires de disparitions de prostituées. 

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