J’irai tuer pour vous d’Henri Loevenbruck

J'irai tuer pour vous d'Henri Loevenbruck - Editions Flammarion

J’irai tuer pour vous d’Henri Loevenbruck – Editions Flammarion

Résumé J’irai tuer pour vous d’Henri Loevenbruck

Juin 1985, Marc est en Argentine. Il doit protéger un client anglais avec un collègue. La situation est explosive.

Dans la prison, une femme et sa fille sont incarcérées. Marc décide de les libérer car il ne supporte pas l’injustice.

Avis J’irai tuer pour vous d’Henri Loevenbruck

Vous voulez savoir ce qui se passe au sommet de l’Etat lors de la période des attentats et des otages du Liban ? Vous voulez savoir comment travaillent la DST, la DGSE, les forces de police, la Justice à ce moment-là ? Vous voulez connaître la vie d’un homme de l’ombre qui va travailler pour quelques mois pour la DGSE sans être officiellement reconnu ? Et bien, J’irai tuer pour vous est fait pour vous. Henri Loevenbruck nous offre un roman magistral. Oui, roman, car l’auteur a bien travaillé ses personnages, que l’on connait plus ou moins, ses dialogues, les pays où se situe l’histoire. Ce n’est pas un roman car il s’inspire de faits et de la vie réelle de cet homme de l’ombre, Marc Masson.

Ce roman est profondément humain grâce à Marc et son officier de liaison, Olivier. Humain car oui Marc est un tueur. Ancien déserteur de l’armée, il peine à trouver sa voie. Il se rend en Amérique du Sud où il a des attaches familiales. Profondément érudit, Marc est épris de liberté. Il n’hésite pas à mettre à mal son corps pendant des centaines de kilomètres. Mais Marc est un homme profondément épris de justice. Ceux qui souffrent seront vengés. Car oui, il va tuer pour l’Etat français, mais pas que, il va tuer pour protéger les Français, à son petit niveau. Dans ce roman, vous lirez tout ce qui concerne sa formation, son travail caché et ses relations avec les uns et les autres, dont Olivier. Marc subira également le pire. Mais comme il ne fait pas partie de la DGSE, il devra s’en sortir tout seul. Marc a eu un héros, son grand-père. Et il en aura un autre, Olivier.

On va également se rendre compte de la partie jouée par la France dans les attentats, concernant les otages du Liban. En tous les cas, c’est un réel rappel de ce qui s’est passé, il y a 30 ans. Et cela permet de ne pas oublier la souffrance d’hommes, de femmes qui sont morts. D’ailleurs l’auteur nomme ces victimes. Détaillé par Loevenbruck qui conforte ma prise de décision en ce qui concerne de prochaines élections. Loevenbruck alterne ce qui se passe au niveau politique, diplomatie et également la vie de Marc, comment elle se déroule. Il y a également ses notes.

Je ressors réellement conquise de J’irai tuer pour vous. En lisant ce roman, je retrouvais certains éléments lus dans le document consacré au terrorisme en France. Et bien, c’est normal, il fait partie des livres mentionnés par l’auteur en fin de roman. Conquise encore et toujours par le style de l’auteur, que j’ai énormément de plaisir à lire lorsque je vois passer ses statuts sur Facebook. Cela fait des mois que je repousse la lecture depuis sa sortie en poche de Nous rêvions juste de liberté, mais bientôt, promis je m’y mets. En tous les cas, s’il y a bien quelque chose que je regrette dans ce roman, c’est une réelle sottise de ma part. Avoir lu les deux dernières pages d’informations qui m’ont donné une information capitale même si elle n’était pas détaillée. Suivez donc les pages au fur et à mesure sans tenter d’aller trop vite. Ce roman doit être lu en prenant son temps même si pour moi, j’aurais aimé qu’il passe plus vite. Mais plus de 600 pages, il faut y consacrer du temps. Un roman réellement hommage à toutes les victimes du terrorisme, à Marc Masson, cet homme qui donne tout pour les Français.

J’irai tuer pour vous d’Henri Loevenbruck

Date de sortie : 24 octobre 2018

Editeur : Flammarion

Nombre de pages : 634

ISBN : 978-2-0813-5794-5

Le mystère Fulcanelli d’Henri Loevenbruck

Le mystère Fulcanelli d’Henri Loevenbruck – Source J’ai Lu

 Un assassinat devant un tableau dans une église en Espagne.

Décès d’un éminent galériste et vol d’un précieux carnet. Sa fille ne croit pas à une mort naturelle et souhaite que le carnet soit retrouvé. Elle charge Ari, contre une belle somme d’argent qui lui permettra de se renflouer, de retrouver ce carnet.

L’enquête principale est confiée à Radenac. Il joue le jeu avec Ari et l’un et l’autre s’aideront au fur et à mesure de l’avancée de l’enquête.

Je me suis plongée avec délices dans Le Mystère Fulcanelli d’Henri Loevenbruck. La barre était placée haut suite à la lecture de L’Apothicaire. Serais-je déçue ? Que je rassure l’auteur, ses nombreux lecteurs, je ne suis pas déçue, je suis même ravie de ma lecture. Henri Loevenbruck sait mêler, à merveille, histoire et enquête policière. Ici, nous nous intéressons à l’alchimiste Fulcanelli. Pour tout vous dire, ma culture n’est pas si énorme que ça car, à part en avoir entendu parler, je n’étais au courant de rien. Mais avec l’auteur, j’ai forcément appris ce mystère sur l’identité de Fulcanelli. Attention rien ne sera révélé. Le système reste complet, à ce sujet. Mais Henri Loevenbruck nous détaille parfaitement tous ceux qui se rapprochent de Fulcanelli et seraient donc « fulcanellisables » parmi ceux qui ont côtoyé l’homme.

Avec Le mystère Fulcanelli, j’entre pour la première fois dans l’univers d’un des héros récurrents de l’auteur, à savoir Ari McKenzie. Et j’ai vraiment aimé cet homme. Je n’arrive pas à comprendre comment et pourquoi les héros de policiers me font cet effet, comment les auteurs arrivent à ce que je puisse m’attacher autant à un personnage. J’ai, bien entendu, des pistes. Ce sont tout simplement des hommes, ou des femmes, qui cachent une très grande tendresse, derrière des abords bourrus, irrévérencieux. Par leur expérience, ils ont une très bonne connaissance de la nature humaine.

Je n’ai pas été déçue non plus par Radenac. Il passait pour un homme un peu niais au début, sans être forcément bien intelligent. Mais le personnage m’a vraiment surpris. Il s’est intégré à cette enquête et beaucoup plus aux recherches. 

Afin de ne pas rendre son roman indigeste car très documenté, Henri Loevenbruck alterne donc les chapitres de l’enquête et les informations capitales sur Fulcanelli. Comme à son habitude, et avec l’art de la description qui le caractérise, le lecteur a vraiment l’impression de visiter les lieux, que le héros soit en Espagne, à Paris, à Jersey… Les lieux saints sont importants et plus que détaillés, tout comme les peintures. Henri Loevenbruck sait également décrire les sentiments humains, l’amour, les interrogations.

Henri Loevenbruck nous distille quelques conseils plein de sagesse que tout un chacun peut méditer. Je pense à l’intimité des couples. Mais j’ai également aimé ses prises de position, notamment contre la fermeture des librairies indépendants à cause des ventes Internet, Etat, contre certains livres qui ont été des succès lors de leur sortie, mais aussi politique contre les néonazi. L’humour est également bien présent. On suit immédiatement l’auteur avec son personnage faisant preuve d’autodérision.

J’aurais pensé que Lola aurait eu une part plus importante dans l’enquête. Car elle est libraire et tous recherchent un manuscrit. Mais ce n’était juste qu’une attente de lecteur. Elle ne m’a pas gênée pour continuer l’histoire.

La main du Mystère Fulcanelli est passée. Transmis le soir même à ma fille qui semble en savoir plus que moi à ce sujet. Nous sommes un foyer où les livres changent de main et s’entassent sur les PAL de l’homme et de ma fille.

Le mystère Fulcanelli d’Henri Loevenbruck

date de sortie : 8 octobre 2014

Editeur : J’ai Lu

ISBN : 978-2-290-09181-4

Nb de pages : 505