Les yeux des ténèbres de Dean Koontz

Les yeux des ténèbres de Dean Koontz - Editions L'Archipel

Les yeux des ténèbres de Dean Koontz – Editions L’Archipel

Les yeux des ténèbres de Dean Koontz, présentation

Tina croit voir son fils dans une voiture. Mais à chaque fois, elle se trompe. Danny est mort dans un accident, il y a un an. Elle n’a pas pu voir son corps car on lui a annoncé qu’il était trop mutilé. Elle croit qu’il est toujours vivant.

Depuis quelque temps, elle fait de nombreux cauchemars. Dans la chambre de son fils, des mots s’inscrivent et s’effacent sur le chevalet. Pas mort, pas mort, pas mort.

Avis Les yeux des ténèbres de Dean Koontz

Tina est divorcée. Elle a perdu son fils de 10 ans dans un horrible accident. Le deuil est difficilement acceptable, mais son travail lui permet de ne pas trop y réfléchir. Des éléments bizarres se mettent en place. Elle fait des cauchemars, des inscriptions sur un tableau, des changements brutaux de température commencent à lui faire peur. Malgré cette peur, elle arrive à faire face. Son premier spectacle est un immense succès. Elle rencontre un homme, Elliot, pour qui elle va très vite éprouver des sentiments. En discutant avec lui, elle lui fait part de certains éléments, notamment le fait qu’elle n’a pas pu voir son fils dans son cercueil. Avocat, il lui propose de demander l’ouverture du cercueil à un juge. Elle accepte. C’est le Nouvel An, ils doivent passer la soirée et les quelques jours qui suivent ensemble. Mais, chez lui, il est agressé par deux hommes qui révèlent travailler pour une organisation secrète gouvernementale. Il arrive à s’en sortir et roule très vite vers la maison de Tina. Les évènements s’enchaînent. Ils se rendent compte que leur vie ne tient plus qu’à un fil. Est-ce dû au fait de la demande d’ouverture du cercueil ? Est-ce que le fils de Tina est vraiment mort ? Que vont-ils trouver ?

Qu’est-ce que j’ai en ce moment avec les polars ? Ils sont peu à trouver grâce à mes yeux. C’est le cas de celui-ci. Dialogues creux, rebondissements qui ne me tiennent pas en haleine, je ne trouve absolument pas matière. Ce roman, écrit dans les années 80, est annoncé comme étant une anticipation à ce que nous connaissons cette année avec l’épidémie de Covid-19. Sauf que à part quelques lignes, en milieu du roman, et à la fin, concernant des études faites en Chine, en Russie ou ailleurs et les Etats-Unis qui font des tests en ce sens, il faut attendre la fin du roman pour que le mot soit réellement prononcé.

Le début de ce roman était sympathique avec une jeune femme qui a, pendant un an, mis au point un spectacle, présenté à Las Vegas. Elle tient à ce spectacle qui peut lui ouvrir de nombreuses portes. Tina aime la danse, Tina aime le beau, Tina aime faire rêver et trouver des idées à mettre en pratique. Malgré son divorce et la perte de son fils, elle essaie de tenir bon. Ces messages de l’au-delà, ces manifestations étranges auraient pu la faire plonger dans la folie. Mais non, au fur et à mesure, elle sait que son fils n’est pas mort, elle le sent et surtout elle estime que ces messages viennent de lui. De ce côté-là, les enchaînements, les explications sont bien menées, je ne trouve rien à redire, mais ce n’est pas assez dense pour que cela fasse réellement peur. Mais la rencontre avec ce séduisant avocat, leur quête pour la vérité, leurs échanges, les courses contre la montre n’ont aucun caractère d’urgence, à mon goût, même à la fin sur les 50 dernières pages.

Les manifestations psychiques développées par l’enfant, les appels à l’aide, ce qu’il apporte à sa mère et à Elliot sont les plus intéressantes à mon goût, mais pas assez développées, ce qui est bien dommage.

Les yeux des ténèbres de Dean Koontz

date de sortie : 9 avril 2020

Editeur : L’Archipel

Isbn : 978-2-8098-2909-9

Nombre de pages : 427

La fille qui devait mourir Millenium 6 de David Lagercrantz

 

La fille qui devait mourir Millenium 6 de David Lagercrantz

La fille qui devait mourir Millenium 6 de David Lagercrantz

Présentation La fille qui devait mourir Millenium 6 de David Lagercrantz

C’est l’été, un SDF avec des problèmes mentaux est retrouvé mort. Dans sa poche, le numéro de Mikael.

Ce dernier s’est rendu compte que Lisbeth a vendu son appartement, mais sans rien lui dire.

Lisbeth est à Moscou. Elle ne dort plus et se prépare.

Avis La fille qui devait mourir Millenium 6 de David Lagercrantz

Suite et fin de Millenium avec ce sixième tome, lu peu de temps après le cinquième. J’attendais beaucoup de ce dernier tome après avoir été un peu échaudée par le cinquième. Qui va mourir entre Lisbeth et Camilla, sa soeur jumelle ? L’une et l’autre ont une haine tenace. Mais qui a le plus de haine ? Dès les premières pages, on se rend compte que Lisbeth n’y arrive pas. Des éléments du passé se mettent sur son chemin, dans ses pensées, avant de passer à l’action. Pourtant elle était prête à tuer sa soeur. Malgré la douleur vécue pendant ce grand nombre d’années, il semble qu’elle ne puisse pas passer à l’acte ? Pourquoi ? Lisbeth n’est pas un robot, elle est un être humain et comme elle a souffert, elle se rend compte qu’elle n’est pas la seule à souffrir. Pourtant, elle met tout en oeuvre en matière de surveillance pour contrôler sa soeur. C’est également une question de survie car elle le sait, si elle ne fait pas attention, elle sera assassinée. Mais il n’y a pas qu’elle. Il y a aussi tous les autres auxquels elle tient, dont Mikael. Et là, Lisbeth voit rouge. Elle va agir au mépris de toute prudence.

Un roman qui n’est pas forcément centré sur Lisbeth, Camilla et Mikael. En effet, un SDF a été retrouvé mort. Très vite, pour le médecin légiste, cette mort est suspecte. Elle contacte Mikael et fait part de ses soupçons. En effet, le SDF avait le numéro de téléphone de Mikael sur lui. Lors de cette enquête, sera mise à jour une participation à l’ascension de l’Everest, en 2008. Que s’est-il passé au cours de cette ascension qui a vu la mort de deux personnes et la folie émaner de leur guide ? Ce roman est centré sur cette enquête avec l’analyse des séquences ADN pour trouver l’identité du SDF, pourquoi un ministre suédois est mis en cause.

Je comprends que le lecteur doit être amené sur des chemins différents car Lisbeth et Mikael, même s’ils restent en contact, mènent leur vie chacun de leur côté. Lui, ses enquêtes pour son journal et elle, sa survie et sa quête contre Camilla. Mais j’ai trouvé dommage que ce roman ne soit pas plus centré sur les deux soeurs. Le round final est, pour moi, un peu tiré par les cheveux, notamment en ce qui concerne Mikael. J’ai eu du mal à m’imprégner, à croire ce que racontait l’auteur. Même si le mois de décembre n’est pas un mois tellement propice en matière de lectures, pas de vacances, énormément de travail, il me tardait de finir ce roman pour réellement passer à autre chose. Je me suis assez ennuyée, très certainement parce que j’en attendais plus. J’attendais plus avec des révélations sur Lisbeth et sa soeur, Camilla. J’attendais plus sur leur affrontement lequel est comme peau de chagrin. Elles ne sont mises face à face que très peu de temps, ce qui est vraiment dommage. La personnalité de Camilla est très bien comprise. Mais pour moi, tout cela n’a pas été suffisant.

Ce roman est également politique car il montre les dessous des personnes infiltrées pour obtenir des informations, les jeux de pouvoir où une personne est tenue par des dossiers montés de toute pièce. C’est également les campagnes pour descendre quelqu’un avec le pouvoir des réseaux sociaux. Il y a également la mafia russe, des personnes au passé peu recommandable qui ont l’argent maintenant mais qui ont torturé tant et plus. L’auteur, avec son histoire de l’Everest, démontre que personne ne tient compte de ceux qui aident les grimpeurs. Ces hommes, ces femmes, au péril de leur vie, vont tenter de sauver ces grimpeurs pris dans des conditions climatiques extrêmes. Et lorsque la mort est au bout du chemin, ils peuvent sombrer dans la folie pure et simple. Et comment sont-ils soignés, s’ils le sont. 

Ce dernier et sixième tome ne me laissera donc pas un souvenir impérissable, par rapport aux quatre premiers. C’est bien dommage.

La fille qui devait mourir Millenium 6 de David Lagercrantz

Date de sortie : août 2019

Editeur : Actes Sud

Nombre de pages : 368

ISBN : 978-2-330-12544-8

Millenium 5 La fille qui rendait coup sur coup de David Lagercrantz

Millenium 5 La fille qui rendait coup sur coup de David Lagercrantz

Millenium 5 La fille qui rendait coup sur coup de David Lagercrantz

Résumé Millenium 5 La fille qui rendait coup sur coup de David Lagercrantz

12 juin

Lisbeth est emprisonnée dans un quartier de haute sécurité. Il y a une dure à cuire qui fait régner la terreur. C’est Beatrice qui se fait appeler Benito.

Lisbeth est maintenant très connue mais elle veut trouver ce qui s’est passé dans son enfance.

Avis Millenium 5 La fille qui rendait coup sur coup de David Lagercrantz

La Suède, un pays de rêve avec ses grands espaces, ses villes ? Pas son climat, car il peut faire très froid mais aussi très chaud. Ceux qui se sont intéressés plus ou moins à ce pays, en lisant des romans ou des documents savent que ce pays a fiché, pendant de nombreuses années ses habitants. Maintenant, pratiquement toutes les archives sont publiques et sont consultables par qui le veut. Est-ce que cette histoire de gémellité, sujet de ce Millenium 5, est réelle. Je n’ai pas fait de recherches à ce sujet, donc je prends le sujet comme il vient? En tous les cas, consulter des archives permet de découvrir pas mal de choses.

Ce tome 5 est moins bon que les quatre autres Millenium. Il y a beaucoup moins de violence même si le personnage de Lisbeth Salander en est presque le sujet central. Elle enquête, elle est telle qu’on a pu la connaître. Elle est toujours accompagnée de Mikael. Mais cela s’arrête pratiquement là. Ce qui est bien dommage à mon goût. J’espère que le tome 6 viendra contrecarrer celui-là car j’avais estimé que la plume de l’auteur qui a repris la saga était vraiment bonne dans le 4. Pour tout dire, j’étais un peu perdue dans ce tome 5. Tout se décante et tout devient plus rapide aux 2/3 du roman. Lisbeth a pris le taureau par les cornes, à ses risques et périls, bien entendu et Mikael, en interrogeant les uns et les autres, va mettre à jour une histoire effroyable. Tout a commencé lorsque l’ancien avocat de Lisbeth, en qui elle avait toute confiance, donne à celle-ci d’anciens documents et que Lisbeth charge Mikael d’enquêter à ce sujet. Cela concerne des jumeaux, vrais ou faux, et Lisbeth est amplement concernée par ce sujet.

Quelle souffrance vécue par Lisbeth, même si tout n’est pas détaillé, ici. On en avait déjà de nombreuses pistes dans les romans précédents. Une jumelle, un père violent envers sa mère, séparée de sa mère, internée et bourrée de médicaments, la petite fille de 7 ans a grandi, s’est endurcie pour tenter de vivre et surtout se venger, par tous les moyens mis à sa disposition, même ceux de la justice.

Lisbeth a été emprisonnée quelques jours par décision du tribunal mais aussi pour la protéger car elle est en danger. Que trouve-t-elle dans cette prison ? Une jeune femme terrorisée par une autre. Que va faire Lisbeth, elle qui protège les plus faibles ? Mais bien sûr, cela ne sera pas sans conséquences pour elle et pour cette jeune femme. Entre ces menaces, Lisbeth a chargé Mikael de tenter de trouver des pistes suite à des documents laissés. Comme d’habitude, leurs conversations seront cryptées. Maintenant, en Suède, tous les deux sont célèbres. De plus que Millenium est un véritable succès. Entre deux enquêtes, Mikael essaie de se détendre, mais il est vite rattrapé par ce qui est demandé. Et là, c’est une toute autre histoire. Il va chercher tant et plus, jusqu’à pouvoir interroger les protagonistes de cette histoire qui concerne les jumeaux. Histoire réelle ou pas, en tous les cas, cela fait froid dans le dos toutes ces études sur les êtres humains, sur les enfants, sur ces séparations.

Le fond financier et l’étude de la bourse, de possibles krachs m’a moins intéressé. Mais il concerne un personnage essentiel à ce roman.

En tous les cas, il me tarde de me plonger dans le tome 6 car je comprends pourquoi l’auteur a la confiance de la famille de Stieg Larsson.

Millenium 5 La fille qui rendait coup sur coup de David Lagercrantz

Date de sortie : septembre 2017

Editeur : Actes Sud

Nombre de pages : 401

ISBN : 978-2-330-08181-2

La fille muette d’Hjorth & Rosenfeldt

La fille muette d'Hjorth & Rosenfeldt

La fille muette d’Hjorth & Rosenfeldt – Editions Actes Sud

Résumé La fille muette d’Hjorth & Rosenfeldt

Une famille prend son petit déjeuner. On sonne à la porte. Un coup de feu éclate.

C’est une petite fille qui fuit. Mais elle a décidé de s’enfermer en elle-même pour ne pas souffrir. Elle a décidé de se faire très petite et surtout de ne plus parler.

Avis La fille muette d’Hjorth & Rosenfeldt

Erik, qui vient juste d’avoir sa promotion, préfère demander de l’aide car il sait, que dans cette petite ville, qu’il n’arrivera pas à résoudre, tout seul, ce crime horrible. Arrive donc la fine équipe dont Sebastian et sa fille, qui ne sait pas qu’il est son père et qu’il n’a pas appuyé ses demandes pour Quantico, et deux de leurs collègues, dont un qui s’interroge énormément sur Sebastian puisque c’est dans son appartement qu’une de leurs collègues a été abattue par une maîtresse de Sebastian.

Une famille entière est assassinée, les époux et leurs deux enfants. Pourquoi ? Ce couple a d’importantes priorités, l’écologie et cela passe pas très bien auprès des habitants de leur petite ville. Un suspect est vite trouvé. Mais la police n’a rien contre lui même si elle pense qu’il cache quelque chose. Nous avons donc avoir la fine fleur de la police criminelle qui va tenter de résoudre ces meurtres et aussi la disparition de cette fillette qui aurait tout vu du drame. Et si tout n’était qu’une question d’argent avec ces forages dans le coeur de cette Suède qui rapportent des milliards aux entreprises. Pour y arriver, elles sont prêtes à dépenser des sommes folles. Mais entre ceux qui ne veulent pas vendre et ceux qui ont besoin d’argent pour diverses raisons, on peut dire que l’argent peut engranger les pires choses.

Un roman qui se lit sans soucis par la diversité des personnages et leurs caractères. Ca, c’est le point extrêmement positif de ce roman. Toutefois, j’ai trouvé que l’enquête était un peu bâclée, que la découverte du coupable était vraiment faite trop vite après des pages et des pages de tâtonnements et d’enquête. Heureusement que le final sauve les meubles. Premier roman pour moi de ces deux auteurs avec leur personnage récurrent, Sebastian. Il va donc falloir que je lise les premiers, même si j’ai eu une bonne vue d’ensemble de ce personnage. Dans ce roman, on en sait plus sur ce qui lui est arrivé et on peut comprendre son comportement. Psychologue qui travaille pour la police, il n’est franchement pas aimé, surtout qu’une de ses collègues de travail a été blessée, gravement, chez lui, par une de ses ex-maîtresses. Sebastian couche, est accro au sexe, ment, arrange la vérité à sa façon, ne suscite pas la sympathie des uns et des autres. Mais il s’en moque. Il est un pro dans son travail. Il veut se rapprocher de Vanja. Dans ce roman, il sauvera une petite fille et elle va, elle aussi, le sauver. Il a approché une qualité de vie qu’il ne connaissait plus. On retrouvera Sebastian dans un prochain roman et surtout la décision prise qui aura énormément de conséquences.

Vanja en veut à ses parents qui lui ont appris la vérité sur sa naissance même s’ils n’ont pas tout dit. La jeune femme, qui travaille dans la police, se sent trahie par eux et il lui est difficile de pardonner car elle sait qu’elle en apprendra encore plus. Et ce n’est pas la maladie de son père adoptif, qui l’aime toujours, qui va la changer. Vanja a voulu mettre sa confiance en Sebastian. Elle est pratiquement la seule à lui dire ce qu’elle pense. Mais elle risque d’avoir des surprises. Très bonne dans son boulot, elle veut aller à Quantico se former encore plus.

Les relations peuvent être tendues entre les membres de l’équipe, entre ceux qui sont amoureux et dont l’amour n’est pas payé en retour. Chacun essaie d’être honnête et quelque fois, cela peut payer. Et que dire de Billy, ce policier qui a déjà tuer deux fois mais qui a été lavé de tout soupçon. C’est le personnage qui m’a le plus impressionné par son caractère et ses actes.

Nicole est une petite fille qui a tout vu. Au début, quelques chapitres lui sont consacrés jusqu’à ce qu’elle soit retrouvée. Elle a tout vu et pour éviter d’avoir à parler, elle s’enfuit, elle se ferme en elle-même car elle sait qu’elle ne souffrira pas ou beaucoup moins.Elle arrivera à faire confiance à Sebastian et la thérapie ne passe pas par des mots. Nicole ne veut que ses proches souffrent comme sa famille. Ce personnage et ses affres sont extrêmement bien décrits et détaillés.

 La fille muette d’Hjorth & Rosenfeldt

Date de sortie : octobre 2018

Editeur : Actes Sud Actes Noirs

Nombre de pages : 478

ISBN :  978-2-330-10961-5

Nightwork de Vincent Mondiot

Nightwork de Vincent Mondiot

Nightwork de Vincent Mondiot

Avis Nightwork de Vincent Mondiot

A 14 ans, Patrick a pris la décision la plus difficile qu’il soit, on pourrait dire une décision d’adulte mais certains adolescents se comportent en adultes, même s’ils ont besoin d’aide, d’être écoutés et guidés. Pour Patrick, il n’a eu aucun des trois. Maintenant qu’il a 21 ans, il pourra peut-être, enfin, vivre sa vie et ne plus dépendre de qui que ce soit, même si en dépendant de quelqu’un qu’on aime, on peut être seul. C’est ce que Patrick développe dans ce roman. Tout ce qui est arrivé jusqu’à la prise de décision. Je ne dévoilerai rien car je vous laisse lire ce magnifique roman, destiné aux adolescents. Mais les adultes y trouveront leur compte. Cela a été mon cas. Je lis pas mal de livres destinés à un jeune public. Il y a de très bonnes choses comme de moins bonnes. Mais je dois avouer que je me suis laissée prendre par cette histoire. L’auteur arrive à faire passer de nombreux messages. Je me suis également interrogée sur un passage également mais tout a été su à la fin.

On dit souvent qu’entre amour et haine, il n’y a qu’un pas. Est-ce de cette vie de petit truand qu’il veut ? Patrick aspire à autre chose. Pourtant, il adore son frère aîné, Abdel. Patrick et Abdel sont demi-frères car ils n’ont pas le même père. Ils vivent avec leur mère, une ancienne infirmière, devenue alcoolique. Abdel sera pratiquement toujours là pour son petit frère, pour l’aider, même s’il a passé six mois en prison. Car Abdel fait du trafic dans sa cité. De petit délinquant, il semble être passé à truand. Seul Patrick a tenu sa promesse de garder le silence, après ce qui est arrivé. Il ne s’en est pas ouvert à sa meilleure amie. Mégane. Est-ce pour cela qu’il a sauté le pas ? Patrick est un jeune adolescent vraiment seul. Les deux garçons ont-ils aimé leur mère ? Je ne le pense pas. C’est pour cela que j’ai été surprise par la réaction d’Abdel, à la fin.

C’est donc Patrick qui prend la parole, qui écrit. Il tente de se rappeler ses cours de français pour écrire une dissertation. Soit, commencer par une introduction pour arriver à l’élément perturbateur. Mais Patrick a tellement à écrire qu’il s’autorise quelques digressions. Le lecteur sent que ce n’est pas facile pour lui. Il a peur du jugement des autres. Dans les faits tels qu’en eux-mêmes, il ne se donne pas d’excuses, il a suivi le mouvement. Il n’a pas tenté de donner son propre avis. Mais il a expérimenté lui-même, en très peu de jours, que cela ne pourrait pas se dérouler comme il faut car ils étaient trop jeunes. Alors oui, il y a eu la peur d’être abandonné mais il est seul depuis tellement de temps avec une mère dont la présence est quasi inexistante. J’ai eu l’impression que Patrick ne cherchait pas l’apitoiement sur lui-même, sur ce qui s’est passé.  Comme il le dit si bien d’autres que lui ont vécu des rejets à l’école, des coups, mais il est le seul à avoir vécu ce qui s’est passé ensuite. J’ai beaucoup aimé cette construction, ces tâtonnements d’adolescent lorsqu’il raconte. Il l’explique bien. Il ne sait pas si des faits se sont réellement passés ou pas, si c’était la bonne époque. Patrick l’explique bien. Chacun a sa propre interprétation, ses propres souvenirs. Alors, oui, il avoue cette solitude, mais au moment de son récit, sa solitude est encore plus grande car il ne peut rien partager. Cet écrit est peut-être un exécutoire, une façon d’en finir, une sorte de thérapie, même s’il n’oubliera jamais. Cela peut lui permettre de se reconstruire et d’aller de l’avant.

Dans ce roman,  il y a toujours son jeu en filigrane, celui qu’il rêve de commercialiser. Il lui donne des scénarii, des atmophères. Mais il y a aussi tous les jeux sur consoles auxquels jouent pratiquement tous les adolescents. En parlant d’atmosphère, l’automne et le froid glacial qui arrivent se prêtent vraiment bien à ce roman, aux émotions ressenties par tous les protagonistes. Ce roman se lit très facilement, très rapidement pour un adulte. Le lecteur veut savoir vraiment ce qui est arrivé à Patrick, son cheminement de pensée. Il a maintenant 21 ans. Pourquoi le lecteur le jugera-t-il et en mal ? Personnellement, Vincent Mondiot a rendu Patrick très attachant, comme tous les personnages du roman, avec leurs forces et surtout leurs faiblesses.

Je remercie l’auteur pour sa dédicace et les Editions Actes Sud Junior pour cette belle découverte.

Résumé Nightwork de Vincent Mondiot

Patrick était en CM2 lorsqu’il ramène chez lui un oiseau que lui et son frère, Abdel, plus âgé, vont tenter de sauver, sans que leur mère le sache.

Patrick est un garçon seul, qui pleure souvent et qui est victime des autres enfants.

Quelques années plus tard, il est en 3ème, sa mère boit et n’a plus de travail. Sa seule amie est Mégane.

Nightwork de Vincent Mondiot

Date de sortie : octobre 2017

Nb pages : 275

Editeur : Actes Sud Junior

ISBN : 978-2-330-08668-8

Les femmes de Karantina de Nael El-Toukhy

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Avis Les femmes de Karantina de Nael El-Toukhy

Je ne suis pas habituée des romans qui se passent au Moyen-Orient. J’ai dû en lire moins de cinq. S’ils ont été lus, c’est parce que l’occasion s’est présentée et qu’ils m’ont été envoyés dans le cadre de partenariats. Je n’ai jamais eu de soucis avec les auteurs et les histoires lus. Mais, j’en ai tellement dans ma PAL que ces romans ne sont pas mon domaine de prédilection. J’ai eu la chance d’être sélectionnée dans le cadre de Masse Critique de Babelio et j’ai reçu ce roman. Je ne regrette pas ma demande. Si je ne suis pas une habituée de ces romans, ces pays ne m’attirent pas particulièrement. N’y voyez aucun racisme de ma part. Pourtant, cette histoire me fait voir l’Egypte et ses habitants autrement. Je n’ai aucune idée préconçue sur les Musulmans, j’ai vécu à côté d’eux. Je les respecte comme ils me respectent. Même si je ne suis absolument pas croyante, leur religion ne me laisse pas indifférente, surtout lorsqu’elle n’est pas interprétée. Comme dans toute religion, il y a du bon et du mauvais. Mais ici, en définitive, il n’est pratiquement pas question, de religion.

J’ai été surprise par cette histoire et ces personnages qui se déroule sur trois générations. Trois générations de femmes, mais pas que. Il y a des hommes aussi. Sont-ils manipulés par les femmes ? Elles sont fortes, incroyablement fortes avec la première Injy, Egyptienne mais qui a vécu en Arabie Saoudite et qui est diplômée. Elle va rencontrer un lointain cousin. Sans trop y toucher, ils vont tomber amoureux. Leur fuite, après l’assassinat d’un homme, dans un quartier d’Alexandrie, ne leur permettra jamais de revenir. Injy, avec ses paroles, ses non-dits également, entraîne Ali pour qu’au fur et à mesure il venge la mort de son père. Entre assassinats, pouvoir, Inji et Ali vont devenir les maîtres, les héros de Karantina, un quartier où ils vont s’installer. Le lecteur suit donc Injy, Ali, leurs amis d’un jour et ennemis d’un autre jour. Alexandrie et ce quartier de Karantina verront des luttes, des meurtres et ce n’est pas fini avec les générations qui arrivent, soit Hamada, le fils d’Injy et Ali et ensuite leurs petites filles. Ce sont donc deux familles qui vont tenter d’évincer l’autre.

Ce que j’aime bien avec cet auteur est qu’il annonce des faits, des vérités mais aussi des contre-vérités car rien n’est simple dans la vie. Un jour, tout peut être conforme à ce que l’on attend et un autre jour, ce sera le contraire. Cette étude de la société égyptienne et surtout celle d’Alexandrie démontre cette lutte de pouvoirs, cette lutte contre le pouvoir qui ne peut ou ne veut rien faire, à cause des pots de vin. Lutte contre le fondamentalisme, contre le régime et contre la morale égyptienne. Car oui, Inji et Ali, sous couvert d’un café, de donner des cours, ont ouvert un endroit où ils ont embauché des prostituées. Les dialogues sont riches, ils peuvent faire sourire. Ils ne prennent pas de gants lorsqu’ils parlent. L’auteur prend le lecteur à témoin et préfère raconter l’histoire, avec  des rappels du passé, avant que quelqu’un d’autre ne le fasse.

Immoralité, rumeurs, héroïsme, Histoire également avec ces légendes. J’ai trouvé ces personnages assez libérés ce à quoi je ne m’attendais pas, en définitive. Ce qui veut dire que nous sommes, quand même, conditionnés, par ce que l’on peut entendre à la télévision ou dans les journaux. J’ai juste un petit reproche à faire à l’auteur, mais ce n’est rien de grave. Oui, les jumelles sont bien deux. Il n’était pas nécessaire d’écrire et répéter les deux jumelles.

Lu dans le cadre de masse critique Babelio avec Actes Sud que je remercie.

Résumé Les femmes de Karantina de Nael El-Toukhy

2064 restera l’année la plus cruelle de l’histoire d’Alexandrie. Un chien meurt alors que sa femelle le cherche.

Beaucoup plus tôt, Ali, tient un magasin de vêtements avec son frère. Il rencontre Injy, qui se révèle être une lointaine cousine. Elle va l’amener à tomber amoureux d’elle.

Les femmes de Karantina de Nael El-Toukhy

Date de sortie : 6 septembre 2017

Nb pages : 447

Editeur : Actes Sud

ISBN : 978-2-330-08184-3

Millenium 4 ce qui ne me tue pas de David Lagercrantz

Millenium 4 Ce qui ne me tue pas de David Lagercrantz

Millenium 4 Ce qui ne me tue pas de David Lagercrantz

Avis Millenium 4 ce qui ne me tue pas de David Lagercrantz

Cela fait déjà quelque temps que j’ai lu les trois tomes de Millenium que j’avais beaucoup aimés.  J’ai profité d’avoir des sous dans mon porte-monnaie Price Minister pour commander celui-ci d’occasion. Je n’ai pas lu de bonnes critiques dessus. Attendre autant entre les tomes 3 et 4 a sûrement permis de faire retomber la pression. Personnellement, je trouve que l’auteur s’en sort très bien. Sans être un coup de coeur, Millenium 4 à comblé mes attentes. Je n’ai ressenti aucun ennui, les rebondissements s’enchaînent. Les personnages et les explications sont très bien maîtrisées.

Big Brother, corruption sont partout et tout le monde le sait, les hautes sphères sont souvent pires.  USA, Russie et aussi Suède, un pays souvent pris comme modèle.  Sauf que non et ce n’est pas le premier roman qui l’évoque qui s’y intéresse avec beaucoup de franchise.  Bien sûr c’est romancé mais il faut savoir lire entre les lignes. Nous avons également cette montée de l’extrémisme sous toutes ses formes. Les entreprises volent les idées de grands chercheurs pour se faire de l’argent et toujours plus, quitte à faire des procès parce qu’ils ont les bons avocats. Nous avons également de nombreuses explications sur l’Intelligence Artificielle et la mécanique cantique.

Le lecteur retrouve les personnages principaux des Millenium, Mikael, Lisbeth et Erika. Autour d’eux gravitent d’autres personnages, nombreux mais aucunement secondaires. C’est comme si on ne les avait jamais quittés. Bien sûr, il y a différents rappels mais aussi quelques révélations. Mikael semble n’être plus ce qu’il était, ce très bon journaliste d’investigation. De plus, il doit faire face à des calomnies, on le dit fini. Pour sauver Millenium, un grand groupe a pris des participations. Si au début tout semblait aller, ce n’est plus le cas, la ligne éditoriale va changer. Et tout cela, on s’en doute, cela déplaît fortement à Mikael. Il reste fidèle à lui-même, ne pas chercher le scoop à tout prix, même s’il écoute pour se faire une opinion. Lisbeth lui manque et comme il la connaît bien, il saura comment reprendre contact avec elle. Lisbeth, quant à elle, reste fidèle à elle-même. Elle ne collabore pas avec la police. Elle est toujours en quête d’anéantir son passé et son père. Elle ne fait toujours pas confiance aux institutions. Elle sauvera ce petit garçon autiste, August. Même s’ils sont liés, ils mèneront chacun leur enquête. De toutes façons, ils ne veulent en aucun cas se mettre en danger.

Le roman parle d’un sujet important et bouleversant, l’autisme. Ces enfants et adultes refermés sur eux, atteints d’un lourd handicap mental. C’est le cas d’August. Mais August fait partie de ces autistes très intelligents. Il cumule l’art du dessin et des mathématiques. Son père qui est revenu s’occuper de lui s’en apercevra. Lisbeth, qui le sauvera, également. D’ailleurs, même si elle n’arrive pas à lui montrer de l’affection, le fait qu’il ait subi des ,lui fera prendre fait et cause pour lui. L’auteur ne nous révèle pas tout. J’ai en tous les cas ma petite idée sur l’héritage laissé par le père à son fils.

Résumé Millenium 4 ce qui ne me tue pas de David Lagercrantz

Franz Bolder, éminent professeur, revient chez lui en Suède. Il a décidé de récupérer son fils August dont il n’a plus la garde.

Mais Franz détient un lourd secret. Sa vie est en danger.

Mikael Blomkvist lit beaucoup du Elizabeth George. Il doit assister à une réunion de bureau quant à l’avenir de Millenium.

Millenium 4 ce qui ne me tue pas de David Lagercrantz

date de sortie : août 2015

Editeur : Actes Sud

Isbn : 978-2-330-05390-1

Nombre de pages : 482