La fille au sourire de perles de Clemantine Wamariya et Elizabeth Weil

La fille au sourire de perles La fille au sourire de perles de Clemantine Wamariya et Elizabeth Weil – Editions Les Escales

Présentation de l’Editeur La fille au sourire de perles de Clemantine Wamariya et Elizabeth Weil

Un témoignage nécessaire qui nous incite à regarder au-delà du statut de victime. Clemantine Wamariya livre une histoire poignante et inspirante qui révèle l’importance de chaque existence et la puissance du récit.
Rwanda, 1994. Clemantine a six ans lorsqu’elle doit fuir les massacres avec sa grande soeur Claire. Sans nouvelles de leur famille, déplacées de camps de réfugiés en camps de réfugiés, elles affrontent la faim, la soif, la misère et la cruauté pendant six ans avant d’arriver aux États-Unis.
À Chicago, Clemantine est recueillie par un couple aisé et découvre soudain une toute autre réalité. Projetée dans un véritable rêve américain, l’adolescente est pourtant plus perdue que jamais. Une question s’impose alors : comment se reconstruire et donner un sens à son histoire après avoir vécu l’enfer ?

Sincère, urgent et bouleversant, La Fille au sourire de perles examine la question de l’identité et de l’appartenance, des cicatrices laissées par un traumatisme, mais aussi du rapport à l’autre quand celui-ci ne voit en vous qu’une victime.
Un témoignage actuel et plus que jamais nécessaire.
 

Avis La fille au sourire de perles de Clemantine Wamariya et Elizabeth Weil

Ceci est l’autobiographie de Clemantine qui vivait dans une famille assez aisée au Rwanda.

L’histoire alterne les passages de la vie de Clemantine au Rwanda, son arrivée aux Etats-Unis, la fuite avec sa soeur dans de nombreux pays d’Afrique et son évolution en tant qu’adolescente puis adulte aux Etats-Unis. 

Clemantine est toute jeune. Elle a une soeur beaucoup plus âgée. Elles partiront toutes les deux chez leur grand-mère. Mais très vite, elles devront prendre la route, diverses routes, pour gagner des pays. Difficile pour Claire de prendre soin de cette petite soeur. Claire a toujours eu à l’esprit qu’elle était l’égale des autres. Elle a toujours su se débrouiller pour tenter d’améliorer, un tant soit peu, son quotidien. Et cela a continué aux Etats-Unis. Même si elle a souffert de toutes les expériences traversées. Claire n’est pas anéantie. Est-elle en colère ? Peut-être contre tous ceux qui ne la considèrent pas comme un être humain. Clemantine perdra de nombreuses choses personnelles, même si elle emmène peu à chaque fois. Et cela lui fera extrêmement mal. A chaque fois qu’elle peut aimer quelqu’un, elle devra vite partir. Est-ce que cela aurait changé quelque chose, son caractère, si sa soeur avait été beaucoup plus proche d’elle ?

Suis-je la seule à qui ce livre laisse une sensation désagréable ? Ce n’est pas dû à cette colère que Clemantine ressent continuellement. Ce n’est pas dû au fait qu’elle ne peut pas faire confiance aux autres. En tous les cas, elle a fait confiance à de nombreuses personnes pour écrire cette autobiographie. De plus, la page des remerciements est extrêmement longue. Je n’ai jamais eu l’impression qu’elle profitait des personnes qu’elle a rencontrées en Amérique, comme Oprah Winfrey, de sa famille d’accueil. Ils l’ont aidé à devenir une jeune fille, une jeune femme instruite. Je conçois tout à fait que Clemantine se cherche car pendant des années, elle n’a été plus rien. Elle a survécu à l’horreur. Est-il possible que Clemantine ne ressente aucun amour pour personne, comme elle l’écrit ? Pas d’amour pour ces neveux avec lesquels elle est restée pratiquement tout le temps. Pas d’amour pour ceux qui ont partagé sa vie. Quand on est arraché à une famille, famille que l’on retrouve des années plus tard et qui a continué à vivre, malgré tout, à avoir des enfants, n’y a-t-il pas un sentiment de jalousie face à ça ? Car Clemantine, même si elle a retrouvé les siens, n’a pas retrouvé sa famille telle qu’elle l’a laissée. Je comprends que Clemantine ne soit pas d’accord avec tous ceux qui pensent que les réfugiés ont tous vécu la même chose. Ils sont déshumanisés en quelque sorte. Elle doit également faire avec une autre façon de vivre, une autre culture, tenter de faire comprendre aux autres toute cette souffrance même si c’est difficile pour elle d’y mettre les mots de façon correcte. Ses réactions peuvent choquer. Livre témoignage mais aussi livre écrit pour que la mémoire ne s’efface pas. Je ne suis pas choquée par les réactions de Clemantine mais pourquoi accepter toutes ces conférences, témoigner autant alors qu’elle connait les réactions des uns et des autres ?

Toutes ces personnes ont souffert et de la plus horrible des façons. Elle a raison quand elle dit que chaque souffrance est différente. Elles ne sont pas comparables, que ce soit ceux qui ont subi l’holocauste ou encore ceux qui ont été victimes de génocides. Certaines lectures lui ont été profitables, car elle a trouvé des réponses à ses questions. On apprend tout de même énormément de choses au niveau de la politique du Rwanda, comment a été colonisé ce pays par la Belgique, ce que ce pays a fait pour séparer les différentes personnes rwandaises. 

Je remercie les Editions Les Escales et l’agence Anne & Arnaud pour cette lecture.

La fille au sourire de perles de Clemantine Wamariya et Elizabeth Weil

Date de sortie : 10 janvier 2019

Editeur : Les Escales

Nombre de pages : 312

ISBN : 9782365694186

Mentine on divorce ! de Jo Witek

Mentine On divorce de Jo Witek

Mentine On divorce de Jo Witek – Editions Flammarion Jeunesse

Résumé Mentine on divorce ! de Jo Witek

Mentine rentre du lycée. Elle est surprise de trouver sa mère à la maison. En pleurs. De suite, Mentine pense au plus grave, l’accident.

Mais sa mère lui annonce qu’elle divorce et que c’est la faute du père de Mentine.

Avis Mentine on divorce ! de Jo Witek

C’est agréable de retrouver Mentine même si l’histoire n’est pas agréable pour la jeune fille de 15 ans, qui est en classe de seconde. Ses parents divorcent. Elle va expérimenter divers états, être confrontées à diverses situations. En sortira-t-elle grandie ?

Pour ceux qui n’ont pas les tomes précédents, ne lisez pas la suite qui contient quelques références à Mentine, que l’on a vu grandir. Mentine a été diagnostiquée précoce, elle est suivie par un psy depuis l’âge de cinq ans. Elle a conservé sa meilleure amie Johanna. Mais Mentine a dû subir le harcèlement de la part de ses camarades de classe et surtout des personnes qui n’ont pas compris cette jeune fille, en avance intellectuellement. Ses parents sont son garde-fou. C’est une famille qui s’aime, qui s’adore. Mentine est leur rayon de soleil, elle est tout pour eux et ils ont déjà beaucoup traversé avec elle. Il ne faut pas oublier la grand-mère de Mentine.

Quand sa mère lui annonce le divorce, Mentine, caractère fort et entier, tombe des nues. Elle qui essaie de tout prévoir se sent démunie face à cette situation et surtout en colère contre le fautif, son père, celui qui était son héros. Mentine va endosser un rôle d’adulte, de nounou pour sa mère. Cela ne durera qu’un temps. Avec ce coup du sort, l’amitié est bel et bien là, surtout là où on ne l’attend pas. Mentine pourra compter sur ses amies, même si à un moment donné, elle se réfugiera dans le silence. Que c’est beau une telle amitié entre quatre jeunes filles. Ensuite, il va falloir prévoir comment et où vivre, car avec un divorce, le manque d’argent se fait sentir. L’auteur aborde le thème de la colocation entre adultes, pour faire face, un temps donné, à une situation bouleversante. Je ne savais pas que cela pouvait exister. Si c’est le cas, c’est un bel exemple d’entraide entre humains en difficulté.

Mentine veut toujours être parfaite, elle veut toujours tout prévoir, mais cette réalité inconnue lui fait peur. Durant cette courte période, Mentine va beaucoup grandir car elle va apprendre à ne plus être le centre de l’attention de sa famille. Elle va s’ouvrir aux autres, elle va les comprendre. Elle va avoir affaire à diverses personnalités, différents caractères et différentes situations. Avec des mots simples, que tout le monde, et notamment les adolescents pourraient prononcer, l’auteur est bienveillant et forme ses jeunes lecteurs avec des prises de position, notamment sur cette différence qui est mal perçue, vite jugée. On juge parce qu’on ne connaît pas et ces jugements font mal. Encore maintenant, trop de monde ne s’ouvre pas, mais les autres sont riches et peuvent nous apprendre beaucoup, notamment les réfugiés syriens qui, seuls, doivent tout recommencer et notamment apprendre une nouvelle langue. A tout âge, tout est un sacré apprentissage. Tous, adultes comme adolescents, peuvent ressortir grandis de cette lecture. Pour les premiers, c’est comme un rappel et pour les seconds, une tranche de vie qu’ils peuvent connaître.

Je remercie les Editions Flammarion Jeunesse pour cette lecture. On note également sur cet opus, comme pour les précédents, les illustrations de Margaux Mottin.

Mentine on divorce ! de Jo Witek

Date de sortie : 9 janvier 2019

Editeur : Flammarion Jeunesse

Nombre de pages : 224

ISBN : 978-2-0814-4939-8

Corruption de Don Winslow

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Résumé Corruption de Don Winslow

Denny Malone est en prison, une prison fédérale. 

Denny Malone fait partie du NYPD et notamment son unité d’élite, la Task Force. New York et plus particulièrement son district sont son royaume. Denny Malone est le roi. Un roi déchu ? Un roi corrompu ?

Avis Corruption de Don Winslow

Denny Malone est un flic corrompu et bien plus. Il est le roi de la Task Force, l’unité d’élite du NYPD. Il est le roi de sa juridiction. Sera-t-il un roi déchu ? Denny Malone n’est pas un personnage antipathique, loin de là. Mais pas très sympathique, non plus. Dans ce roman, digne d’un scénario de cinéma – en cours d’adaptation – Don Winslow, maîtrise parfaitement son sujet. Il ne juge pas le héros. Et le lecteur non plus. Car qui sommes-nous pour juger les actes d’un policier, aux prises avec la pègre, la drogue, les hautes instances ? Le seul qui sera à même de juger, de se juger, est Denny. Car si Denny tombe, il ne tombera pas tout seul. 

Le roman commence avec Denny qui se trouve dans une prison fédérale. Pourquoi ? Ensuite, le lecteur le suit dans son travail quotidien, avec ses collègues, aux prises avec des trafiquants de drogue, des hommes armés, avec en toile de fond, ce qui peut mettre le feu aux poudres, les arrestations arbitraires et la mort de personnes de couleur. Denny veut que son quartier soit sûr. Et pour ça, il va mettre le paquet, même s’il franchit, bien souvent, la ligne jaune et une grosse ligne jaune. Denny veut, avant tout, protéger sa famille, ses coéquipiers qui sont comme des frères pour lui. Il a tout vu, tout entendu, de la part des uns et des autres. Il doit faire du chiffre et qu’importe les moyens, tant que personne ne s’entretue, tant que la drogue ne circule pas dans les rues. Au cours de sa carrière, il a eu affaire à quantité de mafieux, de familles. Il a noué des liens. Mais l’arrivée de nouvelles communautés change la donne et les échanges entre les uns et les autres. Denny défend la veuve et l’orphelin et il ne supporte pas que l’on s’en prenne aux femmes et aux enfants. Dans ces cas-là, il voit rouge.

Denny, dans ce roman, avec tous les rebondissements, se convainc que rien ne peut lui arriver, que de toutes façons, il retombera sur ses pattes, qu’il peut négocier, que rien ne lui sera refusé. Mais il va tomber de haut et les autres avec lui. Même s’il ne veut pas balancer ses collègues, les autres arrivent à être plus forts que lui. Jusqu’à quel point ? Cela, le roman nous le dira. Même s’il y a quelques retours en arrière, le roman ne faiblit jamais.

Avec déjà dix neuf romans publiés et seulement deux lus, Cartel et Corruption, vous savez ce qu’il me reste à faire. Tout lire de Don Winslow car je ne me lasse pas des histoires et du style de l’auteur. Comme je l’ai écrit sur Instagram et sans avoir lu les petites phrases qui émaillent la couverture, on dirait que Don Winslow a travaillé pour la police new-yorkaise tellement le réalisme est bien là. En tous les cas, un roman sur la corruption aussi intense, je n’avais jamais lu. C’est chose faite. On assiste à tous ces questionnements, ses prises de position et aussi de risques. Quand on est un simple flic, même protégé, avec de hauts faits d’armes, encensé par les uns et les autres, on n’est jamais à l’abri. Comme je l’écrivais, ce roman est brillant de réalisme, les personnages sont extrêmement fouillés. Même si je n’ai pas eu d’affection particulière pour Denny, j’ai suivi avec extrêmement d’attention toute son aventure. Ce roman ne se lâche qu’à la fin. 

Je remercie Babelio pour cette Masse Critique spéciale et les Editions Harper Collins. Ce sont des épreuves non corrigées. Je ne sais pas ce que donne le roman réellement paru. Mais il n’y avait rien à jeter.

Corruption de Don Winslow

Date de sortie : 7 novembre 2018

Editeur : Harper Collins

Nombre de pages : 575

ISBN : 979-1-0399-0189-1

L’héritier de Moriarty d’Annelie Wendeberg

L'Héritier de Moriarty d'Annelie Wendeberg

L’Héritier de Moriarty d’Annelie Wendeberg

Résumé L’héritier de Moriarty d’Annelie Wendeberg

Anna est enceinte. Accompagnée de Sherlock, elle fuit l’homme de main de Moriarty qui veut la tuer.

Aidée de Sherlock, Anna va tenter de vivre, tout en résolvant des énigmes.

Avis L’héritier de Moriarty d’Annelie Wendeberg

Dernière aventure d’Anna et de Sherlock ? Sur les trois, j’en ai lu deux et ce sont les deux derniers. Je suis absolument ravie de cette histoire. En effet, pour une fois, Anna et Sherlock sont très souvent ensemble. Normal, ils fuient Moran, l’homme de main de Moriarty. Ce qu’il veut, assassiner Anna.

Sherlock connaît très bien les sentiments d’Anna à son égard. Il n’aura aucun geste déplacé pour qu’elle s’imagine que cet amour est payé de retour. De toutes façons, c’était clair dès le départ entre eux. Les joutes verbales sont nombreuses entre eux. Anna est une femme très forte et même si son état de femme enceinte l’affaiblit et ne joue pas en sa faveur, elle n’est pas la dernière pour tenter d’arrêter Moran. Outre ces joutes, l’un et l’autre vont faire des mises au point, se confier, surtout Sherlock, sur leur passé. Anna connaît très bien cet homme, ses travers avec la drogue. Tout le long, cet homme se maîtrise. On comprend très bien que le sort d’Anna ne l’indiffère pas. Il veut la sauver. Il est même diabolique dans ses projets.

Quant à Anna, on la retrouve comme auparavant. Mais ce troisième tome nous montre qu’elle culpabilise beaucoup. Elle se sent responsable de tout. Outre l’enquête, les menaces qui pèsent sur elle, ce bébé que va-t-elle en faire ? Elle a peur de ne pas savoir s’en occuper. Elle s’interroge beaucoup sur ses actes passés

Avec Annelie Wendeberg, je ne me suis pas du tout ennuyée. Le rythme est trépidant. De plus, le lecteur apprend énormément sur ces guerres bactériologiques, la politique de nombreux pays, sur la situation de l’Angleterre à l’intérieur et à l’international et les prémices de la 1ère Guerre Mondiale. Il y a également une partie médicale ou comment se soigner à la fin des années 1800.

Concernant le déroulement de l’histoire, l’auteur sait vraiment y faire. D’un seul coup, sans crier gare, le dénouement arrive. Et quel dénouement ! Mais il faut aller jusqu’au bout pour vraiment savourer cette histoire jusqu’à son dernier souffle. Reverra-t-on Anna et Sherlock ? Seul l’avenir nous le dira. En tous les cas, je souhaite beaucoup de succès à cet auteur que je retrouverai avec grand plaisir.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour cet envoi.

L’héritier de Moriarty d’Annelie Wendeberg

Date de sortie : 26 avril 2018

Nb pages : 311

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-14433-0

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Le modèle américain d’Hitler de James Q. Whitman

Résumé Editeur Le modèle américain d’Hitler de James Q. Whitman. Comment les lois racistes américaines inspirèrent les nazis.

Allemagne, années 1930 : les nazis préparent leur accession au pouvoir. Dans la perspective des futures lois raciales de Nuremberg, ils s’intéressent tout particulièrement aux politiques ségrégationnistes mises en place aux États-Unis.
Ironie de l’histoire, les nazis estimeront que la politique américaine va trop loin, notamment avec la loi « une seule goutte suffit » (ou « One-Drop Rule ») qui leur permet de classer les Africains-américains en citoyens de seconde classe. Les lois raciales nazies ont-elles été inspirées par ce « modèle américain » ?
L’auteur, James Whitman, répond par l’affirmative, ayant mené une enquête détaillée sur l’impact américain lors de la mise en place des principales lois de Nuremberg, pièces maîtresses de la ségrégation antijuive du régime nazi. S’opposant à l’idée généralement défendue par les historiens que la politique de répression américaine n’aurait aucun lien significatif avec les lois raciales allemandes, l’auteur démontre dans cet essai que les nazis ont, au contraire, montré un grand intérêt, réel et soutenu, que ce modèle leur a servi de base dans l’élaboration de leur propre système de ségrégation.
Cet essai nous fait comprendre, au-delà de l’histoire du Troisième Reich, l’influence de l’Amérique sur les pratiques racistes dans le monde.

Avis Le modèle américain d’Hitler de James Q. Whitman

Il est assez difficile, pour moi, de faire une critique d’un document tel que celui-ci. Pour information, la période relatée, qui concerne le nazisme et ce qui en a découlé a toujours été une période historique qui m’a intéressé. Cela me rappelle mon programme, intense, du baccalauréat et ma première année de Langues Etrangères Appliquées. Lorsque je peux lire un roman sur cette période, je suis ravie de le lire car j’apprends toujours de plus en plus de choses. Et là, ce n’est pas un roman mais une étude des lois. Et c’est encore plus enrichissant. Pourquoi ?

Le lecteur apprend tout ce qu’il y a à savoir sur les lois raciales aux Etats-Unis et ce n’est pas franchement réjouissant. En en discutant avec ma fille qui fait des études de Droit, ce sujet a été abordé en cours. Elle est donc au courant de beaucoup de choses. J’ai eu accès, avec ce livre, à des informations que je ne connaissais pas et qui me font plus comprendre l’histoire des Etats-Unis et surtout leurs lois. Si Donald Trump veut durcir encore plus l’immigration, il le peut même si les Etats-Unis sont protégés par de hautes instances. Aux Etats-Unis, il y a donc ces lois, dont les applications peuvent différer selon les Etats. Ces lois raciales font des Etats-Unis un pays profondément raciste, tout comme certains pays, à une moindre échelle, de langue anglaise. Ces lois concernaient, bien entendu les noirs, mais aussi tous ceux qui n’avaient pas du sang blanc, comme les Chinois, Japonais, ceux d’Amérique du Sud et les Mongols mais aussi les Indiens d’Amérique. Des lois vraiment draconiennes qui pouvaient remonter à plusieurs générations et qui faisaient de ces personnes des êtres non humains, qui n’avaient aucun droit.

Passons à l’Allemagne et la montée du nazisme depuis de nombreuses années. Juristes et autres, tous nazis, cherchent à promulguer de nouvelles lois qui doivent entrer en vigueur. L’Allemagne cherche à étendre son pouvoir vers l’Est. Mais au tout début, elle fait attention à l’international et aux critiques émises envers elle. Ils sont nombreux, notamment les juristes, à se tourner vers ce qui se fait ailleurs. Les transcriptions d’entretiens, de réunions, montrent très bien qu’ils ont étudié les lois raciales américaines. Certains les jugeaient même racistes. Mais ils étaient aussi critiques face à ces lois qui n’allaient pas assez loin à leur sens. En effet, elles pouvaient ne pas protéger le pays. Les nazis voulaient que leurs lois couvrent tous les actes qu’ils seraient amenés à faire. Cette démonstration est vraiment très intéressante car outre les Etats-Unis, l’Europe à une certaine période a démontré toute l’horreur dont elle était capable pour éradiquer des populations, notamment au Moyen-Age. Dans l’horreur, les Allemands ont réussi ce qu’aucun autre pays n’avait fait. Tenter d’avoir le sang pur par n’importe quel moyen puisqu’être Juif ne se voyait pas à l’oeil nu. Les nazis ont voulu être un grand pays, s’étendre. Ils ont réussi pendant un temps et comptent des millions de morts.

Ouvrage très riche, à lire, à garder, à relire morceaux par morceaux pour bien comprendre cette Histoire qui a entraîné la mort de millions de personnes, un génocide sans précédent qui ne doit pas être oublié pour que ces monstruosités ne se reproduisent plus. Pour que cette Histoire ne se répète pas. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Il ne faut pas oublier la quarantaine pages de notes qui sont autant d’explications à lire pour ce qui est développé dans le livre. L’auteur nous propose également quelques ouvrages de référence.

Merci à Babelio pour cette sélection Masse Critique et aux Editions Armand Colin.

Le modèle américain d’Hitler de James Q. Whitman

Date de sortie : 14 février 2018

Nb pages : 287

Editeur : Armand Colin

ISBN : 978-2-200-62029-5

I hate u love me de Tessa Wolf

I hate u love me Tessa Wolf

I hate u love me Tessa Wolf

Avis I hate u love me

Après avoir lu tome 1 il y a peu de temps, grâce à Netgalley France et BMR, que je remercie ainsi que Tessa Wolf, j’ai pu me plonger dans ce deuxième volume de I hate u love me et retrouver Elena et surtout Fares. Si je n’avais pas été sélectionnée par BMR, j’aurais toutefois acheté l’ebook et ce sera le cas pour le troisième tome que j’attends avec grande impatience.

Comme je l’écris souvent car je le pense pour l’avoir expérimenté, les deuxièmes tomes sont souvent moins bons que les premiers et troisièmes. Ils semblent être une transition. Mais ce n’est pas le cas ici. Tessa Wolf réussit à merveille à encore, une fois, nous transporter dans cette histoire, pas tout le temps belle, il faut bien le dire. Elle a su insérer l’élément indispensable pour nous permettre d’avancer et de rester accro et fan.

Nous retrouvons Elena qui est mariée à Eric. Ils rentrent de voyage de noces. Elle emménage dans sa belle maison. Mais avant de quitter son appartement, la femme de Fares lui rend visite. Elle souhaite lui parler mais pour Elena, tout est fini. Toutefois, elle conserve les données de la femme de Fares. Elena reprend son travail chez Hermès. Elle a deux assistantes sur qui elle peut compter. Outre son travail sur un sac, elle est missionnée pour une publicité afin de rendre tout son aura aux parfums Hermès, dont la dernière publicité n’a pas été au top. Lors d’une fête donnée à son domicile, Fares s’est introduit car il veut récupérer un élément qui lui appartient et qui était destiné à Elena.

Elena et Fares vont-ils replonger ? Vont-ils s’aimer ? Vont-ils se haïr ? Outre cette attirance physique, l’un et l’autre se déclarent leur amour enfin. Mais c’est sans compter un odieux personnage. Je ne spoïlerai pas qui et ce qui arrivera. Mais ce qu’il faut savoir c’est que Fares n’abandonnera pas. Il veut la reconquérir mais il existe beaucoup d’interrogations. Il veut prouver à Elena qu’il l’aime, qu’il a besoin d’elle et qu’il respectera son choix, même si cela lui fait extrêmement mal. Tessa Wolf alterne entre les scènes d’amour, haine, de violences physique et verbale. Elle consacre des chapitres écrits au nom d’Elena et de Fares et aussi d’Eric.

J’ai constaté deux ou trois coquilles de fautes non corrigées. Bref, pour tout vous avouer, je suis toujours autant amoureuse de Fares. Comme dans le premier tome, les personnages ne sont pas niais, loin de là. Ils grandissent, les profils psychologiques sont bien étudiés. C’est le tome des grands bouleversements qui vont permettre de mieux appréhender le troisième qui semble alléchant, grâce au bonus à la fin du livre.

Résumé i hate u love me

 Elena rentre de voyage de noces. Elle doit reprendre le travail chez Hermès. Elle fait le point avec ses deux assistantes qui lui annoncent qu’une publicité doit être travaillée par elle.

Eric doit présenter un grand projet face à de grandes personnalités. Fares, l’ex d’Elena, est présent à cette soirée.

I hate u love me, tome 2, de Tessa Wolf

Date de sortie : 9 juin 2017

Nb pages : 394

Editeur : BMR

ISBN : 978-2-01-702649-5

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La dernière expérience d’Annelie Wendeberg

La dernière expérience d'Annelie Wendeberg

La dernière expérience d’Annelie Wendeberg

Avis La dernière expérience d’Annelie Wendeberg

Un changement d’époque, ça fait du bien. Avoir Sherlock Holmes, mais sans son acolyte de toujours, également., ou vraiment très peu. Le découvrir différemment, dans sa relation avec une femme, c’est très intéressant. Dommage pour moi de ne pas avoir lu le premier épisode, même si des rappels sont faits. Comme vous le savez, lorsque des séries sont créées, j’aime les lire dans l’ordre et il m’arrive bien souvent d’avoir un tome et de commander les premiers pour avoir le fin mot de l’histoire. Ce sera le cas pour les aventures de Sherlock et Anna.

La médecine, la recherche, un monde d’hommes pas encore ouvert aux femmes. Mais elle a trouvé la parade en s’habillant en homme depuis, déjà, de nombreuses années. Elle a bien été aidée par son père, ce héros pour elle, celui qui l’a élevée, à qui elle doit tout, elle orpheline de mère. Il lui a tout appris, il lui a permis d’être libre. Mais cette liberté a un prix, elle doit constamment lutter contre tous, les hommes, leur pouvoir, cet ascendant qu’ils ont sur les femmes, violences verbale et physique. Même si elle n’est pas attirée par les fanfreluches, les discussions futiles, Anna apprécie, à force, d’être bien habillée. Sauf ce corset qui la comprime. Dans ces rapports avec les hommes, elle tient tête, sans obligatoirement avoir l’ascendant. Mais le plus important est de faire valoir ses idées. Comme tout être humain et ici une femme, elle peut tomber amoureuse, sans que cela ne soit suivi d’effet. Avec Moriarty, même si elle veut le tuer, elle ne sera pas insensible à cet homme nanti, qui lui révèlera un fond de douceur, jusqu’à quel point. A moins que cela ne soit l’auteur qui nous entraîne sur de fausses pistes. Mais Anna n’est pas dupe. Elle n’a pas supporté d’être enlevée, que son père souffre, qu’elle soit prisonnière et obligée de travailler pour cet homme. Elle apprendra à le connaître. Culpabilité ressentie car elle se joue de lui alors qu’elle semble éprouver des sentiments, j’écris bien elle semble. Anna est franche, peut être trop franche. Elle ne supporte pas la médiocrité, surtout la sienne car son plan initial ne semble pas fonctionner. Elle poursuit son but inlassablement.

Le développement d’armes biologiques car la guerre est proche. Mais tout cela dans le dos de l’armée, du gouvernement. Toutefois, une poignée d’hommes est au courant et avance des fonds considérables. Jusqu’où cela peut-il mener lorsqu’une personne est malhonnête ? Nous en connaissons les conséquences. Certaines personnes veillent au grain mais elles sont peu nombreuses.

Anna est toujours en lien avec Sherlock Holmes à qui elle donne des informations sur son ennemi juré et surtout pour qu’il l’aide pour son père et pour qu’elle ne mène pas son travail jusqu’à bout car elle est surveillée tout le temps. Le premier tome manque car le lecteur sent bien qu’ils ne sont plus aussi proches même si Sherlock éprouve du respect pour Anna.

Roman très rafraîchissant où Sherlock Holmes n’est pas le héros de cette enquête. La partie n’est vraiment pas facile pour Anna. Elle a affaire à un adversaire vraiment coriace. Elle qui pense remporter quelques victoires doit revoir à chaque fois son scénario. La plume est dense, fluide. Annelie Wendeberg réalise un très bon opus. Par contre, je ne sais pas s’il y aura une suite à celle-ci. Avec l’imagination, tout est possible. En tous les cas, j’ai beaucoup aimé le personnage d’Anna. Il est bien étudié, il démontre une femme forte, indépendante, cultivée.

Je remercie les Presses de la Cité pour cette découverte.

Résumé La dernière expérience d’Annelie Wendeberg

Plusieurs mois se sont écoulés. Anna Kronberg est chez elle, en Angleterre. Elle a rompu tout lien avec Sherlock Holmes car elle a souffert.

Un homme s’introduit chez elle. Il l’a retrouvée. Il l’enlève et elle se retrouve prisonnière avec l’obligation de s’occuper de virus bactériologiques.

Si elle s’enfuit, si elle n’obéit, son père sera tué.

La dernière expérience d’Annelie Wendeberg

date de sortie : 11 mai 2017

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-13696-0

Nombre de pages : 304