Au petit bonheur la chance ! d’Aurélie Valognes

Au petit bonheur la chance ! d'Aurélie Valognes

Au petit bonheur la chance ! d’Aurélie Valognes

Résumé Au petit bonheur la chance ! d’Aurélie Valognes

Marie emmène son fils Jean chez sa grand-mère. Elle souhaite réussir à Paris.

La cohabitation entre la grand-mère et le petit-fils s’avère assez difficile. Il n’arrête pas de tomber et pose de nombreuses questions.

Avis Au petit bonheur la chance ! d’Aurélie Valognes

1968, Jean est laissé par sa mère Marie chez sa grand-mère. Marie veut trouver un emploi à Paris et promet de revenir très vite chercher Jean. Mais les mois passent et Marie ne revient pas. Bien qu’aimé, Jean se sent seul, abandonné. Il est très souvent triste. Il veut revoir sa mère et vivre avec elle. La grand-mère, après une carte postale reçue, trouve un subterfuge avec son ami postier. Mais Jean commencera à haïr sa mère lorsqu’il ira à Paris pour un baptême.

Le lecteur est à Granville. La grand-mère de Jean a élevé de nombreux enfants. Elle a peu de moyens mais elle fera tout pour que son petit-fils soit heureux et à l’aise. Jean trouvera l’amour, l’amitié chez elle. Sa tante, Françoise, sera d’un grand secours. Ses yeux sont émerveillés lorsqu’il va, pour la première fois, chez elle et qu’il voit tout cet appartement dans lequel il ne manque rien et où ses cousins ont de nombreux jouets et livres. Jean a trouvé une famille qu’il va chérir encore et encore. Sa première rentrée est assez difficile. Jean est un garçon maladroit, qui pose beaucoup de questions. Mais il est franchement débrouillard. Le lecteur va suivre Jean pendant pratiquement dix ans de sa vie. Il va grandir malgré lui. Les expériences, même malheureuses, forment tout un chacun. Cela lui permettra également de réfléchir. 

Mon deuxième Aurélie Valognes et ce ne sera pas le dernier. Après les première pages lues, je pensais que Nos adorables belles-filles serait mon préféré. Sauf que non, les pages se sont succédées et avec elles, je me suis prise d’affection pour les personnages de ce roman, Jean, sa mémé Lucette, sa tante, ses cousins, sa maman Marie et tous les autres. Aurélie Valognes, un des auteurs français qui vend le plus de formats poches, a l’art et la manière de nous faire aimer ses personnages. Elle a un réel talent de conteuse. Et puis, ce que j’adore avec Aurélie Valognes, c’est qu’elle utilise des expressions de tous les jours, dans ses titres, ses dialogues, ses titres, qui ne sont pas du tout surjoués, ils coulent de source. Cela me change du roman que j’ai lu en fin d’année 2017 et début d’année 2018. Ils correspondent vraiment au style d’Aurélie Valognes, on ne sent aucun effort, une écriture vraiment fluide qui permet d’avaler les pages.

Dans ce roman, j’ai retrouvé des éléments qui m’ont fait sourire, comme la décoration psychédélique, des éléments de mon enfance, de l’école. Il y a aussi ce fameux catalogue des Bergères de France avec ses fils de laine. Même si mai 68 est passé, les femmes n’ont pas encore trouvé leur place. Elles ne sont pas encore libres. Pourtant, elles sont nombreuses à aspirer à autre chose, à aller à contre courant de cette société masculine. C’est le cas de Marie. Mais ce sera très dur pour elle. Elle abandonnera ce qu’elle a de plus cher au monde. Jeune, belle, même si elle est très maternelle, elle a dû faire un choix. Ce n’est pas facile également pour les grands-parents et surtout pour les grands-mères. Elles ne veulent pas voir la société évoluer mais elles se taisent, elles ne montrent pas leurs sentiments. Cela a été partout en France dans pratiquement toutes les familles. Il y a également ce point scolaire. Arrêter l’école à 13 ans pour aller travailler. Puisque cela a été le cas des parents, ce sera le cas des enfants. On se plaint, de nos jours, d’une école de plus en plus élitiste – ce qui est le cas -, auparavant, c’était pire. Il semblerait que faute de moyens, les enfants ne pouvaient pas continuer leurs études. Les enseignants, en plus, avaient des idées préconçues à ce sujet. Si la différence entre Paris et la province est toujours marquée de nos jours, elle était encore plus visible il y a près de 50 ans. Il y a aussi cette souffrance de ces enfants gauchers que l’on forçait à écrire de la main droite. Beaucoup d’humour, beaucoup de tendresse, d’émotion pour ce petit garçon qui attendra sa mère, pour cette grand-mère bourrue.

Je remercie Netgalley, les Editions Mazarine-Fayard pour ce roman sensible, un véritable coup de coeur, une bouffée d’amour. Et surtout l’auteur. Vivement le prochain ! D’ailleurs, j’ai commandé deux anciens romans

Au petit bonheur la chance ! d’Aurélie Valognes

Date de sortie : 7 mars 2018

Nb pages : 342

Editeur : Mazarine

ISBN : 9782863744536

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Petit coeur de Kim Van Kooten

Petit coeur de Kim Van Kooten

Petit coeur de Kim Van Kooten

Résumé Petit coeur de Kim Van Kooten

En 1975, Puck a cinq ans. Va-t-elle fêter son anniversaire ?

Sa mère la presse. Elles doivent partir. Une voiture noire arrive et emmène Puck et sa mère dans une grande maison.

Avis Petit coeur de Kim Van Kooten

Roman, issu d’une histoire vraie puisqu’il s’inspire de la vie de l’enfance de la meilleure amie de l’auteur, totalement addictif. Véritable coup de coeur pour ce Petit Coeur, même si le sujet ne s’y prête absolument pas. Mais l’auteur a pris le parti que ce soit cette enfant, devenue une adolescente, qui raconte cette histoire indicible. Pourtant, même à cinq ans, les mots ne sont pas naïfs mais le lecteur sent une véritable évolution car Puck lance les indices au fur et à mesure même si on n’a pas beaucoup de mal à imaginer ce qui se passe réellement. Parce qu’en plus, il y va petit à petit. Ce salaud, il n’y a pas d’autres mots, s’enhardit, au fil des années.

Une petite fille qui a dû grandir trop vite. Déjà, la situation n’était pas mirobolante avec cette mère fantasque. Mais cette dernière a voulu s’offrir une belle vie auprès d’un homme beaucoup plus âgé et avec de l’argent. Une vie qu’elle partage, accessoirement, avec sa fille. Je pense que Patricia aime sa fille mais elle est trop centrée sur elle-même, elle recherche trop l’attention. Elle est irrationnelle. Elle comble son illétrisme par le paraître. Sa fille sera toujours là pour elle. D’ailleurs, malgré ce qu’elle a vécu, Puck veillera constamment sur elle car elle a peur des réactions de sa mère.

Parmi ceux qui ont gravité autour de cette petite fille, nombreux sont ceux à s’être posés des questions, que ce soit son maître d’école, à qui elle se confiera plus tard, sa mère, sa grand-mère, la fille de ce type (qui je pense a dû subir le même traitement). Mais comment ne pas brusquer l’enfant ? Comment l’aider à se confier alors qu’elle ne semble pas prête ? Je ne sais pas du tout comment j’aurais réagi face à une telle situation. La dégradation de son état de santé en est la preuve et cela aurait dû mettre la puce à l’oreille à beaucoup. Mais dans ce cas, ce sont les parents qui sont en première ligne, les premiers avertis. Le médecin de famille aurait dû prendre plus les devants.

L’auteur nous raconte toute cette histoire dans ce premier roman très réussi. Les titres de chaque chapitre sont ceux d’une enfant qui découvre les choses au fur et à mesure. Le lecteur est vite mis dans l’ambiance. Tout ce que subit Puck, son mal-être, son anorexie sont racontés avec des mots simples mais forts et exacts. Ils montrent qu’elle grandit. On a envie de la prendre dans nos bras, de la sauver et on admire son courage à 14 ans, de tout révéler. On a envie de bousculer sa famille pour qu’ils l’aident réellement, qu’ils comprennent que ce que les médecins ont préconisé doit être réalisé. Elle a besoin d’une aide médicale, psychologique mais aussi judiciaire. Même avec ses yeux d’enfant, elle sait que ce n’est pas normal. En effet, ses camarades de classe ont des yeux beaucoup plus vivants et elle sait qu’ils ne vivent pas ce qu’elle subit. De plus, comme tout homme qui commet un acte violent envers un enfant, il menace, il cajole, il manipule, il conditionne insidieusement. Et de la même façon, Puck va tenter de trouver les stratégies, les subterfuges pour ne pas subir, jusqu’à tomber malade. Le lecteur sent et assiste à cette souffrance. Une dizaine d’années de brisées. Comment en sort-on ? La fin m’a toutefois surprise, je ne m’attendais pas à celle-ci et je m’interroge encore, après cette lecture.

Au départ, j’ai pensé que Puck appelait son véritable père mais ce n’est pas le cas. Un véritable père qu’elle n’a jamais connu, qui a été acheté pour se tenir loin d’elle. Ne serait-il pas sa planche de salut ?

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Lévy pour m’avoir permis de découvrir cette pépite littéraire.

Petit coeur de Kim Van Kooten

Date de sortie : 31 janvier 2018

Nb pages : 384

Editeur : Calmann Lévy

ISBN : 9782702161982

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La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan

La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan

La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan

Avis La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan

Après deux autobiographies, j’avais besoin de me plonger dans un roman, dans une histoire imaginée par un auteur, mais avec des éléments véridiques car bien étudiés. Bingo ! C’est le cas avec La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan. Un auteur qui m’emmène en Cornouailles a déjà pratiquement tout bon. Les descriptions de cette lande, de cet océan Atlantique, de ces changements de temps sont vraiment à couper le souffle et donne un ton au roman. D’ailleurs, ce paysage, bien étudié, connu, donne toute sa profondeur à l’histoire de cette ferme, où six générations ont vécu. En 2014, ce sont trois générations. La grand-mère Maggie, sa fille Judith et les enfants de celle-ci, une fille et un garçon.

Sarah Vaughan commence son roman de nos jours. Une dame âgée apprend que ses jours sont comptés. Le cancer la ronge. Elle veut accomplir ce qui la hante depuis 70 ans, surtout pour partir en paix. Son nom n’est pas donné mais au fur et à mesure de l’histoire, le lecteur, enfin moi, comprend qui est cette femme.

L’auteur nous déroule son histoire depuis la deuxième guerre mondiale jusqu’à nos jours. Les chapitres alternent donc. Les parents de Maggie ont accueilli des enfants qui ne pouvaient pas rester à Londres. Ce sera Will et sa soeur Alice, qui vont grandir avec Maggie. Will et Maggie sont très proches, trop proches pour la mère de celle-ci. Ils tombent amoureux. Mais leur avenir sera sombre. Alice a cinq ans de moins que Maggie et ce qu’elle voit la perturbe. De plus, face à cette femme forte qu’est la mère de Maggie, elle ne peut pas se taire. Maggie est maintenant une femme de 88 ans, qui attend depuis 70 ans, qu’un homme pousse la porte de chez elle.

Lucie vit à Londres. Elle a appris l’infidélité de son mari et elle a failli faire mourir un enfant. Elle est donc en arrêt de travail. Son refuge ? La ferme familiale. Là, elle apprendra que la ferme est énormément endettée, que son oncle veut la vendre. Entre secrets de famille qui seront révélés, faire le point sur sa vie, Lucie devra prendre des décisions pour aider son frère et sa famille et sauver la ferme et ceux qui y vivent.

L’auteur nous détaille très bien les conditions de vie dans les fermes dans les années 40, où tout le monde pouvait vivre. Mais il y a également cet opprobre qui pouvait régner. La réputation d’une famille était très importante. Ensuite, nous avons les conditions de vie de ces fermiers qui se sont dégradées, à cause des maladies et au fur et à mesure trop de dettes. En plus, le temps peut anéantir une récolte. Cela peut provoquer de nombreux drames. Il ne faut pas oublier cette seconde guerre mondiale. Les campagnes étaient peut-être plus protégées que Londres, mais la mort peut frapper partout. Découverte de tous ces avions.

Trois générations de femmes, fortes, qui ont toutes les trois vécu une très belle histoire d’amour. Les sentiments sont très forts, pas du tout mièvres. Il est souvent difficile de pardonner à quelqu’un, de comprendre quand on a souffert. Mais le message d’espoir est là. En famille, en se confiant, on peut surmonter bien d’obstacles.

Je remercie NetGalley et Préludes pour cette sélection.

Résumé La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan

Cette ferme de 300 ans est très isolée face à la mer, l’océan et elle garde ses secrets.

A Londres, une femme âgée de 83 ans, atteinte d’un cancer, décide de revenir sur les lieux de son enfance car elle veut faire la paix, arranger les choses.

La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan

Date de sortie : 5 avril 2017

Nb pages : 448

Editeur : Préludes

ISBN : 9782253107866

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Le murmure du vent de Karen Viggers

Le murmure du vent de Karen Viggers

Le murmure du vent de Karen Viggers

Avis Le murmure du vent de Karen Viggers

Je suis agréablement surprise par la qualité de ce roman qui m’a énormément plu. Les premières pages ont été vite balayées car je m’ennuyais ferme. Je me trouvais face à un roman sentimental et une héroïne un peu niaise. Mais non, Abby est tout sauf une imbécile et on va apprendre à bien la connaître au fil des pages.

Le murmure du vent avait tout pour me plaire puisqu’il se déroule dans un pays que j’aimerais visiter et où j’ai toujours voulu vivre. L’Australie. Avec ses grands espaces. L’auteur nous fait certes voyager mais elle n’en fait pas un pays idyllique. Il y a une partie historique et politique très intéressante à lire et donc à connaître. Les aborigènes vaincus, déplacés ou encore tués pour laisser la place aux blancs. Ces mêmes blancs qui se sont installés sur des terres qu’ils ont fait fructifier, qu’ils ont plantées. Ce sont des amoureux de la terre, ce sont des hommes robustes. Eux aussi ont dû s’en aller. Cela leur a fait mal. Ils sont allés vivre en ville et certains n’ont pas réussi à s’accoutumer. Qui dit politique, dit également écologie avec ce réchauffement climatique qui entraîne une énorme sécheresse en Australie, notamment dans le bush. Les pouvoirs publics manient la langue de bois avec dextérité, comme partout. Et ici, c’est pour les kangourous. Tout cela ne change pas ma vision de l’Australie.

Parlons des kangourous qui font partie de la vie d’Abby, future thésarde. Elle les étudie. Ils sont trop nombreux et ne sont pas une espèce protégée car pas en voie d’extinction. Mais ils se multiplient trop. Rien n’a encore été trouvé pour contrôler l’espèce et les naissances. Tout en narrant l’histoire d’Abby et de Daphne, l’auteur a inséré les kangourous dans son roman et nous explique tout sur eux. Très intéressant de connaître ces petites bêtes mignonnes et bondissantes. Le regard du lecteur change.

Le murmure du vent est un roman chargé de souvenirs, de transmissions entre Abby et Daphne qui se sont rencontrées. La première est très jeune mais elle a perdu sa maman qui s’est suicidée suite à de nombreuses dépressions et des troubles bipolaires. Cela a changé cette jeune femme qui ne s’est jamais remise de la mort de sa mère et qui reste très proche de son frère et de son père. Mais Abby est une solitaire, elle s’épanche peu et elle ne veut surtout pas s’engager. Elle est une jeune femme qui a peur, surtout de l’amour. Sa rencontre avec Cameron, beau gosse de service et journaliste, la plonge dans de nombreux délices. Elle ne veut pas s’avouer qu’elle l’aime et elle ne veut pas s’attacher. Arrivera-t-elle à passer outre ses angoisses ? Quant à Daphne, c’est une vieille dame, très proche de la terre, au caractère affirmé. Elle est droite, franche et avec Abby, elle va s’épancher petit à petit. L’une et l’autre se sont bien trouvées. Abby trouve en Daphne la grand mère trop tôt disparue.

Karen Viggers nous livre un roman riche sur les interrogations des vivants lors de la mort d’un parent lorsque l’on est jeune ou d’un mari. Ce sont également des réflexions sur la mort qui reste à venir, ce que l’on peut laisser à ceux qui restent.

Je remercie les Editions Les Escales et NetGalley.

Résumé Le murmure du vent de Karen Viggers

Abby se destine à la recherche pour la sauvegarde des kangourous. Elle a 23 ans et passe de nombreuses journées et nuits dans le bush pour les étudier. Elle prépare sa thèse. Elle rencontre Cameron venue l’interviewer.

Lorsqu’il la quitte, il a un accident de voiture et blesse une femelle kangourou qu’Abby est obligée d’abattre.

Le murmure du vent de Karen Viggers

date de sortie : 6 avril 2017

Editeur : Les Escales

Isbn : 978-2-36569-327-1

Nombre de pages : 345

La prochaine fois ce sera toi de Vincent Villeminot

La prochaine fois ce sera toi de Vincent Villeminot

La prochaine fois ce sera toi de Vincent Villeminot – Source Casterman

Avis sur La prochaine fois ce sera toi de Vincent Villeminot

Ceci est le premier tome consacré à et il est franchement réussi. Je ne l’ai pas lâché. Aussitôt commencé, aussitôt fini car l’histoire est vraiment bien menée et prenante de bout en bout. L’auteur s’essaie pour la première fois dans ce genre de littérature noire et il réussit à merveille.

Je ne donnerai que quelques détails sur les personnages car avec l’histoire ils sont prépondérants et je ne veux pas trop en dévoiler pour ne rien enlever au sel de ce roman. La brigade est composée de sept personnes dont une qui vient d’arriver. Ils font tous partie de la police et ont été mis au placard pour diverses raisons. Le but de la brigade est d’arrêter les goules, humains qui se transforment et qui tuent sans le moindre souvenir. A la tête de cette brigade, Léon Markowicz, un homme d’une cinquantaine d’années alcoolique. Il a été blessé auparavant et se déplace avec une canne. Il est divorcé mais aime toujours son ex-femme et c’est réciproque même s’ils ne se parlent plus. Il a mis sa famille à l’abri à Rennes par rapport à son travail. Il est continuellement sur le qui-vive par rapport à ses deux filles. Son second est Bosco, un personnage difficile à cerner qui fait le tampon entre Léon et les autres membres de la brigade. Lors d’une enquête, il doit s’imprégner et de tout et son carnet ne le quitte jamais. Arrive Jobert, femme flic très bien noté jusqu’à ce jour où elle a tué deux suspects de sang-froid. Elle doit être suivie par un psy. Son arrivée n’est pas très bien perçue à cause de son passé et elle doit faire ses preuves. D’autres personnages sont à découvrir et je vous laisse lire ce roman. La brigade ne s’embarrasse pas de la loi et la contourne s’il le faut. D’ailleurs, pour avoir des indices, arriver à leurs fins, c’est ce qu’ils font.

Léon a deux filles, Fleur et Adélaïde. La première a 17 ans et la seconde 10. Fleur passe ses examens de français et elle rêve de sortir avec un garçon et de faire l’amour. L’auteur nous détaille très bien ces sentiments ambivalents entre deux jeunes adolescents qui veulent essayer mais qui ne savent pas trop comment s’y prendre pour montrer qu’ils sont amoureux. Quant au personnage d’Adélaïde, il est bien trouvé. Une petite fille si je peux écrire ces deux mots vraiment surprenante par son caractère et ses centres d’intérêt.

L’auteur nous emmène là où il le souhaite avec ce danger qui plane sur Flore. Au fur et à mesure des pages, de l’enquête et des péripéties, la lecture est prenante même si le rythme n’est pas si entraînant. Le roman est noir et avant tout psychologique et j’adore ça. L’auteur semble laisser des indices sur l’assassin de cette jeune fille mais quelques pages après ces indices tombent à l’eau.

Même si ce roman est destiné aux adolescents, j’ai pris énormément de plaisir à me plonger dans l’histoire qui est très bien écrite. Adolescents et adultes y trouveront forcément leur compte, surtout ceux qui aiment les univers noirs, psychologiques. Il me tarde de lire le second tome car vu la fin, l’auteur ne peut pas abandonner tous ces personnages qui font partie de la brigade, pièces rapportées ou pas.

Je remercie Casterman pour cette belle découverte.

Résumé La prochaine fois ce sera toi de Vincent Villeminot.

Anne-Cécile est psychologue, divorcé et mère de deux filles. Elle habite Rennes.

A Paris, le cadavre d’une jeune fille est découvert tout près de l’adresse de la brigade de Markowicz. Tout de suite, il pense que cette mort lui est adressée.

La prochaine fois ce sera toi de Vincent Villeminot

date de sortie : 1er juin 2016

Editeur : Casterman

Isbn: 978-2-203-10636-9

Nombre de pages : 308

 

Nos adorables belles filles d’Aurélie Valognes

Nos adorables belles filles d'Aurélie Valognes

Nos adorables belles filles d’Aurélie Valognes – Source Michel Lafon

Avis sur Nos adorables belles filles d’Aurélie Valognes

Ce roman est le deuxième de l’auteur. Je ne connaissais vraiment pas et je dois avouer que la découverte est formidable. J’ai passé un excellent moment. Je me suis laissée happer par l’histoire, qui pourrait être banale, et tous les personnages du roman. Aucun personnage n’a eu toutefois ma préférence. Ils ont chacun leurs traits de caractères, bons ou moins bons, qui en font de véritables être humains.

Difficile d’être une pièce rapportée, qu’elle soit femme ou homme, surtout lorsque la famille intégrée est assez importante. Pour plaire à son conjoint et sa belle-famille, les sentiments et le caractère sont mis de côté afin de faire bonne impression. Mais c’est sans compter sans les uns et les autres. Aurélie Valognes a bien cerné ses personnages. Elle donne un sens à leurs caractères ce qui permet à l’histoire de se dérouler sans heurts. La tendresse et l’amour son là et heureusement car deux évènements simultanés pourraient mettre à mal ce fragile équilibre.

Antoinette est la  mère de Jacques. A plus de 90 ans, elle a tout vu, tout entendu. Son grand âge lui permet de donner des conseils et de dire ce qu’elle pense. Jacques, le père des trois fils, ne veut pas lâcher prise au travail, ni chez lui. Tout ce qu’il fait est bien et il ne veut pas se remettre en question. Bien entendu, ses réflexions ne plaisent en aucun cas à ses belles filles. Face aux injonctions de sa femme, il va tenter de les amadouer, mais rien n’est gagné. Les éléments se liguent contre lui. Martine joue le rôle de tampon. Elle s’embrouille dans le prénom de ses trois fils. Elle accueille avec joie ses belles filles. La situation est tellement tendue qu’elle a peur de ne plus voir les siens. A près de 60 ans, elle lance un ultimatum à son mari car elle veut vivre. Les trois garçons, Matthieu, Nicolas et Alexandre sont tous différents. Ils ont vécu avec un père « tyrannique » et cela ne facilite pas leur relation de couple car ils se comportent en machos et ne veulent pas contrarier leur père. Stéphanie, la femme de Matthieu, est déjà mère de deux petits garçons. Elle est très à cheval sur la sécurité et elle a bien raison. Peut-être un peu trop. Première pièce rapportée dans la famille, elle a eu la vie dure avec Jacques. Leurs relations sont assez difficiles. Laura, en couple avec Alexandre, est végétarienne. Je vous laisse imaginer la suite. Quant à Jeanne, la nouvelle compagne de Nicolas, elle fait son entrée dans la famille le réveillon de Noël. Son couple est tout neuf et elle ne sait pas où cela va la mener.

Les cadeaux offerts par Martine et surtout Jacques à leurs belles filles. Elles ont tout compris, le prennent assez mal et les regards en disent long. Mais elles se « vengeront ». 

Nous assistons à une jolie chronique familiale avec de nombreuses remises en question. Le traitement du sujet est brut et nous plonge vraiment dans cette famille car chaque lecteur peut y trouver son compte. Personnellement, je n’ai pas de soucis avec ma belle-mère. Elle est gentille. Cela fait 27 ans que nous nous connaissons. Je dois simplement avouer qu’heureusement nous sommes séparées par des centaines de kilomètres car je n’aurai pas supporté son intrusion excessive. Quant à mon beau-père, il me rappelle Jacques. En tous les cas, mes beaux parents prennent fait et cause pour leurs deux fils. 

Je remercie les Editions Michel Lafon pour cette découverte et je remercie Aurélie Valognes pour sa belle plume. Et que dire de la couverture ? Une véritable pépite. La plume est extrêmement fluide. J’ai lu ce roman en deux petites soirées. Je l’ai refermé avec le sourire aux lèvres et j’espère pouvoir lire très bientôt le premier, ce qui va encore augmenter considérablement ma PAL, et les prochains.

Résumé de Nos adorables belles filles d’Aurélie Valognes

Jacques et Martine vivent en Bretagne. Ils s’apprêtent à recevoir leurs trois fils et leurs belles filles pour le réveillon de Noël. Tout est pratiquement prêt. Martine donne ses dernières recommandations à son mari pour qu’il soit gentil avec tout le monde et en particulier Stéphanie, Laura et Jeanne qu’ils ne connaissent pas encore.

Nos adorables belles filles d’Aurélie Valognes

date de sortie : 4 mai 2016

Editeur : Michel Lafon

Isbn: 978-2-7499-2923-1

Nombre de pages : 270

Flora et les étoiles filantes de Chantal Van Den Heuvel et Daphné Collignon

Flora et les étoiles filantes de Chantal Van Den Heuvel et Daphné Collignon – Source Le Lombard

Flora, la quarantaine, vient de divorcer avec pertes et fracas après 20 ans de mariage. Heureusement, pour remonter la pente, elle peut compter sur le soutien de ses copines, Roxane (baba cool fan de jardinage), Léa (carreer woman infatigable) et aussi son vieux voisin, Vénérable. Comme ses amies, Flora voudrait trouver l’âme soeur, mais ce n’est pas si simple. Flora fait quelques rencontres prometteuses, mais une fois les 1ers moments idylliques passés, ses amoureux s’évanouissent dans la nature. De quoi semer le doute dans l’esprit de Flora. N’est-elle plus assez séduisante, est-elle devenue insupportable ?
Cet album raconte le blues des quadras divorcées et des « célibattantes » essoufflées qui aimeraient bien poser leurs valises. C’est la crise du milieu de vie vue à travers la lunette drôlatique de Flora et de sa tribu.
Flora est pigiste. Elle est divorcée, a un petit garçon. A peur de perdre sa maison car son ex veut sa part. Se sent inférieure par rapport à son amie Léa qui a une belle situation et à qui tout réussit, mais elle ne s’est jamais mariée. Flora est décidée à ne pas se laisser faire par qui que ce soit. Elle cherche l’amour.
La rivalité entre les femmes existent et de toujours, surtout celles qui vieillissent et qui voient que les autres sont mieux qu’elles et les rivalités entres les prétendues amies lorsque l’une pique le mari de l’autre.

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