Anguilles démoniaques de Yû Takada

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Résumé Anguilles démoniaques de Yû Takada

Masaru a décidé de s’en sortir, d’avoir de l’argent. Il ne quitte pas son patron, Chiwaki, d’une semelle car il a l’impression d’apprendre énormément à ses côtés. Masaru veut évoluer.

Masaru a 33 ans, il est grand, bien bâti. Il est marié à Tomoko qu’il a connu au collège. Elle est une ancienne stripteaseuse.

Avis Anguilles démoniaques de Yû Takada

Ce roman japonais traite de nombreux sujets. Quand un homme se retrouve au service d’un patron pour effectuer les basses besognes. En effet, Masaru est extrêmement endetté. Il ne possède plus rien. Il est jeune marié, a une forte carrure. Mais Masaru n’a pas du tout confiance en lui. Son patron a racheté ses dettes mais tant qu’il n’aura pas remboursé, il devra obéir aux ordres. Pour Masaru, son patron est comme un dieu, il l’aide à réfléchir, à connaître ce Japon, le monde, qu’il ne connait, en définitive pas. Il a pratiquement une confiance aveugle en lui. Masaru est un personnage candide, malgré sa forte stature. Il fait confiance aux autres, mais se pose énormément de questions. C’est un personnage également très émotif. Il pleure très facilement. Il accepte pratiquement toutes les missions. Il veut également aider les autres, sans arrières pensées. Pourtant, le monde n’est pas aussi beau et aussi gentil qu’il l’imagine. Il s’en rendra très vite compte ou on lui ouvrira les yeux.

Dans ce roman, plus psychologique que policier, l’auteur nous démontre la force de persuasion que peuvent avoir certaines personnes sur d’autres. Il suffit juste de quelques phrases, de développements pour qu’une personne, qui ne connaît pas grand chose à la vie, ait des préjugés. La pensée est forte, tout comme les questionnements, mais les mots sont encore plus forts lorsqu’ils mis sur ce que l’on croît. Et donc, les peurs les plus horribles surgissent, tout comme les cauchemars, surtout lorsque l’on doit accomplir une mission, sans poser de questions, transporter un caisson dans un camion frigorifique.

Un bassin d’anguilles voraces, un incinérateur dernière génération, des hommes qui ne parlent pas, un endroit glauque, il en faut peu pour que l’imagination débridée de Tomita et Masaru prenne des chemins tortueux. Ont-ils raison, ont-ils tort ?

Sur ces entrefaites arrive une jeune fille, Miki, qui caresse Masaru dans le sens du poil. Bien entendu, il pense qu’elle se moque de lui, lui qui n’est pas séduisant. Celui lui fait plaisir, bien entendu, et très vite, ils vont échanger des mails. Masaru en tombe amoureux mais comme il est marié, il n’ira pas plus loin. Il suffit d’une goutte d’eau pour qu’il comprenne et apprenne tout. Là, sa colère sera terrible et aura des conséquences graves.

Nous ne sommes pas dans le Japon des cerisiers en fleurs. Nous sommes dans le Japon avec sa prostitution, bien souvent lycéenne. L’auteur aborde également le sujet de la pédophilie, de la mort d’humains destinés à être mangés par d’autres humains, le cannibalisme mais aussi ses yakusas.

Je ne lis pas beaucoup de romans orientaux, donc japonais ou chinois, même si j’ai un auteur chinois favori. Ce n’est pas la même culture, toutefois, même si chez l’un et chez l’autre, les rites, les coutumes comptent énormément. Sans m’avoir réellement plu, j’ai eu pas mal de plaisir à lire ce roman, surtout à partir du moment où cela s’est emballé, soit vers la moitié du roman. J’ai voulu connaître le sort réservé à Masaru. Allait-il continuer avec cet homme à qui il appartient ? Allait-il évoluer ? Il regarde beaucoup, écoute, se fait également sa propre opinion et ce sera en se dépassant, en s’ouvrant aux autres sans avoir peur. Masaru est un homme sur qui on peut compter, malgré tout. Mais il devra vivre les années qui lui restent avec un poids sur la conscience qui ne sera jamais enlevé.

L’auteur ne nous présente pas le Japon des cartes postales, des grands centres commerciaux, des mangas, mais celui des bas-fonds où les gens vivent en retrait, sans argent dans une société prompte à éliminer ceux qui sont étrangers, qui sont en marge de la société. Un Japon que j’ai déjà eu l’occasion d’aborder en littérature. Déjà, ce pays ne m’attire pas particulièrement. Je dois dire qu’avec ce roman, il m’attire encore moins.

Je remercie Babelio pour cette Masse Critique Polars et les Editions de Saxus.

Anguilles démoniaques de Yû Takada

Date de sortie : 7 juin 2018

Editeur : De Saxus

Nombre de pages : 348

ISBN : 978-2-37876-002-1

Juste avant de mourir de S.K. Tremayne

Juste avant de mourir de S.K. Tremayne

Juste avant de mourir de S.K. Tremayne – Editions Presses de la Cité

Résumé Juste avant de mourir de S.K. Tremayne

Elle aurait dû mourir dans un grave accident de voiture. Mais elle a réussi à s’en sortir, à ne pas se laisser engloutir par les eaux, en rejoignant la rive.

Depuis, elle n’a pas retrouvé la mémoire mais elle a retrouvé sa famille, en particulier sa fille Lyla et son mari Adam. Mais ce dernier est très en colère, brutal et elle sent qu’Adam lui en veut. Pourquoi ?

Avis Juste avant de mourir de S.K. Tremayne

Kath semble avoir tout pour être heureuse. Un mari aimant, une petite fille adorable, un lieu de vie, certes très reculé, mais où elle se sent bien. Mais Kath a eu un accident de voiture et la mémoire lui fait encore défaut. Pour le moment, son mari Adam semble très en colère contre elle, il est plus ou moins violent dans ses paroles. Pourquoi ? Que cache Kath à Adam ? Pour retrouver sa vie, Kath va tenter, par tous les moyens, de retrouver cette mémoire. Mais un élément perturbateur va jeter le trouble sur ce qu’elle pensait. Si vous lisez la quatrième de couverture, vous saurez très vite ce que c’est. C’est pour cette raison que je ne les lis pratiquement jamais pour me laisser la surprise qui arrive, quand même assez tard.

Lyla est la fille de Kath et Adam. Cette petite fille n’est pas comme les autres. Selon sa mère, elle a le syndrome d’Asperger, mais elle n’a jamais été diagnostiquée car ses parents, et en particulier son père, ne veulent pas lui coller d’étiquettes. Avec ce syndrome, l’auteur nous décrit le comportement de cette petite fille solitaire, vive, intelligente, sensible, qui communique lorsqu’elle en a envie. Lyla se sent délaissée et surtout pas aimée. Elle a peur, en particulier, pour sa mère. Elle a peur que celle-ci ne revienne plus et elle pense qu’elle ne l’aime plus. Lyla est très attachée à ses parents mais, à un moment, sentant sa mère en danger, elle la choisira, pour tenter de la protéger. Je ne suis pas trop au fait de l’autisme, du syndrome d’Asperger qui peut se présenter sous différentes formes, mais le personnage de Lyla est vraiment très détaillé. Le lecteur, surtout parent, ressent de l’amour pour cet enfant qui subit les quolibets de ses camarades d’école, qui a une mémoire phénoménale.

Kath croit que son accident est dû à une plaque de verglas. Comme ses souvenirs sont encore diffus, elle apprendra la vérité. Mais le pourquoi du comment, ce sera à elle de le chercher. Pourquoi a-t-elle voulu abandonner sa fille ? C’est cela qui lui fait le plus peur. Sa fille, son amour. Elle va interroger celui qui a assisté, plus ou moins, à l’accident. Elle va mettre à jour certains éléments qui vont lui faire entrevoir la vérité. Elle utilisera les odeurs pour se rappeler. Au fil de son enquête, elle ira dans des endroits où le drame a eu lieu. Tout cela, aidée, plus ou moins, par les avertissements de sa fille. Adam est le coupable idéal. Mais est-ce vraiment lui, comme le suggère Lyla ? Il faut dire que cet homme et les hommes de sa famille se ressemblent énormément. Un huit-clos familial, pourrait-on dire, car le frère de Kath ne semble pas exempt de tout reproche. Juste avant de mourir relate des évènements familiaux qui peuvent arriver à tout le monde, entre mensonges et trahisons, suspicions et manques de confiance en l’autre. En filigrane, la mère de Kath, décédée, qui joue un rôle très important. Adorée par son fils et sa fille qui savaient comment elle était toutefois, elle est toutefois bien présente même si elle est morte depuis de nombreuses années.

Juste avant de mourir, outre l’histoire, a pour cadre la lande. Et on le sait, le cadre joue énormément dans un roman. Lande plus hiver donnent des sensations oppressantes, même si la lande est un formidable terrain de jeu pour Lyla, un espace de travail pour Adam. Pour les étrangers, la lande peut être un coupe gorge. Et Kath, même si elle y vit depuis de nombreuses années, peut avoir toujours des surprises dans ce cadre. La lande est un espace où l’on peut se cacher, où les animaux, sauvages, peuvent vivre en sécurité et être des remparts pour les êtres humains. Mais, la violence peut y régner. Et elle est pratiquement humaine. Le temps peut changer très rapidement avec un brouillard très dense qui peut tomber en quelques minutes alors qu’à quelques kilomètres, le soleil brille. Dans un tel endroit, reculé, il faut vraiment avoir envie d’y vivre.

Juste avant de mourir n‘est pas un coup de coeur pour moi, malheureusement, malgré le style de l’auteur que je connais puisque je l’ai lu. Deux éléments m’ont chagriné et mis mal à l’aise. Il m’a semblé que Kath connaissait une partie de la vérité par rapport à sa mère. Mais comment aurait-elle pu l’apprendre ? Quelques pages plus loin, ce n’est plus le cas. Outre le cadre, j’ai toutefois bien aimé ces références aux légendes, aux histoires de sorcières. J’ai été moins happée par cette histoire que par le premier roman de l’auteur. Est-ce dû au fait de lire sur liseuse ?

Je remercie Netgalley et les Editions Presses de la Cité pour cette lecture.

Juste avant de mourir de S.K. Tremayne

Date de sortie : 21 mars 2019

Editeur : Presses de la Cité

Nombre de pages : 326

ISBN : 9782258150751

Ni hérisson, ni paillasson plus jamais peur des conflits de Jean-François Thiriet

Ni hérisson, ni paillasson plus jamais peur des conflits de Jean-François Thiriet

Ni hérisson, ni paillasson plus jamais peur des conflits de Jean-François Thiriet

Comment gérer et éviter les conflits ?

Dans ses relations professionnelles, les sources de conflits peuvent être fréquentes. Bien entendu, on ne s’entend pas avec tout le monde. Il y a les forts caractères, ceux qui mettent le bazar dans les entreprises. Il y a également ceux qui écoutent et qui n’en pensent pas moins. Cela peut entraîner des conflits entre collègues, entre salariés et direction. Mais il faut savoir les voir venir et surtout les gérer. Ce livre répond à de nombreuses questions. D’ailleurs, je remercie les Editions Gereso pour cet envoi.

Ni hérisson, ni paillasson plus jamais peur des conflits de Jean-François Thiriet

Comment gérer positivement les relations difficiles.

Qu’on les recherche ou qu’on les évite, les conflits font partie de notre quotidien !

Avec qui suis-je vraiment en conflit ? Ai-je intérêt à résoudre ce conflit ? Comment gérer mon émotion et utiliser celle de l’autre de façon constructive ? Quelle posture adopter ? Comment exprimer ma colère de façon juste ? Que faire quand le conflit est résolu et qu’il reste la blessure ?…

Salarié, manager ou dirigeant, vous découvrirez dans ce livre des clés de compréhension et d’action qui vous permettront de développer votre capacité à gérer positivement les conflits.

Et si les conflits en entreprise comportent des enjeux spécifiques, leur résolution dans la vie privée et au travail demande la même préparation mentale, émotionnelle, physique et verbale.

À l’appui d’outils pratiques utilisables au quotidien, l’auteur explique qu’il est possible de dénouer les situations même les plus difficiles pour mieux travailler ensemble.

Savoir écouter ou savoir dire non : pour trouver l’équilibre et ne plus être hérisson ni paillasson !

Jean-François Thiriet

L’auteur est titulaire du certificat d’aptitude à la profession de médiateur. Il exerce au service des entreprises. Il accompagne les équipes pour développer la qualité relationnelle et prévenir les conflits au travail

Ni hérisson, ni paillasson plus jamais peur des conflits de Jean-François Thiriet

Date de sortie : 3 mai 2018

Nb pages : 139

Editeur : Gereso

ISBN : 978-2-35953-596-9

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Les dessous de l’innocence de Stella Tanagra

Les dessous de l'innocence de Stella Tanagra

Les dessous de l’innocence de Stella Tanagra

Résumé Les dessous de l’innocence de Stella Tanagra

Tilda est seule dans sa grande maison. Elle attend le retour de son mari, Thomas, militaire.

Pour pallier à cette absence et au manque d’amour, notamment physique, elle se masturbe, pense à Thomas, à ce qu’il lui ferait, s’invente des amants.

Avis Les dessous de l’innocence de Stella Tanagra

Quelle conteuse, quelle magicienne des mots que Stella Tanagra. J’ai déjà lu Sexe Primé de la jeune femme et j’avais été subjuguée par sa poésie, trouver des parallèles entre des objets de tous les jours et des moments de sexe pur. C’est encore le cas ici. Ce roman, très érotique, mais pas que, est à l’image de Stella, ou de ce que je m’en fais, et ce qu’elle veut laisser bien voir, ou ce qu’elle peut laisser voir, sur son blog et les réseaux sociaux.

Tilda est une jeune femme d’une trentaine d’années. Elle est mariée avec Thomas, militaire, très souvent absent, depuis une dizaine d’années. Elle vit dans une grande demeure, comme une châtelaine, qui lui vient de sa grand-mère. Tilda est également institutrice pour de jeunes enfants en difficulté. Tilda se sent seule physiquement et émotionnellement. Elle se meurt à petit feu. Elle s’invente des amants imaginaires. Elle n’est pas seule dans sa tête, elle a des fantasmes. Et elle souhaite les réaliser. Tilda semble une jeune femme prude, qui a eu peu d’amants mais elle veut donner libre cours à toutes ses envies. Tilda est très belle, les hommes se retournent sur son passage. Mais elle a dû subir, jeune, le port d’un corset à cause de sa scoliose.

Stella Tanagra montre les désirs, les souffrances de la jeune femme. Les mots riment. Elle manie l’humour également, fait un parallèle entre l’acte sexuel et la musique, entre autres. La lectrice se prend pour l’héroïne, ce qui a été mon cas. Tilda est une jeune femme par toutes les pores de sa peau, comme dans son comportement. Elle est une jeune femme attendrissante. Elle souhaite une relation sincère, sans fauter. Mais est-ce que cela sera le cas ? Est-ce que ses désirs vont prendre le pas sur l’amour et l’attente qu’elle éprouve envers son mari ? Ses rêves deviendront-ils réalité ou un cauchemar ? Des mois d’attente à tenter de vivre sans un homme pour la combler. Pour le savoir, n’hésitez pas à vous plonger dans le roman de Stella Tanagra. Vous serez servis par une magnifique histoire, une superbe plume. Car Tilda, comme de nombreuses jeunes femmes, doit subir une société très prude, qui juge encore et toujours.

Je remercie Stella Tanagra et Tabou Editions pour l’envoi de ce roman.

Les dessous de l’innocence de Stella Tanagra

Date de sortie : 27 mars 2018

Nb pages : 153

Editeur : Tabou Editions

ISBN : 978-2-36326067-3

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Révoltées de Carole Trébor

Révoltées de Carole Trébor

Révoltées de Carole Trébor

Avis Révoltées de Carole Trébor

C’est l’histoire des jumelles de 17 ans, Tatiana et Lena pendant cette semaine d’octobre de la révolution d’Octobre en Russie. Tatiana est l’aînée et elle semble plus posée, plus calme que sa soeur qui est engagée dans la révolution. Elles vivent avec leur grand-mère aveugle. Leur père est sur le front depuis de nombreux mois.

Ce récit raconte le quotidien pendant une semaine de ces deux jeunes filles, de leurs amis et tout ce qui se trame autour. Le tsar n’est plus. La Russie est engagée dans la première guerre mondiale. Nombreux sont ceux à être morts, soldats et civils. Mais les soldats ont commencé à déserter les rangs. Ceux qui sont revenus sont bien souvent mutilés. La colère gronde et s’amplifie jusqu’à l’insurrection. En effet, le gouvernent provisoire n’entend pas le peuple qui a faim, froid et qui veut du travail. Tatiana fait des ménages. Sa grand-mère est couturière. Tatiana, au contraire de sa soeur, sait lire. Elle est bercée par les paroles d’un grand poète, surtout que dans le théâtre où elle travaille, des étudiants préparent un spectacle. Lena, quant à elle, est une grande oratrice. Elle fait du trafic avec un de ses amis. Sa soeur et sa grand-mère vont craindre pendant de nombreux jours pour sa vie. Elles entendent les coups de canon, de feu des insurgés, qui combattent avec les moyens du bord, et ceux qui défendent encore la Russie.

Se promener dans les rues n’est pas facile. Les soldats, même très jeunes, sont à l’affut pour tirer, tuer, arrêter. Ceux qui sont recherchés sont traqués. Les dénonciations sont également nombreuses. La révolution est en marche, qu’elle soit politique ou dans le domaine des arts. L’une et l’autre, à leur façon, vont prendre part à cette révolution. Tatiana découvrira qu’elle sait chanter, qu’elle a cette oreille qui pourrait faire d’elle une merveilleuse chanteuse.

J’ai bien aimé ce récit de ces deux jeunes filles, de leurs amis. Rien n’a été facile. Mais, ils se révèlent soudés même s’ils ont peur. La mort de leur meilleur ami va rester au plus profond d’elles. Le lecteur ne doit pas zapper les 10% restants du récit. L’auteur donne des informations très importantes. Pour moi, qui suis avide de l’histoire de ce pays, ces piqûres de rappel ont été nécessaires. Cela me rappelle mes cours d’histoire mais aussi mon intérêt pour ce pays, la vie de ses habitants, sa politique pendant de nombreuses années. Les éléments importants de la société russe y sont expliqués, tout comme la révolution. D’ailleurs, je me suis demandée si ce pays aurait eu le destin qu’on lui connaît si le gouvernement provisoire avait entendu le peuple et ses cris. Comme quoi à tout âge, on peut apprendre, découvrir encore et toujours et se poser des questions.

La plume est fluide, le sujet n’est pas léger. Il démontre que plusieurs révolutions ont eu lieu, notamment celle d’éduquer le peuple par l’art. Tatiana a toujours peur pour sa soeur. Elles n’ont pas le même caractère mais d’un côté elles se ressemblent. L’une et l’autre veulent être libres et vivre. Ce qui est important également est que ce livre a été écrit pour le centenaire de la révolution russe.

Je remercie Netgalley et Rageot qui me font confiance depuis quelques mois.

Résumé Révoltées de Carole Trébor

1917, c’est la 1er guerre mondiale. De nombreux russes sont au front. Le pays compte des milliers de morts parmi les soldats et les civils.

Le peuple a faim et froid, tout comme Lena et Tatiana, jumelles de 17 ans.

Lena entraîne sa soeur à un meeting pour qu’elle comprenne ce qu’est la révolution.

Révoltées de Carole Trébor

Date de sortie : 4 octobre 2017

Nb pages : 250

Editeur : Rageot

ISBN : 978-2-7002-5623-9

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Demain il sera trop tard de Jean-Christophe Tixier

Demain il sera trop tard de Jean Christophe Tixier

Demain il sera trop tard de Jean Christophe Tixier

Avis Demain il sera trop tard de Jean-Christophe Tixier

Je suis dubitative. L’histoire aurait pu extrêmement me plaire mais je pense être tombée au mauvais moment de lecture. De plus, elle a été longue à se mettre en place. Mais l’auteur devait présenter les faits et les personnages. Et souvent, cela doit prendre le temps qu’il faut. Un peu science-fiction, un peu réalité si on se projette à ce niveau. Car que nous réserve l’avenir ? La fin m’a laissé également sur ma faim. Je la trouve un peu bâclée mais il y a tout de même un message d’espoir. Malgré le cantonnement des populations, celles-ci arrivent, enfin ceux qui veulent se battre pour la liberté, contre tous les pouvoirs, à se rejoindre et continuer la lutte. C’est en s’unissant, en mariant tous les talents que l’on peut organiser une résistance. Il suffit de trouver les moyens, les failles d’un système. Car dans tout système, il en existe des failles. L’auteur nous démontre que tout ce que l’on peut laisser sur le Net peut nuire au final à l’être humain. Toutes ses informations sont détenues et peuvent servir à ceux qui cherchent à prendre le contrôle.

L’auteur nous offre une belle palette de personnages, qui ont pratiquement tous le même âge. Deux Longs Termes, Virgil et Jolson qui apprennent qu’ils sont en définitive des Courts Termes. Si l’un devient vite un fugitif et accepte plus ou moins sa condition pour retrouver sa soeur, l’autre veut rester tel qu’il est et servir, toujours servir et obéir. Il veut également venger son père, assassiné par un Court Terme.

Ensuite, il y a Lou qui a rejoint le réseau. Elle veut faire toute la lumière sur la mort de ses parents. Elle traque, elle traque continuellement toutes les informations. Lou est une de mes préférées. Enna est, elle, une Court Terme, qui travaille chez les Longs Termes et qui voit son amie mourir.

La lutte s’engage donc contre ce pouvoir, ces sociétés qui ont décidé de tout pour tous et ce au niveau mondial. L’auteur dénonce ce choix économique, ces choix politiques, cette absence de liberté. En effet, ceux qui sont des Longs Termes ont droit à tout, études, bonnes situations et bon environnement. Les Courts Termes essaient d’améliorer un tant soit peu leur vie. Courts et Moyens sont las, résignés.

Entre implants, mouchards, tous n’ont plus aucune vie. On sait tout d’eux. Entre la fuite de Virgil, ses prises de conscience, ses rencontres, le jeune homme va grandir, changer avec des buts bien précis. Il va se révéler car il sait qu’il lui reste que quelques années à vivre et il voudra vivre chaque instant pour ne pas les regretter.

Même si le roman a été long à se mettre en place, il est très bien construit. Le lecteur ne se perd pas du tout entre les différents personnages, histoires et luttes des uns et des autres car elles vont, en définitive, se rejoindre. Tout est bien expliqué. Rien ne parait surréaliste. Suite à la première révélation faite, d’autres seront réalisées et elles tombent toujours à point nommé. Les personnages vont mener tambour battant, une lutte contre le temps, contre ceux qui veulent les anéantir. Ils vont aussi découvrir des amis, des traitres mais aussi la peur et l’amour. Une peur qui monte crescendo.

Je remercie Netgalley et encore une fois les Editions Rageot pour leur confiance.

Résumé Demain il sera trop tard de Jean-Christophe Tixier

Nino et Gillian se suicident. Ils savaient qu’ils disparaitraient à 17 ans.

Virgil est heureux. Il sait qu’il lui reste 69 à vivre. Il va voir un concert qui dénonce le système.

En rentrant, un message de sa mère lui annonce qu’il doit fuir.

Demain il sera trop tard de Jean-Christophe Tixier

Date de sortie : 13 septembre 2017

Nb pages : 427

Editeur : Rageot

ISBN : 978-2-7002-5316-0

Sexe primé de Stella Tanagra

Sexe primé Stella Tanagra

Sexe primé Stella Tanagra

Avis Sexe primé de Stella Tanagra

Qui a dit qu’un lecteur laissait courir son imagination en lisant un roman, des mots ? Qui a dit qu’un auteur manipule son lecteur avec ses mots ? On pourrait répondre à la première question que ce sont tous les lecteurs, et à la seconde que ce sont tous les auteurs. Mais là, j’en ai la preuve flagrante avec Stella Tanagra. La coquine ! Elle entraîne son lecteur très loin. Elle déroule son histoire, ses mots mais attention à la chute. Le lecteur continue son histoire car il est toujours partie prenante de ce qui est écrit. Stella est vraiment surprenante. Elle a une sacrée imagination pour évoquer, écrire sur le sexe.

La lectrice que je suis ne s’est pas du tout attendue à la chute de ses histoires, de ses scénarii. Je dirai également que Stella Tanagra est philosophique. Les mots de Stella sont profondément étudiés, recherchés. Les combinaisons sont surprenantes, entre poésie, sexe, le toucher, le goûter. Ce n’est pas du sexe crash, dur. Il est rythmé par des connotations, des échos, un cheminement, un fil rouge.

Je n’ai pas aimé toutes les histoires, certes. Je n’ai pas compris où Stella voulait m’emmener mais celles qui m’ont le plus marqué sont celles avec les fruits et légumes, la cuisine et le boucher. 

Sexe Primé est le tome 2 de Stella Tanagra après Sexe Cité. Ce sont en tout dix nouvelles qui commencent et finissent avec une sorte de poème.

Je remercie Stella Tanagra qui m’a proposé cette lecture ainsi que Tabou Editions. Cela m’a permis d’aller jeter un oeil, voire  plus, sur le magnifique site de Stella.

Sexe primé de Stella Tanagra, Présentation de l’éditeur

Des corps se mélangent et se perdent, d’autres s’adonnent à des étreintes trop soutenues… Aussi roses que noires, les pulsions (in)humaines qui s’expriment dans ces dix nouvelles sont dangereusement excitantes.
Chaque page tournée dévoile des transgressions sexuelles et des désirs interdits qui se croisent et s’entrechoquent au fil des lignes dans la décadence de fantasmes indicibles. Passages à l’acte déraisonnables, pulsions morbides ou vices obsédants… Les désirs s’expriment mais à quel prix le sexe prime ?

Sexe primé de Stella Tanagra

date de sortie : 24 avril 2017

Editeur : Tabou Editions

Isbn : 978-2-36326-054-3

Nombre de pages : 345