Révoltées de Carole Trébor

Révoltées de Carole Trébor

Révoltées de Carole Trébor

Avis Révoltées de Carole Trébor

C’est l’histoire des jumelles de 17 ans, Tatiana et Lena pendant cette semaine d’octobre de la révolution d’Octobre en Russie. Tatiana est l’aînée et elle semble plus posée, plus calme que sa soeur qui est engagée dans la révolution. Elles vivent avec leur grand-mère aveugle. Leur père est sur le front depuis de nombreux mois.

Ce récit raconte le quotidien pendant une semaine de ces deux jeunes filles, de leurs amis et tout ce qui se trame autour. Le tsar n’est plus. La Russie est engagée dans la première guerre mondiale. Nombreux sont ceux à être morts, soldats et civils. Mais les soldats ont commencé à déserter les rangs. Ceux qui sont revenus sont bien souvent mutilés. La colère gronde et s’amplifie jusqu’à l’insurrection. En effet, le gouvernent provisoire n’entend pas le peuple qui a faim, froid et qui veut du travail. Tatiana fait des ménages. Sa grand-mère est couturière. Tatiana, au contraire de sa soeur, sait lire. Elle est bercée par les paroles d’un grand poète, surtout que dans le théâtre où elle travaille, des étudiants préparent un spectacle. Lena, quant à elle, est une grande oratrice. Elle fait du trafic avec un de ses amis. Sa soeur et sa grand-mère vont craindre pendant de nombreux jours pour sa vie. Elles entendent les coups de canon, de feu des insurgés, qui combattent avec les moyens du bord, et ceux qui défendent encore la Russie.

Se promener dans les rues n’est pas facile. Les soldats, même très jeunes, sont à l’affut pour tirer, tuer, arrêter. Ceux qui sont recherchés sont traqués. Les dénonciations sont également nombreuses. La révolution est en marche, qu’elle soit politique ou dans le domaine des arts. L’une et l’autre, à leur façon, vont prendre part à cette révolution. Tatiana découvrira qu’elle sait chanter, qu’elle a cette oreille qui pourrait faire d’elle une merveilleuse chanteuse.

J’ai bien aimé ce récit de ces deux jeunes filles, de leurs amis. Rien n’a été facile. Mais, ils se révèlent soudés même s’ils ont peur. La mort de leur meilleur ami va rester au plus profond d’elles. Le lecteur ne doit pas zapper les 10% restants du récit. L’auteur donne des informations très importantes. Pour moi, qui suis avide de l’histoire de ce pays, ces piqûres de rappel ont été nécessaires. Cela me rappelle mes cours d’histoire mais aussi mon intérêt pour ce pays, la vie de ses habitants, sa politique pendant de nombreuses années. Les éléments importants de la société russe y sont expliqués, tout comme la révolution. D’ailleurs, je me suis demandée si ce pays aurait eu le destin qu’on lui connaît si le gouvernement provisoire avait entendu le peuple et ses cris. Comme quoi à tout âge, on peut apprendre, découvrir encore et toujours et se poser des questions.

La plume est fluide, le sujet n’est pas léger. Il démontre que plusieurs révolutions ont eu lieu, notamment celle d’éduquer le peuple par l’art. Tatiana a toujours peur pour sa soeur. Elles n’ont pas le même caractère mais d’un côté elles se ressemblent. L’une et l’autre veulent être libres et vivre. Ce qui est important également est que ce livre a été écrit pour le centenaire de la révolution russe.

Je remercie Netgalley et Rageot qui me font confiance depuis quelques mois.

Résumé Révoltées de Carole Trébor

1917, c’est la 1er guerre mondiale. De nombreux russes sont au front. Le pays compte des milliers de morts parmi les soldats et les civils.

Le peuple a faim et froid, tout comme Lena et Tatiana, jumelles de 17 ans.

Lena entraîne sa soeur à un meeting pour qu’elle comprenne ce qu’est la révolution.

Révoltées de Carole Trébor

Date de sortie : 4 octobre 2017

Nb pages : 250

Editeur : Rageot

ISBN : 978-2-7002-5623-9

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Adieu sans fin de Wolfgang Hermann

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Avis Adieu sans fin de Wolfgang Hermann

La mort d’un enfant doit être le pire supporté par un père, une mère. Déjà, un parent se fait du souci pour son enfant tout le long de sa vie. Ce n’est pas dans l’ordre des choses qu’un enfant parte avant son père et sa mère, surtout lorsqu’il est adolescent. Dans ce récit, l’auteur narre la descente de ce père qui découvre son enfant mort. Il le sait, il l’a senti avant d’entrer dans la chambre. La mort est relatée avec son silence et la découverte du corps.

Le temps passe mais la douleur est toujours aussi présente, elle s’immisce partout, pour cet homme qui n’a pas élevé ce fils mais qu’il retrouvait de temps en temps. Il a vécu, avec lui, dernièrement et cela a été la meilleure expérience de sa vie. L’auteur nous raconte les souvenirs de ce père, entrecoupés de la noirceur due au deuil. Tout est à l’image de ce qu’il vit, la maison, la ville. Il n’a plus goût à rien, il se laisse dépérir. La douleur d’ailleurs le rend malade. Il fait même une Expérience de Mort Imminente où il semble retrouver son fils chéri.

Dans son malheur, heureusement que la mère de son fils est là et qu’elle l’aide. Elle semble forte. Pourtant, elle doit avoir autant de chagrin. On apprend leur histoire. Etre parent jeune n’aide pas forcément.

Cet enfant, pourtant, ne semble pas avoir souffert de la rupture de ses parents. Le lecteur apprend à le connaître grâce à son père, ses amis et sa petite amie. Il sait se faire aimer de tous.

Personnellement, je ne sais pas comment je réagirai si ma fille devait mourir. Le récit ne m’a pas profondément touché car je ne me suis pas reconnue puisque je n’ai pas vécu ce type de situation.

Lu dans le cadre de Masse Critique de Babelio.

Résumé de Adieu sans fin de Wolfgang Hermann

Fabius, jeune homme de 17 ans, vivait chez son père.

Il décède brutalement pendant la nuit. C’est son pèreW qui le trouve.

Commence alors une douleur insurmontable pour cet homme.

Adieu sans fin de Wolfgang Hermann

date de sortie : 2 février 2017

Editeur : Editions Verdier

Isbn : 978-2-86432-910-7

Nombre de pages : 128

 

J’veux du Souchon et du Voulzy de Béatrice Pannier

J’veux du Bouchon et du Voulzy de Béatrice Pannier – Source Fortuna Editions

Béatrice Pannier a adoré Claude François. Puis, elle découvre Alain Souchon et Laurent Voulzy. Elle les suit, fidèle et tient un journal de bord de ce qu’elle a pu vivre en tant que fan pendant plus de 30 ans. Elle nous dévoile sa passion pour ces deux artistes.

 C’est vraiment un carnet de bord, rien n’est romancé. On y retrouve, très souvent, un peu trop à mon goût à force, pratiquement toujours les mêmes expressions et à un moment cela m’a vraiment ennuyé toutes ces répétitions. Mais cela permet de se rendre compte de sa passion, de la disponibilité, de la gentillesse de ces deux artistes. Elle est devenue une de leurs amies, selon les propos retranscrits, ce dont je ne doute pas ? A-t-elle été trop envahissante ? Je n’en ai pas l’impression. Elle a fait tout ce qu’elle a pu pour les voir, pour passer quelques moments avec eux. Mais quand ce n’était pas possible, elle n’a pas cherché à s’incruster outre mesure, même quand elle a pu les saluer. Elle a toujours été extrêmement polie malgré sa passion. Après, il faut avoir du temps à consacrer à cette passion, même si cela ne s’est pas fait au détriment de sa vie familiale, mais aussi de l’argent, car les voyages coûtent chers comme les séjours. Quant aux places, au fur et à mesure de ses rencontres, elle a pu faire jouer ses relations. Quoi de plus normal ? Elle a osé et cela a finalement payé. Tant mieux. Elle a quand même pu avoir accès à pas mal de choses, les coulisses, les balances, des concerts au plus près ou pas trop mal placée, les loges… Ses efforts ont bien souvent payé, tout comme l’attente. Chapeau car de mon côté, et avec ma patience légendaire, je n’aurais pas pu attendre aussi longtemps pour une minute, voire une bise…

Même si ce récit parle de deux artistes, Souchon et Voulzy, une grande part est consacrée au premier qui sort des albums tous les 5 ans, alors que le second tous les 10. Mais cela n’engage, en aucun cas, la qualité humaine. A la lecture, pour ma part, j’ai trouvé Laurent Voulzy beaucoup plus proche qu’Alain Souchon. Mais ce n’est que mon avis personnel. Je ne peux pas me mettre à la place de la fan qui nous montre des personnages profondément humains, attachants, proches du public, de leurs fans, malgré des salles qui peuvent sembler froides et ne pas vibrer. Quelle horreur ces concerts où les gens restent assis sur leur chaise, sans bouger et qui râlent car certains sont debouts. J’en ai fait l’amère expérience et comme elle, je n’aime absolument pas ça.

Cette passion lui a permis de mettre en oeuvre pas mal de choses. Ce livre, réédité, une exposition qui lui a pris énormément de temps pour tout rassembler, avoir les accords nécessaires, des interviews de la part des médias…

Un petit bémol à noter sur quelques fautes dans ce livre et notamment, Monsieur Tiéfaine ne serait vraiment pas content de voir son nom mal orthographié. Pas de Ph svp à HFT.

Je remercie les éditions Fortuna pour cette découverte.

J’veux du souchon & du Voulzy de Béatrice Pannier

DATE DE SORTIE : JANVIER 2016

EDITEUR : FORTUNA

ISBN : 978-2-87591-099-8

NB DE PAGES : 260

Et je renaîtrai de mes cendres de Laurence Finet

Laurence Finet a 45 ans. Elle est mariée, a quatre enfants et occupe un poste à très haute responsabilité. Elle part en vacances en Italie.

A son retour, une opération du genou est prévue. Mais depuis quelque temps, elle ne mange plus et le peu qu’elle peut avaler, elle le vomit. Rencontre avec un gastroentérologue qui lui annonce qu’il ne peut rien faire pour elle, que c’est avant tout du stress. Mais tout commence.

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Le Mystère Dyatlov d’Anna Matveeva

Le Mystère Dyatlov d’Anna Matveeva

Février 1959, Oural du Nord, des étudiants, dont Igor Dyatlov, partis en randonnée, vivent une nuit de terreur. Il faudra jusqu’à quatre mois pour découvrir les corps.

En 1990, Ania, par un concours de circonstances, papiers laissés par son vieux voisin mort, une rencontre avec Sveta, des indices, mène l’enquête.

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Mémorandum pour l’au-delà { Un pas dans l’éternité } de Vincent Hamain

Mémorandum pour l’au-delà Un pas dans l’éternité Auteur : Vincent Hamain – Source La Providence

Vincent Hamain doit subir une opération chirurgicale, une première en France puisqu’elle concerne le coeur. Endormi, il va faire l’expérience de Mort Imminente. Il nous raconte son voyage.

Je ne suis pas sceptique, seulement profane car je n’ai pas expérimenté l’EMI. J’ai donc du mal à imaginer, à me projeter dans l’Au-delà, même si l’auteur qui a vécu l’Expérience de Mort Imminente, tente de le faire avec des mots simples,  accessibles, mais difficile de se plonger dans ce document qui comporte, à mon avis, pas mal de répétitions. J’ai l’impression que l’auteur, même s’il a mis énormément de temps à vouloir parler de son expérience, arrive difficilement à trouver les mots pour décrire son voyage, ce qu’il a ressenti, ce qu’il a vu. Mais cette EMI a été très bien comprise par ceux qui ont déjà vécu cette expérience.

La seconde partie m’a le plus intéressé après qu’il ait réintégré brutalement son corps. Flotter dans un état où tout est Amour et ensuite revenir à la vie, se réapproprier le corps terrestre doit être violent. Ensuite, il va passer 18 ans à tenter de faire des approches de partage de son expérience, sans toutefois trouver d’écho. Il le raconte lui-même, l’EMI change beaucoup de chose dans la vie terrestre. Elle influe la vie, les relations avec les autres. Il trouve sa voie. Aider les patients en fin de vie qui souffrent car la médecine ne fait pas grand chose pour eux, à part les abrutir pour qu’ils tentent de moins souffrir mais ils ne sont pas du tout accompagnés (j’émets des réserves à ce sujet, même si c’est son expérience car tous les hôpitaux ne sont pas conscients). Les gens ont peur de la mort. Ils veulent partir en paix mais on ne leur en laisse pas le temps. Ils ne peuvent pas faire le vide dans leur tête, si je peux m’exprimer comme ça. Ils n’ont personne pour les accompagner pour partir en paix et pour que la famille soit également en paix. Car celui qui part doit être entouré d’amour, doit savoir que ceux qui restent, malgré leur tristesse, sauront que tout est pour le mieux. Son passage en sera plus facilité et ainsi il pourra les accueillir quand ce sera leur tour.

Même si  tout est Amour, la société est tout de même hiérarchisée. Enfin, c’est ce que j’ai compris et ressenti. Chaque arrivant est entouré par d’autres. Cela lui permet d’être accompagné, de passer différents paliers, de comprendre, de visiter ce monde plein de lumière (non aveuglante), de couleurs, d’infini (qui semble très près). J’ai remarqué également que tous les sens ont pris  la place de l’enveloppe charnelle car en arrivant on quitte son corps. Ils sont donc exacerbés, tout est amplifié. Ne plus être égoïste et accepter que l’âme se détache du corps. Chacun fait ce qu’il veut, vit comme il l’entend, respecte le jour ou la nuit. Il n’y a pas de jugement, on fait ses propres choix, rien n’est réprouvé. Bienfaisance, amour, connaissance.

S’élever spirituellement quand on est en vie. Une des clés pour réussir son entrée là-bas. Facile à dire, mais moins facile à faire. Pourtant, si j’ai bien appris une chose en lisant cette expérience, c’est de ne pas me laisser berner par ma colère, par ce que je peux ressentir de mal envers les autres. Je vais tenter d’y remédier. J’espère que mon naturel ne reviendra pas au galop. En passant de l’autre côté, je ne veux pas me retrouver dans les bas-fonds et mettre du temps à passer les paliers après avoir accepté tout ce que j’ai pu faire dans ce bas monde.

Souffrance de ceux qui ont vécu l’EMI car ils ne peuvent pas expliquer ce qu’ils ont vu, ressenti.

Je regrette les fautes qui ont émaillé ce récit et également l’absence de ponctuation.

Je remercie les Editions La Providence pour cette découverte.

Mémorandum pour l’au-delà { Un pas dans l’éternité } de Vincent Hamain

date de sortie : 4 mars 2015

Editeur : La Providence

ISBN : 978-2-930676-27-6

Nb de pages : 170