L’île des absents de Caroline Eriksson

L'Ile des absents de Caroline Eriksson

L’Ile des absents de Caroline Eriksson

Résumé L’île des absents de Caroline Eriksson

Greta accompagne Alex et Smilla lors d’une promenade. Mais elle préfère rester près de la barque. Alex et Smilla partent, la petite fille heureuse près de son père.

Greta attend et ils ne reviennent pas. Elle se lance à leur recherche.

Avis L’île des absents de Caroline Eriksson

Comment un mot, une simple phrase peut entraîner de graves conséquences et avilir une femme, mais aussi un homme, ici ce n’est pas le sujet, fort ? Mais, malgré tout, il faudrait pouvoir agir avec recul et penser à ceux qui restent ou les protéger d’une autre façon. Mais dans le feu de l’action, la personne qui subit en a marre tout simplement. Un détail, une révélation et c’est ce qui fait tout exploser. C’est ce qui arrive dans ce roman même si certaines révélations sont prévisibles.

Greta est partie avec Alex et la petite Smilla faire le tour d’une petite île sur un lac. Mais elle préfère rester près de l’embarcation. Toutefois, ils ne reviennent pas et elle les cherche. Cela va durer quelques jours jusqu’à ce qu’elle aille à la police avertir de la disparition de son mari et de sa fille. Greta oscille entre le désespoir, des souvenirs de son enfance et de sa relation avec Alex. Elle ne sait pas démêler du faux, du vrai. Elle est prête à plonger dans la folie. Son comportement est erratique. On peut comprendre pourquoi avec le drame qu’elle a vécu lorsqu’elle était jeune. Un drame qu’elle essaie d’occulter mais il remonte de plus en plus à la surface car elle a érigé des barrières pour se protéger. Dans la construction de son roman, l’auteur fait en sorte de rendre Greta coupable, d’insinuer le doute dans l’esprit du lecteur. Qu’a-t-elle fait ? Est-elle responsable de leur disparition ? Es-elle responsable de ce qui s’est passé dans son enfance ? Tout le laisse penser même les quelques rencontres qu’elle va faire dans sa quête de la vérité sur cette disparition et d’elle-même. Personnellement, je ne l’ai jamais jugée coupable de quoi que ce soit. Greta a été une enfant qui a vécu un drame, elle n’a pas reçu de soutien à ce moment-là, qu’il soit psychologique et familial. Elle a été heureuse quand elle a rencontré cet homme, Alex. Mais très vite, leur relation est devenue dure à cause de son emprise violente sur elle. Greta venait de prendre une décision. Mais arrive-t-on à partir lorsqu’un homme est manipulateur, dominateur ? Donc, Greta en est à un point où elle se sent épiée ? Est-ce que tout est réel ? Est-ce que tout se passe dans sa tête ? La frontière est bien mince lorsqu’un a un problème psychologique, une souffrance enterrée au plus profond de soi. Comment la vérité peut-elle émerger lorsque les évènements ont été enfouis au plus profond de soi.

L’auteur a choisi comme construction d’alterner le passé et le présent. Le passé de Greta enfant mais aussi avec sa relation avec Alex. D’ailleurs, ses deux passés, lointain et proche, sont également alternés. Des chapitres sont également en italique. A quoi et qui correspondent-ils ? La lumière sera faite vers la fin. Et ce sera comme une révélation pour cette personne, elle aussi manipulée.

L’auteur présente la mère de Greta comme une personnalité très forte, qui a également une forte emprise sur sa fille. C’est pour cela que cette dernière a plus ou moins coupé les ponts. Mais aussi parce que Greta n’a pas reçu le soutien qu’elle attendait d’elle, ni l’amour qui les liait avant le drame. D’ailleurs, je trouve que la partie de la révélation est un peu trop téléphonée. Greta semble pardonner trop facilement à sa mère.

J’ai passé un bon moment avec ce premier roman que j’ai lu très facilement et très rapidement car il ne se lâche pas.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour ce beau moment de lecture.

L’île des absents de Caroline Eriksson

Date de sortie : 7 juin 2018

Nb pages : 239 pages

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-13691-5

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7 ans de silence de JoAnn Chaney

Sept ans de silence de JoAnn Chaney

Sept ans de silence de JoAnn Chaney

Résumé 7 ans de silence de JoAnn Chaney

Hoskins et Loren ont décidé de suivre un homme. Ils estiment qu’il a quelque chose à cacher. Ils obtiennent un mandat de perquisition et découvrent un véritable charnier.

Sammie, journaliste, est très vite sur les lieux et assiste à tout.

Avis 7 ans de silence de JoAnn Chaney

Durant les cinquante premières pages, l’auteur pose les fondations de son roman. Elle explique le caractère des trois héros qui se retrouveront sept ans plus tard. Elle développe la découverte de ces nombreux corps et un tueur en série qui n’avoue pas. Des pages qui ne sont pas de trop car elles permettent d’entrer dans le vif du sujet et donnent déjà un bel avant-goût de ce qui va suivre.

L’auteur, dans ce roman psychologique, s’évertue à expliquer, avec brio, les caractères et la vie de Sammie, Hoskins, Loren, Gloria mais aussi Jackie avant et après. Cette histoire les a profondément changés et on s’en rend compte sept ans plus tard.

Hoskins et Loren sont inspecteurs. Ils travaillent ensemble et font du très bon travail. Ils se complètent mais n’ont rien en commun et ne sont pas du tout amis. Hoskins est violent, peu apprécié, il n’a pas d’humour. Loren, quant à lui, est plus posé. Mais n’est-ce pas l’arbre qui cache la tempête ? Hoskins a une relation avec Sammie, qui est mariée. Journaliste, elle veut tout faire pour arriver à ses fins et elle n’hésite pas à utiliser les uns et les autres. Ils devront faire face à Seever, ce fameux tueur en série qu’ils vont arrêter et qui va les manipuler. Sept ans plus tard, alors que Seever est dans le couloir de la mort, les meurtres reprennent et concernent les proches de Seever, tous ceux qu’il a côtoyés. La vie n’a pas épargné Hoskins, Loren, Sammie et encore moins Gloria, la femme de Seever. Hoskins et Loren ne sont plus coéquipiers depuis ans. Sammie n’est plus journaliste. Gloria est restée dans l’ombre de cet époux, charismatique. Elle l’a aimé et l’aime toujours. Elle a perdu toute la fortune dont elle disposait. Elle est la victime d’insultes car tout le monde pense qu’elle savait ce qui se passait, vu que cela se passait chez elle. A-t-elle fait l’autruche ? L’auteur va tenter d’y répondre dans ce roman. Car tout tournait autour de son mari. Tous les personnages sont beaucoup moins humains. On ne sort pas indemne d’une telle histoire. Les quelques personnages, que l’on pourrait juger secondaires, tiennent une place importante. J’ai bien apprécié celui de Carrie qui avait survécu en s’échappant. Cette histoire lui a laissé des traces. Elle a tenté d’avancer, elle a évolué certes mais ce passé reste toujours présent. Elle vit un stress post-traumatique permanent.

Les chapitres sont consacrés à ces personnages principaux où on suit leur évolution et ce qu’ils subissent. Ils font tenir le roman de bout en bout et le sauvent en définitive. Je passe pas loin du coup de coeur mais je trouve la fin pas assez travaillée. J’aurais dû me douter de l’identité du second tueur. Personnellement, je trouve qu’il n’est pas assez développé, surtout vers la fin. Comme tout bon auteur, JoAnn Chaney fait bien monter la tension. Vers les cinquante dernières pages, les chapitres sont de plus en plus courts. Ce premier roman est quand tout même très réussi. Le suivant risque d’être encore mieux car ici, il n’y a aucune lenteur, le rythme est très bien soutenu.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour cette lecture car je lirai avec plaisir un prochain roman.

7 ans de silence de JoAnn Chaney

Date de sortie : 16 mai 2018

Nb pages : 410

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-25-14237-4

L’Aventuriste de J. Bradford Hipps

L'Aventuriste de J. Bradford Hipps

L’Aventuriste de J. Bradford Hipps

Avis L’Aventuriste de J. Bradford Hipps

Henry est convoqué chez son patron et ami Keith, nommé directeur général il y a peu. Ce dernier lui annonce une promotion

Il a 34 ans. Il aime l’argent et le confort apporté par celui-ci. Il vit seul.

Résumé L’Aventuriste de J. Bradford Hipps

Les deux mots qui me viennent à l’esprit avec L’Aventuriste, sont Aventurier et Futuriste. Mais va-t-on trouver dans ce roman un homme aventurier et futuriste , Peut-être le second car le Henry est un ingénieur qui conçoit des logiciels de sécurité pour les entreprises. Donc, il imagine, conçoit des codes.

Comment rendre un roman pas si banal que ça avec un homme banal dans une entreprise banale, dans une vie banale, dans une société banale ? Mais est-ce qu’une vie est banale quand c’est la nôtre ? Peut-être aux yeux des autres. Mais à nos propres yeux ? C’est grâce à l’auteur et à ce premier roman somme toute réussi. On pourrait s’ennuyer. Cela arrive un petit peu tout de même. Mais on suit la vie de cet homme, de ses collègues et de sa famille.

L’auteur nous détaille avec force détails l’entreprise américaine, comment vivent les employés, les stratégies de management et surtout la peur des uns et des autres de perdre leur emploi, de se retrouver sans rien car les objectifs donnés risquent de ne pas être atteints. C’est de la survie de l’entreprise dont il est question et bien entendu, lorsqu’une personne ne fait pas le job attendu, elle est virée. Henry, bien qu’il occupe une position de responsable, suit le mouvement. Il donne très peu son avis sur les stratégies menées, il se veut l’employé modèle, il ne dit pas tout ce qu’il pense. Il écoute beaucoup. Les relations professionnelles peuvent être difficiles entre collaborateurs car le marché va mal. Il y a toujours cette quête de réussite des Américains. Il faut écouter ses équipes, les rebooster, connaître leurs peurs. Ca c’est un vrai management d’équipes. Je ne sais pas si les Etats-Unis savent y faire à ce sujet mais c’est ce que le roman tente de démontrer. Mais il est indispensable de prendre les décisions adéquates pour le bien de l’entreprise.

Je dirai que le héros est à la croisée des chemins. On sent un ras le bol. Sa mère est morte il y a un an. Son père ne va pas forcément bien. Vu qu’il n’est pas toujours là, il s’en rend compte au fur et à mesure, au contraire de sa soeur Gretchen. La mort de leur mère a été vraiment difficile à appréhender pour eux. Les souvenirs sont toujours aussi présents et l’absence également. Comme dans toute famille, il y a des hauts, des bas, des non-dits pour éviter que la cellule familiale ne vole en éclat. Une relation quasiment fusionnelle entre le frère et la soeur peut, à cause de la vie, de certaines prises de décision, basculer du côté non voulu. Pourtant, je les ai sentis toujours proches même s’ils n’arrivent plus à communiquer comme ils le devraient ou le pourraient. Tous les deux marchent sur des oeufs. Pourtant Henry se sent comme un étranger dans cette maison familiale. Il lui est difficile de passer d’une vie frénétique à une vie familiale où on est en visite, où l’on éprouve de l’ennui. Personnellement, je le sens étranger à tout. Il n’est plus à sa place nulle part. Il faut qu’il prenne une dé978-2714475725cision pour lui, pour bien vivre sa vie, même s’il aime l’argent et le confort que cela lui apporte. Personnellement, il est seul, il n’a pas encore trouvé l’âme soeur. Est-il trop exigeant avec les autres ou plutôt avec lui-même ? Qui est-il vraiment ? Que veut-il ? Le roman va tenter d’y répondre. Ne se joue-t-on pas de lui professionnellement et émotionnellement ? Pourquoi a-t-il pris cette décision ? Pourquoi se cherche-t-il des excuses ? N’est-ce pas le propre de l’homme ? Toutefois, pour avancer professionnellement et personnellement, il vaut mieux être honnête avec soi-même, avant de l’être avec les autres. 

Dans le sud des Etats-Unis, la mort est omniprésente à cause de l’esclavage. Mais les villes ont rompu avec l’Histoire de leur région.

Je remercie Netgalley et les Editions Belfond pour cette sélection.

L’Aventuriste de J. Bradford Hipps

Date de sortie : 11 janvier 2018

Nb pages : 352

Editeur : Belfond

ISBN : 978-2714475725

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Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

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Avis Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

Non, je n’ai pas pleuré en lisant cette belle histoire de Zoé et de son mari Ed. Après la mort de son mari, Zoé se retrouve quelques mois plus tard à l’hôpital car elle est tombée sur la tête. En se réveillant de son coma, elle se retrouve dans sa chambre de jeune fille, en partance pour faire ses études. A chaque réveil, elle revivra un des moments importants de sa vie qui la met en scène avec Ed, son amour de jeunesse, jusqu’au jour fatal où il part au travail et sera renversé par un vélo.

Zoé a une mission ou se la donne. Tenter que son mari adoré ne meure pas. Revivre ces moments va lui permettre de changer quelques éléments pour éviter ce deuil auquel elle ne se fait pas. Mais si elle, elle sait, ce qui s’est passé puisqu’elle replonge dans le passé, tous ceux qu’elle a côtoyés ne le savent pas, donc elle doit faire attention à ne pas donner ces éléments.

L’auteur suit donc la chronologie des événements. De leur rencontre, de leur amour qui éclot, de leur vie commune, de leur mariage jusqu’à leur difficulté à avoir un enfant. Zoé et Ed sont profondément amoureux. Ils vivent l’un pour l’autre, se soutiennent mutuellement. Comme dans tout couple, il y a quelques dissensions, des disputes. Lorsqu’il est question de mariage, ils arrivent tous les deux à parler même si cela dure un bon moment. De ce côté-là, je trouve qu’Ed a fait de nombreux efforts. Ensuite, vient la question de l’enfant. Zoé semble avoir été forcée à le vouloir. Mais cela va devenir une obsession, à force, pour elle, de devenir enceinte. Surtout que sa soeur tombe enceinte facilement. Les traitements contre l’infertilité vont plonger le couple formé par Ed et Zoé dans la rancoeur, la dispute, la colère. Ils tenteront de s’éloigner pour se retrouver. Mais comme je l’ai déjà lu, ce sont des moments vraiment très difficiles. Certains couples semblent avoir résolu leurs problèmes et se retrouvent plus forts face à cette adversité. Replonger dans ce passé va permettre à Zoé de changer quelques éléments. Elle sera beaucoup plus à l’écoute de son mari, de sa famille et de ses amis. Une nouvelle chance lui est donnée et elle va tenter d’en profiter.

Clare Swatman met de jolis mots sur tout ce qu’ils vivent. Elle démontre tout l’amour entre ces deux-là. Elle démontre aussi que Zoé a peu fait d’efforts au départ. Il lui est souvent difficile de se remémorer ce qui s’est réellement passé cette journée là. Les personnages sont forcément attachants mais je n’ai pas eu de réels coups de coeur pour Zoé, même si je la trouve profondément honnête sur ce qu’elle a vécu et ses traits de caractère. l’auteur commence son roman comme un fait divers. Le lecteur suit les aventures des personnages. Mais lorsque Zoé se réveille pour la première fois dans sa chambre, l’histoire est narrée à la première personne pour donner plus de poids à la jeune femme. Clare Swatman clôt chaque chapitre sur le sommeil de Zoé qui espère retrouver son mari lors de son prochain réveil. Cela donne l’espoir à tout le monde et surtout à elle car elle ne peut pas vivre sans lui. Que va-t-il réellement se passer ? Auront-ils cette seconde chance ? La fin est un beau message d’espoir. Clare Swatman a donc organisé son roman sur les difficultés pour avoir un enfant et ces traitements contre l’infertilité. Elle s’est documenté plus sur le côté psychologique, humain, que médical et cela donne plus de poids à ses héros.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique, les éditions Presses de la Cité et aussi l’auteur.

Résumé Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

Juin 2013, Ed part au travail. Sa femme Zoé ne prend pas le temps de lui dire au revoir. Arrivée au travail, Zoé apprend le décès de son mari. S’ensuivent de nombreux mois où elle n’arrive pas à faire surface car elle se sent coupable de ne pas avoir eu le temps de lui dire qu’elle l’aime.

Zoé tombe dans le jardin. Elle est transportée à l’hôpital mais à son réveil, elle se retrouve dans sa chambre de jeune fille.

Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

date de sortie : 11 mai 2017

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-13758-5

Nombre de pages : 352

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Une mer si froide de Linda Huber

Une mer si froide Linda Huber

Une mer si froide Linda Huber

Avis Une mer si froide de Linda Huber

Quel roman magnifique ! Par deux fois, j’ai eu les larmes qui sont montées. C’est donc l’histoire de deux couples qui perdent un enfant, une petite fille très jeune. Le parallèle est fait et les deux histoires vont s’imbriquer lorsque le lecteur retrouve Olivia, la petite fille disparue, en premier, dans l’histoire, auprès de l’autre mère.

Pour la disparition d’Olivia, le lecteur croit, comme ses parents, que la petite fille disparait, noyée. C’est la veille de son anniversaire. Elle est en vacances avec ses parents et son frère. Malgré les recherches, elle n’est pas retrouvée. La culpabilité ronge le couple et en particulier la mère qui aurait dû la surveiller, c’est ce que tout le monde pense, même sur cette plage vide, alors que Livvy rejoignait son père et son frère. Culpabilité également de cette mère qui pense qu’elle a mal agi en grondant sa fille, qui se rappelle que celle-ci semble n’aimer que son père. Pourtant, Maggie est vraiment bien présente chez Olivia. Elle sera le seul lien pour cette petite fille qui ne comprend pas ce qui lui arrive, qui est brutalisée par une femme malade. Maggie va rester des semaines dans cette maison de vacances, à attendre sa fille, en vain. Elle aurait pu sombrer. Mais non, malgré la douleur, l’éloignement avec son mari, elle va faire face à la douleur,  à la perte pour élever son fils et tenter de retrouver une vie de famille. Ils ne feront jamais leur deuil de la perte de leur fille. Joe, le fils du couple, est également dans la douleur. Il est aidé psychologiquement et cela lui permet, également, de s’en sortir. Maggie refuse à son mari d’avoir un autre enfant, même s’ils sont encore jeunes. Elle ne veut pas se précipiter. Il est clair que pour l’un et l’autre, cela ne remplacera jamais Olivia. Mais il faut du temps, surtout lorsque l’histoire a été médiatisée et que les commentaires, lettres les font encore plus culpabiliser car ils ont failli à leur devoir de parents.

De l’autre côté, il y a Jennifer et Phillip qui ont, eux aussi, perdu leur petite fille. Alors qu’ils étaient en vacances. Jennifer sombre dans la dépression. Elle reste seule car son mari doit assister sa grand-mère mourante. Enceinte, elle cache sa grossesse à son mari. Elle le met devant le fait accompli concernant l’achat d’une nouvelle maison. Plus dure sera la chute pour ce couple lorsque Phillip rentrera chez lui et qu’il découvrira la vérité.

Je ne blâme aucun des deux couples, je ne les juge pas. Chacun réagit différemment. Jenifer a refusé de continuer à prendre ses médicaments pour faire à sa dépression. Elle est devenue violente. Elle a changé. Elle a voulu remplacer sa petite fille perdue. Certains passages sont assez durs à lire par rapport à l’enfant. Certains rappels du passé tentent de frayer son chemin dans sa mémoire.

Est-ce que la présence de Katie, la maîtresse d’Hailey, joue un grand rôle dans l’histoire ? Oui, elle est vraiment impliquée avec ses élèves de maternelle. Elle se pose de nombreuses questions, en fait part à ses collègues. Malgré les nombreuses peurs de la petite fille, elle sera le rempart, l’adulte sur qui elle pourra compter, même si l’arrivée de Phillip joue un grand rôle pour cette petite fille.

Malgré quelques maladresses ou éléments irréalistes comme la maîtresse, seule personne appelée pour s’occuper d’Hailey, le roman, construit, comme un polar, avec ses rebondissements, ne se lâche pas. J’ai vraiment passé un très bon moment de lecture avec des personnages très attachants. D’ailleurs, de qui parle le prologue ? Hailey ou Olivia ?

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour leur confiance sur cette belle découverte.

Résumé Une mer si froide de Linda Huber

Une enfant joue sur le bord de la plage. Elle nettoie un coquillage qu’elle souhaite offrir à sa grand-mère. Les vagues l’emportent.

Olivia a disparu. Ses parents la cherchent et font appel à la police.

Phillip est aux Etats-Unis auprès de sa grand-mère, atteinte d’un cancer, mourante.

Une mer si froide de Linda Huber

date de sortie : 4 mai 2017

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-11884-3

Nombre de pages : 364

Ainsi fleurit le mal de Julia Heaberlin

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Avis sur Ainsi fleurit le mal de Julia Heaberlin

Un véritable dilemme se pose, je ne sais pas du tout comment tourner cette chronique. Ce roman me laisse sur ma faim. Ce n’est pas vraiment un coup de coeur mais j’ai eu du mal à le lâcher. Le lecteur se doute un peu de certains éléments. Mais l’auteur réussit un véritable tour de force avec ces deux parties qui se mêlent. Ce qui s’est passé en 1995 et ce qui se passe actuellement. Je n’ai pas réellement trouvé de dimension psychologique énorme même si Tessie/Tessa est encore vraiment mal depuis son enlèvement et ce procès. Toute la lumière doit être faite et elle seule détient la solution. Pour moi, l’auteur aurait vraiment gagné à créer une atmosphère plus sombre, même si elle donne de nombreux renseignements sur l’ADN, sa recherche, la psychologie, la peine de mort et le Texas et son système judiciaire. Je ne dis, en aucun cas, que ce n’est pas assez documenté. Toutes ses sources sont très bien amenées, développées mais il me manque cette dimension très psychologique du caractère des personnages. Cela aurait pu me permettre de prendre fait et cause pour l’un d’entre eux.

Le roman est très bien construit. Nous avons deux parties qui se chevauchent, la préparation de Tessie au premier procès et la préparation de Tessa pour tenter de faire libérer celui qui est prison, qui doit subir la peine capitale dans peu de temps. En effet, Tessie et Tessa ne sont qu’une même personne. Tessie a été enlevée avec d’autres jeunes filles. Elle a subi un véritable traumatisme. Mais il n’y a pas que celui-là pour cette jeune fille. Les psys qu’elle a vu, dont le dernier, tentent de lui faire recouvrir la vue et la mémoire. Mais Tessie a un fort caractère et elle ne se laisse pas faire. Quant à Tessa, depuis tout ce temps, elle tente d’avoir moins peur, elle tente de vivre, surtout qu’elle a une fille adolescente. Mais depuis de nombreuses années, les marguerites font régulièrement leur apparition. Le temps presse, en tous les cas. Si Tessa a décidé depuis quelque temps de faire rouvrir le procès, elle ne dit pas tout aux enquêteurs. Pour elle, c’est également une recherche d’indices qu’elle a pu laisser un peu partout. Heureusement que la science avec ses nombreux domaines permet d’avancer pour résoudre des meurtres, pour donner un nom aux victimes.

Le lecteur apprend toute son histoire avec Lydia, sa meilleure amie. Lydia qui a disparu un beau jour après le procès sans laisser de traces. Entre une histoire d’amitié d’enfance, de jalousie et cette enquête pour que la vérité éclate enfin.

Ceci est le premier roman de l’auteur. Elle gagne à être connue et j’espère que le prochain permettra une critique plus positive. L’histoire entre Bill et Tessa était prévisible mais que deviennent-ils à la fin ?

Nous avons une explication de l’éditeur concernant le titre et afin que le lecteur ne se perde pas tout ce qu’il faut savoir sur les marguerite et les Marguerite.

Lu dans le cadre de Masse Critique de Babelio et je remercie Les Presses de la Cité pour l’envoi du roman.

Résumé sur Ainsi fleurit le mal de Julia Heaberlin

Tessie a passé 32 heures sans se souvenir de ce qui s’est passé lors de son enlèvement et elle souhaite ne jamais se souvenir. Mais elle est devenue le sujet de nombreux articles de journaux.

Tessa est une jeune femme qui a une fille adolescente. Le procès de celui qui a été condamné pourrait être rouvert car Tessa a accepté d’aider.

Ainsi fleurit le mal de Julia Heaberlin

date de sortie : 4 septembre 2016

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-13530-7

Nombre de pages : 559

Tout ce qui est solide se dissout dans l’air de Darragh McKeon

Evgueri, 9 ans, étudie la musique. Se fait molester par deux autres garçons.

Grigori est médecin. Il a 36 ans et il est divorcé. Maria est son ex-femme et la tante d’Evgueri.

Artion habite à la campagne. Se prépare à aller chasser avec son père.

Mais un matin, tout change, le ciel n’est pas comme d’habitude, tout comme les animaux.

Avril 1986, Tchernobyl.

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