Liquide inflammable de Robert Bryndza

Liquide inflammable de Robert Bryndza - Editions Belfond

Liquide inflammable de Robert Bryndza – Editions Belfond

Résumé Liquide inflammable de Robert Bryndza

Pour les besoins d’une enquête en cours, Erika assiste à une fouille dans une carrière remplie d’eau. Elle doit trouver un paquet de drogue pour les empreintes. Paquet trouvé mais aussi un cadavre d’un jeune enfant.

Le médecin légiste, son ami, après étude du cadavre, lui annonce que c’est celui d’une petite fille disparue il y a 26 ans.

Avis Liquide inflammable de Robert Bryndza

Suite au dernier opus et au fait qu’elle n’ait pas obtenu de promotion, Erika Foster a changé de poste et de poste de police. Elle est sur une enquête de drogue. Pour la mener à bien, des fouilles ont été réalisées dans une carrière. La drogue a été retrouvée mais aussi un cadavre, le cadavre d’une petite fille. Une petite fille qui prendra tout son sens, pour Erika, un peu plus de 40 ans, veuve et sans enfant. Une petite fille et son âge qui lui rappellent l’enfant qu’elle aurait pu avoir. Un cadavre enfoui pendant 26 ans. Il en faut peu pour qu’Erika insiste pour être saisie de l’affaire. Et elle l’aura, ainsi que les moyens et ces deux collègues préférés, avec lesquels elle travaille le mieux, Peterson et Moss.

Erika reprendra l’affaire, mais après 26 ans, pourra-t-elle la mener à son terme, même si les investigations policières ont évolué ? Avec son équipe, elle devra tout éplucher, prendre contact avec les protagonistes de l’histoire, la famille, l’ancienne DCI chargée de l’enquête. Très vite, elle a affaire à une famille éclatée, que le drame n’a pas épargné avec une mère très portée sur la religion. Quant à l’ancienne DCI, elle est plongée dans l’alcool. Mais pour cette dernière, le cadavre est peut-être le moyen de reprendre l’enquête et de montrer qu’elle n’aurait pas dû être mise sur la touche de cette façon. Est-ce ce pédophile qui est coupable, suspecté dès les débuts et qui a gagné son procès contre la MET ? En tous les cas, il y a quelqu’un qui veille et qui veut tout savoir quant aux évolutions de l’enquête afin de pouvoir prendre ses dispositions. Il faudra un meurtre et un indice laissé à Erika pour qu’elle puisse résoudre cette enquête. Elle est, bien entendu pressée par le temps et il faut des résultats. Mais ce n’est pas sans danger pour elle et les autres. Et il faut faire avouer le coupable.

Entre compassion suite à un meurtre d’enfant, acharnement pour résoudre une affaire, un quotidien pas toujours facile à exploiter, Erika Foster nous montre, encore une fois, bien des facettes. Cette femme est toujours aussi sensible, elle ne lâche rien, elle ne compte pas ses heures, mais arrivera-t-elle un jour à faire un peu passer ses désirs, sa vie personnelle au-delà de son métier ? Il lui faudra encore du temps, un lâcher prise qu’elle commence à expérimenter.

Mon troisième Robert Bryndza pour moi et un troisième succès. J’ai retrouvé avec grand plaisir sont héroïne Erika Foster et ses deux acolytes, Moss et Peterson. Et c’est un roman très riche, comme à chaque fois, même si j’ai eu un sentiment de malaise sur quelques répliques de Peterson. Répliques qui tombaient comme un cheveu sur la soupe. Mais elles sont très vite balayées par la qualité de l’auteur et de son roman. Encore une fois. On assiste à l’évolution d’Erika, toujours hantée par la mort de son mari, on fait la connaissance avec sa soeur. Ce roman est peut-être moins centré sur les trois personnages et leurs vies personnelles. Mais leur complicité est toujours bien réelle. Une très belle enquête policière où franchement, je n’ai rien vu venir. J’ai suspecté la famille, car ce sont toujours les premiers suspects, mais pas de cette façon. La mère de famille, Marianne, n’a toujours pas fait son deuil de sa petite fille disparue. Tout démontre, chez elle, sur elle, qu’elle est profondément ancrée dans la religion. Elle n’accepte pas l’homosexualité de son fils, contraire à la religion. Elle semble avoir une belle relation avec sa fille aînée, elle est très en colère contre sa mari. Comment une disparition affecte tous les liens familiaux, d’une famille partie de rien dont le père a réussi à donner le mieux à sa famille ? Mais on peut vivre avec de l’argent et ne pas être foncièrement heureux.

Qui aura grand plaisir à retrouver Erika Foster et ses deux amis lors d’un prochain opus ? Moi, bien entendu. Je remercie Netgalley et les Editions Belfond pour cette lecture.

Liquide inflammable de Robert Bryndza

Date de sortie : 5 septembre 2019

Editeur : Belfond

Nombre de pages : 361

ISBN : 9782714479341

Mortelle tentation de Christophe Ferré

Mortelle tentation de Christophe Ferré - Edition L'Archipel

Mortelle tentation de Christophe Ferré – Edition L’Archipel

Résumé Mortelle tentation de Christophe Ferré

Toulouse, Alexia est mariée à Peter, un rugbyman du Stade Toulousain. Il a pris sa retraite professionnelle, mais il continue à jouer au rugby, il fait de la randonnée, il est architecte d’intérieur. Il est encore adulé par les foules.

Il est parti en randonnée pendant plusieurs jours, mais lorsqu’un ami appelle Alexia, suite à un repas, et qu’elle n’arrive pas à joindre son mari, l’épouse commence à prendre peur.

Avis Mortelle tentation de Christophe Ferré

Lorsqu’Alexia commence à laisser de nombreux messages à son mari, sans obtenir de réponse, elle commence à paniquer. Même s’il part pendant de nombreux jours, il lui envoie toujours un SMS, ou il l’appelle pour lui donner des nouvelles. Ils sont les parents d’un jeune adolescent. Ils ont de nombreux amis, mais les plus proches sont Léo et Chloé.

Face à cette absence de réaction de la part de Peter, Alexia va passer par tous les états d’âme. La colère et la peur, jusqu’à la découverte du cadavre d’une jeune femme à l’endroit où devait se trouver Peter. D’ailleurs, Alexia va recevoir une lettre qui va mettre le feu au poudre. Son mari adoré la trompe. Est-il coupable de ce meurtre ? Alexia va osciller entre les deux états, le croire coupable, le croire innocent. Et lorsqu’elle va enfin arriver à le voir, cela ne va rien arranger. Peter ne lui dit absolument pas la vérité. En plus, elle prend peur pour sa vie, car les meurtres sont horribles. Elle craint pour sa vie, s’en épanche auprès de ses amis, des forces de police. Qui croire, la justice, ses amis, elle qui se coupe, tout de même, du monde, qui pense mettre fin à ses jours?

Ce roman aurait pu être très bien, un coup de coeur, mais à la lecture, lorsque les pages se tournent, facilement grâce aux chapitres très courts, et heureusement, et aux effets de style, car l’auteur arrive à poser à chaque fin de chapitre une interrogation, un retournement de situation, j’ai trouvé qu’il y avait trop de répétitions. A force, le lecteur le sait que Peter est l’homme de sa vie, de toute une vie qu’elle ne peut pas balayer comme ça. Peter est son amour, certes, et il est normal qu’elle soit en colère lorsqu’elle découvre, au fur et à mesure, qu’elle a été trompée et abusée de cette façon. Mais trop de répétitions, souvent les mêmes phrases, tuent un roman et ne lui donnent aucun cachet. J’ai eu l’impression que l’auteur cherchait à combler le nombre de pages. De plus, je n’ai pas trouvé les dialogues assez riches, souvent bâclés. On dirait ceux d’une jeune adolescente et non d’une femme d’une quarantaine d’années, avocate de surcroît, dont la communication verbale devrait être au top. Il est vrai que l’on peut perdre ses nombreux moyens lorsqu’une infidélité, couplée de deux meurtres, est découverte. 

Personnellement, je trouve la présence de nombreux clichés. Les clichés de la mafia russe, des jeunes prostituées, du tueur en série. J’écris clichés car ils arrivent, dans le roman, comme ça, sans être franchement développés. La fin est conforme à ce que j’attendais, sans coup d’éclat, avec un assassin trouvé et une femme amoureuse toujours indécise.

Par contre, pour ceux qui ne connaissent pas la région, Toulouse, ses environs, les Pyrénées, le lecteur rencontre un véritable dépaysement avec des paysages  de montagne époustouflants, propres aux randonnées. 

Auteur et éditeur ne vont peut-être pas apprécier ma critique qui n’est pas très positive. Je partage mon sentiment de lecteur, profondément fan de policiers, de polars, de thrillers. De plus, la lecture de ce roman arrive après quatre très bons romans lus.

Je remercie Netgalley et les Editions L’Archipel pour cette lecture.

Mortelle tentation de Christophe Ferré

Date de sortie : 9 octobre 2019

Editeur : L’Archipel

Nombre de pages : 380

ISBN : 9782809827217

Crow de Roy Braverman

Crow de Roy Braverman - Editions Hugo Thriller

Crow de Roy Braverman – Editions Hugo Thriller

Résumé Crow de Roy Braverman

Palm Springs, un parc aquatique est plongé dans le chaos car, en coulisses, deux hommes se battent jusqu’à la mort.

Dans le Montana, Groove veut se venger de Crow. Il rencontre un Arménien.

Logan, quant à lui, choisit deux jeunes gens.

Avis Crow de Roy Braverman

Après Hunter, voici Crow. Pour rappel, Crow est un serial-killer qui a pris la fuite, dans l’opus précédent avec Hunter. Sauf que ce roman ne commence pas avec l’un et l’autre, mais avec un homme qui travaille dans un parc d’attraction et qui se fait molester par un vigile avant que cet homme n’abatte le vigile. On comprendra pourquoi et qui est cet homme après avoir avancé dans le roman. En tous les cas, personnellement, je n’ai rien vu venir quant à cet homme, qui se fait appeler Groove. On va le retrouver dans divers endroits, poursuivi par un homme, Arménien, qui nous apprend pourquoi il le suit. Mais malgré cette chasse à l’homme, Groove va en profiter pour commettre divers méfaits. Dès le début, le rythme est haletant, beaucoup plus que dans le premier opus. J’ai avalé les pages pour connaître les tenants et aboutissants de cette histoire qui va, bien entendu, mettre en présence tous les personnages. La découverte de deux cadavres, qui rappellent les nombreuses morts du premier tome, vont mettre en présence les forces de police sur place, mais aussi le FBI et le rappel d’une ex-agente. Leurs prises de décision vont-elles permettre d’arrêter ceux qui sont soupçonnés de ces deux morts ? Avec Roy Braverman, rien n’est simple, c’est la raison pour laquelle ses polars fonctionnent aussi parfaitement. L’auteur maîtrise ses personnages, les situations rencontrées, les lieux où se déroulent les histoires. Ici, ce sont divers états des Etats-Unis, des lieux, bien évidemment reculés, magnifiques car pratiquement sauvages, où il peut être possible de se cacher, de vivre en autarcie, mais où la moindre recherche peut se révéler ardue si l’on n’est pas bien entraîné. Risques de blessures, risques de rencontres avec des animaux sauvages, notamment des ours. 

Le lecteur suivra le cheminement de Groove, de l’Arménien, des deux agents du FBI, de Sally, la shérif… L’histoire se déroule deux ans après la première. En tous les cas, il ont fort à faire face à ces chasses à l’homme, face aux préjugés des uns et des autres. Des préjugés contre les femmes qui ont un peu de pouvoir et qui peuvent être très vite violentées. Des préjugés contre les homosexuels, hommes ou femmes, car dans cette région, ils ne sont pas très évolués au niveau des mentalités. L’auteur condamne ces fous de la gâchette facile qui vont tuer les animaux pour leur propre plaisir. En tous les cas, il nous explique pourquoi certains animaux peuvent être abattus. Il nous offre également un formidable plaidoyer sur la réhabilitation des prisonniers, sur cette haine que l’être humain peut vouer à ceux qui tuent, ce qu’ils peuvent endurer en prison de la part de leurs semblables, qu’ils soient co-détenus ou gardiens de prison. Est-ce que cela fonctionnerait vraiment dans la vie réelle ? Et la justice dans tout ça ? Prend-elle en compte l’être humain ? Oui, je comprends ce dont me parle l’auteur par la voix de ses personnages. Personnellement, mon esprit de vengeance sera bel et bien là, si une mort horrible devait me toucher.

Vous souhaitez de grands espaces, des personnages mis sur la touche et qui souhaitent se venger d’un système, d’une personne, des personnes que l’on peut côtoyer dans notre quotidien, une véritable chasse à l’homme, ne pas savoir qui va sortir perdant de l’histoire ? Plongez dans ce magnifique roman.

Que nous laisse Roy Braverman pour la suite ? Pas grand chose au niveau des individus. Je dirai deux ou trois. Car cette trilogie n’est pas encore finie et j’espère que le dernier tome sera aussi prenant que le second pour mettre un terme à cette histoire.

Crow de Roy Braverman 

Date de sortie : 14 mars 2019

Editeur : Hugo Thriller

Nombre de pages : 365

ISBN : 978-2755640830

Le droit et la morale de Marcia Clark

Le droit et la morale de Marcia Clark

Le droit et la morale de Marcia Clark

Résumé Le droit et la morale de Marcia Clark

Paula n’arrête pas de vomir. Elle devait passer le week-end avec son mari. Les enfants sont seuls à la maison, endormis. Ils décident de rentrer. Le temps qu’elle aille aux toilettes, son mari découvre leur fils mort. Il est ensuite assassiné. Lorsque sa femme arrive dans la chambre, elle est agressée. Seule reste Cassie qui voit sa famille morte.

Avis Le droit et la morale de Marcia Clark

C’est l’histoire d’une avocate Sam qui doit faire face à plusieurs affaires, dont celle de cette jeune fille Cassie, accusée du meurtre de son frère et de ses parents adoptifs. Samantha ne va pas prendre fait et cause pour Cassie, même si elle doit la défendre. Son cas l’intéresse énormément car Cassie accuse les hommes de la famille de l’avoir violentée. C’est ce qui est arrivée à Sam durant son enfance. Mais en tant qu’avocate, même si elle doit défendre ses clients, elle ne les croit pas forcément.

Une histoire intéressante, des personnages sympathiques, mais qu’est-ce que cela a été long à lire. Je ne sais pas si c’est le fait de la liseuse, mais j’ai passé des jours et des jours à tourner quelques pages de ce roman. Est-ce qu’il y a des longueurs, vraisemblablement ? Est-ce que le rythme est haletant ? Pas du tout. C’est l’enquête d’une avocate qui a pas mal de choses à cacher, qui ne dit pas tout, notamment à son père qu’elle a retrouvé et défendu dans l’affaire précédente.

Sam arrivera à démêler le faux pour savoir le vrai, aiguillonnera les enquêteurs sur des pistes qu’elle trouve et ce pour libérer sa cliente. Sam joue avec la justice, avec le droit, la morale. Elle peut défendre des personnes mais agir de son côté. Elle fait sa justice elle-même. Même si les personnages sont assez sympathiques mais n’ont pas provoqué un réel engouement.

Se pose également la question de la pédophilie qui est tout de même un des sujets de ce roman. Pédophilie subie par Sam mais aussi pédophilie que l’on peut retrouver dans des livres, des témoignages. Il est également facile d’accuser quelqu’un. Mais y a-t-il de la fumée sans feu quand un personnage manipule les uns et les autres ? J’ai toujours un doute quand on m’annonce des manipulations de jeunes envers des adultes. Oui, ils peuvent mentir. Oui, chacun a son propre caractère, dès le départ. Mais je trouve tout de même cela un peu gros, même si c’est pour un roman. Je me leurre très certainement.

Ce roman ne me laissera pas un souvenir impérissable. Je remercie toutefois Negalley et les Editions Amazon Publishing pour cette lecture.

Le droit et la morale de Marcia Clark

Date de sortie : 18 juin 2019

Editeur : Amazon Publishing

Nombre de pages : 550

ISBN : 9782919807253

Je sais que tu sais de Gilly Macmillan

Je sais que tu sais de Gilly Macmillan

Je sais que tu sais de Gilly Macmillan

Résumé Je sais que tu sais de Gilly Macmillan

Il pleut, Fletcher et Danny sont appelé pour des ossements trouvés. L’endroit leur rappelle deux meurtres horribles vingt ans plus tard.

Fletcher retombe dans son passé où il tient dans ses bras le petit Charlie agonisant.

Avis Je sais que tu sais de Gilly Macmillan

Comment écrire une chronique sur ce roman sans ne rien dévoiler, sans ne rien spoiler ? Même si je vous donner mes sentiments sur les personnages, cela donnera des indices.

Fletcher est appelé avec son collègue et ami Danny sur la découverte d’ossements. Cela leur rappelle un meurtre survenu 20 ans plus tôt et qui concernait deux jeunes enfants. Coupable très vite trouvé même si le journaliste de l’époque a émis des doutes. De plus, l’ami de ces jeunes garçons lance un podcast pour faire toute la lumière sur cette affaire. Car lui aussi ne croit pas en la culpabilité de celui qui s’est en définitive suicidé il y a quelques années.

Un roman assez déstabilisant quant à sa structure. Rappels du passé, du présent, divers personnages que l’on retrouve à des années différentes. D’habitude je n’ai pas trop de mal mais là oui et cela a été long pour entrer dans ce roman qui se décante vraiment vers la fin. Mes doutes quant à un personnage sont réellement fondés mais c’est en définitive un peu trop simple à mon goût.

On suit Fletcher, son enquête du moment, son enquête passé, comment cet homme a évolué, comment il a voulu réussir à tout prix. A-t-il profité de sa position, est-il franc ? Il semble un très bon enquêteur. Mais il est en butte avec sa hiérarchie. Le début nous laisse penser que cet homme est humain avec cet enfant qui meurt dans ses bras. Il n’a jamais été reconnu pour le travail qu’il a fait. Il a été jeune, ambitieux, mais aussi manipulateur. Je me suis longuement interrogée sur ce personnage.

Personnage féminin, Jessica a refait sa vie. Il y a 20 ans, elle était la maman d’un des garçons assassinés. Une maman très jeune qui a eu son bébé alors qu’elle était adolescente. Elle voulait lui donner tout l’amour qu’elle pouvait. Mais elle a failli au regard des autres et à son propre regard. Elle voulait de l’argent facile et vivre sa vie. Et la culpabilité a rongé cette femme qui la ressent toujours, même si son mari actuel connaît une bonne partie de son passé, mais pas tout de ses pensées. Cette enquête de l’ami de ses fils la gêne énormément. D’ailleurs, personne n’est tendre avec elle. Elle passe pour celle qui a failli, qui est responsable. Je me suis demandée si elle allait replonger dans l’alcoolisme. Mais avec tout ce qui peut refaire surface, malgré ses peurs, cela lui permettra de révéler un pan du passé et lui permettre d’être plus forte. Que c’est dur d’être une mère célibataire, jeune, dans une cité où tout le monde est prompt à juger. Elle a un lourd passé d’enfant abandonné, placée et toujours rejetée. 

Cody veut faire la lumière sur la mort de ses deux amis. Pourquoi avoir attendu 20 ans ? Le principe du podcast est assez intéressant. Mais remuer des secrets peut tout de même provoquer bien de remous. En tous les cas, cela permettra à cette enquête de reprendre avec ce qu’il pourra obtenir de la part des uns et des autres. Mais certains, comme Fletcher et Jessica sont extrêmement réticents et ce pour des raisons différentes.

Un meurtre récent, deux meurtres anciens, sont-ils en lien ? Est-ce que le coupable est réellement le coupable ? Faut-il faire attention à certains membres de la police, ambitieux, prompts à trouver le meilleur coupable et ne pas aller plus loin. Surtout quand ce coupable présente des problèmes mentaux. Pour moi, ce roman n’est pas une réussite même s’il est très bien écrit. Je n’ai pas du tout accroché. Mais ce n’est que mon avis

Je remercie Netgalley et les Editions Les Escales pour cette lecture.

Je sais que tu sais de Gilly Macmillan

Date de sortie : 29 mai 2019

Editeur : Les Escales

Nombre de pages : 362

ISBN : 9782365694636

Oxygène de M.J. Arlidge

 

Oxygène de M.J. Arlidge - Editions Les Escales

Oxygène de M.J. Arlidge – Editions Les Escales

Résumé Oxygène de M.J. Arlidge

C’est son dernier Grand Gala car il n’y trouve plus aucun plaisir. Il vient de rompre avec David. Il est malheureux.

Dans cette boîte de nuit, son regard happe celui d’un autre. Homme, femme, qu’importe, il est attiré. Il suit cette silhouette. Mais il ne sait pas ce qui va se passer.

Avis Oxygène de M.J. Arlidge

Même s’il est toujours bien de lire une série de romans dès le début, Oxygène peut se lire indépendamment des autres. Il est vrai que j’aurais pu connaître l’évolution des personnages, ce qui s’est passé auparavant, les liens entre eux. Toutefois, ils sont très bien décrits dans ce roman avec un petit rappel pour le lecteur. De cet auteur, j’étais restée sur Am stram gram qui est dans ma PAL. Je ne savais pas que la série Helen Grace comptait autant de livres. Bref, ce n’est pas grave, il est possible que je les lise au fur et à mesure. Mais je ne raterai pas le suivant car l’auteur nous laisse sur notre faim avec sa fin qui va amener une suite qu’il faudra absolument que le lise. Cette suite ne se lit pas indépendamment d’Oxygène. J’ai passé un moment agréable avec ce roman, mais sans grande conviction pour ses trois premiers quarts. Le dernier quart vaut le détour car tout s’enchaîne pour cette enquête, entre tous ses membres.

Premier meurtre dans la communauté BDSM. Meurtre horrible. Helen Grace va vite se rendre compte qu’elle connaît la victime, qui fait partie de sa vie personnelle qu’elle veut absolument cacher à tout le monde. On peut être très fort dans sa partie mais avoir des choses à cacher, Donc, elle se taira à plus ou moins bon escient. Quand on est officier de police, la vie privée n’est pas si privée que ça. Car elle pourrait cacher des indices qui pourrait faire avancer l’enquête. C’est le dilemme dans lequel est plongée Helen Grace. Mais pour le moment, elle peut jongler entre les deux. C’est sans compter ceux qui ne lui veulent pas que du bien. Et les menaces lui feront prendre une décision qui la soulagera un temps.

Helen Grace est vraiment un personnage torturé. C’est pour cela que lire la série toute entière permet de connaître son évolution. Pourquoi elle est comme ça, ce qu’elle a vécu de si indicible, pourquoi elle est seule, qu’elle a besoin de dérivatifs, de n’importe quelle nature pour se calmer. Chacun essaie d’avancer malgré ses propres démons intérieurs. Et pour Helen, c’est dans le BDSM, la course, qu’elle essaie de trouver cela. Car en souffrant, elle peut tenter de faire taire sa culpabilité, un temps. Mais la culpabilité revient au galop surtout que le BDSM est devenu comme une drogue, dont elle a beaucoup de mal à se défaire.

Un comportement qui va engendrer de nombreuses questions au sein de son équipe. Des questions mais aussi des coups de colère de la part de Charlie qui doit tout à Helen. Elle lui doit sa récente promotion pas parce qu’elles sont amies, très proches. Mais dans le travail, peut-on outrepasser ses droits, se mettre en colère lorsque des décisions sont prises ? Charlie devra composer avec les décisions de Grace, la rivalité avec sa collègue, une enquête qui l’oblige à mettre sa vie de famille de côté. De plus, Charlie sera face à un dilemme, aider sa meilleure amie ou faire son travail. Les décisions ne sont jamais faciles à prendre lorsque l’on culpabilise. Mais, la conscience professionnelle doit primer. Et puis, il y a ces relations difficiles au sein d’une équipe, lorsqu’on veut des résultats au mépris des règles élémentaires d’entraide. Partout, il faut du coaching pour éviter à de telles extrémités.

Une histoire de femmes avec de nombreuses femmes. Le roman aborde le thème des relations BDSM, acceptées ou pas par les proches, ce qui entraîne un rejet certain pour ceux qui ne comprennent pas. Le BDSM est également détaillé, que ce soit au niveau des pratiques mais aussi des outils utilisés pour les dominants et les dominés. Des activités sexuelles qui peuvent être lourdes de conséquences si on n’y prend pas garde.

Une histoire de vengeance entre deux femmes, enfin une qui veut faire tomber l’autre. Une histoire de vengeance entre une femme et un meurtrier de trois personnes. Mais cette tension que je recherche dans les polars, les thrillers, n’était pas présente pour moi.

Je remercie Netgalley France et les Editions Les Escales pour cette lecture.

Oxygène de M.J. Arlidge

Date de sortie : 21 février 2019

Editeur : Les Escales

Nombre de pages : 384

ISBN : 9782365694001

L’ombre de la baleine de Camilla Grebe

L'ombre de la baleine de Camilla Grebe - Editions Calmann Levy

L’ombre de la baleine de Camilla Grebe – Editions Calmann Levy

Résumé L’ombre de la baleine de Camilla Grebe

Manfred a la cinquantaine. Divorcé, il s’est remarié et a quatre enfants, dont une petite fille avec sa nouvelle femme. Il travaille comme policier à Stockholm. Lors d’un appel, il laisse sa petite fille seule. Ensuite, il la cherche et il n’a pas le temps de la récupérer. Elle tombe sur l’asphalte.

Avis L’ombre de la baleine de Camilla Grebe

Ils sont trois et tous les personnages qui gravitent autour. Manfred, Samuel et Pernilla détaillent leur vie, ce qui leur arrive à un instant T. Bien entendu, à un moment ou un autre, ils seront liés par une enquête.

Manfred est policier. Il est divorcé et remarié à une femme plus jeune avec laquelle il a une petite fille. Mais un matin, alors qu’il est chez lui avec sa fille et qu’il répond au téléphone, la petite fille passe par la fenêtre et il n’a pas le temps de la récupérer. Nadja tombe sur la chaussée. Elle est dans le coma. Passés les premiers jours, Manfred doit reprendre le travail et surtout faire face à des noyés et semble-t-il un gros trafic de drogue.

Samuel est un jeune homme qui vit chez sa mère. Il ne va plus au lycée, ne travaille pas. Il n’arrive pas à se concentrer et subit continuellement les reproches de sa mère. Mais, il a trouvé la facilité en volant, en faisant des trafics jusqu’à ce que cela soit trop gros pour lui et que sa mère le mette à la porte. Il devra se cacher pour ne pas mourir. Il trouve un travail, s’occuper d’un enfant handicapé. Mais dans quel piège est-il tombé ? Est-ce que cela sera le cas, ici ? Il semblerait que Samuel ne prenne jamais les bonnes décisions. Mais il subit certains événements. Pendant toute la durée de ce roman, outre le fait qu’il culpabilise beaucoup pour ses actions, ses décisions prises, qu’il se répète inlassablement qu’il n’est qu’un bon à rien, il tient en pensant à sa mère.

Pernilla est la mère de Samuel. Profondément bigote, immensément bavarde, ses actions doivent être en rapport avec Dieu. Elle est très impliquée au sein de sa congrégation. On apprend que sa mère est partie lorsqu’elle était jeune, que Pernilla est mère célibataire. Ah, oui, elle a toujours été là pour son fils, l’espionnant, toujours sur son dos. Mais lorsqu’elle prend la décision de le mettre dehors, elle va vite se mordre les doigts. Toutefois, Pernilla va évoluer. Elle va devoir prendre des décisions pour son fils qu’elle tente de retrouver envers et contre tout. Cela ne sera plus la femme qui accepte tout sans rien dire, qui respecte les lois.

Alors, oui, l’auteur nous emmène dans une histoire de trafic de drogue, d’argent avec des gros pontes qui font assassiner ceux qui n’obéissent plus. Est-ce que ces cadavres sont liés ? Mais l’auteur nous amène un élément, des personnages qui vont changer la donne de ce roman. Un événement auquel je ne m’attendais absolument pas. Roman addictif, certes, mais pas un coup de coeur pour moi, malheureusement, même si j’ai aimé la construction et là où nous a emmené l’auteur. Je croyais avoir lu son premier roman mais ce n’est pas le cas. Je l’ai toutefois dans ma PAL. Un roman nordique, suédois, comme je les affectionne. On passe de la ville, Stockholm, même si elle n’est pas très évoquée, à des paysages de bords de mer, des îles où il semble faire bon vivre. Le temps est également un élément important dans ce roman. Début de l’été avec ses pluies, ses averses et aussi le soleil ainsi que la fête préférée des Suédois, la Saint-Jean.

Des sujets sont traités dans ce roman. La perte d’un enfant et ce que cela change pour un être humain, pour une famille. Chacun réagit différemment à ce drame. Lorsque la personne a déjà des problèmes psychologiques, c’est encore pire. Autre sujet très important et qui prend toute son importance dans notre vie d’aujourd’hui. Les réseaux sociaux, les blogs. Montrer que tout va bien dans sa vie, faire des photos pour avoir des like, de plus en plus de like. Faire cette course pour être le meilleur. Les gens sont narcissiques et cela entretient ce narcissisme. Mais si on montre que tout va mal pour obtenir de la compassion, il faut l’entretenir également. Perversité de l’être humain pour tout ce qui touche les autres dans leur malheur. Se focaliser sur les gens qui souffrent et donc en rajouter. 

Ne pas avoir lu Sous la glace ne gêne pas franchement la lecture de ce roman, même si cela aurait été mieux pour connaître Manfred et Malin.

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Lévy pour cette lecture.

L’ombre de la baleine de Camilla Grebe

Date de sortie : 27 février 2019

Editeur : Calmann Lévy

Nombre de pages : 369

ISBN : 9782702165744

La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George

La punition qu'elle mérite d'Elizabeth George - Editions Presses de la Cité

La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George – Editions Presses de la Cité

Résumé La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George

C’est la fin des examens. Ding pousse son amie Missa, jeune fille aux notes irréprochables, à sortir. La grand-mère de Missa est tout à fait d’accord. Elles se retrouvent dans un bar avec les colocs de Ding. Tout le monde boit.

Gaz Ruddock, îlotier, vit avec un vieil homme pour l’aider dans son quotidien. Il fait tout ce qui est possible afin que l‘ordre règne dans cette petite ville de Ludlow.

Avis La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George

Plus de 550 pages à lire, un énorme pavé pour cette vingtième enquête de Linley et Havers. J’ai cru que jamais je n’allais en voir le bout. C’est ça le problème de la liseuse. Mais même si j’ai cru ne jamais en voir la fin, ces 550 pages sont un régal, un pur bonheur. Je n’ai pas lu toutes les enquêtes de ce duo, même si je sais à peu près ce qui est arrivé à chacun d’entre eux. Barbara est toujours sous le coup d’une mutation car elle n’obéit pas aux ordres. Mais depuis quelque temps, elle tente de se conformer et elle y sera encore plus obligée car elle devra travailler avec la commissaire, Isabelle, qui ne la porte pas dans son coeur et qui veut, absolument, s’en débarrasser. Toutefois, le naturel revient vite au galop mais Barbara fait attention. Elle enquête, un tant soit peu de son côté mais en fait part à Isabelle et surtout elle obéit. Mais ce sera sans compter sur Linley qui mettra les pieds dans le plat et qui permettra au duo de travailler ensemble pour tenter de démêler cette histoire de suicide.

La première partie est donc consacrée à Isabelle et Havers qui doivent enquêter et tenter de démontrer qu’il n’y a eu aucune erreur lorsqu’un détenu est mort en détention. La deuxième partie est consacrée à Havers et Linley car Barbara avait découvert un élément qui pouvait donner un autre tour à l’enquête mais elle allait plus loin que ce qui lui était demandé. Tout ne sera pas mis à plat, mais même s’ils sont pressés par le temps, ils pourront interroger les uns et les autres, se faire leurs idées, échanger et comme ce sont des pointures dans leur métier, ils y arriveront. Mais c’est un travail d’équipe entre Londres et eux.

Outre l’enquête, ce roman est consacré aux relations humaines. Les relations de travail, les relations amoureuses, le respect envers les uns et les autres. Les relations humaines ne sont pas faciles. Une mère et femme peut prendre le dessus sur son couple, sur ses enfants, imposer ses choix, surveiller. Mais la vie se charge de remettre les choses à leur place. Est-ce que cela sera trop tard pour faire machine arrière ? L’auteur s’est énormément renseigné sur la police britannique, sur ses fameuses coupes budgétaires qui empêchent d’avoir du personnel sur place pour pouvoir enquêter comme il le faut. Avec Isabelle, c’est l’alcoolisme qui est en ligne de mire. Mais il n’y a aucun jugement. L‘alcoolisme peut être dû à de nombreuses choses. Mais il est dévastateur pour ceux qui en sont atteints et ceux qui sont autour. Il anéantit une vie de famille, il peut anéantir un travail, des responsabilités. Il faut juste que le malade prenne conscience qu’il faut qu’il soit aidé. Elizabeth George s’attache également à ces jeunes, qui veulent prendre leur envol, qui continuent leurs études et qui boivent tant et plus, qui privilégient les relations sexuelles même si leur partenaire n’est pas d’accord. Mais s’ils peuvent être très vite soupçonnés, d’un autre côté, ce ne sont pas eux qui sont les principaux responsables.

Et toujours ce ton humoristique quand il le faut. Et cela passe par Barbara qui fait des claquettes et qui a été prise en charge par la secrétaire du département. Cette dernière ne s’en laisse pas compter et refuse toutes les excuses de Barbara. Surtout qu’il y a un spectacle, et bien entendu, Linley va s’en mêler. Je m’imagine ces personnages tout ce qu’il y a de plus british, surtout Linley. Ils sont toujours autant humains et cela fait du bien.

Je suis toujours autant surprise par Elizabeth George. Qu’une américaine, qui vit aux Etats-Unis, transpose ses histoires en Grande-Bretagne, dans des lieux autant reculés, cela me sidère toujours autant. Ce n’est pas la même culture même si les êtres humains, sur n’importe quel lieu de la planète, ont pratiquement tous les mêmes aspirations.

Je remercie Netgalley et les Editions Presses de la Cité pour m’avoir permis de lire cette vingtième enquête.

La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George

Date de sortie : 7 mars 2019

Editeur : Presses de la Cité

Nombre de pages : 553

ISBN : 9782258117761

Adopteuntueur.com d’Enzo Bartoli

Adopteuntueur.com d'Enzo Bartoli - Editions Amazon Publishing

Adopteuntueur.com d’Enzo Bartoli – Editions Amazon Publishing

Résumé Adopteuntueur.com d’Enzo Bartoli

Deux jeunes adolescents découvrent dans la nuit le cadavre d’un homme.

Ils sont très  vite interrogés par les policiers sur place, avant que l’enquête ne soit confiée à la PJ.

Avis Adopteuntueur.com d’Enzo Bartoli

Vraiment agréablement surprise par ma lecture. J’ai eu peur quand j’ai lu les toutes premières pages. Je pensais vraiment m’ennuyer. En faisant quelques recherches sur le net, je me suis aperçue que c’était la cinquième enquête de ce duo, voire trio, car il faut compter le chef de tout ce beau monde. Une belle enquête à la française qui rappelle les films ou les séries que l’on peut voir. J’ai eu l’impression d’avoir les images devant les yeux tout le long de ma lecture. Je ne sais pas si je lirai les quatre premiers vu tout ce qu’il y a dans ma PAL, mais à l’occasion j’y penserai. Je ne pense pas que ne pas avoir lu les quatre premières enquêtes posent un réel problème puisque ce roman n’est pas une suite. On prend les personnages tels qu’ils sont, sans trop de références sur des éléments précédents.

Donc, nous sommes au 36, plus le Quai des Orfèvres, puisqu’ils ont déménagé. Nous avons affaire à toute une équipe, composée d’hommes et d’une femme. Tout ce beau monde est bien géré même si un lien particulier, de confiance notamment, unit le grand chef et Tonton, Pascal Guilbert. Lien moins évident avec le Beau gosse puisque Guilhem Lanternier semble être le personnage, même s’il est reconnu dans son travail comme un bon professionnel, le moins posé. Charles Maillard est plus abrupt avec lui, lui lance quelques petites piques, qui peuvent trouver de la répartie. Mais attention, Pascal peut prendre certaines décisions sur un coup de tête. Est-ce que ça paie ? A vous de le lire, vous ne serez pas déçu.

Le lecteur a affaire à un meurtre d’un homme. Les premiers éléments de l’enquête ne révèlent rien. C’est comme si cet homme n’existait pratiquement pas. Rien n’est trouvé sur sa vie professionnelle. Son assistante de direction est un véritable cerbère. Mais en creusant, en interrogeant les uns et les autres, avec une simple petite phrase, les enquêteurs vont mettre à jour tout un pan de la personnalité de cet homme au double jeu, à la double vie. Entre une femme, emprisonnée, car elle a tué son enfant, qui a de réels soucis psychologiques, des fraudes, des embauches de femmes pour assouvir le moindre de ses fantasmes, le personnage n’est pas bon à côtoyer. Violences physiques et psychologiques qui ont été vues par des proches, mais qui n’ont rien pu faire pour que cet homme arrête tout. Donc, que fallait-il faire ? Ils ont trouvé la solution, le bon pigeon, mais c’est sans compter les recoupements entre divers services, qui collaborent, les différents entretiens et l’opiniâtreté des uns et des autres.

Chose que j’ai apprise avec ce roman est qu’une perquisition pouvait être faite sans l’accord de la justice, mais il suffit juste de deux témoins. L’auteur connaît très bien Paris, ses environs et aussi la Grande Couronne.

Je remercie Netgalley et les Editions Amazon Publishing pour cette belle découverte.

Adopteuntueur.com d’Enzo Bartoli

Date de sortie : 12 février 2019

Editeur : Amazon Publishing

Nombre de pages : 246

ISBN : 9782919807277

 

Les âmes englouties de Susanne Jansson

 

Les âmes englouties de Susanne Jansson - Editions Presses de la Cité

Les âmes englouties de Susanne Jansson – Editions Presses de la Cité

Résumé Les âmes englouties de Susanne Jansson

Nathalie est installée dans le nord de la Suède. Elle a passé du temps avec Johannes mais elle ne reste jamais.

Celui-ci passe devant chez elle avec son vélo. Mais il est agressé. On remonte ensuite à trois semaines plus tôt.

Avis Les âmes englouties de Susanne Jansson

Nathalie est biologiste. Elle prépare une thèse sur le réchauffement climatique et notamment l’action des tourbières sur celui-ci. Elle décide donc de quitter Göteborg pour le nord de la Suède et surtout un endroit qu’elle connaît bien. Elle y a vécu jusqu’à l’âge de 12 ans. Avec cette étude, Nathalie décide d’affronter son passé. Elle rencontre un étudiant en art avec qui elle vit une relation. Elle le sauvera de la mort.

Au fur et à mesure de ce livre, des questionnements de Nathalie, de son retour vers le passé, vers son enfance, jusqu’à ses douze ans, il est question de tourbières. Le livre se situe au début de l’automne. Les jours sont courts, la luminosité peu intense. Le brouillard tombe vite et les éléments peuvent se déchaîner et disparaître tout d’un coup. Les tourbières sont des pièges. Elles peuvent engloutir quelqu’un en très peu de temps, surtout s’il ne fait pas attention. Piège, certes, mais les tourbières révèlent également des cadavres, anciens comme récents. Une région de légendes qu’un homme essaie depuis des années d’étudier. Les tourbières ont été le cadre de rituels, de sacrifices, d’offrandes. Est-ce pour cela que les cadavres sont transpercés d’un pieu ?

Nathalie va affronter son passé, la réalité. Elle va retrouver un de ses anciens voisins. Avec l’agression de Johannes et la découverte d’un cadavre, la police va devoir enquêter, notamment avec la photographe de renommée internationale, Maya, qui travaille de temps en temps pour la police. Maya, aussi, est fascinée par ce monde. Ses photos vont révéler des indices qui feront avancer le travail des enquêteurs. Elle prendra également quelques risques en interrogeant ceux qui vivent près des tourbières. Mais l’assassin est-il celui que l’on croit.

Avec ce voyage dans le passé, Nathalie fera-t-elle réellement la paix avec ce qui la taraude, avec ceux qu’elle a perdus ? En tous les cas, en rendant visite, à l’hôpital, à Johannes, elle va s’ouvrir, elle va lui raconter son passé, son amitié avec Julia, jusqu’à ce jour fatal qui reviendra avec force.

Le roman est vraiment très bien construit. Il ne m’a happé, toutefois, comme pourraient le faire les tourbières. Je ne suis pas tombée, à fond, dedans. Je me suis sentie déconnectée par rapport à cette histoire, vraiment très riche et fortement documentée, que ce soit d’un point de vue scientifique, écologique mais aussi de ces légendes, si je puis l’écrire. Susanne Jansson tranche également avec les autres auteurs nordiques que j’ai pu lire auparavant.

je remercie les Editions Presses de la Cité pour la découverte de cet auteur.

Les âmes englouties de Susanne Jansson

Date de sortie : 21 février 2019

Editeur : Presses de la Cité

Nombre de pages : 314

ISBN : 978-2-258-14819-2