Aigre-Doux de Wilfried N’Sondé

Aigre Doux de Wilfried N'Sondé

Aigre Doux de Wilfried N’Sondé

Résumé Aigre-Doux de Wilfried N’Sondé

Des amis se retrouvent, mais comme toujours reste un peu à l’écart. Lui suffit d’être avec son ami.

Une question sur son origine, réponse colérique et s’enfuit.

Avis Aigre-Doux de Wilfried N’Sondé

Pas besoin d’un grand nombre de pages pour dénoncer le racisme, la stigmatisation, les questions qui font mal parce que l’on est différent. C’est ce qui arrive à cette jeune fille qui accompagne un ou une amie, je pencherai pour le premier, même si elle reste en retrait. Une seule question sur ses origines et elle se met vivement en colère et part.

Partir, oui et regretter et attendre. S’interroger sur soi, sur sa vie, sur cette absence qui fait mal. Ce roman parle de la couleur de peau, certes, mais il ne se cantonne pas qu’à ça. Il parle de ces jeunes qui sont différents, de ces jeunes qui se cherchent. Un comportement, des vêtements qui ne révèlent pas leur moi profond. Originalité vestimentaire, comportement qui se remarque et qui engendre de nombreuses réflexions. Réflexions, stigmatisation, violences verbales qui font mal, très mal. Est-ce que tout cela est dû à sa couleur de peau. Personnellement, je ne le pense pas. Quand on ne correspond pas à la norme, on subit de nombreux rejets. Ces jeunes doivent toujours se justifier, ils ne sont jamais écoutés. Mais si on gratte un peu, on peut voir le manque de confiance en soi, les nombreux complexes, on peut accepter certaines choses des gens proches, mais pas de la famille. En effet, avec une mère trop présente, qui donne trop de conseils, les conflits sont continuels et cette jeune fille en devient méchante. Elle se venge sur sa mère de cette absence qu’elle subit, de cet absent à qui elle ne peut pas dire ce qu’elle pense. Elle essaie de se protéger de tout et de tous.

Lorsque l’on est jeune et que l’on subit tout ça, la pensée du suicide n’est pas loin. Mais on peut également rêver de son avenir. Pourtant le conditionnement pour réussir à l’école est continuel. Quand on veut sortir de tout cela, il suffit de prendre une décision, mais seulement pour soi.

Racisme, relations, réactions démesurées, manque de confiance en soi, stigmatisation, exclusion, cataloguer, manque de confiance en soi, normalité, la jeunesse passe, très souvent, un cap difficile.

Je remercie les Editions Actes Sud Junior pour cet envoi.

Aigre-Doux de Wilfried N’Sondé

Date de sortie : août 2019

Editeur : Actes Sud Junior

Nombre de pages : 416

ISBN : 9782330124311

Erreurs fatales de Vincent Nouzille, Comment nos Présidents ont failli face au terrorisme

Résumé Editeur Erreurs fatales de Vincent Nouzille

Que ce soit par aveuglement, naïveté ou passivité, nos présidents successifs ont, depuis plus de trente ans, commis des erreurs fatales face au terrorisme, avec des conséquences graves pour notre sécurité. Improvisations après les attentats, réformes retardées ou bâclées, gestion chaotique des prises d’otages, marginalisation des juges, déni de la montée du djihadisme intérieur, failles du renseignement, confusions diplomatiques, faux pas militaires, comme en Libye ou en Syrie, dérapages en Afrique : la liste est longue.

Longtemps, nos présidents ont cru que la France serait protégée par un dispositif judiciaire et policier qu’ils croyaient efficaces. Mais le feu couvait, les alertes ont été nombreuses, et nos gouvernants ne les ont pas entendues, y compris au lendemain des attaques meurtrières de 2015, dont certaines auraient pu être évitées. Alors que plusieurs vagues d’attentats ont mis en lumière les carences du pilotage de la lutte antiterroriste et du renseignement, ainsi que l’absence de coordination et de prévention, rien n’a été fait pour y remédier efficacement.

Pendant deux ans, Vincent Nouzille a enquêté sur ces ratages, en recueillant des témoignages inédits d’acteurs de premier plan et en collectant des centaines de documents confidentiels. Des dérives de la cellule antiterroriste de Mitterrand aux surenchères martiales de Hollande, en passant par les rapports enterrés par Chirac et l’affaiblissement du renseignement de terrain par Sarkozy, son récit apporte de nombreuses révélations sur la lutte antiterroriste vue de l’Élysée et dresse un bilan accablant de l’action – ou de l’inaction – de nos présidents face à une menace grandissante. Il démontre que le prochain élu devra avant tout faire preuve en la matière de lucidité et de courage.

Vincent Nouzille, journaliste d’investigation indépendant, collabore régulièrement au Figaro Magazine et réalise des documentaires de télévision, après avoir travaillé notamment pour L’Express, Marianne et France Inter. Il est l’auteur de nombreuses enquêtes de référence, dont Les Tueurs de la République (Fayard, 2015), dans laquelle il révélait l’existence des assassinats ciblés décidés par François Hollande.

Avis Erreurs fatales de Vincent Nouzille

Cette guerre qu’est le terrorisme. Ne peut-on rien faire ? Oui et non. Si les gouvernements et notamment la France arrêtaient avec leurs guerres intestines au sommet, dans les ministères, dans les services qui doivent protéger les Français et à chaque élection présidentielle et donc de changement de Président. Pourquoi certaines personnes, considérées, comme dangereuses, ne sont-elles plus surveillées ? Car elles ont à leur disposition de nombreux moyens pour tenter leur acte terroriste. Alors, oui, la liberté de chacun est importante. Les nouvelles lois permettent de surveiller n’importe qui, notamment par les mails et téléphones. Je n’ai rien à me reprocher et je suis contre le fait que ma liberté soit bafouée. Mais ce dont je me rends compte, tout de même, est que la loi n’est pratiquement pas appliquée, mais pas pour le citoyen lambda. Merci Manuel Valls et François Hollande.

Ce document, ces recherches, ces enquêtes démontrent tout ce qui s’est passé, mais est-ce que tout est publié car il doit rester des choses marquées secret défense. En premier lieu du temps de Mitterand. Pour moi, cela a été un rappel des attentats qui ont secoué la France en ce temps-là. Et on voit que, même s’il a tenté quelque chose, il ne s’est pas entouré des bonnes personnes, vu qu’il avait peur des services de renseignement. Services fragmentés qui ne se faisaient pas confiance, qui épuraient les informations communiquées. Cela continue du temps de Chirac en moins bien. Arrive ensuite Sarkozy qui a tenté mais n’a pas réussi. Et pour finir, Hollande. Malgré son caractère mou, il s’est révélé un véritable chef de guerre qui appliquait la loi du Talion.

Bref, les Français n’ont pas été protégés, que ce soit dans leur pays ou à l’étranger. Il ne faut pas oublier que le terrorisme concerne les prises d’otages. Si toutes ces organisations, les pays dont elles sont issues bénéficient d’armes, d’argent des pays qu’elles peuvent combattre, les relations sont vite coupées. Le terrorisme, la prise d’otage leur rapporte énormément d’argent et ils peuvent ainsi continuer à recruter. La France, avec ses différents services, ses hommes au pouvoir, dans les ministères n’arrive pas à gérer. Elle est dépassée et ne prend pas en compte les rapports émis par des politiciens qui peuvent apporter de bonnes idées à appliquer. Pourtant tous ces hommes dans ces services subissent, eux aussi, le terrorisme, car ce sont également des soldats qui peuvent mourir. Ce sont des personnes qui connaissent à fond leur métier mais à certains moments ils peuvent manquer de moyens car ils croulent sous les affaires.

Et que dire de la justice, organe indépendant qui ne peut pas travailler et ce pour différentes raisons. Elle est le parent pauvre de l’Etat, comme les citoyens. Ces derniers ne sont pas assez protégés. Et comme le Président doit leur assurer la sécurité, ils peuvent se retourner contre la France. Pourtant, les belles paroles sont là mais elles ne sont pas suivies d’effet. Otages, citoyens, la vie a un prix mais elle ne représente pas un poids assez important face à l’Etat.

L’auteur et les personnes qu’il a pu interroger sont assez pessimistes quant à l’avenir, proche et lointain. Les Français vont soufbfrir. Les attentats auront plus d’ampleur. Et comme on peut s’en rendre compte de plus en plus, il faut se méfier de tous car le terrorisme est bien implanté en France et en Europe.

L’auteur détaille des relations internationales dans ce qu’elles ont de plus complexes. Comment ménager la chèvre et le chou et laisser le citoyen de son pays dans l’ignorance ? Document très bien instruit, avec l’accès à des rapports, des interviews. Prise de position de l’auteur face au terrorisme ? Je ne sais pas, mais en lisant ce document, et je ne l’ai pas lâché car vraiment très intéressant, je suis ressortie très en colère face à tous ceux qui nous gouvernent, qui ne prennent pas en compte nos vies, qui nous manipulent tant et plus. Et j’ai pris une décision en ce qui concerne les prochaines élections. Lors du second tour de la Présidentielle, j’avais voté comme bon me semblait, je ne voulais pas donner ma voix à une personne que je critiquerai tout le long de son mandat. Maintenant, quelles qu’elles soient les élections, ma voix n’ira à aucun des candidats. Ce sont tous des menteurs qui mettent nos vies en danger par leur inertie.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique et les Editions J’ai lu.

Erreurs fatales de Vincent Nouzille, Comment nos Présidents ont failli face au terrorisme

Date de sortie : 13 juin 2018

Editeur : J’ai Lu

Nombre de pages : 479

ISBN : 978-2-290-15362-8

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La saison des feux de Celeste Ng

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Résumé La saison des feux de Celeste Ng

Shaker Heights est un quartier très riche qui existe depuis 1912. Il possède de nombreuses règles à lesquelles personne ne déroge.

Isabelle Richardson a mis le feu à la maison de ses parents. Sa mère, qui dormait, à eu juste le temps de se réveiller. Elle se rappelle le départ de sa locataire, Mia, qui était accompagnée de sa fille.

C’est donc le moment de revenir sur tout ce qui est arrivé depuis que Mia et Pearl ont emménagé.

Avis La saison des feux de Celeste Ng

Comment écrire une chronique d’un roman, aussi intense, aussi passionnant, sans trop en dévoiler ? Il est, en tous les cas, servi par une belle palette de personnages femmes. Toutes sont importantes dans ce roman, même si certaines ont juste un petit rôle. Des femmes, des jeunes filles passées au crible sans toutefois que l’auteur penche pour l’une ou pour l’autre. On en apprendra au fur et à mesure sur chacune d’entre elles. D’ailleurs, personnellement, aucune ne m’a rebuté. Chacune a son vécu, chacune a son propre caractère, chacune a sa propre expérience. Bon, mal, ce n’est pas à nous de juger. Certaines décisions ont été prises et elles doivent être assumées. Malgré tout, comme dans toute société, on se mêle de la vie des uns et des autres, on prend parti pour l’un ou pour l’autre et cela attise les colères, les ressentiments, même si, après coup, on s’interroge.

N’y aurait-il pas un fond de jalousie de la part d’Elena ? On ne s’élève pas contre cette société, cette ville parfaite même si on a envie de découvrir le reste du monde. Cette société fait le bien pour se donner bonne conscience, même si pour elle c’est naturel. Mais on attend tout de même un juste retour des choses.

Elena a toujours cherché des signes de maladie chez sa fille Isabelle. L’inquiétude a fait la place à la colère. Comme on sait que les enfants ressentent tout, Izzie lui en fait voir de toutes les couleurs. En définitive, Mia lui ouvrira les yeux. Elena prendra donc la décision qui s’impose pour sa fille, qui lui ressemble tant.

A cause de ses idéaux, de son passé, Mia, sans le savoir, va provoquer une immense colère chez cette société extrêmement policée. La colère monte inexorablement. Elle est attisée comme le feu.

L’auteur développe tous les soucis rencontrés lorsqu’une grossesse ne peut pas être menée à terme, le problème de ne pas avoir d’enfants, le parcours du combattant pour adopter ou la mère porteuse. Elle développe également le choix de l’avortement, surtout lorsque l’on est jeune, le fait de ne pas se confier et d’avoir cette épée de Damoclès au-dessus de la tête et de vivre avec cet acte le restant de nos jours.

Mia est dégourdie, elle a appris toute seule. Elle a subvenu à ses besoins, elle a reproduit ce qu’elle avait appris pour s’en sortir et économiser tant et plus. Même si cela ne correspondait pas à ses parents qui avaient dû vivre de restrictions, elle a voulu réaliser ses rêves et vivre de son art. Mais ses parents, par leur comportement, lui feront prendre une décision difficile. Pearl, sa fille, quant à elle, cherche réellement à se poser. Elle est adolescente, elle a besoin d’amies, de relations amoureuses. Intelligente, elle aura l’un et l’autre. Mais les relations humaines ne sont pas si faciles que ça. Pearl a confiance en sa mère pour prendre les décisions. Cette expérience leur permettra de se rapprocher encore plus. Mia sera obligée, petit à petit, au cours de sa vie, de se confier à sa fille sur ce qui la concerne et sur ce qu’elle veut bien entendre.

Ce roman n’est pas une chronique, au vitriol, d’une société. Ce roman, pas vraiment un coup de coeur, mais presque, démontre qu’une rencontre peut avoir le pouvoir de tout changer. Elle peut provoquer de la fascination dans un cas comme dans l’autre. Elle permet, également, de connaître différents modes de vie, des personnalités aux caractères différents. Elle peut permettre, après coup, de s’interroger sur soi, son avenir et reprendre, si on le souhaite, des décisions qui correspondent à son moi profond.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique, les Editions Sonatine lesquelles avec le roman ont envoyé un carnet. Je comprends d’autant plus, avec cette lecture, pourquoi ils vont suivre cet auteur. D’ailleurs, je vais m’empresser d’acheter son premier roman.

La saison des feux de Celeste Ng

Date de sortie : 5 avril 2018

Nb pages : 378

Editeur : Sonatine

ISBN : 978-2-35584-6503

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Le sympathisant de Viet Than Nguyen

Le sympathisant de Viet Thanh Nguyen

Le sympathisant de Viet Thanh Nguyen

Avis Le sympathisant de Viet Than Nguyen

Le peu de critiques lues sur ce livre ont toutes encensé ce livre. Personnellement, je vais me montrer plus critique. J’ai trouvé Le sympathisant long, trop long. Bien entendu, ce n’est pas mon domaine de prédilection mais j’aime et j’adore sortir de ma zone de confort. J’ai déjà lu des autobiographies, biographies puisque c’est ce dont il s’agit que j’ai jugées beaucoup plus intéressantes à lire.

Le Sympathisant n’est pas du tout inintéressant. C’est l’histoire d’un agent double, un homme qui travaille pour l’armée de son pays, le Vietnam, et qui de l’autre côté donne de nombreuses informations aux communistes qui tentent de prendre le pouvoir. Déjà, c’est un pan de l’histoire que je ne connais pas suffisamment. A part la Chine qui m’intéresse beaucoup, je n’ai pas trop d’atomes crochus avec les pays asiatiques. Est-ce pour cela que j’ai trouvé cette lecture trop longue ?

L’auteur explique tout. Il ne jette aucune fleur à cet homme. Il explique son passé d’agent double. Il ne justifie pas ses faits et gestes, il les explique. Comment, pourquoi, ce que cela a entraîné. Son passé n’est pas en cause, le fait qu’il soit un bâtard, que son père, prêtre, ne l’ait pas reconnu. Il a conservé toujours de l’amour pour sa mère qui est décédée. L’amitié pour ses deux frères de sang est importante pour lui. C’est un homme qui ne cherche pas à avoir une relation durable qui mène au mariage, même s’il aime les femmes. Il a pourtant la confiance de son général puisqu’il a vécu avec lui, il l’aide dans tout. Et même aux Etats-Unis, il continue. Il a fait des études là-bas et c’est là qu’a commencé son engagement pour le communisme, d’ailleurs, il y a ensuite vécu quand la défaite de l’armée était sans équivoque. Mais le fait que cet homme soit profondément cultivé ne l’aide pas avec les uns et les autres. Il doit être rééduqué pour prouver sa valeur et son engagement.

Ce que j’ai tout de même aimé est sa faculté à analyser le caractère de toute personne, qu’elles soient de son pays ou américaines. Cet homme de l’ombre sait comment sont les gens, ceux qui souffrent, ceux qui ont l’air d’être heureux. Il connait les différences entre les deux pays, comment les gens y vivent. Et surtout ceux qui sont devenus des réfugiés. Ils quittent un pays, leurs racines, leur foyer et ne trouvent pas l’Eldorado. Ils ne sont pas franchement bien accueillis. Eux aussi sont des ombres. Entre les caractères, la vie des uns et des autres, c’est tout un pan de communautés qui est passé au crible. Il montre très bien la souffrance des asiatiques, des boat-people qui ne sont plus considérés comme des être humains. Il montre très bien également ce que  l’on attend de lui. Il souffrira lui aussi et en sortira différent.

D’un autre côté, il, car on ne connait pas son nom, est obligé de tuer ou faire tuer. Ces morts resteront sur sa conscience. Agent de l’ombre, certes, qui donne des informations mais qui ne met pas les mains dans le plus difficile, à savoir prendre les décisions pour faire la guerre. Ce n’est pas un reproche, c’est juste un constat.

Agent double, certes, mais humain avant tout. Je comprends pourquoi ce livre a été encensé par les critiques et pourquoi il a reçu une récompense.

Je remercie Netgalley et les Editions Belfond.

Résumé Le sympathisant de Viet Than Nguyen

Cet homme est prisonnier. Il est en train d’écrire sa confession.

Il était le seul officier à vivre avec le Général. Le Vietnam est en proie à la guerre. Les Américains sont censés aider le pays. 

Mais d’un autre côté, le communisme tente de s’emparer du pouvoir.

Le sympathisant de Viet Than Nguyen

Date de sortie : 17 août 2017

Nb pages : 397

Editeur : Belfond

ISBN : 9782714475657

La dette de Mike Nicol

La Dette de Mike Nicol – Source J’ai Lu

1998, Le Cap, Mace Bishop doit protéger le fils de Ducky Donald, qui tient une boîte de nuit et qui est menacé. Ducky rappelle à Mace qu’il peut révéler certains éléments le concernant. En effet, un groupe extrêmement violent, musulman, commet des attentats, des meurtres. Ses membres sont les clients de l’avocate Sheemina February.

L’auteur nous offre un très beau portrait de Mace, sur sa vie avec Oumou, sa femme, sa fille Christa, son ami et associé Pylon mais aussi avec de nombreux personnages qui gravitent autour, comme des anciens contacts de son ancienne vie de trafiquant d’armes, de ceux qui en veulent à sa vie, qui veulent se venger. Mace, toutefois, prend des décisions sans en parler avec son associé. Il pense qu’il est une personne sur qui on peut compter. Et je pense, qu’au vu du roman, il a raison. Il semble se cacher, pas très à l’aise. Mais Pylon n’est pas dupe et il s’interroge, tout comme Oumou. Mais il ne leur dira pas tout et cela entraînera des évènements qui vont le toucher mais aussi sa fille. Ah bien sûr, il garde certains éléments de sa vie privés, comme revoir une ex petite amie, mais comme c’est pour le travail, il en tient peu compte. Pourtant, il connaît très bien sa femme et il sait qu’elle arrivera à savoir. Mace s’interroge également sur cette femme, Sheemina February. Il pense qu’il la connait mais il ne se rappelle pas. Mais elle, elle sait qui il est. Et le fait de ne pas être reconnue va augmenter sa hargne. Il est conscient qu’elle le harcèle, qu’elle est à l’origine de nombreux évènements mais il n’a pas toutes les cartes en main pour la confondre. Et le lecteur non plus. Car que compte-t-elle faire avec tous les documents qu’elle amasse contre Mace ? L’auteur ne nous dit rien. On pense à une histoire de vengeance mais à quel sujet ? Mace n’est peut-être pas un super époux. Mais il est humain avec ses forces et surtout de nombreuses faiblesses. Je trouve, tout de même, qu’il devrait plus s’en référer à Oumou pour sa petite Christa car il est assez intransigeant. Mais suite au grave évènement, il réussira à établir une belle relation avec sa petite fille qui montre énormément de courage.

Ce premier roman, même si la fin est trop rapide, est parfaitement réussi. Il est dense, complet, les pages sont nombreuses mais le lecteur ne perd absolument pas son temps. Les situations évoluent constamment avec toujours le même fil conducteur, la Dette. Car chacun doit quelque chose à quelqu’un donc il faut remplir ses engagements et quand on rappelle la date au bon souvenir de l’autre, il faut savoir rembourser. Et les relations sont souvent faites de ça avec le trafic de drogues, le trafic d’armes. Nous sommes en Afrique du Sud et le pays est touché par tout ça. Ce roman ne me donne toujours pas l’envie d’y aller en vacances, même s’il existe des coins pour riches, pour touristes. Le trafic d’armes touche de nombreux pays et ceux qui en ont vendu, qui ont touché de l’argent, ont risqué leur vie mais en toute connaissance de cause. Il est très facile d’y replonger lorsque l’on manque d’argent et que l’on a des échéances à payer.

L’auteur sait manier la torture, le harcèlement, les morts, les assassinats. Cela peut être assez dur à lire pour une petite nature. Sur le coup, c’est vrai mais quand on a lu plus difficile à ce niveau-là, on passe assez vite.

Mon roman se finit en queue de poisson. Trop rapide cette fin après 600 pages de lecture. Ouf, c’est bel et bien une trilogie, il y a donc de quoi voir venir pour la suite lorsque Sheemina a annoncé à Pylon et Mace ce qui s’est passé il y a plus de vingt ans. Mais ils ne la croient pas.

La dette de Mike Nicol

date de sortie : 17 septembre 2014

Editeur : J’ai Lu

ISBN : 978-2-290-07781-8

Nb de pages : 600

L’éternel dépouillement de la vie de Carole Nativelle

Parmi les auteurs édités par les Editions Baudelaire et donc lus car l’éditeur m’a permis de les découvrir, il y en a un seul qui n’a pas eu mes faveurs, mais c’était parce que j’ai peu de problèmes avec mon travail et je sais comment faire pour m’en sortir.

Les Editions Baudelaire font confiance à un nouvel auteur, Carole Nativelle qui publie un essai, L’éternel dépouillement de la vie.

L'éternel dépouillement de la vie de Carole Nativelle

L’éternel dépouillement de la vie de Carole Nativelle

Je vais donc vous présenter cet essai. Je devrais le recevoir et en faire une chronique.

Présentation : 

Poser un autre regard sur notre vie humaine, comprendre que les blocages, ou les freins que nous vivons en tant qu’êtres humains, et ce, quel que soit notre âge, peuvent avoir pour origine notre conception, notre période fœtale, notre naissance et même notre petite enfance.

Il s’agit de mémoires émotionnelles « vibratoires » que nous avons intégrées, consciemment et inconsciemment, lors de ces étapes de vie et qui peuvent nous freiner dans notre évolution. Elles-mêmes sont en résonance avec les mémoires ancestrales que nous portons.

C’est à travers le choix de notre famille d’« accueil » et de ces différents types de mémoires, que notre âme décide d’évoluer. Mais pour qu’elle puisse s’alléger elle-même, nous devrons passer par une libération de ces mémoires émotionnelles qui nous alourdis- sent ; un dépouillement de ce que nous « portons » de façon vibratoire, pour nous amener à notre authenticité. Car toute sa vie, l’Homme cheminera vers son devenir divin, qui l’amènera à l’Unité… 

J’avais déjà eu vent de ce genre de mémoires. Je ne sais pas si c’est réellement exact. Sommes-nous réellement conditionnés par le passé de nos ancêtres, reproduire leur schéma, est-ce que ce que nous avons vécu dans notre enfance nous empêche de nous construire. Ah, bien sûr, il y a le passé mais chaque être humain n’est pas obligé de le subir. La vie se charge de nous faire avancer.

L’auteur Carole Nativelle : 

Après plus de quinze années dans le secteur de la grande distribution, je décide de faire un virage à 360° dans ma vie professionnelle. Après cet univers indivi- dualiste, elle décide de travailler dans l’aide aux autres. Cela lui demandera un recul sur sa vie, qui commencera par une rencontre avec elle-même. La vie la guide alors vers la mémoire cellulaire.

Cela fait presque dix ans maintenant qu’elle reçoit en tant que thérapeute. Ce qui la passionne dans la nature humaine est que chaque personne est différente bien sûr, mais animée d’une grande richesse intérieure. Et à un moment de notre vie, nous sommes tous confrontés à aller toucher de près cette profondeur.