Emily Brontë Une vie de Denise Le Dantec

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Résumé Emily Brontë Une vie de Denise Le Dantec

Emily Brontë meurt à l’âge de 30 ans, quelques semaines après son frère.

Elle n’a pas voulu se soigner. Elle est entourée de ses deux soeurs et son père.

Avis Emily Brontë Une vie de Denise Le Dantec

Dans la famille Brontë, on demande l’auteur d’un seul roman qui aura du succès après sa mort, Les Hauts de Hurlevent. Cet auteur est Emily Brontë, morte à 30 ans des suites de maladie. Elle est la soeur d’Anne, Charlotte et Branwell Brontë. Ses frères et soeurs sont également morts très jeunes. Seules Anne et Charlotte ont connu du succès du temps de leur vivant. Deux siècles plus tard, les livres de ces femmes s’achètent toujours autant, se lisent toujours autant et sont toujours étudiés.

Emily Brontë ne laisse que ses écrits pour parler d’elle, et encore ils n’ont pas tous été retrouvés. Le reste n’est qu’interprétations, études de la vie de la famille, témoignages de ceux qui lui ont survécu ou encore la passion d’un auteur qui, adolescente, découvre les Hauts de Hurlevent. Il a fallu des années pour tenter d’écrire sur un tel personnage, amasser quantité d’informations pour écrire cette biographie qui comporte de nombreux vers de l’auteur pour coller à l’époque de la vie d’Emily Brontë.

Le père d’Emily Brontë a pris en charge l’éducation de son unique fils. Ce dernier présente, déjà, des soucis psychologiques. Il doit donc être protégé. Le manque d’argent est présent. Les filles, après la mort de leur mère, prendront en charge l’entretien de la maison avec leur tante qui les éduquera. Mais tous ont du temps libre pour parcourir les landes, lire encore et toujours, que ce soit des journaux, des livres, et surtout écrire à plusieurs mains. Raconter des histoires issues de leur imagination mais aussi de tout ce qu’ils peuvent lire. En ce temps-là, le père va tenter de faire instruire leurs filles. Mais cela se passe mal. Deux tombent malades et meurent. Les suivantes, Charlotte et surtout Emily, n’auront de cesse que de revenir chez elles. Charlotte, qui devient l’aînée de la famille, a toujours eu à coeur de parcourir l’Europe. Elle y parviendra en travaillant et en s’instruisant. Emily s’est rapprochée de sa jeune soeur, Anne. Une relation qui unira pendant de nombreuses années les petites filles, devenues grandes. Emily, avec son caractère entier, prompt à la colère, aide les plus faibles. Elle sera la seule à tenter d’adoucir les derniers mois de vie de son frère.
 
Pour ceux qui comme moi ne connaissent pas la vie des Brontë, et en particulier, celle d’Emily, on fait connaissance avec une enfant très intelligente, qui très vite connaît la nature humaine, elle qui ne se lie à personne, et donc ses faiblesses. Emily se caractérise par sa beauté, comme tous les enfants Brontë, par des attitudes très emportées, mais aussi par une propension à la solitude. Solitude due aux décès de sa mère, en premier, et de proches. Elle n’a pas pu recevoir de l’amour et donc ne sait pas comment le donner. Elle a voulu être aimée et aimer. Très vite, l’endroit où elle vit est son refuge, sa maison et en particulier la lande, source d’inspiration qui ne se tarit pas. Faune et flore, Emily a tout compris. La solitude d’Emily est due à cet abandon. Le père n’est pas extrêmement proche de ses enfants. Emily ne veut aucune contrainte, elle veut être libre, même si elle réalise les nombreuses tâches ménagères qui lui incombent. Dans cette biographie, émaillée des nombreux vers d’Emily Brontë, qui permettent de comprendre son état d’esprit, on assiste à la culpabilité énormément présente chez Emily, à son évolution en tant que poétesse, écrivain, aux problèmes qu’elle a pour assumer sa féminité, à ses nombreux cauchemars. La lande, écrire lui servent de refuge. Ses différents séjours à l’extérieur ont été profitables dans une certaine mesure. Emily, tout comme ses frère et soeurs, ont pratiquement vécu en autarcie. Est-ce que cela leur a suffi ? A Charlotte, non, qui a toujours voulu partir. A Emily ? Cela ne l’a pas aidé. Mais aurait-elle, pour autant, donné toute sa plénitude à ses écrits  ?
 
J’aime découvrir la vie des gens, que ce soit dans les romans ou dans les biographies. Cela permet de s’approprier un peu le personnage, de le comprendre surtout. Quand on ne le connait pas, on le découvre. Pour moi, cela a été le cas ici. J’avais peur de m’ennuyer, de ne pas tout comprendre. Cela a été un peu le cas concernant les vers, la poésie d’Emily Brontë. Je n’ai pas eu le temps de m’y pencher trop dessus. Je pense que, pour cela, il faut être vraiment en condition. 
 
Je remer19cie Babelio pour cette édition Masse Critique ainsi que les Editions Ecriture.
 

Emily Brontë Une vie de Denise Le Dantec

Date de sortie : 11 avril 2018

Editeur : Ecriture

Nombre de pages : 305

ISBN : 978-2-3590-5278-7

Les aventures étonnantes du merveilleux minuscule Benjamin Berlin de Julien Dufresne-Lamy

Les aventures étonnantes du merveilleux minuscule Benjamin Berlin de Julien Dufresne-Lamy - Editions Actes Sud Junior

Les aventures étonnantes du merveilleux minuscule Benjamin Berlin de Julien Dufresne-Lamy – Editions Actes Sud Junior

Résumé Les aventures étonnantes du merveilleux minuscule Benjamin Berlin de Julien Dufresne-Lamy

Benjamin a 12 ans. Il a une soeur de 16 ans, Claudine. Mais ils s’évitent. 

Benjamin est petit et depuis l’âge de 7 ans, il a un don, il est télépathe. Il suffit qu’il touche les gens pour connaître leurs pensées.

Avis Les aventures étonnantes du merveilleux minuscule Benjamin Berlin de Julien Dufresne-Lamy

Oui, je lis des livres pour les 9-12 ans. Et je trouve de véritables pépites réjouissantes, bien écrites. C’est le cas, encore une fois, avec Julien Dufresne-Lamy, découvert dans Boom. Peut-être que cette tranche d’âge zappera sur quelques subtilités, comme la critique de la télé-réalité ou encore notre politique migratoire et ce monde ultra-connecté dans lequel nous vivons. En tous les cas, elle découvrira un pays, le Japon, des enfants qui ont des pouvoirs, leurs réactions face à ça, leur entraide, une profonde amitié et aussi une belle fraternité.

Ce roman est très riche et le style de Julien Dufresne-Lamy nous entraîne dans du merveilleux, avec le sujet de la télépathie, le Japon, un peu de sorcellerie et une société qui s’occupe de ces enfants, car les certaines situations peuvent être rocambolesques mais se prêtent à ce pays. Même si Benjamin Berlin, BB, est son héros principal, tous tiennent une grande place dans ce roman. Les parents de Benjamin, sa soeur, son oncle et sa tante et aussi ces deux amis japonais. En effet, le père de Benjamin, diplomate, est muté au Japon. Chacun réagit différemment à l’arrivée dans ce pays. Benjamin a décidé de s’intégrer en apprenant, en premier la langue, en allant dans une école et ensuite un collège japonais. L’auteur alterne cette vie japonaise à des chapitres où Benjamin, dont la caractéristique est d’être petit, où il découvre son don, comment il en fait usage, ses angoisses, les évènements qui en découlent, les réactions de sa famille. Benjamin se sent à part et seul.

De plus, un homme va provoquer la peur chez Benjamin. Il le voit partout jusqu’à ce que l’un et l’autre communiquent et que Benjamin comprend qu’un destin l’attend. Mais il doit travailler son don pour passer, avec succès, les épreuves.

La société japonaise est différente de la nôtre. Les gens doivent réussir, sinon ils sont mal vus. Cela commence dès le plus jeune âge. Certains peuvent être mis à l’écart car ils ne correspondent pas aux standards de la société japonaise. Cette société, également, est très policée. On découvre ses us et coutumes qui diffèrent des nôtres, par rapport à l’expression des sentiments que l’on peut éprouver. Une société ultra-connectée qui ne communique qu’avec les réseaux sociaux. Et les rapports humains dans tout ça ?Heureusement que Benjamin est là et que même s’il respecte cette société, il va permettre à ses deux amis de s’ouvrir, surtout lorsque l’un deux et de nombreux camarades de classe sont victimes de harcèlement.

Donc, voilà, outre l’histoire palpitante de Benjamin, de nombreux thèmes sont abordés et permettent à des enfants, des pré-adolescents de s’ouvrir au monde, de s’ouvrir l’esprit et de ne pas rester cantonnés à ce qui se dit chez soi, à la télévision. Le monde existe, est vaste. L’amitié et l’amour d’une famille sont de très belles choses que l’on doit préserver même s’il peut toujours arriver des disputes.

Je remercie Julien Dufresne-Lamy pour cette très belle dédicace et les Editions Actes Sud Junior pour l’envoi.

Les aventures étonnantes du merveilleux minuscule Benjamin Berlin de Julien Dufresne-Lamy

Date de sortie : janvier 2019

Editeur : Actes Sud Junior

Nombre de pages : 261

ISBN : 978-2-330-11134-2

Il y aura du sang sur la neige de Sébastien Lepetit

 

Il y aura du sang sur la neige de Sébastien Lepetit

Il y aura du sang sur la neige de Sébastien Lepetit – Editions Flamant Noir

Résumé Il y aura du sang sur la neige de Sébastien Lepetit

Mois de février, c’est le départ de la Transjurassienne, célèbre course de ski de fond.

En janvier, à Besançon, Monceau, qui vient de Paris, ne se fait pas au froid.

Avis Il y aura du sang sur la neige de Sébastien Lepetit

C’est assez compliqué d’écrire une chronique sur un roman qui ne déçoit pas et qui plait sans plus. Malgré le nombre de pages, 206, je l’ai trouvé trop long à lire. Faute peut-être à ce sentiment de non urgence ressentie. Mais ce n’est que mon avis.

Le commissaire Morteau travaille à Besançon. Il est appelé par un ami d’enfance, si l’on peut dire, pour résoudre des appels téléphoniques menaçants en ce qui concerne la célèbre course de ski de fond La Jurassienne. Mais Morteau ne veut pas piétiner les traces de la gendarmerie et il attend le feu vert de la justice. Qu’il aura. Premier meurtre. Direction le Jura avec son lieutenant, jeune parisien, Monceau. Premier point, j’ai eu du mal à reconnaître l’un et l’autre. Il m’a fallu une centaine de pages. Les relations entre l’aîné et le jeune sont assez croustillantes. Monceau apprend le métier. Mais par rapport à son aîné, il veut aller vite. En soi, ce n’est pas trop mal mais il pourrait passer à côté de détails. Il ne supporte pas les éternelles réflexions de Morteau sur son intelligence, sur sa lenteur. Mais il y a tout de même du respect. L’un est là pour apprendre et l’aîné joue avec ça, il veut avoir la main mise sur tout. Mais d’un autre côté, cette forme d’apprentissage passe également par des compliments. Morteau cherche-t-il son futur successeur à former ? De plus, Morteau est tombé sous le charme de l’hôtelière. Et c’est vrai qu’entre celui qui a 50 ans et le plus jeune, les relations avec les femmes ne sont pas du tout les mêmes. Morteau s’interroge beaucoup à ce sujet. Passera-t-il à côté d’une relation car il n’ose pas ?

Personnellement, j’avais vite trouvé le coupable et je ne me suis pas trompée. L’auteur excelle pour nous faire visiter le Jura, ses magnifiques paysages, cette course célèbre dont plusieurs chapitres lui sont consacrés. Et puis, les références gastronomiques sont nombreuses et mettent l’eau à la bouche. Les références de personnalités plus ou moins connues de cette région. On sent l’auteur très érudit et c’est ce qui m’a plu. Il connaît son sujet à fond, même si son commissaire est un peu vieux jeu. Mais il a ses failles, comme tout un chacun. L’auteur développe des réflexions sur des thèmes de société qui se révèlent exacts de nos jours, sauf pour la guerre qui n’est pas encore là.

Et que dire de cette course, la Transjurassienne, qui fait froid dans le dos à cause de son climat. Elle demande beaucoup aux hommes, à ces champions mais aussi au simple participant. Elle permet d’aller au bout de soi-même, de voir ce dont le corps est capable.

Je remercie Netgalley et les Editions Flamant Noir.

Il y aura du sang sur la neige de Sébastien Lepetit

Date de sortie : 14 janvier 2019

Editeur : Flamant Noir

Nombre de pages : 206

ISBN : 979-10-93363-52-3

L’étranger dans la maison de Shari Lapena

L'étranger dans la maison de Shari Lapena

L’étranger dans la maison de Shari Lapena

Résumé L’étranger dans la maison de Shari Lapena

Tom Krupp rentre chez lui. Mais il trouve la maison ouverte sans sa femme à l’intérieur. Cela le surprend surtout qu’elle a tout laissé. Il commence à paniquer.

Une femme roule à vive allure, pour fuir quelque chose.

Avis L’étranger dans la maison de Shari Lapena

Pour moi, cela a été une histoire qui commence mal. En effet, le début m’a immédiatement fait penser à un livre lu il y a quelques années. Un mari rentre chez lui, cherche sa femme. Il apprend plus tard qu’elle a eu un accident de voiture. Ensuite, j’ai lu le premier roman de l’auteur. Au fil des premières pages, je me suis dit, encore une histoire de voisinage où il sera facile de démêler le vrai du faux. Les apparences sont trompeuses. Et cela a été le cas ici. Quel talent ! Car même si nous avons une histoire de voisinage, l’auteur a su m’embarquer dans son histoire et ce jusqu’à la fin car je n’ai absolument pas lâché ce roman, lu très rapidement, en trois jours, tellement je souhaitais connaître le dénouement.

Nous avons un couple marié depuis deux ans, Tom Krupp et sa femme Karen. Ils vivent dans une banlieue résidentielle et ont tout pour être heureux. L’accident de voiture de Karen va provoquer de nombreux questionnements. Que faisait-elle dans ce quartier mal famé ? Pourquoi conduisait-elle aussi vite ? Avec un choc à la tête, elle a perdu la mémoire immédiate. Cela peut revenir mais il faut attendre. Elle sera vite questionnée par la police car elle risque tout de même cher même si personne n’a été blessé. Malgré son amour pour sa femme, Tom a des soupçons, des doutes sur ce qui s’est réellement passé ce soir-là. Et lui, est-il blanc comme neige ? Un élément important, près des lieux de l’accident, va entraîner une enquête de police plus poussée. Qui est coupable dans cette histoire ?

Tom et sa femme sont terrifiés par ce qui se passe. Au fil de l’histoire, Tom va découvrir le passé de sa femme qui ne s’est jamais confié. D’ailleurs, lui non plus. Ils ont aboli leur passé car cela ne concernait pas leur couple. Tom va se rendre compte que sa femme Karen est tout de même forte malgré tout ce qui lui arrive. Ils vont se protéger l’un et l’autre face à la police, face à cette voisine, Brigid qui n’arrête pas de les épier. Elle est la meilleure amie de Karen. Tom, quant à lui, reste éloigné de Brigid.

Le lien est vite fait entre le prologue, l’accident et le cadavre. Shari Lapena dissèque les caractères des uns et des autres, leurs angoisses, leurs faiblesses, la suspicion qui s’installe. Car que cache Karen ? De quoi a-t-elle peur ? Est-elle réellement amnésique ? En tous les cas, la police et même son avocat ont des doutes. Le lecteur arrive même à douter du mari. Moins de Brigid, même si cette femme, en mal d’enfant, est instable et espionne continuellement ses voisins. Karen a peur, est terrifiée car elle ne se rappelle pas. Et on arrive à comprendre pourquoi lorsque l’on arrive à la fin du livre. De belles histoires de manipulation des uns et des autres. Une personne peut arriver à ses fins à moins qu’un élément ne se mette en travers de son chemin pour tout chambouler. En tous les cas, le couple n’est pas au bout de ses peines.

Personnellement, je n’a jamais su, jusqu’à la fin ce qui allait réellement se passer. Je n’ai pas pris fait et cause pour aucun des personnages, malgré les histoires des uns et des autres.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour l’envoi de ce deuxième roman.

L’étranger dans la maison de Shari Lapena

Date de sortie : 17 janvier 2019

Editeur : Presses de la Cité

Nombre de pages : 304

ISBN : 978-2-258-137666-0

Personal Tattoo de Sophie Le Berre

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Résumé de Personal Tattoo de Sophie Le Berre

Photographies de personnes tatouées, de tatoueurs, leur histoire à chacun, pour finir par le tatouage comme outil médical.

Avis de Personal Tattoo de Sophie Le Berre

Petite histoire en ce qui concerne la réception de cette monographie. Personal Tattoo fait partie de la dernière sélection Masse Critique Babelio consacrée aux beaux livres. Dans cette sélection, je m’étais positionnée pour recevoir des beaux livres sur les chats. Mais j’avais également demandé Personal Tattoo car je voulais me plonger dans cet univers, moi qui souhaite me faire faire un tatouage, mais qui n’ose pas passer le cap, tout simplement à cause de la douleur. De plus, j’ai une vague idée sur ce que je voudrais avoir comme tatouage. Voilà pour la petite histoire.

Personal Tattoo est absolument magnifique, quant aux photos prises par Sophie Le Berre mais aussi ses textes. A savoir, ce beau livre est écrit en français mais également en anglais. Il se destine donc à un large public, mais pas seulement aux tatoués. Cette mention m’a un peu chagriné. Sophie Le Berre s’est attachée à photographier des personnes tatouées, des tatoueurs. Une mention spéciale qui fait du bien et qui concerne l’art du tatouage comme une reconstruction après une maladie et ce pour les femmes. Avec ces personnes rencontrées, au fil des ans, qu’elle revoit quelques années plus tard, un lien s’est noué. Plus ou moins fort selon la personne rencontrée et ce qu’elle a pu raconter pour expliquer le pourquoi du tatouage. Sophie Le Berre a mis plus de sept ans pour proposer ce magnifique ouvrage.

Dans ce que j’ai pu lire, comprendre, le tatouage, outre l’art, est un hommage à une personne, à un lieu. On ne se fait pas tatouer la première fois forcément jeune. Quant on commence le tatouage, malgré la douleur (la plus forte dans le dos), on continue pour raconter une histoire, sa propre histoire, affronter ses démons, sa douleur, se libérer d’une certaine façon.

Les photos sont belles, bien mises en scène, les textes également. Tous ont une histoire avec elle, on sent une véritable communion mais aussi une véritable reconnaissance envers tous ceux qui sont dans ce livre, qui se sont livrés, par le dessin, mais aussi par la citation.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique et les Editions Intervalles.

Personal Tattoo de Sophie Le Berre

Date de sortie : 3 octobre 2018

Editeur : Calmann Levy

Nombre de pages : 331

ISBN : 978-2-7021-5738-1

J’irai tuer pour vous d’Henri Loevenbruck

J'irai tuer pour vous d'Henri Loevenbruck - Editions Flammarion

J’irai tuer pour vous d’Henri Loevenbruck – Editions Flammarion

Résumé J’irai tuer pour vous d’Henri Loevenbruck

Juin 1985, Marc est en Argentine. Il doit protéger un client anglais avec un collègue. La situation est explosive.

Dans la prison, une femme et sa fille sont incarcérées. Marc décide de les libérer car il ne supporte pas l’injustice.

Avis J’irai tuer pour vous d’Henri Loevenbruck

Vous voulez savoir ce qui se passe au sommet de l’Etat lors de la période des attentats et des otages du Liban ? Vous voulez savoir comment travaillent la DST, la DGSE, les forces de police, la Justice à ce moment-là ? Vous voulez connaître la vie d’un homme de l’ombre qui va travailler pour quelques mois pour la DGSE sans être officiellement reconnu ? Et bien, J’irai tuer pour vous est fait pour vous. Henri Loevenbruck nous offre un roman magistral. Oui, roman, car l’auteur a bien travaillé ses personnages, que l’on connait plus ou moins, ses dialogues, les pays où se situe l’histoire. Ce n’est pas un roman car il s’inspire de faits et de la vie réelle de cet homme de l’ombre, Marc Masson.

Ce roman est profondément humain grâce à Marc et son officier de liaison, Olivier. Humain car oui Marc est un tueur. Ancien déserteur de l’armée, il peine à trouver sa voie. Il se rend en Amérique du Sud où il a des attaches familiales. Profondément érudit, Marc est épris de liberté. Il n’hésite pas à mettre à mal son corps pendant des centaines de kilomètres. Mais Marc est un homme profondément épris de justice. Ceux qui souffrent seront vengés. Car oui, il va tuer pour l’Etat français, mais pas que, il va tuer pour protéger les Français, à son petit niveau. Dans ce roman, vous lirez tout ce qui concerne sa formation, son travail caché et ses relations avec les uns et les autres, dont Olivier. Marc subira également le pire. Mais comme il ne fait pas partie de la DGSE, il devra s’en sortir tout seul. Marc a eu un héros, son grand-père. Et il en aura un autre, Olivier.

On va également se rendre compte de la partie jouée par la France dans les attentats, concernant les otages du Liban. En tous les cas, c’est un réel rappel de ce qui s’est passé, il y a 30 ans. Et cela permet de ne pas oublier la souffrance d’hommes, de femmes qui sont morts. D’ailleurs l’auteur nomme ces victimes. Détaillé par Loevenbruck qui conforte ma prise de décision en ce qui concerne de prochaines élections. Loevenbruck alterne ce qui se passe au niveau politique, diplomatie et également la vie de Marc, comment elle se déroule. Il y a également ses notes.

Je ressors réellement conquise de J’irai tuer pour vous. En lisant ce roman, je retrouvais certains éléments lus dans le document consacré au terrorisme en France. Et bien, c’est normal, il fait partie des livres mentionnés par l’auteur en fin de roman. Conquise encore et toujours par le style de l’auteur, que j’ai énormément de plaisir à lire lorsque je vois passer ses statuts sur Facebook. Cela fait des mois que je repousse la lecture depuis sa sortie en poche de Nous rêvions juste de liberté, mais bientôt, promis je m’y mets. En tous les cas, s’il y a bien quelque chose que je regrette dans ce roman, c’est une réelle sottise de ma part. Avoir lu les deux dernières pages d’informations qui m’ont donné une information capitale même si elle n’était pas détaillée. Suivez donc les pages au fur et à mesure sans tenter d’aller trop vite. Ce roman doit être lu en prenant son temps même si pour moi, j’aurais aimé qu’il passe plus vite. Mais plus de 600 pages, il faut y consacrer du temps. Un roman réellement hommage à toutes les victimes du terrorisme, à Marc Masson, cet homme qui donne tout pour les Français.

J’irai tuer pour vous d’Henri Loevenbruck

Date de sortie : 24 octobre 2018

Editeur : Flammarion

Nombre de pages : 634

ISBN : 978-2-0813-5794-5

L’enfant et le dictateur de Marion Le Roy Dagen et Xavier-Marie Bonnot

L'enfant et le dictateur de Marion Le Roy Dagen et Xavier-Marie Bonnot

L’enfant et le dictateur de Marion Le Roy Dagen et Xavier-Marie Bonnot

Résumé L’enfant et le dictateur de Marion Le Roy Dagen et Xavier-Marie Bonnot

Ana a 17 ans. Elle vit une relation difficile avec sa mère. Elle rencontre un jeune homme, joueur de football, Nicolae, un véritable séducteur.

Ils couchent ensemble et au bout de quelques semaines, Ana est enceinte. Elle tentera d’avertir le jeune homme qui se détourne d’elle.

Avis L’enfant et le dictateur de Marion Le Roy Dagen et Xavier-Marie Bonnot

De la Roumanie, je ne connais pas grand chose, sauf le régime totalitaire mais aussi lorsque Nicolae Ceaușescu et son épouse sont, le jour de Noël 1989, condamnés à mort et exécutés. La Roumanie, c’est aussi Dracula. Mais ce n’est pas le but et le thème de ce livre.

C’est le témoignage de Marion, adoptée à l’âge de six ans, alors qu’elle a été abandonnée par sa mère dans un orphelinat de Roumanie. Je mets bien abandonnée en italique car en lisant ce document, vous vous rendrez compte que le mot abandon dans la dictature de Ceaușescu n’est pas au sens propre. Le témoignage est construit autour de Marion et des personnages principaux de sa vie, ses parents adoptifs mais aussi ses parents qu’elle n’aura de cesse de chercher pour tenter de comprendre cet abandon.

Les faits décrits dans ce livre nous renvoient à des images fortes vues à la télévision avec la mort du dictateur et la découverte de ces nombreux orphelinats où survivaient des enfants. Ceaușescu n’a rien à envier à Hitler. Il savait se montrer plus qu’affable lors de réunions internationales mais il, et sa femme, avaient organisé la terreur dans leur propre pays. Famine, misère, politique familiale pour avoir le plus d’enfants possibles qui serviraient la Roumanie et surtout de nombreux interdits pour les femmes. Mais les images ont peu à voir avec la réalité avec ce qu’ont enduré tous ses enfants et les parents de surcroît. Dans le cas de Marion, on apprend ce qui s’est passé pour sa mère biologique, les détails de son adoption et toute sa vie en France. Une vie pas facile pour une enfant qui ne se rappelle pas, qui a enfoui au plus profond de sa mémoire, les six premières années de sa vie. Six ans sous les cris avec sous les yeux des enfants non désirés, parqués dans des endroits comme des bêtes. Ce sera aussi une vie assez difficile en France, malgré l’amour et les soins dispensés par cette famille française. Car Marie a toujours peur de l’abandon, ne fait pas confiance aux femmes et sa mère adoptive en subit les conséquences. Marie est en colère, elle a de la haine, elle n’a pas confiance en elle. Cela peut se comprendre avec un tel bagage. Son corps se révolte donc car elle garde tout en elle. A force de volonté et même si elle garde beaucoup au fond d’elle, elle arrivera à s’en sortir. Elle rencontrera sur son chemin des personnes qui vont compter. Cette quête de sa famille biologique ne sera pas facile, bien entendu, car elle devra, mettre de côté ce qu’elle ressent, ses sentiments, pour tenter de comprendre ce qui s’est passé pour sa mère biologique.

Est-ce que tous les enfants qui ont vécu des conditions extrêmement difficiles comme Marie réagissent de cette façon ? Coupés de leur pays, de leurs racines, de leurs parents, une vie d’adopté ne doit pas être facile à appréhender surtout lorsque cette adoption a lieu à un âge déjà avancé dans la vie d’un enfant, qui a tenté de se construire. Se rendre compte qu’ils ne vont manquer de rien mais réagissent comme si cela pouvait très vite s’arrêter, cumuler les possessions et les cacher.

Outre la recherche de ses racines, ce témoignage explique tout à fait la vie en Roumanie dans les années 70 et bien plus tard, lorsque Marion y reviendra de nombreuses fois. Ce livre est également un véritable témoignage historique de ceux qui ont vécu au coeur de ce pays, de cette dictature. 

Je remercie Marion Le Roy Dagen de m’avoir envoyé un message sur Facebook pour me faire une présentation de ce livre et d’avoir accédé à ma demande pour le recevoir. On ne ressort pas indemne d’une telle lecture.

L’enfant et le dictateur de Marion Le Roy Dagen et Xavier-Marie Bonnot

Date de sortie : 15 février 2018

Editeur :Belfond

Nombre de pages : 222

ISBN : 9782714478313