Erreurs fatales de Vincent Nouzille, Comment nos Présidents ont failli face au terrorisme

Résumé Editeur Erreurs fatales de Vincent Nouzille

Que ce soit par aveuglement, naïveté ou passivité, nos présidents successifs ont, depuis plus de trente ans, commis des erreurs fatales face au terrorisme, avec des conséquences graves pour notre sécurité. Improvisations après les attentats, réformes retardées ou bâclées, gestion chaotique des prises d’otages, marginalisation des juges, déni de la montée du djihadisme intérieur, failles du renseignement, confusions diplomatiques, faux pas militaires, comme en Libye ou en Syrie, dérapages en Afrique : la liste est longue.

Longtemps, nos présidents ont cru que la France serait protégée par un dispositif judiciaire et policier qu’ils croyaient efficaces. Mais le feu couvait, les alertes ont été nombreuses, et nos gouvernants ne les ont pas entendues, y compris au lendemain des attaques meurtrières de 2015, dont certaines auraient pu être évitées. Alors que plusieurs vagues d’attentats ont mis en lumière les carences du pilotage de la lutte antiterroriste et du renseignement, ainsi que l’absence de coordination et de prévention, rien n’a été fait pour y remédier efficacement.

Pendant deux ans, Vincent Nouzille a enquêté sur ces ratages, en recueillant des témoignages inédits d’acteurs de premier plan et en collectant des centaines de documents confidentiels. Des dérives de la cellule antiterroriste de Mitterrand aux surenchères martiales de Hollande, en passant par les rapports enterrés par Chirac et l’affaiblissement du renseignement de terrain par Sarkozy, son récit apporte de nombreuses révélations sur la lutte antiterroriste vue de l’Élysée et dresse un bilan accablant de l’action – ou de l’inaction – de nos présidents face à une menace grandissante. Il démontre que le prochain élu devra avant tout faire preuve en la matière de lucidité et de courage.

Vincent Nouzille, journaliste d’investigation indépendant, collabore régulièrement au Figaro Magazine et réalise des documentaires de télévision, après avoir travaillé notamment pour L’Express, Marianne et France Inter. Il est l’auteur de nombreuses enquêtes de référence, dont Les Tueurs de la République (Fayard, 2015), dans laquelle il révélait l’existence des assassinats ciblés décidés par François Hollande.

Avis Erreurs fatales de Vincent Nouzille

Cette guerre qu’est le terrorisme. Ne peut-on rien faire ? Oui et non. Si les gouvernements et notamment la France arrêtaient avec leurs guerres intestines au sommet, dans les ministères, dans les services qui doivent protéger les Français et à chaque élection présidentielle et donc de changement de Président. Pourquoi certaines personnes, considérées, comme dangereuses, ne sont-elles plus surveillées ? Car elles ont à leur disposition de nombreux moyens pour tenter leur acte terroriste. Alors, oui, la liberté de chacun est importante. Les nouvelles lois permettent de surveiller n’importe qui, notamment par les mails et téléphones. Je n’ai rien à me reprocher et je suis contre le fait que ma liberté soit bafouée. Mais ce dont je me rends compte, tout de même, est que la loi n’est pratiquement pas appliquée, mais pas pour le citoyen lambda. Merci Manuel Valls et François Hollande.

Ce document, ces recherches, ces enquêtes démontrent tout ce qui s’est passé, mais est-ce que tout est publié car il doit rester des choses marquées secret défense. En premier lieu du temps de Mitterand. Pour moi, cela a été un rappel des attentats qui ont secoué la France en ce temps-là. Et on voit que, même s’il a tenté quelque chose, il ne s’est pas entouré des bonnes personnes, vu qu’il avait peur des services de renseignement. Services fragmentés qui ne se faisaient pas confiance, qui épuraient les informations communiquées. Cela continue du temps de Chirac en moins bien. Arrive ensuite Sarkozy qui a tenté mais n’a pas réussi. Et pour finir, Hollande. Malgré son caractère mou, il s’est révélé un véritable chef de guerre qui appliquait la loi du Talion.

Bref, les Français n’ont pas été protégés, que ce soit dans leur pays ou à l’étranger. Il ne faut pas oublier que le terrorisme concerne les prises d’otages. Si toutes ces organisations, les pays dont elles sont issues bénéficient d’armes, d’argent des pays qu’elles peuvent combattre, les relations sont vite coupées. Le terrorisme, la prise d’otage leur rapporte énormément d’argent et ils peuvent ainsi continuer à recruter. La France, avec ses différents services, ses hommes au pouvoir, dans les ministères n’arrive pas à gérer. Elle est dépassée et ne prend pas en compte les rapports émis par des politiciens qui peuvent apporter de bonnes idées à appliquer. Pourtant tous ces hommes dans ces services subissent, eux aussi, le terrorisme, car ce sont également des soldats qui peuvent mourir. Ce sont des personnes qui connaissent à fond leur métier mais à certains moments ils peuvent manquer de moyens car ils croulent sous les affaires.

Et que dire de la justice, organe indépendant qui ne peut pas travailler et ce pour différentes raisons. Elle est le parent pauvre de l’Etat, comme les citoyens. Ces derniers ne sont pas assez protégés. Et comme le Président doit leur assurer la sécurité, ils peuvent se retourner contre la France. Pourtant, les belles paroles sont là mais elles ne sont pas suivies d’effet. Otages, citoyens, la vie a un prix mais elle ne représente pas un poids assez important face à l’Etat.

L’auteur et les personnes qu’il a pu interroger sont assez pessimistes quant à l’avenir, proche et lointain. Les Français vont soufbfrir. Les attentats auront plus d’ampleur. Et comme on peut s’en rendre compte de plus en plus, il faut se méfier de tous car le terrorisme est bien implanté en France et en Europe.

L’auteur détaille des relations internationales dans ce qu’elles ont de plus complexes. Comment ménager la chèvre et le chou et laisser le citoyen de son pays dans l’ignorance ? Document très bien instruit, avec l’accès à des rapports, des interviews. Prise de position de l’auteur face au terrorisme ? Je ne sais pas, mais en lisant ce document, et je ne l’ai pas lâché car vraiment très intéressant, je suis ressortie très en colère face à tous ceux qui nous gouvernent, qui ne prennent pas en compte nos vies, qui nous manipulent tant et plus. Et j’ai pris une décision en ce qui concerne les prochaines élections. Lors du second tour de la Présidentielle, j’avais voté comme bon me semblait, je ne voulais pas donner ma voix à une personne que je critiquerai tout le long de son mandat. Maintenant, quelles qu’elles soient les élections, ma voix n’ira à aucun des candidats. Ce sont tous des menteurs qui mettent nos vies en danger par leur inertie.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique et les Editions J’ai lu.

Erreurs fatales de Vincent Nouzille, Comment nos Présidents ont failli face au terrorisme

Date de sortie : 13 juin 2018

Editeur : J’ai Lu

Nombre de pages : 479

ISBN : 978-2-290-15362-8

EnregistrerEnregistrer

La mort d’Hitler de Jean-Christophe Brisard et Lana Parshina

La mort d'Hitler de Jean-christophe Brisard, Lana Parshina

La mort d’Hitler de Jean-christophe Brisard, Lana Parshina

La mort d’Hitler de Jean-Christophe Brisard et Lana Parshina Présentation éditeur

Le 8 mai 1945, les nazis capitulent. Hitler s’est suicidé une semaine plus tôt, dans son bunker berlinois. Les Alliés et les Soviétiques fêtent ensemble la victoire. Voilà pour la version connue. En réalité, dès le 1er mai, Staline ordonnait à ses services d’enquêter sur la mort du Führer et de récupérer son corps. Cherchait-il une pièce à conviction ou un trophée de guerre prouvant au monde entier que son pays avait vaincu Hitler  ?
Après deux ans d’interminables négociations auprès des autorités russes, Jean-Christophe Brisard et Lana Parshina ont pu accéder aux dossiers confidentiels concernant l’incroyable traque du corps d’Hitler par les espions soviétiques, ainsi qu’aux interrogatoires des témoins des derniers jours du Führer. Surtout, Moscou a accepté de leur présenter des restes humains  : un morceau de crâne avec un impact de balle et une mâchoire. Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les auteurs ont obtenu l’autorisation d’effectuer des examens scientifiques sur ces ossements. Le Kremlin prétend qu’ils appartiennent à Hitler. Qu’en est-il vraiment  ?
Cette enquête fascinante, digne d’un roman d’espionnage, met un point final aux ultimes questionnements sur la mort d’Hitler.

Grand reporter, Jean-Christophe Brisard est réalisateur de documentaires, principalement sur les dictatures. Il est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages dont Enfants de dictateurs (First Histoire, 2014) avec Claude Quétel.

Lana Parshina est journaliste indépendante et réalisatrice de documentaires. Elle partage sa vie entre la Russie et les États-Unis.

Avis La mort d’Hitler de Jean-Christophe Brisard et Lana Parshina

Un des grands mystères de l’histoire. Hitler est-il mort ou a-t-il pu s’enfuir de son bunker ? S’est-il suicidé et comment ? Par balle ou par poison ? Les deux auteurs vont tenter d’y répondre. Et cela passe par la Russie, qui tout le monde le sait, cache de nombreuses archives, pratiquement jamais rendues publiques, et encore moins maintenant avec Poutine. La Russie ou ses anciens noms donnent ce qu’elle veut bien donner. Dans ce pays, la méfiance a toujours été de mise, envers les Occidentaux mais aussi au sein même du pays puisque les services de l’Etat se font tous la guerre. Chacun garde ses informations, tout est cloisonné. Le lecteur apprend que les archives sont redevenus secrètes depuis que Poutine est au pouvoir. Pourtant en 2000, une grande exposition avait eu lieu.

Les Soviétiques ont eu de la chance de libérer Berlin avant les forces occidentales. Ils ont pratiquement pu arrêter qui ils voulaient et mettre la main sur des cadavres. Si les prisonniers avaient été interrogées par l’Occident, auraient-ils avoué ce qui est arrivé à Hitler ? Pas forcément. Malgré les interrogatoires plus que musclés, l’URSS n’a rien à envier au nazisme, ils n’ont pratiquement pas dévier. Mais ils étaient les plus proches d’Hitler et forcément des nazis plus que convaincus.

Encore une fois, même si je connais pas mal de choses sur cette période de l’Histoire, j’ai encore, forcément appris, notamment sur les derniers jours d’Hitler, les arrestations qui ont suivi, les interrogatoires, ceux qui en sont sortis vivants ou pas, comment ils ont réagi. La Deuxième Guerre Mondiale couplée à l’URSS, ce sont deux deux événements et pays qui m’intéressent depuis fort longtemps.

Les éléments sont bien séparés grâce aux parties. Le lecteur sent qu’il y a une réelle motivation pour trouver la vérité. Et franchement cela n’a pas été facile. Entre rendez-vous avortés, rendez-vous tenus mais personnes sur le qui-vive, travailler sur des documents officiels, classés secret défense, n’est pas donné à tout le monde. Même des preuves comme un crâne ou des dents. Ensuite, il faut tout étudier, les notes, les photos prises pour ne rien laisser au hasard. Le temps leur était souvent compté car le dossier est toujours confidentiel. Pendant plus de 70 ans, l’URSS et ensuite la Russie a toujours annoncé qu’Hitler était mort sans apporter de véritables preuves puisque les cadavres ne sont plus là.

Par contre, je ne sais pas si je regarderai le documentaire de France 2 qui s’inspire de ce document, Le mystère de la mort d’Hitler. Je ne sais pas ce qu’il peut m’apporter de plus par rapport à ce formidable travail, même si certains éléments sont répétés. Je ne dévoilerai pas les résultats de leur enquête. Ils ont été aidés par un véritable spécialiste français qui a réalisé ce qu’il a pu avec les éléments présentés. Outre cette enquête, nous avons de réels faits historiques racontés et surtout vérifiables.

Merci à Netgalley et Fayard pour ce formidable moment de lecture. Je n’ai pas vu le temps passer.

La mort d’Hitler de Jean-Christophe Brisard et Lana Parshina

Date de sortie : 7 mars 2018

Nb pages : 372

Editeur : Fayard

ISBN : 9782213706467

EnregistrerEnregistrer

Luxe Nouveaux Challenges, Nouveaux Challengers de Jean-Noël Kapferer

Luxe nouveaux challenges, nouveaux challengers de Jean-Noël Kapferer

Luxe nouveaux challenges, nouveaux challengers de Jean-Noël Kapferer

Je ne vais pas faire une critique de ce livre qui traite du luxe. Peut-on d’ailleurs critiquer un auteur qui se base sur des documents parus dans la presse, sur ce qui est un fait établi ou sur des analyses de l’avenir ? Non, pas du tout.

Je remercie les Editions Eyrolles pour m’avoir envoyé ce livre à ma demande après la présentation. En effet, le monde du luxe comme je le conçois et le perçois m’intéresse particulièrement. Le monde change et avec lui les habitudes de consommation. Les pays évoluent. Le monde du luxe doit rester tel qu’il est, un monde qui fait rêver, inaccessible, fait de savoir-faire, d’Histoire. Cela n’empêche que certaines Maisons pourront émerger.

Ce livre me rappelle l’histoire de Nicolas Ghesquière de Louis Vuitton qui doit cumuler une stratégie de chiffres, de résultats pour le grand groupe et surtout conserver la magie de la marque qu’il a fait évoluer et aussi sa création. Cela peut rappeler également l’histoire d’un autre grand couturier, très talentueux, qui n’a pas su préserver sa vie et qui a dû, également, créer de plus en plus jusqu’au grand scandale. C’est tout ce que j’écrirai à ce sujet. Si le Luxe vous intéresse, je vous invite à lire ceci et Luxe oblige également, que je compte bien acheter.

Présentation de l’éditeur :

Jamais le luxe n’a été confronté à des challenges aussi existentiels qu’aujourd’hui. Il en sortira nécessairement transformé. Premier challenge, celui du succès, le tsunami de la demande mondiale de luxe : comment alors concilier croissance et rareté ? Les stratégies de rareté abondante et l’artification du luxe montrent la voie.

Challenge des nouvelles technologies et leurs extraordinaires potentialités expérientielles pour un secteur qui fonde son storytelling sur l’héritage, l’artisanat. Or les clients du luxe, chinois et millenials, ont eux totalement intégré les innovations technologiques et le digital dans leur vie, et fait le succès des challengers qui les portent.

Challenge du développement durable : comment intégrer cet impératif dans la chaîne de valeur des marques de luxe ? Cela redéfinit la conception même du luxe.

Challenge de la mondialisation qui conduit des entreprises de luxe jusqu’ici indépendantes à entrer dans des groupes. Comment alors préserver leur identité tout en bénéficiant des synergies de groupe ? Avec quelle gouvernance ?

Challenge de la Chine, enfin, par sa population hyper connectée, sa soif de nouveauté, de mode et de statut. Sans négliger les marques de luxe chinoises qui émergent déjà dans tous les secteurs.

L’ouvrage aborde, sous un angle nouveau, ces défis du luxe et se penche sur leurs conséquences pour le management des entreprises et groupes du luxe aujourd’hui, ainsi que sur la gouvernance de ces groupes multimarques. L’enjeu est de défendre l’écart entre le luxe et ceux qui veulent lui ressembler.

Sujets traités :

  • Concilier croissance et rareté
  • Problèmes et défis spécifiques
  • Stratégies de croissance des marques de luxe
  • Aux nouvelles frontières du luxe

Luxe Nouveaux Challenges, Nouveaux Challengers de Jean-Noël Kapferer

date de sortie : 15 septembre 2016

Editeur : Eyrolles

Isbn : 978-2-212-56488-4

Nombre de pages : 309

L’Arc de Roseline {Le Secret Templier de Rennes Le Château} de Kris Darquis et Jacques Lefranc

L’Arc de Roseline {Le Secret Templier de Rennes Le Château} de Kris Darquis et Jacques Lefranc – Source Fortuna Editions

Le livre est le récit – sous forme d’enquête – des recherches effectuées par les deux auteurs et de leurs découvertes sur le terrain avec illustrations à la clef.
 
Rennes-le-Château est considéré depuis des décennies comme un épicentre par les passionnés de mystères ésotériques. L’énigme posée par les constructions dispendieuses et extravagantes de l’abbé Saunière interroge les esprits depuis près de cinquante ans et a servi de base au best-seller du Da Vinci Code.
 
L’aspect novateur de ce récit réside dans le lien établi entre cette énigme et certains éléments contenus dans les arcanes majeurs et mineurs du Tarot dit de Marseille. Nos recherches nous amènent à penser que les lames originelles de ce Tarot ont été conçues et fabriquées au Moyen-Âge dans un sanctuaire situé près de Rennes-le-Château sous l’égide des Templiers et des Hospitaliers avec l’aide des moines et d’érudits juifs. Le but premier de ce jeu était de constituer un ensemble cohérent à la façon d’un puzzle pour amener un initité averti à la localisation d’une cache située en pleine nature comportant des documents et/ou objets ramenés de Terre sainte par les Templiers.
L’étude de certains éléments du Tarot nous a permis de mettre à jour un double codage médiéval, jamais dévoilé à ce jour. L’un est figuré dans le plafond d’une petite église templière et l’autre consiste dans le traçé de la véritable Rose Ligne des initiés. Cette oeuvre symbolique fut le fruit d’une communion entre l’Ordre du Temple et l’Ordre de l’Hôpital.
 
Nous avons acquis la certitude que les Templiers connaissaient non seulement la rotondité de la Terre et l’existence du Nouveau Monde mais utilisaient également la mesure du décamètre, bien avant que le mètre soit officiellement défini. Ils étaient également au fait de la légende du Graal et de l’existence d’une possible lignée christique ayant fait souche dans le Razès.
 
Ce codage secret s’est transmis de génération en génération au sein de certaines sociétés secrètes et grandes familles du Languedoc. Preuve en est le décryptage de tableaux comme celui des Bergers d’Arcadie de Nicolas Poussin ou de certains romans de Jules Verne, les recherches incessantes de personnalités les plus diverses comme Louis XIV ou de descendants des Habsbourg. Le Vatican et l’Ordre de Malte ont probablement encore aujourd’hui dans leurs archives des documents liés à cette affaire.
 
2014, ayant vu la commémoration du 700e anniversaire de la mort du dernier grand maître Jacques de Molay, il nous a semblé pertinent de faire remonter aujourd’hui à la surface ce secret enfoui depuis des siècles.

Cette enquête est très bien écrite, bien amenée. Les deux auteurs n’imposent rien. Ils font simplement part du fruit de leurs réflexions, de ce qui les a amenés à écrire L’Arc de Roseline, ce qu’ils ont trouvé. Le lecteur repart avec de nombreuses informations, à lui de se faire son idée, y croire ou pas. Car y a-t-il réellement un mystère à Rennes Le Château ? Tout le monde n’est pas d’accord là-dessus malgré les nombreux livres écrits, malgré les nombreuses visites, malgré les fouilles. Arrivera-t-on, un jour à percer ce mystère ? En tous les cas, leur enquête n’est pas du tout finie. J’ai découvert l’histoire de Rennes le Château et de l’abbé Saunière avec Sépulcre de Kate Mosse. J’ai donc voulu en savoir plus et ce livre en est la véritable occasion.

Le livre se découpe en cinq parties, ce que je conçois parfaitement pour bien comprendre tout le déroulé de leur enquête de six ans. Nous avons les faits historiques et religieux, le mystère de Rennes le Château, leur théorie, la prospection su rue terrain et ce qui articule leur quête. La première partie est très intéressante à lire car relate des faits réels mais aussi des suppositions. Nous retrouvons les Mérovingiens, les rois, l’Eglise, les Capétiens, la France alliée de Jérusalem, même si cela n’a jamais été élucidé, l’Ordre de Malte, l’Ordre du Temple. Même si certains éléments sont toujours du domaine de la supposition, ils sont appuyés sur des écrits déjà publiés. Le lecteur peut en connaître certains et en approfondir d’autres.

Les chiffres sont très importants, tout comme les dates, les méridiens. Les églises également et les cathédrales. Je ne dévoilerai rien à ce sujet même si je connaissais un tant soit peu l’histoire de la construction de la cathédrale d’Amiens. J’ai été également surprise par ce tableau de Nicolas Poussin. Mais, bien entendu, je ne suis pas aussi érudite que les deux auteurs, je n’ai rien cherché également comme ils ont pu le faire sur place, aux alentours… Ils sont remontés loin dans le temps. N’étant pas une passionnée de religion, j’ai été surprise de cette Vierge Noire, de Marie-Madeleine, des attributions données. Mais j’ai pris le livre comme une novice. J’ai eu un peu de mal avec les explications sur le tarot de Marseille.

Tenter de percer un mystère, de trouver un trésor nécessite un sacré travail d’investigation, aussi bien sur le terrain, que de faire travailler les neurones. Je reste, pour ma part, circonspecte, par rapport à certains éléments. Car je suis du genre à voir pour croire. Là, j’ai lu, je n’ai pas vu et tant que ce trésor ne sera pas découvert, il reste toujours la possibilité que cela ne soit que du vent. Mais toutefois, je dirai qu’il n’y a pas de fumée sans feu. En tous les cas, j’ai beaucoup aimé toutes leurs études pour arriver à ces calculs et surtout la mise en garde faite à ceux qui tenteraient de percer ce mystère grâce à cette étude.

Je remercie les éditions La Providence pour cette découverte.

L’Arc de Roseline {Le Secret Templier de Rennes Le Château} de Kris Darquis et Jacques Lefranc

DATE DE SORTIE : janvier 2016

EDITEUR : LA PROVIDENCE

ISBN : 978-2-930678-29-0

NB DE PAGES : 246

Un assassin au-dessus de tout soupçon d’Yvan Stefanovitch

Un assassin au-dessus de tout soupçon d’Yvan Stefanovitch – Source J’ai Lu

Alain Lamare est un jeune gendarme au SPIG de Chantilly. Il se rend compte que tout ce que traite son unité ne lui convient pas. Il veut tenter de redorer le blason. Il va se préparer minutieusement et petit à petit, il va plonger. Mais il se rendra compte qu’il est obligé de tout apporter sur un plateau, et encore.

Le sujet était passionnant. Un jeune gendarme qui bascule (pas du côté obscur de la force) dans le vol, l’agression et le meurtre. Mais, voilà, ce ne sont que des faits, des enquêtes, des témoignages recueillis par l’auteur. Il relate tout simplement, sans en faire plus. Il agence du début à la fin, sans états d’âme, sans implication réelle. J’ai déjà lu des auteurs relatant des faits réels mais il y avait beaucoup plus dans leurs écrits que ce que j’ai pu lire ici. Le style de l’auteur est bon. Un bon travail de journaliste retranscrit sur de nombreuses pages. Mais je m’arrêterai là. Si je n’ai pas aimé ce côté non vivant, d’autres lecteurs que moi pourraient trouver leur compte en lisant. Il faut aussi du temps pour retranscrire tout. Cela a été quelques années de travail en amont pour tout avoir et ensuite il y a eu l’écriture du livre. Bien entendu, l’auteur n’a pas voulu faire de sensationnel et c’est normal. Il ne prend fait et cause pour personne. Un vrai travail de journaliste.

C’est vraiment dommage car la lecture n’a pas du tout pris à mon niveau. L’auteur des faits ne m’a rien inspiré. A part quelques interrogations. Comment en est-il arrivé là ? Une envie de reconnaissance légitime pour son travail, pour sa brigade. Mais les dés sont pipés dès le départ car il ne montre que ce qu’il veut et à qui il veut, c’est-à-dire à personne sauf à lui-même et son jeune frère, encore à un âge impressionnable.

La seule personne qui a pu trouver grâce à mes yeux est le policier Neveu ou encore Pineau. Solitaire, très bon, il n’hésite pas à travailler en profondeur. Mais voilà, son travail, reconnu, ne lui attire aucun ami et surtout aucune aide de la part de sa hiérarchie. Alors, on peut comprendre qu’il se dessaisisse de tout ça. Pourtant, cela aurait pu faire avancer les choses et qu’elles ne trainent pas en longueur. Mais que faire ? A part agir en solitaire, se taire toujours et tout le temps.

Outre ce gendarme, l’auteur démontre très bien les guerres entre gendarmerie et police, entre les différents services. Je ne m’imaginais pas que cela pouvait être autant. Est-ce l’époque qui veut ça ? Les lieux ? Cela ne donne vraiment pas envie d’avoir affaire à ces gens-là. Pas étonnant que les délinquants passent au travers des mailles du filet. Pas étonnant que les victimes se sentent abandonnées quand elles décident de porter plainte et ne rencontrent aucun écho. Pas étonnant que certaines affaires, malgré un juge qui veut que tout se passe bien, ne passent pas le cadre du non-lieu

Je n’ai pas vu le film tiré du livre. Je n’aime pas trop ça. Mais là, je pense que ça devait être intéressant surtout avec Guillaume Canet. Toutefois, je le regarderai si je tombe dessus mais je n’irai pas le chercher. Ce livre est ma première déception de l’année 2016.

Un assassin au-dessus de tout soupçon d’Yvan Stefanovitch

date de sortie : 12 novembre 2014

Editeur : J’ai lu

ISBN : 9782290105092

Nb de pages : 

Gagner à en mourir de Pierre-Louis Basse

Gagner à en mourir de Pierre-Louis Basse – Source J’ai Lu

Présentation de l’éditeur :

Gagner à en mourir « C’était une histoire qui n’avait cessé de me hanter, une histoire de football, privée d’images et de caméra embarquée. Une histoire de dribleurs fous et insouciants qui avaient préféré la mort à un match arrangé. » Le 9 août 1942, l’équipe ukrainienne du FC Start rencontre une sélection des meilleurs joueurs de l’Allemagne nazie. S’ils remportent ce match de football, les Ukrainiens savent que leur existence est menacée. Faut-il risquer sa peau plutôt que souffrir une vie de déshonneur ? Que devient le sport quand il n’est plus un jeu ? Pierre-Louis Basse s’est impliqué pleinement dans ce récit. Le « match invisible » qu’il commente avec ferveur rend hommage à ceux qui, quelles que soient les circonstances, choisissent de combattre.

Il est inutile de rappeler, quoi que, que je suis une fan, si l’on peut dire, de cette période de la guerre 39-45 où je dévore romans, documents s’y rattachant quel que soit le pays où se passe l’action. Ce document de Pierre-Louis Basse ne fait pas exception à la règle, même si cela concerne le monde du football, que je connais également un tant soit peu, pour avoir suivi de nombreux matchs lorsque j’étais plus jeune et que je suis au courant de ces périodes où certains clubs ont dominé les championnats. Le Dynamo de Kiev, bien entendu, j’en avais entendu parler. Mais je n’étais absolument pas au courant de ce fameux match du 19 août 1942  qui a entraîné l’arrestation de ces joueurs et pour la plupart leur mort.

L’auteur se consacre donc à ce match invisible, ce match de la mort. Avec sa passion pour l’Ukraine, la Russie, le football, il tente de nous raconter ce pan d’histoire dont il ne reste pas grand chose. Comme il le dit si bien, le devoir de mémoire n’est pas facile, surtout que la plupart des personnes qui y ont assisté sont mortes. Difficile également de retrouver ces traces. Mais l’amour du foot, le sacré, les odeurs sont toujours là et les souvenirs font le reste. Pourtant, ce match prouve la résistance des Ukrainiens, d’abord sous le joug de la Russie, collectivisée et affamée, et ensuite d’Hitler, et leur envie de passer du bon temps, d’être heureux, le temps d’un match, alors qu’ils n’ont plus rien, que les morts défilent. Ils ont décidé de jouer, de s’amuser. Les Ukrainiens sont mal nourris, ils travaillent dans des conditions difficiles. Tout le contraire des Allemands qui font la fierté de leur Führer, ces aviateurs bien nourris qui veulent prouver leur suprématie alors que la situation de l’armée allemande n’est pourtant pas au beau fixe puisqu’ils n’arrivent pas à prendre Moscou. Sous Hitler et aussi avant, les Ukrainiens sont des sous-hommes. Le rapport avec les Juifs est donc vite fait. L’auteur nous rappelle, si on connait cette histoire, Babi Yar, où de nombreux Juifs ont été fusillés, où il y a eu très peu de survivants. Les Allemands, conscients de leur défaite, sont revenus sur les lieux pour les exhumer et les brûler. Et puis, il n’y a pas que ça comme atrocités vécues par les Ukrainiens.

Les joueurs ont eu leur fierté. Envers et contre tout, ils ont décidé de jouer, de gagner, même s’il leur avait été demandé de laisser gagner ces Allemands. Les Ukrainiens sont fiers, ils ont la passion du beau jeu, du football. L’histoire du Dynamo le rappelle dans chaque page car elle ne se cantonne pas à ce match d’août 1942 mais à leurs performances avant et après. Un jeu qui n’a cessé de perdurer et un amour du football comme on n’en fait plus.

Le devoir de mémoire, parlons-en, lorsque l’on vient d’une famille où le grand-père a été déporté dans les camps de la mort, lorsque la famille est vraiment communiste. Pierre-Louis Basse a baigné dans ce milieu très jeune.

Malgré ce terrible sujet, il y a énormément de poésie, de douceur et de fierté dans les mots de l’auteur. Ce n’est pas qu’un document. C’est un hommage à un peuple fier qui peut prendre tout son sens, également aujourd’hui, alors que l’Ukraine, pourtant aidée par l’Europe, est mise à mal par la Russie de Poutine.

Editions J’ai Lu que je remercie