Dylan Dog, Berceuse macabre de Roi et Baraldi

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Résumé Dylan Dog, Berceuse macabre de Roi et Baraldi

Il est tard, un jeune garçon est chez lui avec d’autres enfants. Il va réveiller sa mère. Elle descend et se met en colère pour faire partir ces enfants. Mais la peur s’installe car ils ont un dessein. Très vite, elle comprend ce qui va lui arriver.

L’enfant disparaît.

Avis Dylan Dog, Berceuse macabre de Roi et Baraldi

Je ne suis pas une lectrice de BD, à proprement parlé. Je dois en lire un maximum de cinq par an. Et toutes sont des SP ou de Masses Critiques Babelio. Pour ces dernières, je fais mon choix comme d’habitude, selon le titre. Et pour cette Masse Critique, j’ai reçu un exemplaire de Dylan Dog. Un magnifique livre. Oui, en BD, les livres peuvent être magnifiques et sont à garder. Cela sera le cas pour celui-là. Mon homme a lu Dylan Dog, en premier. Il a beaucoup aimé. Il devait en faire une critique mais il a n’a pas eu le temps. Donc, un dimanche soir, je me suis plongée dans l’histoire et dans les dessins.

Les dessins sont en noir et blanc. Les traits sont magnifiques, souvent durs et collent à l’histoire. Les traits des enfants les font paraître plus adultes qu’ils ne sont. Outre l’histoire racontée, le lecteur sent, dans ces dessins, l’urgence de la situation, l’atmosphère oppressante installée, la peur des uns et des autres. Dans ce monde dur, l’histoire du marionnettiste n’est pas décalée mais apporte un peu de douceur avec l’amour d’un père et d’une mère pour leur enfant et ce qui découle après leur disparition.

Dans cette BD, outre la nuit qui peut être peuplée de cauchemars, chez les uns et et les autres, un des thèmes abordés est la solitude engendrée car on est considéré comme différent. Les paroles font mal, même celle des enfants envers un autre enfant. Il y a aussi ces enfants, poussés par leurs parents, notamment la mère, à faire carrière et qui se trouvent aux prises d’hommes qui abusent d’eux. Pour moi, le thème principal est l’histoire, celle racontée aux enfants, celle que l’on transmet de générations en générations. Une histoire qui fait un peuple, une vie, qui permet d’appréhender le futur, qui est une transmission, qui construit un être humain. Sans histoires, les enfants ne sont plus des enfants. Ils deviennent adultes avant l’âge. Ils perdent, très vite, leur âme d’enfant, leur univers qui ne doit pas connaître la souffrance, la violence. L’imaginaire des enfants est friand d’histoires. Ils peuvent très vite tomber dans l’ami imaginaire, à cause de la solitude ou parce que ce qu’ils vivent ne correspond pas à ce qu’ils veulent. Il faut savoir raconter les histoires pour que les nuits soient belles.

Lorsque la nuit est racontée dans cette BD, à chaque page, à chaque situation, un petit texte d’introduction qui fait monter la pression. Un duo d’écrivain, dessinateur qui fonctionne à merveille.

Je remercie Masse Critique de Babelio et les Editions Mosquito.

Dylan Dog, Berceuse macabre de Roi et Baraldi

Date de sortie : 5 avril 2019

Editeur : Mosquito 

Nombre de pages : 100

ISBN : 978-2-335283-517-2

Hiver Indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

Hiver Indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

Hiver Indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

Résumé Hiver Indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

Manon appréhende de passer les fêtes de Noël avec sa famille qui ne la comprend pas, qui la rejette.

Toute la famille est réunie. Mais ils attendent l’arrivée de Nadia qui semble être en retard. L’impatience et la colère commencent à poindre.

Avis Hiver Indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

C’est Noël. Manon est une jeune fille de 16 ans qui va passer les fêtes dans la famille de son père qui l’élève seul. Mais Manon n’est pas franchement heureuse. Elle est délaissée, voire rejetée par les membres de son clan, notamment ses cousins avec lesquels elle aimerait pouvoir discuter. Arrive, Nadia, une tante. Elle est une pianiste mondialement reconnue. Pratiquement tout le monde, dans la famille, veut se l’accaparer, qu’elle passe toutes les fêtes, Noël et Jour de l’An, avec la famille. Mais Nadia est fâchée avec son frère.  Et elle souhaite passer du temps avec son neveu et Manon. Parce qu’elle a compris que Manon a besoin d’elle et elle souhaite la voir réaliser ses rêves.

Je ne suis pas, à proprement parlé, une lectrice de BD, même si j’en ai lu quelques unes. Lorsque l’éditeur de Charlotte Bousquet m’a contacté, à la demande de l’auteur, j’ai été absolument ravie. J’ai déjà lu quelques romans de Charlotte Bousquet. Et je dois dire que Charlotte Bousquet est à suivre. En plus, elle est très proche de ses lecteurs avec lesquels elle partage pas mal de choses sur Facebook. Donc, quand j’ai reçu cette bande dessinée, j’ai attendu d’avoir fini mon roman avant de me lancer.

Je ne connaissais pas les dessins de Stéphanie Rubini. Quelle maîtrise, quel art. Moi qui rêve de savoir dessiner et ce depuis des années, j’ai été absolument enchantée de les regarder, de les détailler. Je pense d’ailleurs que je reviendrai dessus car j’ai dû passer à côté de certains éléments. Le trait est absolument parfait, les scènes très réalistes. Avec ses dessins, Stéphanie Rubini sait donner au lecteur des scènes vivantes, comme si on y était. Elle sait retranscrire toutes les émotions ressenties par les personnages, comme l’ennui, la colère, la joie, les rires. Mais également le rejet ressenti par Manon et cette connivence qu’elle a avec Nadia, tout comme les confidences qu’elles échangent. Les regards échangés sont également bien vivants.

Si les dessins retranscrivent à merveille l’histoire, le talent de Charlotte Bousquet n’est plus à démontrer. Connue pour ses romans, donc pour des textes plus longs, les phrases courtes de la bande dessinée, ces bulles, doivent être précises, concises, pour faire passer au maximum le message du dessin. Et Charlotte Bousquet excelle dans cet art. Phrases concises, explicites, qui détaillent très bien cette famille, qui se mêle de tout, notamment de la vie de Manon et de son père. D’ailleurs, on comprend très bien la jeune fille à ce sujet. Histoire familiale, secrets, culpabilité, jalousies, rien n’est rose pour quelqu’un qui souhaite réussir par son art. Avec les textes de Charlotte Bousquet, on se rend bien compte que Manon manque de confiance en elle, qu’elle est prête à tout abandonner, que le trac lui fait perdre tous ses moyens. Mais la musique est son univers. Et grâce à Nadia, cette tante avec qui elle passe quelques moments, qui vont rester gravés dans sa mémoire, Manon va pouvoir se révéler. Grâce à ce petit coup de pouce du destin, une compréhension d’un adulte envers un enfant, le message est clair. Il faut réaliser ses rêves quels qu’ils soient. Cela permet d’être heureux et de rester en vie. Et la musique est la base de tout. On ne peut pas vivre sans amour, mais on ne peut pas vivre, non plus, sans musique.

Je remercie Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini pour les charmantes dédicaces, les petits mots que je vais conserver précieusement. Heureusement que cette BD n’est pas restée au fond d’un tiroir et qu’un éditeur l’a publiée. Une petite question pour Charlotte Bousquet. Est-il plus difficile de passer de l’écriture d’un roman à celle d’une BD, ou inversement ? 

Hiver Indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

Date de sortie : 22 août 2018

Editeur : Marabulles

Nombre de pages : 415

ISBN : 9781542045261

Flora et les étoiles filantes de Chantal Van Den Heuvel et Daphné Collignon

Flora et les étoiles filantes de Chantal Van Den Heuvel et Daphné Collignon – Source Le Lombard

Flora, la quarantaine, vient de divorcer avec pertes et fracas après 20 ans de mariage. Heureusement, pour remonter la pente, elle peut compter sur le soutien de ses copines, Roxane (baba cool fan de jardinage), Léa (carreer woman infatigable) et aussi son vieux voisin, Vénérable. Comme ses amies, Flora voudrait trouver l’âme soeur, mais ce n’est pas si simple. Flora fait quelques rencontres prometteuses, mais une fois les 1ers moments idylliques passés, ses amoureux s’évanouissent dans la nature. De quoi semer le doute dans l’esprit de Flora. N’est-elle plus assez séduisante, est-elle devenue insupportable ?
Cet album raconte le blues des quadras divorcées et des « célibattantes » essoufflées qui aimeraient bien poser leurs valises. C’est la crise du milieu de vie vue à travers la lunette drôlatique de Flora et de sa tribu.
Flora est pigiste. Elle est divorcée, a un petit garçon. A peur de perdre sa maison car son ex veut sa part. Se sent inférieure par rapport à son amie Léa qui a une belle situation et à qui tout réussit, mais elle ne s’est jamais mariée. Flora est décidée à ne pas se laisser faire par qui que ce soit. Elle cherche l’amour.
La rivalité entre les femmes existent et de toujours, surtout celles qui vieillissent et qui voient que les autres sont mieux qu’elles et les rivalités entres les prétendues amies lorsque l’une pique le mari de l’autre.

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Flora et les étoiles filantes de Chantal Van Den Heuvel et Daphné Collignon

Flora et les étoiles filantes de Chantal Van Den Heuvel et Daphné Collignon – Source Le Lombard

Flora et les étoiles filantes de Chantal Van Den Heuvel et Daphné Collignon est une BD qui a été éditée le 16 octobre 2015 aux Editions Le Lombard que je remercie pour l’envoi.

Je vous livrerai très bientôt ma critique de Flora et les étoiles filantes de Chantal Van Den Heuvel et Daphné Collignon, une BD destinée aux adultes et aux adolescents, à partir de 12 ans.

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