La mort d’Hitler de Jean-Christophe Brisard et Lana Parshina

La mort d'Hitler de Jean-christophe Brisard, Lana Parshina

La mort d’Hitler de Jean-christophe Brisard, Lana Parshina

La mort d’Hitler de Jean-Christophe Brisard et Lana Parshina Présentation éditeur

Le 8 mai 1945, les nazis capitulent. Hitler s’est suicidé une semaine plus tôt, dans son bunker berlinois. Les Alliés et les Soviétiques fêtent ensemble la victoire. Voilà pour la version connue. En réalité, dès le 1er mai, Staline ordonnait à ses services d’enquêter sur la mort du Führer et de récupérer son corps. Cherchait-il une pièce à conviction ou un trophée de guerre prouvant au monde entier que son pays avait vaincu Hitler  ?
Après deux ans d’interminables négociations auprès des autorités russes, Jean-Christophe Brisard et Lana Parshina ont pu accéder aux dossiers confidentiels concernant l’incroyable traque du corps d’Hitler par les espions soviétiques, ainsi qu’aux interrogatoires des témoins des derniers jours du Führer. Surtout, Moscou a accepté de leur présenter des restes humains  : un morceau de crâne avec un impact de balle et une mâchoire. Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les auteurs ont obtenu l’autorisation d’effectuer des examens scientifiques sur ces ossements. Le Kremlin prétend qu’ils appartiennent à Hitler. Qu’en est-il vraiment  ?
Cette enquête fascinante, digne d’un roman d’espionnage, met un point final aux ultimes questionnements sur la mort d’Hitler.

Grand reporter, Jean-Christophe Brisard est réalisateur de documentaires, principalement sur les dictatures. Il est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages dont Enfants de dictateurs (First Histoire, 2014) avec Claude Quétel.

Lana Parshina est journaliste indépendante et réalisatrice de documentaires. Elle partage sa vie entre la Russie et les États-Unis.

Avis La mort d’Hitler de Jean-Christophe Brisard et Lana Parshina

Un des grands mystères de l’histoire. Hitler est-il mort ou a-t-il pu s’enfuir de son bunker ? S’est-il suicidé et comment ? Par balle ou par poison ? Les deux auteurs vont tenter d’y répondre. Et cela passe par la Russie, qui tout le monde le sait, cache de nombreuses archives, pratiquement jamais rendues publiques, et encore moins maintenant avec Poutine. La Russie ou ses anciens noms donnent ce qu’elle veut bien donner. Dans ce pays, la méfiance a toujours été de mise, envers les Occidentaux mais aussi au sein même du pays puisque les services de l’Etat se font tous la guerre. Chacun garde ses informations, tout est cloisonné. Le lecteur apprend que les archives sont redevenus secrètes depuis que Poutine est au pouvoir. Pourtant en 2000, une grande exposition avait eu lieu.

Les Soviétiques ont eu de la chance de libérer Berlin avant les forces occidentales. Ils ont pratiquement pu arrêter qui ils voulaient et mettre la main sur des cadavres. Si les prisonniers avaient été interrogées par l’Occident, auraient-ils avoué ce qui est arrivé à Hitler ? Pas forcément. Malgré les interrogatoires plus que musclés, l’URSS n’a rien à envier au nazisme, ils n’ont pratiquement pas dévier. Mais ils étaient les plus proches d’Hitler et forcément des nazis plus que convaincus.

Encore une fois, même si je connais pas mal de choses sur cette période de l’Histoire, j’ai encore, forcément appris, notamment sur les derniers jours d’Hitler, les arrestations qui ont suivi, les interrogatoires, ceux qui en sont sortis vivants ou pas, comment ils ont réagi. La Deuxième Guerre Mondiale couplée à l’URSS, ce sont deux deux événements et pays qui m’intéressent depuis fort longtemps.

Les éléments sont bien séparés grâce aux parties. Le lecteur sent qu’il y a une réelle motivation pour trouver la vérité. Et franchement cela n’a pas été facile. Entre rendez-vous avortés, rendez-vous tenus mais personnes sur le qui-vive, travailler sur des documents officiels, classés secret défense, n’est pas donné à tout le monde. Même des preuves comme un crâne ou des dents. Ensuite, il faut tout étudier, les notes, les photos prises pour ne rien laisser au hasard. Le temps leur était souvent compté car le dossier est toujours confidentiel. Pendant plus de 70 ans, l’URSS et ensuite la Russie a toujours annoncé qu’Hitler était mort sans apporter de véritables preuves puisque les cadavres ne sont plus là.

Par contre, je ne sais pas si je regarderai le documentaire de France 2 qui s’inspire de ce document, Le mystère de la mort d’Hitler. Je ne sais pas ce qu’il peut m’apporter de plus par rapport à ce formidable travail, même si certains éléments sont répétés. Je ne dévoilerai pas les résultats de leur enquête. Ils ont été aidés par un véritable spécialiste français qui a réalisé ce qu’il a pu avec les éléments présentés. Outre cette enquête, nous avons de réels faits historiques racontés et surtout vérifiables.

Merci à Netgalley et Fayard pour ce formidable moment de lecture. Je n’ai pas vu le temps passer.

La mort d’Hitler de Jean-Christophe Brisard et Lana Parshina

Date de sortie : 7 mars 2018

Nb pages : 372

Editeur : Fayard

ISBN : 9782213706467

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Avec elle de Solène Bakowski

Avec elle de Solène Bakowski

Avec elle de Solène Bakowski

Résumé Avec elle de Solène Bakowski

Patricia presse sa fille Jessica pour aller voir le feu d’artifice. Son autre fille, Coline, jumelle de Jessica, est punie. Elle reste à la maison avec son père.

Lors de ce feu d’artifice, Patricia rencontre un jeune homme.

Avis Avec elle de Solène Bakowski

Je ne sais pas par quel bout prendre ce roman dont l’histoire et l’écriture sont tout de même intéressantes. Il fait partie d’un projet de deux histoires racontées avec le même sujet. Je dois lire le prochain. Mais je n’ai pas été franchement intéressée dès le départ. J’ai trouvé que l’auteur s’intéressait trop à la mère et à ses histoires d’infidélité. La mère est-elle la cause de l’histoire des jumelles ? En grande partie. Je peux vous dire que le personnage ne m’a pas du tout plu. Comment font les parents de jumelles ? Ah oui, j’ai entendu dire que cela demandait beaucoup de travail. Mais pourquoi laisser de côté une des petites filles au profit de l’autre ? En définitive c’est ce qui m’a le plus gêné. Toujours prompte à s’attirer les grâces de sa petite fille lumineuse, au détriment de la plus effacée, qui a tout de même vécu un drame à l’âge de 6 ans et qui a profondément changé sa personnalité. Personne ne s’est intéressé à ça. Aucun des adultes. Le lecteur apprendra au fur et à mesure de l’avancée de ce roman ce qui s’est réellement passé. Cette mère est toujours en colère, elle crie, elle a des paroles blessantes pour une de ses filles. Comment grandir et aimer face à un tel être ? Comment ne pas se sentir rejetée ? Les enfants ont tous besoin d’une maman bienveillante.

Le roman traite très bien les thèmes de l’abandon, de la culpabilité, de l’amour entre deux soeurs, les deux mêmes faces mais profondément différentes. Il traite également de la jalousie, du chantage. Car qui est la plus forte, en définitive ? Qui est celle qui aide le plus ? Qui est celle qui revient toujours, qui n’abandonne pas, qui a compris qu’un malheur peut très vite arrivé par des comportements nocifs, qui mettent en danger ? Cet amour, cette envie de sauver seront-ils assez forts ? Car les filles, Jessica et Coline, ne peuvent compter que sur elles-mêmes, dans leurs enfance et adolescence puisque les parents sont aux prises avec des problèmes de couples que les filles ont tout de suite vu et qu’elles doivent subir.

Coline a pratiquement toujours sauvé sa soeur, elle a pris sur elle ses bêtises. Jessica n’a jamais avoué quoi que ce soit. Elle a préféré faire porter le chapeau à sa soeur. Je me demande, d’ailleurs, comment Coline a pu vivre autant d’années avec cette culpabilité d’enfant, ce profond mal-être sans personne pour l’aider, sauf une phrase de sa soeur. Phrase qui prend tout son sens car Coline, qui se sent coupable, malgré la colère envers sa soeur, sera toujours là pour elle. L’auteur montre très bien les sentiments d’amour/haine entre deux personnes, entre deux soeurs dont les liens sont très forts puisqu’elles sont jumelles. En tant que lectrice, j’ai, bien sûr, pris fait et cause pour Coline. Même si Jessica est un personnage qui souffre, manque d’amour, envie de réussir, d’être celle qui compte et malgré ses nombreuses bêtises, elle n’a pas su gagner mon petit coeur qui trouve toujours quelque chose à pardonner même ceux qui font du mal. Car Jessica en fait du mal. Déjà à elle-même mais aussi à sa soeur. Elle a des moments de lucidité mais c’est pour mieux retomber dans ses travers. Le fait-elle exprès pour conserver l’amour de celle qui ne la laisse jamais tomber ? Certains moments d’incompréhension font qu’elles ne se retrouvent jamais.

Je reconnais que le dernier quart est franchement réussi. Tout se démêle, toute la vérité apparaît. Les rebondissements sont nombreux. Le final fait toutefois mal au coeur. Il aurait mérité un autre chapitre pour connaître les tenants et les aboutissants de ce que cela a entraîné. Mais je pense que l’auteur a voulu que le lecteur se fasse, lui-même, sa propre idée. La mienne n’est pas jolie, jolie, je dois bien le dire.

Je remercie Netgalley et les Editions Bookelis pour cette sélection.

Avec elle de Solène Bakowski

Date de sortie : 13 novembre 2017

Nb pages : 366

Editeur : Bookelis

ISBN : 9791022764384

La fille sous la glace de Robert Bryndza

La fille sous la glace de Robert Bryndza

La fille sous la glace de Robert Bryndza

Résumé La fille sous la glace de Robert Bryndza

Andrea Douglas Brown a trop bu. Après une dispute, elle fuit dans les rues désertes mais elle s’aventure trop loin. Elle souhaite appeler le chauffeur de son père mais elle n’a pas plus de réseau.

Une voiture noire la suit. Andrea essaie de fuir mais elle est enlevée.

Avis La fille sous la glace de Robert Bryndza

Ce n’est pas un coup de coeur mais cela y ressemble fortement. J’ai été ravie de lire ce roman de cet auteur. Roman qui annonce une très belle série car j’aimerais beaucoup suivre les nouvelles aventures d’Erika, femme-flic, DCI, en Angleterre. Erika est une écorchée dû au décès de son mari, dont elle était profondément amoureuse. Elle se juge responsable de la mort de celui-ci, flic comme elle et des coéquipiers qui l’accompagnaient. Elle avait été mise sur la touche à cause de cela. Mais une ancienne connaissance de Londres la rappelle pour cette enquête. Car Erika, malgré tout, connaît son métier. Cela ne sera pas facile surtout lorsqu’on s’approche un peu trop près de l’establishment anglais qui se juge intouchable, que ce soit ses pairs ou la famille de ceux-ci.

Cette arrivée à Londres est vue par certains d’un mauvais oeil, mais pour d’autres cela sera une bouffée d’oxygène car malgré son caractère, Erika sait manager ses hommes et femmes. Peut-être un peu cliché l’enquêtrice homosexuelle qui vit en couple et qui a un enfant ou encore l’enquêteur de couleur. Mais heureusement que l’auteur n’en fait pas trop à ce sujet. Juste quelques mots et puis c’est tout. Cela permet de mieux les connaître car ils tiennent une place importante dans ce roman et sûrement dans le prochain car Erika sait pouvoir compter sur eux.

Erika ne mènera pas son enquête de bout en bout. Cela ne plait pas qu’elle s’en prenne à un élu, surtout qu’elle ne prend pas de gants avec la famille. Normal, elle a été toisée dès le départ. Elle aurait dû avancer sur la pointe des pieds, mais c’est mal connaître cette jeune femme, fonceuse, qui aime le travail bien fait. Malgré la suspension, elle continuera au fur et à mesure, à interroger. Et c’est là qu’elle découvre d’autres cadavres. Sont-ils un lien avec le meurtre sur lequel Erika enquête ? Malgré cette sensation d’être espionnée, de subir des violences, elle ne baissera jamais les bras. Car elle veut faire toute la lumière sur ce décès. Elle le doit à Andrea. Bien qu’Andrea soit une gosse de riches, qu’elle mène sa vie comme elle l’entendait, l’auteur a la faculté de ne pas nous faire détester cette jeune fille.

Robert Bryndza, outre l’enquête menée et bien développée, démontre très bien les affres par lesquels Erika passe. Il développe très bien ses angoisses, ses malaises et comment ils surviennent, sa peur. Il nous la rend extrêmement attachante même si elle est très dure, trop dure envers elle-même.  Et comme elle le dit elle-même, son boulot lui a tout pris, mais il ne lui reste que ça. Mais son boulot ne lui a pris en aucun cas son intégrité. Même son boulot ne sera pas tendre avec elle. Et comme tout bon flic, elle a des doutes même si elle suit son instinct et qu’elle rue dans les brancards.

Entre ceux qui ont tout, qui veulent passer par les mailles du filet, il y a le Londres des faubourgs où nombreux sont ceux à tenter de vivre, à survivre. Politique, richesses, quartiers qui périclitent mais aussi ce racisme anglais envers les étrangers.

Le nom du coupable m’a surpris mais j’aurais dû m’en douter. Cela prouve que j’étais à fond dans ce roman, comme Erika à la recherche du coupable. En tous les cas, je ne ferai pas un bon détective.

Je remercie Netgalley et Belfond pour cette formidable lecture.

La fille sous la glace de Robert Bryndza

Date de sortie : 25 janvier 2018

Nb pages : 448

Editeur : Belfond

ISBN : 9782714475930

L’animal de compagnie de Léo Barthe

L'animal de compagnie de Léo Barthe

L’animal de compagnie de Léo Barthe

Résumé L’animal de compagnie de Léo Barthe

Jean ramène Buster chez lui. Buster est le chien d’un couple d’amis parti en voyage.

Il se demande quelle sera la réaction de sa femme, Henriette.

Avis L’animal de compagnie de Léo Barthe

Pour mettre de suite l’ambiance, l’histoire ne m’a pas plu. Chacun fait de sa vie sexuelle ce qu’il veut, telle n’est pas la question. Ce n’est pas que je sois puritaine, ni catho mais je n’ai pas aimé ces actes contre nature. Je vais simplement insister sur le fait que c’est un roman donc une histoire issue de l’imagination de l’auteur. Voilà pour le point négatif.

La jalousie sera bien présente, je trouve, dans ce roman, entre ces deux femmes, meilleures amies, qui font l’une après l’autre cette expérience. Pour cette dernière, quand son mari sera au courant, ce sera la course à plus d’argent. Et cette jalousie est-elle responsable du destibn du chien de Buster ?

Les deux couples, avec cette expérience, ont retrouvé leur vie sexuelle. Ils se sont libérés. Les hommes ont profité des hardiesses de leurs femmes. Mais l’amour, pas seulement physique, est bien là, surtout entre Jean et Henriette. Ce sont deux couples qui s’aiment, qui s’éloignent, pour mieux se retrouver. D’ailleurs, Jean écrit son histoire et les expériences vécues. C’est lui qui est aux commandes, qui est le narrateur. Même s’il subit, en partie, il décrit ses sentiments par rapport à cette découverte. Sa femme est beaucoup plus hardie. Elle va éprouver de la honte mais comme une drogue ne pourra plus s’en passer. Le couple partage beaucoup mais avec une certaine retenue. Ils vont se découvrir, s’affranchir, surtout Jean qui va connaître des éléments du passé de sa femme.

Passons au style de l’auteur. J’ai été agréablement surprise car si je n’ai pas aimé l’histoire les mots utilisés ne me la font pas détester. On peut écrire sur l’érotisme sans être vulgaire et c’est ici le cas. J’ai eu l’impression d’une conversation entre une personne profondément érudite et moi, une différence de classe. Au départ, j’ai eu l’impression d’avoir affaire à un couple de personnes de la soixantaine. C’est certainement dû aux prénoms des protagonistes, je pense. Il y a ensuite eu le cadre de vie, celui de bourgeois, donc il est pour ainsi dire normal qu’ils portent ces prénoms. 

Revenons au style et à l’emploi des mots utilisés. J’ai trouvé beaucoup de poésie, de lyrisme, même de la distinction dans les éléments de la vie quotidienne, comme le travail. 

Je remercie les éditions La Musardine pour cette lecture.

L’animal de compagnie de Léo Barthe

Date de sortie : 11 janvier 2018

Nb pages : 159

Editeur : La Musardine

ISBN : 978-2-84274-814-5

Love Murder de Soul Black

Love Murder de Soul Black

Love Murder de Soul Black

Avis Love Murder de Soul Black

C’est mon deuxième roman de cet auteur et nous retrouvons, donc, Valerie. J’ai mis du temps à le lire, trop de temps. Cela m’a empêché de l’apprécier à sa juste mesure et de ne pas trouver un le rythme adéquat de tout bon thriller. Le contexte extérieur ne s’y prêtait peut-être pas. Mais je lirai à nouveau Love Murder et sûrement avec beaucoup plus de plaisir. La lecture s’est accélérée, pour moi, lorsque j’ai compris qui était un personnage, soit à un peu plus de la moitié du roman.

Valerie a fait condamner et emprisonner une très belle femme, Katherine. Mais il manque son binôme. En effet, Katherine et un homme dont elle ne connaissait pas le nom ont assassiné plusieurs femmes après avoir joué avec elles, après de nombreux sévices sexuels. Mais voilà que cela recommence, d’autres femmes vont mourir, des messages vont parvenir à Valerie et à ses équipes. Elle sera obligée de les décoder afin de sauver les futures victimes. Mais tout tourne autour de Valerie qui est la principale concernée. Malgré elle, elle fera appel à Katherine. Ce sera un jeu du chat et de la souris. Katherine a un énorme pouvoir d’attraction, de séduction. La prison a un peu altéré tout ça mais cette femme retrouve très vite son emprise. En six ans, toutefois, elle baisse un peu le voile. Valerie arrive à reconnaître certains signes. Mais l’emprise est là. Même si Valerie a grandi, en six ans, elle n’est plus la même femme. Katherine s’en rend très vite compte. Les deux femmes se comprennent très bien. Katherine est perspicace, instruite, cultivé. Elle fascine. Face à elle, les autres sont vulnérables. Même Valerie car Katherine va lui distiller, petit à petit, des informations qui feront que Valerie s’interrogera forcément. Je sens Valerie happée par Katherine, elle subit son pouvoir. D’ailleurs, pourquoi accède-t-elle à toutes ses demandes ? Même au nom de l’amour ! Personne n’en sortira indemne.

Valerie veut réussir sa vie de couple. Elle est profondément amoureuse. Elle veut concrétiser. Elle veut faire un enfant. Mais elle a peur. Son métier fait qu’elle s’interroge. Que sa mère, sa soeur ou encore son amoureux acceptent son travail, sa dangerosité, elle ne veut pas faire subir ça à un enfant. Elle sera une mère louve comme elle est louve avec ceux qui lui sont chers, car Valerie, de part son travail, éprouve énormément de culpabilité par son manque de présence. Mais Valerie est un flic, un inspecteur de la criminelle. Elle voue sa vie à mettre en prison ceux qui font du mal aux autres.

Soul Black nous offre un roman très psychologique. Outre les tortures physiques subies, le lecteur assiste à de nombreuses tortures mentales, de ces femmes qui sont enlevées. Elles passent par toutes les phases et savent qu’elles vont mourir. Elles s’interrogent sur ce qu’elles vont subir, sur ce qu’a été leur vie. Certaines, même, vont résister et faire plus que résister. Mais à quel prix ?

Attraction, Répulsion, Intimité, Manipulation ? Quel est le mot qui doit être choisi pour qualifier Love Murder ? Deux sont pour moi les plus importants. Trouverez-vous lesquels ? Saul Black manipule son lecteur également. Et ça, j’adore. Même lorsqu’il y a torture, les éléments alentour sont expliqués, sont lumineux. Mais on retrouve une atmosphère très vite propice à ce qui se passe, de la noirceur, des ténèbres. Le compte à rebours est lancé, tout s’accélère. La fin vaut-elle le détour ? Je vous laisse juger.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour Love Murder.

Résumé Love Murder de Soul Black

En 2009, Valerie Hart assiste au procès de Katherine Glass qui a torturé et tué, six femmes, avec un complice. Katherine est condamnée à mort.

Six ans plus tard, Nick est prêt à épouser Valerie. Lors d’un week-end, il va la demander en mariage.

Love Murder de Soul Black

Date de sortie : 5 octobre 2017

Nb pages : 230

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-11486-9

Seper Hero de Marine Barnérias

Seper Hero Marine Barnérias

Seper Hero Marine Barnérias

Avis Seper Hero de Marine Barnérias

J’ai lu cet ouvrage en deux fois. En effet, nous n’avons qu’une seule liseuse et, à un moment donné, j’ai dû la laisser quelques jours. Donc, cela a été une coupure. Je ne peux pas dire que je n’ai pas adhéré aux mots écrits et à l’histoire racontée par Marine. Ce n’est pas cela mais ils ne sont peut-être pas tombés au mauvais moment. Je n’ai pas réussi à avoir l’écho voulu. Pendant cette lecture est arrivée le suicide de Chester Bennington. Donc, cela a pratiquement donné moins de valeur aux conseils et au vécu de Marine. S’écouter, écouter son corps, son âme et son esprit pour être en paix et surtout s’aimer.

Mais tout cela n’ôte, en aucun cas, ce qu’a vécu cette jeune femme atteinte de sclérose en plaque. Elle a décidé d’entreprendre un très long voyage, visiter trois pays mais pas comme une touriste. Elle a été très volontaire. Du stop pour se déplacer, atteindre les objectifs fixés, rencontrer des gens, être en communion avec la nature.

Nouvelle-Zélande, Birmanie, Mongolie, chaque destination avait un but précis. Le corps, l’âme et l’esprit. Elle est passée par de nombreux moments de doute. Mais Marine a un caractère fort et avait la volonté d’y arriver, pour elle et pour sa Rosy. Rosy, le prénom donné à sa maladie pour qu’elles vivent toutes les deux en osmose.

Ce livre est un message d’espoir pour tous, malades et bien portants. Le but est d’aider, que les forces soient mises en commun. Marine relate ses nombreuses expériences. Il est vrai qu’elle donne des conseils mais parce qu’elle les a ressentis comme cela. Lors de son retour à Paris, cela a été très difficile pour elle. Un trop plein et comment mettre en place tout ce qu’elle a vécu pour ne pas retomber dans ses travers. Même si elle affirme que la vie est belle, qu’elle doit être vécue, que l’on doit faire attention à soi pour faire attention aux autres, le quotidien rattrape les uns et les autres. C’est vrai que la vie est différente en France par rapport à d’autres pays, d’autres cultures, d’autres peuples. Ils ont l’air plus heureux que nous mais pour combien de temps ? Car les gouvernements peuvent tout faire basculer. J’ai aimé ses nombreuses descriptions qui donnent des paysages à couper le souffle, des personnes que l’on a envie de rencontrer, avec lesquelles on a envie de partager.

Un mauvais point en ce qui concerne le milieu médical. Tous ces médecins sont des êtres humains. Certains n’ont pas une once d’empathie. Ils assènent leur verdict, sans prendre en compte les émotions des patients. C’est vrai que ce ne sont pas des psy et qu’ils voient énormément de laideur. Mais un ton beaucoup moins dur pourrait être mieux accueilli. Certains ne prennent pas en compte les désirs de leurs patients, surtout lorsqu’un traitement médical est unique.

Une dernière chose à rajouter. Je sature de trouver des fautes dans les livres. Celui-ci n’est pas une exception à la règle, et c’est toujours aux derniers 3/4 du roman, et cela ne sera pas le dernier. Cela reste toujours mon point critique et m’empêche vraiment de donner une note maximale à un roman, un livre. Je sais que les livres sont lus et relus, corrigés et recorrigés. Quand, en plus, ils sont édités par une grande maison, je ne vois pas pourquoi autant de fautes d’orthographe passent avant l’impression.

Je remercie les Editions Flammarion de m’avoir permis de lire cet ouvrage.

Résumé Seper Hero de Marine Barnérias

Marine est à Marseille où elle poursuit ses études. Elle est une jeune fille très active, impliquée dans les associations. 

Lors d’une manifestation, sa vue baisse inexorablement. Après des examens, elle apprend qu’elle est atteinte de sclérose en plaque. Pour elle, ce sera le déni et elle refuse pour le moment un traitement.

Elle écoute sa petite voix qui la conseille et la décision est prise. Prendre plus de six mois pour visiter trois pays et connaître son corps, son esprit et son âme. Grâce à la mobilisation de tous, elle peut entreprendre son voyage.

Seper Hero de Marine Barnérias

Date de sortie : 24 mai 2017

Nb pages : 464

Editeur : Flammarion

ISBN : 978-2-0814-1362-7

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L’homme qui haïssait le bien de Sébastien Bohler

L'homme qui haïssait le bien de Sébastien Bohler

L’homme qui haïssait le bien de Sébastien Bohler

Avis L’homme qui haïssait le bien de Sébastien Bohler

Par quel bout prendre cette critique ? J’en ai mis partout sur mon cahier. Le premier point est que ce titre peut se lire indépendamment du premier, soit Neuroland. Mais si vous êtes comme moi et avoir tous les atouts en main, je pense qu’il vaut mieux lire Neuroland avant. Ce n’est pas mon cas et je le regrette car j’aurais pu faire connaissance avec les personnages, notamment Franck Corsa et Maria.

Nous avons une très belle palette de personnages, des plus véreux aux plus sympathiques. Commençons par Franck Corsa, dans l’attente de son jugement pour de nombreux meurtres. Une de ses victimes, Maria, est toujours vivante. Elle a subi l’horreur. Mais même si elle est meurtrie dans son corps, dans sa chair, elle tente de trouver des explications à ce qu’a pu faire Franck Corsa. Elle a vu même une part d’humanité en lui. Ce n’est pas pour plaire à son petit ami, Vincent, qui travaille à Neuroland. Maria et Vincent sont amoureux mais le viol a fait que Maria ne peut plus être touchée.

Vincent est brillant, thésard, mais trop jeune pour bousculer les uns et les autres. Le Prix Nobel est en vue. Malgré ses recherches, il fera les frais de ce qui se passe dans ce roman.

Franck Corsa n’a pratiquement plus de corps. Il doit continuellement se faire soigner. Son enfance et ce qu’il a vu jouent beaucoup dans l’homme qu’il est devenu. Psychopathe, il est un des premiers à subir cette intervention dans son cerveau. Comme il veut que la vérité éclate, il accepte. Mais attention à ceux en qui il a placé sa confiance. Ils ne feront pas long feu car, en plus, Franck Corsa, détient de nombreux secrets qui peuvent faire tomber des personnalités haut placées.

Le lecteur assiste à une véritable chasse à l’homme. Le temps presse pour que cessent des pratiques détestables, pour que la vérité éclate, pour qu’un attentat ne soit pas commis. De plus, le Prix Nobel se profile pour récompenser des chercheurs et leur travail.

Un roman tout à fait dans l’air du temps avec sa trame politique, les conflits d’intérêt, les rétro commissions. Le rythme ne faiblit pas. L’auteur réussi la prouesse de nous faire voyager, de nous narrer ces peuples qui souffrent, qui subissent la cupidité des nantis. Tout est bien agencé, il n’y a aucun temps mort. L’histoire, par étapes, coïncide parfaitement. Les personnages sont bien étudiés, tout comme leur évolution psychologique. Les éléments sont parfaitement liés, la politique, les lois, les cobayes, la médecine et le progrès. Le chantage est également bien présent tout comme le travail journalistique.

Je pense que l’auteur fait aussi référence à deux célèbres présentateurs du journal télévisé mais aussi au suicide d’un célèbre Premier Ministre.

Je remercie les Editions Robert Laffont et Netgalley France pour cette sélection.

Résumé L’homme qui haïssait le bien de Sébastien Bohler

Maria et Vincent tentent de vivre leur histoire d’amour. Mais elle voit que Franck prend possession de son esprit. Pourtant Franck Corsa est en prison, dans l’attente de son procès.

Olga est la psy de Maria. Lors d’une visite en prison, Franck leur promet de leur faire vivre un enfer.

Une réforme de la santé pénale doit être votée.

L’homme qui haïssait le bien de Sébastien Bohler

date de sortie : 20 avril 2017

Editeur : Robert Laffont

Isbn : 978-2-221-19238-2

Nombre de pages : 416