Silver Water d’Haylen Beck

Silver Water d'Haylen Beck

Silver Water d’Haylen Beck

Résumé Silver Water d’Haylen Beck

Cela fait quatre jours qu’Audra est partie de New-York avec ses deux enfants. Elle tente d’aller en Californie pour commencer une nouvelle vie.

Mais elle doit s’arrêter pour acheter des boissons et de quoi manger. Une voiture de police est garée sur le parking. Elle a peur mais affronte la situation. A son départ, cette voiture n’est plus sur place et elle continue sa route.

Avis Silver Water d’Haylen Beck

Jusqu’où peut aller la noirceur humaine pour assouvir ses plus vils penchants ? S’en prendre à de jeunes enfants pour en faire de la chair humaine et par ricochet, à une femme, leur mère. Un concours de circonstance fait qu’Audra est arrêtée dans une petite ville qui survit. Il a vu sa voiture avec les deux enfants à l’intérieur. Pour un prétexte quelconque et avec ce qu’il faut, il va l’arrêter et l’incarcérer. Quid des enfants. Ils seront pris en charge par une femme policier. Ils promettent à Sean et Louise, mais aussi à Audra qu’ils seront en sécurité.

Sean a près de 11 ans. Il a appris à connaître sa mère depuis un an et demi qu’il vit avec elle, depuis qu’elle a quitté son mari, violent psychologiquement et homme qui entretenait les addictions de la jeune femme. Deux enfants qui aiment profondément leur mère. Sean va tout faire pour s’en sortir, tout en protégeant sa soeur. Jeune adolescent plein de débrouillardise, tenace. On voit de qui il tient. De toutes façons, avec un père pratiquement absent, une mère dans les limbes de l’inconscience pendant pratiquement toute son enfance, il était seul. Mais les quelques mois passés avec celle qui lui a donné la vie lui ont permis de comprendre que l’amour d’une famille existe bel et bien.

L’auteur nous détaille parfaitement les violences physique et psychologique subies par Audra. Violences qui ont failli l’anéantir. Mais une rencontre va lui permettre de rebondir, de se sauver et de sauver ses enfants. Malgré les services sociaux, elle a décidé de partir, de rejoindre la Californie, même si elle sait que son mari fera tout pour la retrouver. Dans cette petite ville, emprisonnée, puis relâchée elle doit faire face aux vautours que sont les journalistes, l’opinion publique et surtout le FBI qui tente de lui faire avouer ce qu’elle n’a pas commis. A force d’entendre toutes ses paroles, elle s’interroge, elle qui vit dans la brume, la souffrance. Mais au plus profond d’elle, elle sait. Véritable battante, elle ne se laisse pas faire. Elle restera campée sur ses positions. Un allié inattendu l’aidera dans cette quête de la vérité. La vérité pour tous les deux. Car Danny a perdu sa femme qui s’est suicidée après la disparition, dans les mêmes circonstances, que sa fille. D’ailleurs, lui aussi, trouvera-t-il cette vérité ?

Un roman véritablement addictif, construit de telle façon qu’on ne le lâche pas même si j’ai eu un petit essoufflement au milieu. Vite dissipé toutefois. L’auteur s’attache à nous décrire ses personnages avec une précision chirurgicale. Tout leur passé, leurs états d’âme y passent. Peut-on comprendre ce qui pousse Collins à suivre son shérif ? Oui et non. L’argent au bout du chemin peut faire réaliser le pire. Et que dire de ce qui se passe dans le Dark Web où tout ce qui est caché se révèle affreux. Meurtres, trafics en tout genre, ce qui compte c’est l’argent et toujours plus d’argent. Les plus puissants côtoient ceux qui tentent de gagner des millions par tous les moyens. Bien sûr, il faut montrer patte blanche et démontrer que personne ne sera trahi. D’ailleurs, à ce sujet, dans le roman, je me suis interrogée sur une de ses personnes qui a rejoint ce groupe. Il manque soit une petite révélation ou alors elle n’avait pas grand chose à faire là.

Je remercie Netgalley et les Editions Harper Collins.

Silver Water d’Haylen Beck

Date de sortie : 14 mars 2018

Nb pages : 307 pages

Editeur : Harper Collins

ISBN : 9791033902447

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Ensemble maintenant pour toujours d’Emily Blaine

Ensemble maintenant pour toujours d'Emily Blaine

Ensemble maintenant pour toujours d’Emily Blaine

Résumé Ensemble maintenant pour toujours d’Emily Blaine

Theo et Summer sont amis. Ils rentrent de dîner et leur rencontre finit par un baiser.

Summer a réussi professionnellement malgré une mauvaise donne au départ. Son patron tente de la séduire mais elle ne veut pas mélanger vies privée et professionnelle.

Avis Ensemble maintenant pour toujours d’Emily Blaine

Ce roman est une suite sans en être une du roman de l’auteur, Toi, moi, maintenant ou jamais. Roman que je n’ai pas lu, encore, mais que j’ai dans ma PAL. En effet, on retrouve Charlotte et Jeremiah qui sont en train de préparer leur mariage. Mais ce roman se focalise plutôt sur la relation entre Theo, le frère de Jeremiah, et Summer, la meilleure amie de Charlotte. Tous les deux se connaissent depuis de nombreuses années mais ils ne se sont pas vus depuis plus de dix ans. La raison ? Vous l’apprendrez plus en détail dans le roman. Je ne veux pas spolier. L’auteur égrène son roman d’éléments très importants du passé qui prennent tout leur sens quant à la personnalité des deux personnages et leur vécu, ensemble ou éloignés. Cette construction ne m’a pas gêné mais je trouve que de nombreuses situations actuelles ne sont pas assez développées, elles sont dans un sens bâclées. D’ailleurs, un élément très important de leur passé est, lui aussi, pas détaillé, seulement ses conséquences. En tant que lectrice, j’aurais vraiment aimé à s’en savoir plus.

Une histoire sympathique, certes, mais pas transcendante, qui permet de passer un bon petit moment de lecture. Les personnages n’ont pas trouvé grâce à mes yeux. Je ne me suis pas identifiée. Ils ne m’ont fait ni chaud, ni froid. Pas de rejet mais pas de réelle connivence. Pourtant, ils ne sont pas niais. Theo et Summer se sont revus et se sont embrassés. Depuis, ils ont pris leurs distances. Ils ne savent pas comment faire pour retrouver leur complicité d’antan. De plus, Theo ne veut plus maintenant que Summer ait de l’emprise sur lui. Il la connait par coeur, il connait son passé. Il sait qu’elle a érigé des barrières autour d’elle. Lorsqu’ils vont faire la paix, il va pratiquement tout lui avouer, quitte à la faire fuir. Theo prendra des décisions qui bousculeront la jeune femme, qui lui permettront de grandir encore plus.

Quant à Summer, on peut comprendre pourquoi elle est comme ça. Elle a privilégié sa carrière aux dépens de sa vie personnelle. Elle ne veut pas mêler amour et travail. C’est une femme qui a énormément souffert. Elle avait trouvé auprès de Theo du réconfort, de l’aide. Summer n’a pas énormément confiance en elle. Lorsqu’elle retrouve cette fameuse complicité, elle est toutefois toujours en retrait car elle a peur de souffrir, encore une fois. Souffrir , mais à cause de quoi ? Le roman nous en dira plus lors de la lecture. Donc, Summer veut tout contrôler.

Comme je l’écrivais, certains revirements de situations ne sont pas assez détaillés, les rebondissements trop rapides. De plus, je trouve, et c’est seulement mon avis de lectrice, que les deux frères sont inconséquents. Faire une course alors que les conditions ne sont pas idéales, d’un point de vue routier et humain, ce n’est vraiment pas le top. Ils ont la trentaine et on dirait des gamins, tous autant qu’ils soient. Mais, c’est vrai que se sentir normal,  sans souffrir et réaliser une passion peut être important, malgré les conséquences. Un bon point est qu’Emily Blaine manie les manipulations à merveille.

Je remercie Netgalley et les Editions Harlequin pour cette lecture. Maintenant, je dois lire Toi, moi, maintenant ou jamais.

Ensemble maintenant pour toujours d’Emily Blaine

Date de sortie : 6 juin 2018

Nb pages : 180

Editeur : Harlequin

ISBN : 9782280411110

Une bonne intention de Solène Bakowski

Une bonne intention de Solène Bakowski

Une bonne intention de Solène Bakowski

Résumé Une bonne intention de Solène Bakowski

Le 2 juin 2003, Karine est enterrée.

Six mois plus tard, sa petite fille Mathilde, dite Mati, et son père tentent de survivre.

Sur les conseils de sa maîtresse, Mati écrit énormément.

Avis Une bonne intention de Solène Bakowski

Il m’a fallu près de 30% pour accrocher à ce roman. Le départ était certes très intéressant car consacré, notamment, à cette petite fille, Matti et sa famille, qui avait perdu sa maman. Ensuite, il se concentrait sur sa disparition et surtout la grand-mère et son fils. Quid de la petite fille qui était l’élément principal de ce roman. Mais c’est mon avis en tant que lectrice. Je peux comprendre la douleur d’un mari face à la perte de sa femme. Je peux comprendre la douleur d’une grand-mère qui tente, par tous les moyens, de faire sortir son fils de son deuil pour le bien de sa petite fille. Je peux comprendre la douleur de cette mère qui oscille entre le fait de délivrer son fils à la police pour retrouver sa petite fille. Car cette femme a des doutes suite à une lettre trouvée. Son fils est-il violent envers sa propre fille ? L’a-t-il tuée ? Quel est le mieux ? Qu’il meure ? Elle passe par toutes les souffrances psychologiques qu’une mère peut éprouver. Sauver ou tuer son fils ? Le profil de cette femme est amplement détaillé. Les révélations émaillent le roman. Pour l’amour de ses enfants, elle est prête à tout, à s’immiscer dans leur vie privée, ne pas les laisser vivre. Elle est la Reine Mère et tout le monde doit la remercier. Ce personnage devient profondément antipathique au fil des pages et de ce que l’on apprend sur elle. Car tout ce malheur, une famille qui se disloque, est-ce sa faute ? A force de vouloir tout régenter, elle va perdre l’amour de tout ceux qui lui sont chers. J’en ai connu une personne comme ça et je peux affirmer tout le mal qu’elles font autour d’elles.

Mais arrive ensuite Rémi, un jeune homme pas comme les autres, différent à cette norme française bien établie, qui rejette les enfants et ensuite les adultes  qui relèvent de la psychiatrie. Un jeune homme qui va dérober des lettres qui ne lui sont pas destinées. Un jeune homme qui va tenter de rendre le sourire à cette petite fille qui a perdu sa mère. Il va la chercher, il va la trouver et l’un et l’autre, dans leur innocence, vont s’aimer. Un amour pur sans arrière pensée malgré le jugement de tous ces bien-pensants, les êtres humains qui sont entrés dans la norme et qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, qui n’ont pas l’idée de s’interroger, de sortir des sentiers battus. Comme je l’écrivais, il m’a fallu 1/3 du livre pour accrocher car il ne se basait pas assez sur la douleur de Mathilde. Mais Mati entre en scène avec Rémi et leurs trois jours passés ensemble. Mathilde sera retrouvée. Elle subira ensuite divers examens qui vont la souiller et qu’elle ne comprend pas de suite. Un journal lui permettra de découvrir toute la vérité. Mais elle gardera pour elle ces quelques jours, cette rencontre que les autres ne comprennent pas. Une petite  fille obligée de grandir trop vite qui va apprendre toute la vérité. Aidée par une adulte, elle prendra une décision irrévocable qui lui permettra de s’en sortir. Une petite fille adorée par sa mère. Une mère qui lui manque énormément.

C’est mon deuxième roman de Solène Bakowski et je dois dire que j’ai beaucoup aimé. Elle s’est attachée à l’univers psychologique de ses personnages. Elle a très bien cerné les uns et les autres et cette société toujours prompte à juger, qui ne s’interroge pas. Une société dans laquelle je ne me reconnais pas, même si des fois je suis prompte à juger. Mais les gens réagissent juste avec un élément. Ils ne vont pas s’interroger outre mesure. Ils ne vont pas chercher à savoir. Un seul son de cloche suffit. La société française a encore énormément à faire en ce qui concerne les maladies mentales et psychologiques, notamment l’autisme. Elle revêt différentes formes mais les personnes atteintes ne sont absolument pas aidées. Alors quand je vois que Jupiter et son gouvernement vont donner plus d’un milliard à l’Intelligence Artificielle et seulement quelques millions en faveur de l’autisme, je vois où sont leurs priorités.

Je remercie Netgalley et les Editions Bragelonne pour cette sélection.

Une bonne intention de Solène Bakowski

Date de sortie : 14 mars 2018

Nb pages : 352

Editeur : Bragelonne

ISBN : 979-10-281-1172-4

La mort d’Hitler de Jean-Christophe Brisard et Lana Parshina

La mort d'Hitler de Jean-christophe Brisard, Lana Parshina

La mort d’Hitler de Jean-christophe Brisard, Lana Parshina

La mort d’Hitler de Jean-Christophe Brisard et Lana Parshina Présentation éditeur

Le 8 mai 1945, les nazis capitulent. Hitler s’est suicidé une semaine plus tôt, dans son bunker berlinois. Les Alliés et les Soviétiques fêtent ensemble la victoire. Voilà pour la version connue. En réalité, dès le 1er mai, Staline ordonnait à ses services d’enquêter sur la mort du Führer et de récupérer son corps. Cherchait-il une pièce à conviction ou un trophée de guerre prouvant au monde entier que son pays avait vaincu Hitler  ?
Après deux ans d’interminables négociations auprès des autorités russes, Jean-Christophe Brisard et Lana Parshina ont pu accéder aux dossiers confidentiels concernant l’incroyable traque du corps d’Hitler par les espions soviétiques, ainsi qu’aux interrogatoires des témoins des derniers jours du Führer. Surtout, Moscou a accepté de leur présenter des restes humains  : un morceau de crâne avec un impact de balle et une mâchoire. Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les auteurs ont obtenu l’autorisation d’effectuer des examens scientifiques sur ces ossements. Le Kremlin prétend qu’ils appartiennent à Hitler. Qu’en est-il vraiment  ?
Cette enquête fascinante, digne d’un roman d’espionnage, met un point final aux ultimes questionnements sur la mort d’Hitler.

Grand reporter, Jean-Christophe Brisard est réalisateur de documentaires, principalement sur les dictatures. Il est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages dont Enfants de dictateurs (First Histoire, 2014) avec Claude Quétel.

Lana Parshina est journaliste indépendante et réalisatrice de documentaires. Elle partage sa vie entre la Russie et les États-Unis.

Avis La mort d’Hitler de Jean-Christophe Brisard et Lana Parshina

Un des grands mystères de l’histoire. Hitler est-il mort ou a-t-il pu s’enfuir de son bunker ? S’est-il suicidé et comment ? Par balle ou par poison ? Les deux auteurs vont tenter d’y répondre. Et cela passe par la Russie, qui tout le monde le sait, cache de nombreuses archives, pratiquement jamais rendues publiques, et encore moins maintenant avec Poutine. La Russie ou ses anciens noms donnent ce qu’elle veut bien donner. Dans ce pays, la méfiance a toujours été de mise, envers les Occidentaux mais aussi au sein même du pays puisque les services de l’Etat se font tous la guerre. Chacun garde ses informations, tout est cloisonné. Le lecteur apprend que les archives sont redevenus secrètes depuis que Poutine est au pouvoir. Pourtant en 2000, une grande exposition avait eu lieu.

Les Soviétiques ont eu de la chance de libérer Berlin avant les forces occidentales. Ils ont pratiquement pu arrêter qui ils voulaient et mettre la main sur des cadavres. Si les prisonniers avaient été interrogées par l’Occident, auraient-ils avoué ce qui est arrivé à Hitler ? Pas forcément. Malgré les interrogatoires plus que musclés, l’URSS n’a rien à envier au nazisme, ils n’ont pratiquement pas dévier. Mais ils étaient les plus proches d’Hitler et forcément des nazis plus que convaincus.

Encore une fois, même si je connais pas mal de choses sur cette période de l’Histoire, j’ai encore, forcément appris, notamment sur les derniers jours d’Hitler, les arrestations qui ont suivi, les interrogatoires, ceux qui en sont sortis vivants ou pas, comment ils ont réagi. La Deuxième Guerre Mondiale couplée à l’URSS, ce sont deux deux événements et pays qui m’intéressent depuis fort longtemps.

Les éléments sont bien séparés grâce aux parties. Le lecteur sent qu’il y a une réelle motivation pour trouver la vérité. Et franchement cela n’a pas été facile. Entre rendez-vous avortés, rendez-vous tenus mais personnes sur le qui-vive, travailler sur des documents officiels, classés secret défense, n’est pas donné à tout le monde. Même des preuves comme un crâne ou des dents. Ensuite, il faut tout étudier, les notes, les photos prises pour ne rien laisser au hasard. Le temps leur était souvent compté car le dossier est toujours confidentiel. Pendant plus de 70 ans, l’URSS et ensuite la Russie a toujours annoncé qu’Hitler était mort sans apporter de véritables preuves puisque les cadavres ne sont plus là.

Par contre, je ne sais pas si je regarderai le documentaire de France 2 qui s’inspire de ce document, Le mystère de la mort d’Hitler. Je ne sais pas ce qu’il peut m’apporter de plus par rapport à ce formidable travail, même si certains éléments sont répétés. Je ne dévoilerai pas les résultats de leur enquête. Ils ont été aidés par un véritable spécialiste français qui a réalisé ce qu’il a pu avec les éléments présentés. Outre cette enquête, nous avons de réels faits historiques racontés et surtout vérifiables.

Merci à Netgalley et Fayard pour ce formidable moment de lecture. Je n’ai pas vu le temps passer.

La mort d’Hitler de Jean-Christophe Brisard et Lana Parshina

Date de sortie : 7 mars 2018

Nb pages : 372

Editeur : Fayard

ISBN : 9782213706467

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Avec elle de Solène Bakowski

Avec elle de Solène Bakowski

Avec elle de Solène Bakowski

Résumé Avec elle de Solène Bakowski

Patricia presse sa fille Jessica pour aller voir le feu d’artifice. Son autre fille, Coline, jumelle de Jessica, est punie. Elle reste à la maison avec son père.

Lors de ce feu d’artifice, Patricia rencontre un jeune homme.

Avis Avec elle de Solène Bakowski

Je ne sais pas par quel bout prendre ce roman dont l’histoire et l’écriture sont tout de même intéressantes. Il fait partie d’un projet de deux histoires racontées avec le même sujet. Je dois lire le prochain. Mais je n’ai pas été franchement intéressée dès le départ. J’ai trouvé que l’auteur s’intéressait trop à la mère et à ses histoires d’infidélité. La mère est-elle la cause de l’histoire des jumelles ? En grande partie. Je peux vous dire que le personnage ne m’a pas du tout plu. Comment font les parents de jumelles ? Ah oui, j’ai entendu dire que cela demandait beaucoup de travail. Mais pourquoi laisser de côté une des petites filles au profit de l’autre ? En définitive c’est ce qui m’a le plus gêné. Toujours prompte à s’attirer les grâces de sa petite fille lumineuse, au détriment de la plus effacée, qui a tout de même vécu un drame à l’âge de 6 ans et qui a profondément changé sa personnalité. Personne ne s’est intéressé à ça. Aucun des adultes. Le lecteur apprendra au fur et à mesure de l’avancée de ce roman ce qui s’est réellement passé. Cette mère est toujours en colère, elle crie, elle a des paroles blessantes pour une de ses filles. Comment grandir et aimer face à un tel être ? Comment ne pas se sentir rejetée ? Les enfants ont tous besoin d’une maman bienveillante.

Le roman traite très bien les thèmes de l’abandon, de la culpabilité, de l’amour entre deux soeurs, les deux mêmes faces mais profondément différentes. Il traite également de la jalousie, du chantage. Car qui est la plus forte, en définitive ? Qui est celle qui aide le plus ? Qui est celle qui revient toujours, qui n’abandonne pas, qui a compris qu’un malheur peut très vite arrivé par des comportements nocifs, qui mettent en danger ? Cet amour, cette envie de sauver seront-ils assez forts ? Car les filles, Jessica et Coline, ne peuvent compter que sur elles-mêmes, dans leurs enfance et adolescence puisque les parents sont aux prises avec des problèmes de couples que les filles ont tout de suite vu et qu’elles doivent subir.

Coline a pratiquement toujours sauvé sa soeur, elle a pris sur elle ses bêtises. Jessica n’a jamais avoué quoi que ce soit. Elle a préféré faire porter le chapeau à sa soeur. Je me demande, d’ailleurs, comment Coline a pu vivre autant d’années avec cette culpabilité d’enfant, ce profond mal-être sans personne pour l’aider, sauf une phrase de sa soeur. Phrase qui prend tout son sens car Coline, qui se sent coupable, malgré la colère envers sa soeur, sera toujours là pour elle. L’auteur montre très bien les sentiments d’amour/haine entre deux personnes, entre deux soeurs dont les liens sont très forts puisqu’elles sont jumelles. En tant que lectrice, j’ai, bien sûr, pris fait et cause pour Coline. Même si Jessica est un personnage qui souffre, manque d’amour, envie de réussir, d’être celle qui compte et malgré ses nombreuses bêtises, elle n’a pas su gagner mon petit coeur qui trouve toujours quelque chose à pardonner même ceux qui font du mal. Car Jessica en fait du mal. Déjà à elle-même mais aussi à sa soeur. Elle a des moments de lucidité mais c’est pour mieux retomber dans ses travers. Le fait-elle exprès pour conserver l’amour de celle qui ne la laisse jamais tomber ? Certains moments d’incompréhension font qu’elles ne se retrouvent jamais.

Je reconnais que le dernier quart est franchement réussi. Tout se démêle, toute la vérité apparaît. Les rebondissements sont nombreux. Le final fait toutefois mal au coeur. Il aurait mérité un autre chapitre pour connaître les tenants et les aboutissants de ce que cela a entraîné. Mais je pense que l’auteur a voulu que le lecteur se fasse, lui-même, sa propre idée. La mienne n’est pas jolie, jolie, je dois bien le dire.

Je remercie Netgalley et les Editions Bookelis pour cette sélection.

Avec elle de Solène Bakowski

Date de sortie : 13 novembre 2017

Nb pages : 366

Editeur : Bookelis

ISBN : 9791022764384

La fille sous la glace de Robert Bryndza

La fille sous la glace de Robert Bryndza

La fille sous la glace de Robert Bryndza

Résumé La fille sous la glace de Robert Bryndza

Andrea Douglas Brown a trop bu. Après une dispute, elle fuit dans les rues désertes mais elle s’aventure trop loin. Elle souhaite appeler le chauffeur de son père mais elle n’a pas plus de réseau.

Une voiture noire la suit. Andrea essaie de fuir mais elle est enlevée.

Avis La fille sous la glace de Robert Bryndza

Ce n’est pas un coup de coeur mais cela y ressemble fortement. J’ai été ravie de lire ce roman de cet auteur. Roman qui annonce une très belle série car j’aimerais beaucoup suivre les nouvelles aventures d’Erika, femme-flic, DCI, en Angleterre. Erika est une écorchée dû au décès de son mari, dont elle était profondément amoureuse. Elle se juge responsable de la mort de celui-ci, flic comme elle et des coéquipiers qui l’accompagnaient. Elle avait été mise sur la touche à cause de cela. Mais une ancienne connaissance de Londres la rappelle pour cette enquête. Car Erika, malgré tout, connaît son métier. Cela ne sera pas facile surtout lorsqu’on s’approche un peu trop près de l’establishment anglais qui se juge intouchable, que ce soit ses pairs ou la famille de ceux-ci.

Cette arrivée à Londres est vue par certains d’un mauvais oeil, mais pour d’autres cela sera une bouffée d’oxygène car malgré son caractère, Erika sait manager ses hommes et femmes. Peut-être un peu cliché l’enquêtrice homosexuelle qui vit en couple et qui a un enfant ou encore l’enquêteur de couleur. Mais heureusement que l’auteur n’en fait pas trop à ce sujet. Juste quelques mots et puis c’est tout. Cela permet de mieux les connaître car ils tiennent une place importante dans ce roman et sûrement dans le prochain car Erika sait pouvoir compter sur eux.

Erika ne mènera pas son enquête de bout en bout. Cela ne plait pas qu’elle s’en prenne à un élu, surtout qu’elle ne prend pas de gants avec la famille. Normal, elle a été toisée dès le départ. Elle aurait dû avancer sur la pointe des pieds, mais c’est mal connaître cette jeune femme, fonceuse, qui aime le travail bien fait. Malgré la suspension, elle continuera au fur et à mesure, à interroger. Et c’est là qu’elle découvre d’autres cadavres. Sont-ils un lien avec le meurtre sur lequel Erika enquête ? Malgré cette sensation d’être espionnée, de subir des violences, elle ne baissera jamais les bras. Car elle veut faire toute la lumière sur ce décès. Elle le doit à Andrea. Bien qu’Andrea soit une gosse de riches, qu’elle mène sa vie comme elle l’entendait, l’auteur a la faculté de ne pas nous faire détester cette jeune fille.

Robert Bryndza, outre l’enquête menée et bien développée, démontre très bien les affres par lesquels Erika passe. Il développe très bien ses angoisses, ses malaises et comment ils surviennent, sa peur. Il nous la rend extrêmement attachante même si elle est très dure, trop dure envers elle-même.  Et comme elle le dit elle-même, son boulot lui a tout pris, mais il ne lui reste que ça. Mais son boulot ne lui a pris en aucun cas son intégrité. Même son boulot ne sera pas tendre avec elle. Et comme tout bon flic, elle a des doutes même si elle suit son instinct et qu’elle rue dans les brancards.

Entre ceux qui ont tout, qui veulent passer par les mailles du filet, il y a le Londres des faubourgs où nombreux sont ceux à tenter de vivre, à survivre. Politique, richesses, quartiers qui périclitent mais aussi ce racisme anglais envers les étrangers.

Le nom du coupable m’a surpris mais j’aurais dû m’en douter. Cela prouve que j’étais à fond dans ce roman, comme Erika à la recherche du coupable. En tous les cas, je ne ferai pas un bon détective.

Je remercie Netgalley et Belfond pour cette formidable lecture.

La fille sous la glace de Robert Bryndza

Date de sortie : 25 janvier 2018

Nb pages : 448

Editeur : Belfond

ISBN : 9782714475930

L’animal de compagnie de Léo Barthe

L'animal de compagnie de Léo Barthe

L’animal de compagnie de Léo Barthe

Résumé L’animal de compagnie de Léo Barthe

Jean ramène Buster chez lui. Buster est le chien d’un couple d’amis parti en voyage.

Il se demande quelle sera la réaction de sa femme, Henriette.

Avis L’animal de compagnie de Léo Barthe

Pour mettre de suite l’ambiance, l’histoire ne m’a pas plu. Chacun fait de sa vie sexuelle ce qu’il veut, telle n’est pas la question. Ce n’est pas que je sois puritaine, ni catho mais je n’ai pas aimé ces actes contre nature. Je vais simplement insister sur le fait que c’est un roman donc une histoire issue de l’imagination de l’auteur. Voilà pour le point négatif.

La jalousie sera bien présente, je trouve, dans ce roman, entre ces deux femmes, meilleures amies, qui font l’une après l’autre cette expérience. Pour cette dernière, quand son mari sera au courant, ce sera la course à plus d’argent. Et cette jalousie est-elle responsable du destibn du chien de Buster ?

Les deux couples, avec cette expérience, ont retrouvé leur vie sexuelle. Ils se sont libérés. Les hommes ont profité des hardiesses de leurs femmes. Mais l’amour, pas seulement physique, est bien là, surtout entre Jean et Henriette. Ce sont deux couples qui s’aiment, qui s’éloignent, pour mieux se retrouver. D’ailleurs, Jean écrit son histoire et les expériences vécues. C’est lui qui est aux commandes, qui est le narrateur. Même s’il subit, en partie, il décrit ses sentiments par rapport à cette découverte. Sa femme est beaucoup plus hardie. Elle va éprouver de la honte mais comme une drogue ne pourra plus s’en passer. Le couple partage beaucoup mais avec une certaine retenue. Ils vont se découvrir, s’affranchir, surtout Jean qui va connaître des éléments du passé de sa femme.

Passons au style de l’auteur. J’ai été agréablement surprise car si je n’ai pas aimé l’histoire les mots utilisés ne me la font pas détester. On peut écrire sur l’érotisme sans être vulgaire et c’est ici le cas. J’ai eu l’impression d’une conversation entre une personne profondément érudite et moi, une différence de classe. Au départ, j’ai eu l’impression d’avoir affaire à un couple de personnes de la soixantaine. C’est certainement dû aux prénoms des protagonistes, je pense. Il y a ensuite eu le cadre de vie, celui de bourgeois, donc il est pour ainsi dire normal qu’ils portent ces prénoms. 

Revenons au style et à l’emploi des mots utilisés. J’ai trouvé beaucoup de poésie, de lyrisme, même de la distinction dans les éléments de la vie quotidienne, comme le travail. 

Je remercie les éditions La Musardine pour cette lecture.

L’animal de compagnie de Léo Barthe

Date de sortie : 11 janvier 2018

Nb pages : 159

Editeur : La Musardine

ISBN : 978-2-84274-814-5