Responsabilités Civile et Pénale pour Autrui de Christophe Boucher

Responsabilités Civile et Pénale pour Autrui de Christophe Boucher

Responsabilités Civile et Pénale pour Autrui de Christophe Boucher

Responsabilités Civile et Pénale pour Autrui de en ce qui concerne les Accidents, dommages, violences…et pour savoir à qui la faute ?

Cet ouvrage, ce guide se révèle indispensable pour moi et va me permettre d’apprendre énormément de choses, surtout lorsque je vais en avoir besoin. On ne sait jamais, il vaut mieux prévoir. Je remercie les Editions Gereso pour cet envoi.

Responsabilités Civile et Pénale pour Autrui de Christophe Boucher

L’organisation de notre société nous impose de répondre des dommages que nous causons : c’est notre responsabilité.

Mais les cas pour lesquels nous devons aussi répondre du fait d’une autre personne se sont multipliés, qu’il s’agisse de responsabilité civile, souvent, ou de responsabilité pénale, parfois.

Cet ouvrage recense et précise ces régimes de responsabilité pour le fait d’autrui : responsabilité de ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont amenés à contrôler, diriger, organiser l’activité ou le mode de vie d’autrui.

L’auteur aborde ainsi les responsabilités des parents pour le fait de leur enfant, des enseignants pour le fait de leurs élèves, des établissements accueillant des majeurs ou des mineurs, des employeurs, responsables des faits commis par leurs salariés, des associations qui guident l’activité de leurs membres…

Accidents, dommages, violences… retrouvez dans ce livre à qui incombe la faute !

Christophe Boucher

L’auteur est enseignant, directeur d’école et titulaire d’un DEA de droit privé de l’université de Reims. Il possède une solide culture juridique et une longue expérience professionnelle dans l’Éducation Nationale lesquelles l’ont amené à se pencher sur les divers régimes de responsabilité des acteurs de l’éducation.

Responsabilités Civile et Pénale pour Autrui de Christophe Boucher

Date de sortie : 22 novembre 2018

Editeur : Gereso

Nombre de pages : 251

ISBN : 978-2-37890-041-0

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Anything for love d’Al Bedell

Anything for love d'Al Bedell - Editions La Musardine

Anything for love d’Al Bedell – Editions La Musardine

Résumé Anything for love d’Al Bedell

Cecily rêve qu’elle est une princesse et que son prince charmant est Mike A. Mais ce n’est qu’un rêve. Cecily, lycéenne, est secrètement amoureuse de Mike A, qui, enfin lui adresse la parole.

Avis Anything for love d’Al Bedell

Cecily est une jeune fille de 15 ans qui est en seconde. Elle oscille entre ses rêves de princesse et de chevalier qui va la sauver et avec qui elle va connaître l’amour. Elle est, secrètement, amoureuse, d’un garçon de son lycée, Mike A. Elle se confie à sa meilleure amie, Liz.

Au cours de cette année de seconde, Cecily va expérimenter l’alcool, un peu de drogue et beaucoup de sexe avec différents garçons, différents Mike. Sexe d’un jour, plus ou moins violent, qui vont lui faire prendre conscience que les rêves sont bien beaux mais que la réalité est tout à fait différente. Mais ces rêves vont lui permettre de survivre à une agression.

La jeunesse américaine dans toute sa splendeur, pas si différente, je pense, de la jeunesse française. Mais il ne faut pas mettre tous les adolescents dans le même panier et faire un cas général de ce que l’on peut lire. Anything for love est un roman sur l’apprentissage, avec en toile de fond la télévision et ses émissions de jeux. En effet, la mère de Cecily, qui adore sa fille et qui l’a élevée seule, boit énormément. Mais sa fille n’en profite pas plus que ça. L’adolescence permet de se rendre compte que les vrais amis ne sont pas toujours ceux que l’on croit, qu’il existe des jalousies, que l’apparence physique joue beaucoup. Etre maigre, toujours plus maigre, être la plue jolie pour être populaire au lycée. Il est normal que jeunesse se passe, que les fêtes existent pour que les adolescents se rassemblent au gré de leurs affinités. Mais l’alcool et la drogue règnent, pourtant tout le monde ne boit pas et ne fume pas. Dans une Amérique si puritaine où il est interdit de boire avant la majorité, on sait bien que les jeunes tentent pas tous les moyens de contourner la loi. Il est bon d’avoir des rêves de princesses, de conserver une part d’enfance même quand on devient adulte. Cela permet d’appréhender une réalité pas toujours facile à vivre. A tout âge, on doit expérimenter. Il est vrai qu’à l’adolescence, cela peut prendre des proportions énormes, surtout lorsqu’un meilleur ami trahit notre confiance. Mais passé le moment de colère et l’envie de se venger, Cecily réfléchit et agit comme une personne posée. Certains adultes peuvent en prendre de la graine.

Un court roman qui se laisse lire mais qui souffre de quelques fautes de traduction. Je remercie les Editions La Musardine pour cette lecture qui ne m’a pas spécialement emballée. Mais on ne gagne pas à tous les coups. Pourtant, j’ai lu la plupart des romans de cette collection qui mérite de vivre et de nous permettre de connaître des auteurs femmes et leurs différentes histoires.

Anything for love d’Al Bedell

Date de sortie : 7 novembre 2018

Editeur : La Musardine

Nombre de pages : 182

ISBN : 978-2-36490-510-8

Faux amis de Linwood Barclay

Faux amis de Linwood Barclay - Belfond Noir

Faux amis de Linwood Barclay – Belfond Noir

Résumé Faux amis de Linwood Barclay

Le drive-in ferme ses portes. Derek et trois de ses amis tentent de resquiller en ne payant que trois entrées. Mais le gérant n’est pas né de la dernière pluie. Il leur fait ouvrir le coffre.

A ce moment-là, Derek entend un bruit énorme. Il pense que son camarade a utilisé son arme.

Avis Faux amis de Linwood Barclay

C’est la dernière soirée au drive-in. L’écran s’effondre et fait quatre victimes, un très jeune couple et un plus âgé.  La police est vite dépêchée sur place mais elle doit faire face aux premières rumeurs dont celle d’attentat. Un homme, ex-maire de la ville, qui veut se représenter joue une carte pas franchement agréable, en voulant tirer parti de la catastrophe.

Cal est revenu à Promise Falls après la mort de sa femme et son fils. Il vit dans un petit appartement.  Ex flic de cette même ville, maintenant détective privé, il est chargé par la fille d une des victimes de l’aider à mettre la main sur des vidéos car son père faisait de l’échangisme. Si la pratique n’est pas jugée, chacun fait ce qu’il veut de sa sexualité, il ne faut pas que les uns et les autres soient gênés par ce qui a trait au privé. Et ceux qui sont impliqués doivent le faire en toute connaissance de cause.

Protéger au mieux sa famille ses enfants contre ceux qui peuvent faire du mal plus tard a cause de menaces quitté a mettre son emploi en danger. Protéger son enfant par rapport à tour ce qui peut se trouver sur Internet surtout lorsque cet enfant n’entre pas dans la case de la normalité définie par la société.  Mais les enfants ne sont pas idiots et savent comment trouver les infos. Cela n’empêche pas le dialogue pour mettre les choses au point et montrer que le parent est là.

De nombreux personnages émaillent ce roman, du plus jeune au moins jeune. Nombreux sont ceux à avoir quelque chose à se reprocher comme ce responsable de la sécurité de l’université, ex-flic également, qui a tué un étudiant soupçonné de violences envers des étudiants. Il a prôné la légitime défense. Quand on se sent invincible, on tente, par tous les moyens, de contrecarrer la loi. Mais, attention de ne pas tomber sur quelqu’un qui souffre, déséquilibré pour un instant. Linwood Barclay, avec ses nombreux personnages, les implique au fur et à mesure dans son roman. Qu’ont-ils à cacher ? Sont-ils coupables, innocents ? Une petite ville où tout arrive à se savoir. L’auteur nous fait des révélations au compte goutte et on se rend compte que les manipulations sont légion.

Dès le début, l’entrée en matière est réalisée. On s’attend à un coup de feu de la part des protagonistes. Mais c’est autre chose qui attire. Déjà, Linwood Barclay nous tient en haleine. On se rend compte très vite qu’il n’aura pas le temps de résoudre toutes les affaires, meurtres passés et présents, ce fameux chiffre 23 qui sème la terreur, l’effondrement de l’écran du drive-in. Et on comprend pourquoi. Faux amis est la suite de Fausses promesses. Ce dernier roman, je ne l’ai pas lu mais je l’ai dans ma PAL. Cela n’empêche pas que Faux amis peut se lire tout de même, puisque quelques rappels sont faits. En tous, les cas, il faudra lire la suite de Faux amis car l’auteur nous laisse sur notre faim. Ce qui est tout à fait normal. Rien n’est résolu surtout qu’un nouvel élément entre en jeu. Le rythme est rapide et malgré la quantité de personnages, je ne me suis pas perdue. Faux amis est un très bon policier qui traite de nombreux sujets de société, notamment aux Etats-Unis. Ce n’est peut-être pas un véritable coup de coeur, mais j’aime beaucoup l’auteur, ses histoires, ses personnages, dont Cal et Barry Duckworth, et cet humour noir qui donne énormément de consistance à ses romans.

Je remercie Netgalley et Belfond Noir pour cette lecture.

Faux amis de Linwood Barclay

Date de sortie : 6 septembre 2018

Editeur : Belfond

Nombre de pages : 392

ISBN : 978-2-7144-7911-2

Le supplément d’âme de Matthieu Biasotto

Le supplément d'âme de Matthieu Biasotto

Le supplément d’âme de Matthieu Biasotto

Résumé Le supplément d’âme de Matthieu Biasotto

C’est la nuit, l’accident a eu lieu. Un homme est blessé, il est entre la vie et la mort. La conductrice du véhicule tente de stopper l’hémorragie. Elle demande à son compagnon, alcoolisé, d’appeler les secours. Elle, cela fait plus d’un an qu’elle n’a pas bu une goutte d’alcool.

Il souffre, souffre, énormément. Il commence à partir. Mais avant de mourir, Thomas veut tout connaître de lui, de ce qu’il a fait, pourquoi il en est arrivé là.

Avis Le supplément d’âme de Matthieu Biasotto

200 pages addictives, qui se lisent d’une traite. Pratiquement, puisque j’ai dû aller me coucher entre et vaquer à d’autres occupations. Mais ce roman a duré deux jours pour moi. J’ai été profondément émue par Thomas. Pourtant, on pourrait énormément lui en vouloir, se dire qu’il a mérité ce qui lui arrive sans souhaiter la mort de son prochain. Mais non Thomas est un être humain qui a fait les mauvais choix de vie. Et le lecteur peut comprendre cet homme, entre la vie et la mort, qui a tout oublié, mais qu’un petit garçon tente de ramener à la raison, de lui démontrer qui il a été tout le long de sa vie d’adulte, jusqu’à ce fameux accident.

Même s’il raconte la vie de Thomas, l’auteur possède un style très efficace. Le lecteur ne juge pas. Il ne prend pas fait et cause pour cet homme entre la vie et la mort, mais il éprouve des sentiments pour lui. Cela a été le cas pour moi tout le long du roman. Et la révélation vers la fin peut faire changer d’avis ceux qui ont jugé Thomas. Certes, Thomas n’est pas un homme qu’on aimerait forcément côtoyer ou avec qui travailler et encore moins vivre avec lui. Il vit sa vie à 200 à l’heure pour toujours aller plus loin, plus haut, quitte à laisser les autres sur le carreau, notamment sa femme et surtout son fils, ce petit garçon qui a maintenant 8 ans et qui ne rêve que d’une chose, passer du temps avec son père, être aimé de son père. Car lui, il l’aime profondément. Thomas est un esclave, un esclave du travail, un esclave de l’argent, de cette société matérialiste. Il s’est forgé une carapace pour ne plus souffrir. Mais la chute est dure. Plus de vingt ans à piétiner tout le monde et donc lui-même. Il a abandonné ses rêves et c’est ce que tente de lui démontrer cet enfant, Tomato Ketchup. Alors, oui, c’est dur pour Thomas de voir tout ça, de l’accepter mais aussi de comprendre.

Concernant la fin du roman, j’aurais voulu que Thomas vive, surtout pour son fils, ce petit garçon qui n’attendait que son père s’occupe de lui, passer de bons moments avec lui. Est-ce le cas ? Mais d’un autre côté, en lisant ce roman, on peut penser que la fin est inéluctable, qu’il est trop atteint pour survivre et vivre. On sait que le cerveau peut faire des prouesses. Est-ce le cas ici ? Aura-t-il cette seconde chance ? Après avoir tant souffert, fait souffrir les autres, pourra-t-il réparer ses torts ?  J’ai lu pas mal de bouquins qui concerne cet entre deux, entre la vie et la mort. Ici, c’est romancé mais l’auteur a tellement bien travaillé qu’il semblerait qu’il ait vécu cet état de mort imminente.

Style absolument efficace, le lecteur voit ce qui se passe à travers les yeux de Thomas, de Tomato Ketchup mais aussi de Maël, ce petit garçon qui souhaite que son père ne meure pas.

Je remercie Netgalley et les Editions Bragelonne pour cette lecture.

Le supplément d’âme de Matthieu Biasotto

Date de sortie : 16 août 2018

Editeur : Bragelonne

Nombre de pages : 202

ISBN : 978-10-281-0636-2

Hiver Indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

Hiver Indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

Hiver Indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

Résumé Hiver Indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

Manon appréhende de passer les fêtes de Noël avec sa famille qui ne la comprend pas, qui la rejette.

Toute la famille est réunie. Mais ils attendent l’arrivée de Nadia qui semble être en retard. L’impatience et la colère commencent à poindre.

Avis Hiver Indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

C’est Noël. Manon est une jeune fille de 16 ans qui va passer les fêtes dans la famille de son père qui l’élève seul. Mais Manon n’est pas franchement heureuse. Elle est délaissée, voire rejetée par les membres de son clan, notamment ses cousins avec lesquels elle aimerait pouvoir discuter. Arrive, Nadia, une tante. Elle est une pianiste mondialement reconnue. Pratiquement tout le monde, dans la famille, veut se l’accaparer, qu’elle passe toutes les fêtes, Noël et Jour de l’An, avec la famille. Mais Nadia est fâchée avec son frère.  Et elle souhaite passer du temps avec son neveu et Manon. Parce qu’elle a compris que Manon a besoin d’elle et elle souhaite la voir réaliser ses rêves.

Je ne suis pas, à proprement parlé, une lectrice de BD, même si j’en ai lu quelques unes. Lorsque l’éditeur de Charlotte Bousquet m’a contacté, à la demande de l’auteur, j’ai été absolument ravie. J’ai déjà lu quelques romans de Charlotte Bousquet. Et je dois dire que Charlotte Bousquet est à suivre. En plus, elle est très proche de ses lecteurs avec lesquels elle partage pas mal de choses sur Facebook. Donc, quand j’ai reçu cette bande dessinée, j’ai attendu d’avoir fini mon roman avant de me lancer.

Je ne connaissais pas les dessins de Stéphanie Rubini. Quelle maîtrise, quel art. Moi qui rêve de savoir dessiner et ce depuis des années, j’ai été absolument enchantée de les regarder, de les détailler. Je pense d’ailleurs que je reviendrai dessus car j’ai dû passer à côté de certains éléments. Le trait est absolument parfait, les scènes très réalistes. Avec ses dessins, Stéphanie Rubini sait donner au lecteur des scènes vivantes, comme si on y était. Elle sait retranscrire toutes les émotions ressenties par les personnages, comme l’ennui, la colère, la joie, les rires. Mais également le rejet ressenti par Manon et cette connivence qu’elle a avec Nadia, tout comme les confidences qu’elles échangent. Les regards échangés sont également bien vivants.

Si les dessins retranscrivent à merveille l’histoire, le talent de Charlotte Bousquet n’est plus à démontrer. Connue pour ses romans, donc pour des textes plus longs, les phrases courtes de la bande dessinée, ces bulles, doivent être précises, concises, pour faire passer au maximum le message du dessin. Et Charlotte Bousquet excelle dans cet art. Phrases concises, explicites, qui détaillent très bien cette famille, qui se mêle de tout, notamment de la vie de Manon et de son père. D’ailleurs, on comprend très bien la jeune fille à ce sujet. Histoire familiale, secrets, culpabilité, jalousies, rien n’est rose pour quelqu’un qui souhaite réussir par son art. Avec les textes de Charlotte Bousquet, on se rend bien compte que Manon manque de confiance en elle, qu’elle est prête à tout abandonner, que le trac lui fait perdre tous ses moyens. Mais la musique est son univers. Et grâce à Nadia, cette tante avec qui elle passe quelques moments, qui vont rester gravés dans sa mémoire, Manon va pouvoir se révéler. Grâce à ce petit coup de pouce du destin, une compréhension d’un adulte envers un enfant, le message est clair. Il faut réaliser ses rêves quels qu’ils soient. Cela permet d’être heureux et de rester en vie. Et la musique est la base de tout. On ne peut pas vivre sans amour, mais on ne peut pas vivre, non plus, sans musique.

Je remercie Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini pour les charmantes dédicaces, les petits mots que je vais conserver précieusement. Heureusement que cette BD n’est pas restée au fond d’un tiroir et qu’un éditeur l’a publiée. Une petite question pour Charlotte Bousquet. Est-il plus difficile de passer de l’écriture d’un roman à celle d’une BD, ou inversement ? 

Hiver Indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

Date de sortie : 22 août 2018

Editeur : Marabulles

Nombre de pages : 415

ISBN : 9781542045261

Dancers de Jean-Philippe Blondel

Dancers de Jean-Philippe Blondel

Dancers de Jean-Philippe Blondel

Résumé Dancers de Jean-Philippe Blondel

Adrien danse, c’est sa vie. Il a 17 ans et cela fait des années qu’il danse, notamment chez lui où il a installé tout ce qu’il lui faut.

Mais il ne veut pas penser à Anaïs.

Avis Dancers de Jean-Philippe Blondel

Quand l’univers de la danse va unir au lieu de détruire. C’est mon deuxième roman, lu en peu de temps, qui a pour thème cet univers. Si certains éléments se recoupent, l’histoire est amplement différente. Ici, elle est servie par un magnifique trio de trois jeunes, une fille, Anaïs, et deux garçons, Adrien et Sanjeewa. Servie également par un auteur formidable qui sait manier les mots avec justesse, que ce soit pour raconter une tranche de vie, une passion mais aussi pour lancer quelques pavés dans la mare. Vous l’aurez compris, ce roman pour adolescents, publié pour la rentrée littéraire et lu en avant-première, est un coup de coeur pour moi. Je n’ai rien à redire quant à l’histoire et au style.

Ce sont donc trois adolescents qui ont chacun leur style en matière de danse. Adrien est le plus sauvage. Il a appris la danse grâce aux vidéos. Il dans à l’instinct et il fait passer de nombreux sentiments lorsqu’il danse. Cela lui permet de s’évader de cette vie pas facile pour lui. Adrien est en perpétuelle révolte et on comprend pourquoi. C’est un feu follet, il a une grosse colère prête à exploser. Et ce sera le cas, envers une des personnes qui a su l’apprivoiser. Anaïs est plutôt classique en matière de danse. Elle doit conserver le contrôle, elle doit tout régenter. L’improvisation n’a pas lieu d’être avec elle même si elle aime et sait reconnaître le talent. Sa vocation a été mise à mal pendant quelques mois donc Anaïs danse, pour son propre plaisir. Et le dernier est Sanjeewa. Ses parents ont immigré en France. Il est érudit et a appris le français grâce à son père, professeur, et donc il est un peu un ovni lorsqu’il utilise des mots que les autres ne connaissent pas. Lui, il appréhende la danse d’une autre façon que les deux premiers. Mais pour tous les trois, la danse est une véritable passion.

Adrien et Anaïs ont été amoureux. Anaïs a rencontré Sanjeewa et elle tente d’oublier Adrien. Ce ne sera pas Adrien qui révélera l’histoire mais Anaïs. Mais ce n’est pas facile. Un évènement malheureux va permettre aux deux garçons de se rencontrer. Ils vont imaginer une danse, rien que pour leur amie. Une danse qui fera passer de nombreux messages. Mais tous les messages ne passent pas par la danse. Adrien, en écoutant, Sanjeewa, s’en rendra compte. Cela permettra également à Anaïs de tenter de comprendre les faits qui se sont déroulés entre elle et Adrien. Deux garçons, une fille, un trio qui se retrouvera pour la plus belle des amitiés.

L’auteur détaille très bien cette compétition très importante, même dans le sport étude où il n’y a aucune entraide. Cela me rappelle une certaine faculté à ce sujet. Quant aux préjugés concernant les immigrés, ils sont bien là puisque Sanjeewa est Sri-Lankais. Ils prennent l’argent des Français, ils sont mal intégrés. Pourtant ils souffrent surtout lorsqu’ils quittent un pays où ils peuvent mourir. Les explications sont importantes sur toutes les coutumes. L’auteur nous offre quelques belles a sur notre société d’aujourd’hui qui exclut tous ceux qui ne sont pas dans la norme, la situation des jeunes et moins jeunes, la pauvreté. Mais aussi, la danse n’est pas réservée qu’aux filles.

Je remercie Actes Sud Junior pour cette avant-première. Je croyais déjà avoir lu cet auteur mais ce n’étais pas le cas. Là, au moins, c’est réparé.

Dancers de Jean-Philippe Blondel

Date de sortie : 22 août 2018

Nb pages : 163

Editeur : Actes Sud Junior

ISBN : 978-2-330-10849-6

L’enfant et le dictateur de Marion Le Roy Dagen et Xavier-Marie Bonnot

L'enfant et le dictateur de Marion Le Roy Dagen et Xavier-Marie Bonnot

L’enfant et le dictateur de Marion Le Roy Dagen et Xavier-Marie Bonnot

Résumé L’enfant et le dictateur de Marion Le Roy Dagen et Xavier-Marie Bonnot

Ana a 17 ans. Elle vit une relation difficile avec sa mère. Elle rencontre un jeune homme, joueur de football, Nicolae, un véritable séducteur.

Ils couchent ensemble et au bout de quelques semaines, Ana est enceinte. Elle tentera d’avertir le jeune homme qui se détourne d’elle.

Avis L’enfant et le dictateur de Marion Le Roy Dagen et Xavier-Marie Bonnot

De la Roumanie, je ne connais pas grand chose, sauf le régime totalitaire mais aussi lorsque Nicolae Ceaușescu et son épouse sont, le jour de Noël 1989, condamnés à mort et exécutés. La Roumanie, c’est aussi Dracula. Mais ce n’est pas le but et le thème de ce livre.

C’est le témoignage de Marion, adoptée à l’âge de six ans, alors qu’elle a été abandonnée par sa mère dans un orphelinat de Roumanie. Je mets bien abandonnée en italique car en lisant ce document, vous vous rendrez compte que le mot abandon dans la dictature de Ceaușescu n’est pas au sens propre. Le témoignage est construit autour de Marion et des personnages principaux de sa vie, ses parents adoptifs mais aussi ses parents qu’elle n’aura de cesse de chercher pour tenter de comprendre cet abandon.

Les faits décrits dans ce livre nous renvoient à des images fortes vues à la télévision avec la mort du dictateur et la découverte de ces nombreux orphelinats où survivaient des enfants. Ceaușescu n’a rien à envier à Hitler. Il savait se montrer plus qu’affable lors de réunions internationales mais il, et sa femme, avaient organisé la terreur dans leur propre pays. Famine, misère, politique familiale pour avoir le plus d’enfants possibles qui serviraient la Roumanie et surtout de nombreux interdits pour les femmes. Mais les images ont peu à voir avec la réalité avec ce qu’ont enduré tous ses enfants et les parents de surcroît. Dans le cas de Marion, on apprend ce qui s’est passé pour sa mère biologique, les détails de son adoption et toute sa vie en France. Une vie pas facile pour une enfant qui ne se rappelle pas, qui a enfoui au plus profond de sa mémoire, les six premières années de sa vie. Six ans sous les cris avec sous les yeux des enfants non désirés, parqués dans des endroits comme des bêtes. Ce sera aussi une vie assez difficile en France, malgré l’amour et les soins dispensés par cette famille française. Car Marie a toujours peur de l’abandon, ne fait pas confiance aux femmes et sa mère adoptive en subit les conséquences. Marie est en colère, elle a de la haine, elle n’a pas confiance en elle. Cela peut se comprendre avec un tel bagage. Son corps se révolte donc car elle garde tout en elle. A force de volonté et même si elle garde beaucoup au fond d’elle, elle arrivera à s’en sortir. Elle rencontrera sur son chemin des personnes qui vont compter. Cette quête de sa famille biologique ne sera pas facile, bien entendu, car elle devra, mettre de côté ce qu’elle ressent, ses sentiments, pour tenter de comprendre ce qui s’est passé pour sa mère biologique.

Est-ce que tous les enfants qui ont vécu des conditions extrêmement difficiles comme Marie réagissent de cette façon ? Coupés de leur pays, de leurs racines, de leurs parents, une vie d’adopté ne doit pas être facile à appréhender surtout lorsque cette adoption a lieu à un âge déjà avancé dans la vie d’un enfant, qui a tenté de se construire. Se rendre compte qu’ils ne vont manquer de rien mais réagissent comme si cela pouvait très vite s’arrêter, cumuler les possessions et les cacher.

Outre la recherche de ses racines, ce témoignage explique tout à fait la vie en Roumanie dans les années 70 et bien plus tard, lorsque Marion y reviendra de nombreuses fois. Ce livre est également un véritable témoignage historique de ceux qui ont vécu au coeur de ce pays, de cette dictature. 

Je remercie Marion Le Roy Dagen de m’avoir envoyé un message sur Facebook pour me faire une présentation de ce livre et d’avoir accédé à ma demande pour le recevoir. On ne ressort pas indemne d’une telle lecture.

L’enfant et le dictateur de Marion Le Roy Dagen et Xavier-Marie Bonnot

Date de sortie : 15 février 2018

Editeur :Belfond

Nombre de pages : 222

ISBN : 9782714478313