La fille sous la glace de Robert Bryndza

La fille sous la glace de Robert Bryndza
La fille sous la glace de Robert Bryndza

Résumé La fille sous la glace de Robert Bryndza

Andrea Douglas Brown a trop bu. Après une dispute, elle fuit dans les rues désertes mais elle s’aventure trop loin. Elle souhaite appeler le chauffeur de son père mais elle n’a pas plus de réseau.

Une voiture noire la suit. Andrea essaie de fuir mais elle est enlevée.

Avis La fille sous la glace de Robert Bryndza

Ce n’est pas un coup de coeur mais cela y ressemble fortement. J’ai été ravie de lire ce roman de cet auteur. Roman qui annonce une très belle série car j’aimerais beaucoup suivre les nouvelles aventures d’Erika, femme-flic, DCI, en Angleterre. Erika est une écorchée dû au décès de son mari, dont elle était profondément amoureuse. Elle se juge responsable de la mort de celui-ci, flic comme elle et des coéquipiers qui l’accompagnaient. Elle avait été mise sur la touche à cause de cela. Mais une ancienne connaissance de Londres la rappelle pour cette enquête. Car Erika, malgré tout, connaît son métier. Cela ne sera pas facile surtout lorsqu’on s’approche un peu trop près de l’establishment anglais qui se juge intouchable, que ce soit ses pairs ou la famille de ceux-ci.

Cette arrivée à Londres est vue par certains d’un mauvais oeil, mais pour d’autres cela sera une bouffée d’oxygène car malgré son caractère, Erika sait manager ses hommes et femmes. Peut-être un peu cliché l’enquêtrice homosexuelle qui vit en couple et qui a un enfant ou encore l’enquêteur de couleur. Mais heureusement que l’auteur n’en fait pas trop à ce sujet. Juste quelques mots et puis c’est tout. Cela permet de mieux les connaître car ils tiennent une place importante dans ce roman et sûrement dans le prochain car Erika sait pouvoir compter sur eux.

Erika ne mènera pas son enquête de bout en bout. Cela ne plait pas qu’elle s’en prenne à un élu, surtout qu’elle ne prend pas de gants avec la famille. Normal, elle a été toisée dès le départ. Elle aurait dû avancer sur la pointe des pieds, mais c’est mal connaître cette jeune femme, fonceuse, qui aime le travail bien fait. Malgré la suspension, elle continuera au fur et à mesure, à interroger. Et c’est là qu’elle découvre d’autres cadavres. Sont-ils un lien avec le meurtre sur lequel Erika enquête ? Malgré cette sensation d’être espionnée, de subir des violences, elle ne baissera jamais les bras. Car elle veut faire toute la lumière sur ce décès. Elle le doit à Andrea. Bien qu’Andrea soit une gosse de riches, qu’elle mène sa vie comme elle l’entendait, l’auteur a la faculté de ne pas nous faire détester cette jeune fille.

Robert Bryndza, outre l’enquête menée et bien développée, démontre très bien les affres par lesquels Erika passe. Il développe très bien ses angoisses, ses malaises et comment ils surviennent, sa peur. Il nous la rend extrêmement attachante même si elle est très dure, trop dure envers elle-même.  Et comme elle le dit elle-même, son boulot lui a tout pris, mais il ne lui reste que ça. Mais son boulot ne lui a pris en aucun cas son intégrité. Même son boulot ne sera pas tendre avec elle. Et comme tout bon flic, elle a des doutes même si elle suit son instinct et qu’elle rue dans les brancards.

Entre ceux qui ont tout, qui veulent passer par les mailles du filet, il y a le Londres des faubourgs où nombreux sont ceux à tenter de vivre, à survivre. Politique, richesses, quartiers qui périclitent mais aussi ce racisme anglais envers les étrangers.

Le nom du coupable m’a surpris mais j’aurais dû m’en douter. Cela prouve que j’étais à fond dans ce roman, comme Erika à la recherche du coupable. En tous les cas, je ne ferai pas un bon détective.

Je remercie Netgalley et Belfond pour cette formidable lecture.

La fille sous la glace de Robert Bryndza

Date de sortie : 25 janvier 2018

Nb pages : 448

Editeur : Belfond

ISBN : 9782714475930

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L’animal de compagnie de Léo Barthe

L'animal de compagnie de Léo Barthe
L’animal de compagnie de Léo Barthe

Résumé L’animal de compagnie de Léo Barthe

Jean ramène Buster chez lui. Buster est le chien d’un couple d’amis parti en voyage.

Il se demande quelle sera la réaction de sa femme, Henriette.

Avis L’animal de compagnie de Léo Barthe

Pour mettre de suite l’ambiance, l’histoire ne m’a pas plu. Chacun fait de sa vie sexuelle ce qu’il veut, telle n’est pas la question. Ce n’est pas que je sois puritaine, ni catho mais je n’ai pas aimé ces actes contre nature. Je vais simplement insister sur le fait que c’est un roman donc une histoire issue de l’imagination de l’auteur. Voilà pour le point négatif.

La jalousie sera bien présente, je trouve, dans ce roman, entre ces deux femmes, meilleures amies, qui font l’une après l’autre cette expérience. Pour cette dernière, quand son mari sera au courant, ce sera la course à plus d’argent. Et cette jalousie est-elle responsable du destibn du chien de Buster ?

Les deux couples, avec cette expérience, ont retrouvé leur vie sexuelle. Ils se sont libérés. Les hommes ont profité des hardiesses de leurs femmes. Mais l’amour, pas seulement physique, est bien là, surtout entre Jean et Henriette. Ce sont deux couples qui s’aiment, qui s’éloignent, pour mieux se retrouver. D’ailleurs, Jean écrit son histoire et les expériences vécues. C’est lui qui est aux commandes, qui est le narrateur. Même s’il subit, en partie, il décrit ses sentiments par rapport à cette découverte. Sa femme est beaucoup plus hardie. Elle va éprouver de la honte mais comme une drogue ne pourra plus s’en passer. Le couple partage beaucoup mais avec une certaine retenue. Ils vont se découvrir, s’affranchir, surtout Jean qui va connaître des éléments du passé de sa femme.

Passons au style de l’auteur. J’ai été agréablement surprise car si je n’ai pas aimé l’histoire les mots utilisés ne me la font pas détester. On peut écrire sur l’érotisme sans être vulgaire et c’est ici le cas. J’ai eu l’impression d’une conversation entre une personne profondément érudite et moi, une différence de classe. Au départ, j’ai eu l’impression d’avoir affaire à un couple de personnes de la soixantaine. C’est certainement dû aux prénoms des protagonistes, je pense. Il y a ensuite eu le cadre de vie, celui de bourgeois, donc il est pour ainsi dire normal qu’ils portent ces prénoms. 

Revenons au style et à l’emploi des mots utilisés. J’ai trouvé beaucoup de poésie, de lyrisme, même de la distinction dans les éléments de la vie quotidienne, comme le travail. 

Je remercie les éditions La Musardine pour cette lecture.

L’animal de compagnie de Léo Barthe

Date de sortie : 11 janvier 2018

Nb pages : 159

Editeur : La Musardine

ISBN : 978-2-84274-814-5

Love Murder de Soul Black

Love Murder de Soul Black
Love Murder de Soul Black

Avis Love Murder de Soul Black

C’est mon deuxième roman de cet auteur et nous retrouvons, donc, Valerie. J’ai mis du temps à le lire, trop de temps. Cela m’a empêché de l’apprécier à sa juste mesure et de ne pas trouver un le rythme adéquat de tout bon thriller. Le contexte extérieur ne s’y prêtait peut-être pas. Mais je lirai à nouveau Love Murder et sûrement avec beaucoup plus de plaisir. La lecture s’est accélérée, pour moi, lorsque j’ai compris qui était un personnage, soit à un peu plus de la moitié du roman.

Valerie a fait condamner et emprisonner une très belle femme, Katherine. Mais il manque son binôme. En effet, Katherine et un homme dont elle ne connaissait pas le nom ont assassiné plusieurs femmes après avoir joué avec elles, après de nombreux sévices sexuels. Mais voilà que cela recommence, d’autres femmes vont mourir, des messages vont parvenir à Valerie et à ses équipes. Elle sera obligée de les décoder afin de sauver les futures victimes. Mais tout tourne autour de Valerie qui est la principale concernée. Malgré elle, elle fera appel à Katherine. Ce sera un jeu du chat et de la souris. Katherine a un énorme pouvoir d’attraction, de séduction. La prison a un peu altéré tout ça mais cette femme retrouve très vite son emprise. En six ans, toutefois, elle baisse un peu le voile. Valerie arrive à reconnaître certains signes. Mais l’emprise est là. Même si Valerie a grandi, en six ans, elle n’est plus la même femme. Katherine s’en rend très vite compte. Les deux femmes se comprennent très bien. Katherine est perspicace, instruite, cultivé. Elle fascine. Face à elle, les autres sont vulnérables. Même Valerie car Katherine va lui distiller, petit à petit, des informations qui feront que Valerie s’interrogera forcément. Je sens Valerie happée par Katherine, elle subit son pouvoir. D’ailleurs, pourquoi accède-t-elle à toutes ses demandes ? Même au nom de l’amour ! Personne n’en sortira indemne.

Valerie veut réussir sa vie de couple. Elle est profondément amoureuse. Elle veut concrétiser. Elle veut faire un enfant. Mais elle a peur. Son métier fait qu’elle s’interroge. Que sa mère, sa soeur ou encore son amoureux acceptent son travail, sa dangerosité, elle ne veut pas faire subir ça à un enfant. Elle sera une mère louve comme elle est louve avec ceux qui lui sont chers, car Valerie, de part son travail, éprouve énormément de culpabilité par son manque de présence. Mais Valerie est un flic, un inspecteur de la criminelle. Elle voue sa vie à mettre en prison ceux qui font du mal aux autres.

Soul Black nous offre un roman très psychologique. Outre les tortures physiques subies, le lecteur assiste à de nombreuses tortures mentales, de ces femmes qui sont enlevées. Elles passent par toutes les phases et savent qu’elles vont mourir. Elles s’interrogent sur ce qu’elles vont subir, sur ce qu’a été leur vie. Certaines, même, vont résister et faire plus que résister. Mais à quel prix ?

Attraction, Répulsion, Intimité, Manipulation ? Quel est le mot qui doit être choisi pour qualifier Love Murder ? Deux sont pour moi les plus importants. Trouverez-vous lesquels ? Saul Black manipule son lecteur également. Et ça, j’adore. Même lorsqu’il y a torture, les éléments alentour sont expliqués, sont lumineux. Mais on retrouve une atmosphère très vite propice à ce qui se passe, de la noirceur, des ténèbres. Le compte à rebours est lancé, tout s’accélère. La fin vaut-elle le détour ? Je vous laisse juger.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour Love Murder.

Résumé Love Murder de Soul Black

En 2009, Valerie Hart assiste au procès de Katherine Glass qui a torturé et tué, six femmes, avec un complice. Katherine est condamnée à mort.

Six ans plus tard, Nick est prêt à épouser Valerie. Lors d’un week-end, il va la demander en mariage.

Love Murder de Soul Black

Date de sortie : 5 octobre 2017

Nb pages : 230

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-11486-9

Seper Hero de Marine Barnérias

Seper Hero Marine Barnérias
Seper Hero Marine Barnérias

Avis Seper Hero de Marine Barnérias

J’ai lu cet ouvrage en deux fois. En effet, nous n’avons qu’une seule liseuse et, à un moment donné, j’ai dû la laisser quelques jours. Donc, cela a été une coupure. Je ne peux pas dire que je n’ai pas adhéré aux mots écrits et à l’histoire racontée par Marine. Ce n’est pas cela mais ils ne sont peut-être pas tombés au mauvais moment. Je n’ai pas réussi à avoir l’écho voulu. Pendant cette lecture est arrivée le suicide de Chester Bennington. Donc, cela a pratiquement donné moins de valeur aux conseils et au vécu de Marine. S’écouter, écouter son corps, son âme et son esprit pour être en paix et surtout s’aimer.

Mais tout cela n’ôte, en aucun cas, ce qu’a vécu cette jeune femme atteinte de sclérose en plaque. Elle a décidé d’entreprendre un très long voyage, visiter trois pays mais pas comme une touriste. Elle a été très volontaire. Du stop pour se déplacer, atteindre les objectifs fixés, rencontrer des gens, être en communion avec la nature.

Nouvelle-Zélande, Birmanie, Mongolie, chaque destination avait un but précis. Le corps, l’âme et l’esprit. Elle est passée par de nombreux moments de doute. Mais Marine a un caractère fort et avait la volonté d’y arriver, pour elle et pour sa Rosy. Rosy, le prénom donné à sa maladie pour qu’elles vivent toutes les deux en osmose.

Ce livre est un message d’espoir pour tous, malades et bien portants. Le but est d’aider, que les forces soient mises en commun. Marine relate ses nombreuses expériences. Il est vrai qu’elle donne des conseils mais parce qu’elle les a ressentis comme cela. Lors de son retour à Paris, cela a été très difficile pour elle. Un trop plein et comment mettre en place tout ce qu’elle a vécu pour ne pas retomber dans ses travers. Même si elle affirme que la vie est belle, qu’elle doit être vécue, que l’on doit faire attention à soi pour faire attention aux autres, le quotidien rattrape les uns et les autres. C’est vrai que la vie est différente en France par rapport à d’autres pays, d’autres cultures, d’autres peuples. Ils ont l’air plus heureux que nous mais pour combien de temps ? Car les gouvernements peuvent tout faire basculer. J’ai aimé ses nombreuses descriptions qui donnent des paysages à couper le souffle, des personnes que l’on a envie de rencontrer, avec lesquelles on a envie de partager.

Un mauvais point en ce qui concerne le milieu médical. Tous ces médecins sont des êtres humains. Certains n’ont pas une once d’empathie. Ils assènent leur verdict, sans prendre en compte les émotions des patients. C’est vrai que ce ne sont pas des psy et qu’ils voient énormément de laideur. Mais un ton beaucoup moins dur pourrait être mieux accueilli. Certains ne prennent pas en compte les désirs de leurs patients, surtout lorsqu’un traitement médical est unique.

Une dernière chose à rajouter. Je sature de trouver des fautes dans les livres. Celui-ci n’est pas une exception à la règle, et c’est toujours aux derniers 3/4 du roman, et cela ne sera pas le dernier. Cela reste toujours mon point critique et m’empêche vraiment de donner une note maximale à un roman, un livre. Je sais que les livres sont lus et relus, corrigés et recorrigés. Quand, en plus, ils sont édités par une grande maison, je ne vois pas pourquoi autant de fautes d’orthographe passent avant l’impression.

Je remercie les Editions Flammarion de m’avoir permis de lire cet ouvrage.

Résumé Seper Hero de Marine Barnérias

Marine est à Marseille où elle poursuit ses études. Elle est une jeune fille très active, impliquée dans les associations. 

Lors d’une manifestation, sa vue baisse inexorablement. Après des examens, elle apprend qu’elle est atteinte de sclérose en plaque. Pour elle, ce sera le déni et elle refuse pour le moment un traitement.

Elle écoute sa petite voix qui la conseille et la décision est prise. Prendre plus de six mois pour visiter trois pays et connaître son corps, son esprit et son âme. Grâce à la mobilisation de tous, elle peut entreprendre son voyage.

Seper Hero de Marine Barnérias

Date de sortie : 24 mai 2017

Nb pages : 464

Editeur : Flammarion

ISBN : 978-2-0814-1362-7

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L’homme qui haïssait le bien de Sébastien Bohler

L'homme qui haïssait le bien de Sébastien Bohler
L’homme qui haïssait le bien de Sébastien Bohler

Avis L’homme qui haïssait le bien de Sébastien Bohler

Par quel bout prendre cette critique ? J’en ai mis partout sur mon cahier. Le premier point est que ce titre peut se lire indépendamment du premier, soit Neuroland. Mais si vous êtes comme moi et avoir tous les atouts en main, je pense qu’il vaut mieux lire Neuroland avant. Ce n’est pas mon cas et je le regrette car j’aurais pu faire connaissance avec les personnages, notamment Franck Corsa et Maria.

Nous avons une très belle palette de personnages, des plus véreux aux plus sympathiques. Commençons par Franck Corsa, dans l’attente de son jugement pour de nombreux meurtres. Une de ses victimes, Maria, est toujours vivante. Elle a subi l’horreur. Mais même si elle est meurtrie dans son corps, dans sa chair, elle tente de trouver des explications à ce qu’a pu faire Franck Corsa. Elle a vu même une part d’humanité en lui. Ce n’est pas pour plaire à son petit ami, Vincent, qui travaille à Neuroland. Maria et Vincent sont amoureux mais le viol a fait que Maria ne peut plus être touchée.

Vincent est brillant, thésard, mais trop jeune pour bousculer les uns et les autres. Le Prix Nobel est en vue. Malgré ses recherches, il fera les frais de ce qui se passe dans ce roman.

Franck Corsa n’a pratiquement plus de corps. Il doit continuellement se faire soigner. Son enfance et ce qu’il a vu jouent beaucoup dans l’homme qu’il est devenu. Psychopathe, il est un des premiers à subir cette intervention dans son cerveau. Comme il veut que la vérité éclate, il accepte. Mais attention à ceux en qui il a placé sa confiance. Ils ne feront pas long feu car, en plus, Franck Corsa, détient de nombreux secrets qui peuvent faire tomber des personnalités haut placées.

Le lecteur assiste à une véritable chasse à l’homme. Le temps presse pour que cessent des pratiques détestables, pour que la vérité éclate, pour qu’un attentat ne soit pas commis. De plus, le Prix Nobel se profile pour récompenser des chercheurs et leur travail.

Un roman tout à fait dans l’air du temps avec sa trame politique, les conflits d’intérêt, les rétro commissions. Le rythme ne faiblit pas. L’auteur réussi la prouesse de nous faire voyager, de nous narrer ces peuples qui souffrent, qui subissent la cupidité des nantis. Tout est bien agencé, il n’y a aucun temps mort. L’histoire, par étapes, coïncide parfaitement. Les personnages sont bien étudiés, tout comme leur évolution psychologique. Les éléments sont parfaitement liés, la politique, les lois, les cobayes, la médecine et le progrès. Le chantage est également bien présent tout comme le travail journalistique.

Je pense que l’auteur fait aussi référence à deux célèbres présentateurs du journal télévisé mais aussi au suicide d’un célèbre Premier Ministre.

Je remercie les Editions Robert Laffont et Netgalley France pour cette sélection.

Résumé L’homme qui haïssait le bien de Sébastien Bohler

Maria et Vincent tentent de vivre leur histoire d’amour. Mais elle voit que Franck prend possession de son esprit. Pourtant Franck Corsa est en prison, dans l’attente de son procès.

Olga est la psy de Maria. Lors d’une visite en prison, Franck leur promet de leur faire vivre un enfer.

Une réforme de la santé pénale doit être votée.

L’homme qui haïssait le bien de Sébastien Bohler

date de sortie : 20 avril 2017

Editeur : Robert Laffont

Isbn : 978-2-221-19238-2

Nombre de pages : 416

Mieux Communiquer avec soi-même et avec les autres de Céline Blondel

Mieux Communiquer avec soi-même et avec les autres de Céline Blondel
Mieux Communiquer avec soi-même et avec les autres de Céline Blondel

Mieux Communiquer avec soi-même et avec les autres de Céline Blondel

Lâchez prise… Soufflez !

La voix et le ton, les postures et les gestes, les regards ou les silences peuvent révéler en partie notre état, notre humeur
Il nous arrive aussi d’être surpris, émus ou décontenancés par un comportement ou une parole et nous perdons pied face à l’inattendu. Suffirait-il de se dire « lâche prise ! » pour éviter de s’emporter ? Ou bien « fais-toi confiance ! » pour oser s’exprimer ?

Notre mental, seul aux commandes, se révèle parfois notre pire ennemi

Alors, comment éviter de se laisser submerger par ses émotions ? Comment recréer une complicité entre corps et mental et retrouver aisance et assurance ? Ou comment être acteur parmi les autres acteurs de notre vie en société ?

Pour trouver vos propres réponses, l’auteur vous invite à partager sa réflexion, qui s’appuie en partie sur l’improvisation théâtrale. Des anecdotes professionnelles, des exercices ludiques et de relaxation vous feront découvrir comment lâcher prise et souffler, afin de mieux communiquer avec soi-même et avec les autres !

Je remercie les Editions Gereso pour cet envoi qui me servira ainsi qu’à ma fille.

Céline Blondel

Elle a une expérience de 30 ans de pratique théâtrale, et parallèlement une expérience de plus de 20 ans dans le domaine des sciences humaines et de la pédagogie. Consultante elle accompagne managers et équipes dans leurs relations interpersonnelles, en utilisant les techniques de l’acteur comme outil pédagogique.

Mieux Communiquer avec soi-même et avec les autres de Céline Blondel

date de sortie : 18 mai 2017

Editeur : Gereso

Isbn : 978-2-35953-488-7

Nombre de pages : 165

June de Virginie Bégaudeau

June Virginie Bégaudeau
June Virginie Bégaudeau

Avis June de Virginie Bégaudeau

Avec ce roman, l’auteur révèle une jeune femme à elle-même. Tout était latent depuis sa rencontre avec Elsa avec qui elle a rencontré le plaisir et l’amour entre deux femmes. Si le lecteur imagine qu’Elsa domine June, il en sera pour ses frais mais il l’apprendra petit à petit. Car June, sous la plume de l’auteur, se révèle. Entre un mariage conventionnel, nous sommes dans la société américaine des années 70, où son mari la bat, lui crie dessus, June retrouve un semblant de liberté auprès d’Elsa. Elle tergiversera peu pour l’accompagner pour ces vacances. Tout semble très bien se dérouler dès le départ. Elles ne sont que toutes les deux, écoutent leurs corps et leurs envies. Mais June apprendra où Elsa veut l’emmener et quel est son sinistre projet. J’écris sinistre en italique car même si June peut en vouloir à Elsa, cela ne sera pas le cas. Elle l’aime trop. En faisant partie de cette communauté, June se révèlera à elle-même. Il lui faudra tout de même du temps. C’est beaucoup plus qu’une initiation. Entre doutes, colère, désespoir, plaisirs de la chair, June va connaître tous les états d’âme.

La maison des Carpenter ressemble à une secte avec à sa tête un homme qui domine, qui cherche des proies. La drogue, l’alcool lui permettent d’avoir un ascendant très fort sur ses victimes. Mais il trouvera plus fort que lui et cela semble lui plaire, jusqu’à un certain point. Ames sensibles, s’abstenir, car c’est assez trash, assez violent pour celles et ceux qui subissent l’initiation. Et ce n’est pas parce que c’est un roman érotique, on peut lire pire dans des polars ou thrillers, mais dans ceux-là, le sexe est peu présent. June est une personnalité assez complexe. Elle est éprise de liberté, toujours un peu sage, un peu inquiète mais avec une volonté de dominer. Elle ne souhaite pas la violence et se rend compte que la domination perdurera même si elle fait tout pour essayer de la changer.

L’auteur a bien planté le décor. Cette fuite, dans une époque dédiée à la minceur, ressemble un peu à Thelma et Louise mais nos héroïnes arrivent dans une demeure face à la mer, isolée. Le décor semble impressionnant, propice au calme ou à la luxure. Au choix ! L’auteur laisse le lecteur se faire son opinion à la fin et le laisse sur sa faim. Qui June retrouve-t-elle ? Sacha, le seul homme qui l’a protégée et pour qui elle éprouve de l’amour ou du respect ? Ou son amie, celle qu’elle a aimé ? En effet, il semblerait, et ce n’est que mon analyse, qu’Elsa avait un projet fameux. Laisser June faire toutes ses expériences pour qu’enfin, elle soit l’égale d’Elsa ou la dominer. Le roman se lit pratiquement d’une traite car j’ai voulu connaître ce destin, ces révélations distillées petit à petit. L’auteur est très fort pour ça.

Pour tous ceux qui me connaissent, ils savent que même si j’ai bien aimé un roman, je ne laisse pas passer certaines petites choses qui me chagrinent. Il semblerait que la relecture a été bâclée surtout à la fin. J’ai trouvé quelques mots manquants, des fautes d’orthographe ou d’accord, sur les toutes dernières pages. Pour moi, c’est bien dommage.

Je remercie les Editions La Musardine mais aussi Virginie Bégaudeau avec qui j’ai pu échanger quelques mots.

Avis June de Virginie Bégaudeau

June est mariée à Arthur. Son amie, depuis quelques années, est Elsa avec qui elle passe du bon temps.

Un jour, Elsa, lui demande de prendre tout un été avec elle, pour partager tant et plus.

Mais elle ne lui avoue pas toute la vérité.

June de Virginie Bégaudeau

date de sortie : 20 avril 2017

Editeur : La Musardine

Isbn : 978-2-84271-810-7

Nombre de pages : 223

Réussir son intégration professionnelle de Jean-Louis Galharret-Borde

Réussir son intégration professionnelle de Jean-Louis Galharret-Borde

Comment bien Réussir son intégration professionnelle par Jean-Louis Galharret-Borde ?

J’ai un nouveau job depuis le mois de juillet 2016. Après plus de 20 ans de vie professionnelle et de mutations de conjoint, je peux affirmer que j’ai connu bon nombre d’entreprises, de secteurs d’activités différents et donc de nombreux employés. A chaque fois, il faut s’intégrer dans une équipe, on en voit partir et d’autres arriver. J’ai pour principe de bien faire mon travail, d’avoir des relations cordiales avec mes collègues mais je ne m’implique dans aucun conflit. Je suis assez réservée, j’écoute et je me fais mon propre jugement. Donc, quand on me traite d’asociale (un couple), je ris. Mais ce livre, que je prendrai le temps de lire, j’ai toujours quelque chose à apprendre, est un bon point pour ceux qui entrent dans la vie active. Je remercie les Editions Gereso pour l’envoi de ce livre.

Réussir son intégration professionnelle de Jean-Louis Galharret-Borde

Améliorer son efficacité professionnelle au travail.

Vous venez de terminer vos études et devez intégrer le monde du travail, mais vos connaissances du milieu professionnel demeurent réduites.

Vous avez plusieurs années d’expérience et souhaitez développer votre efficacité relationnelle et votre pouvoir de conviction.

Vous êtes professeur ou animateur et votre objectif est d’offrir à vos étudiants les atouts nécessaires à leur intégration dans l’entreprise.

Comment communiquer efficacement au sein d’un univers si complexe, se faire accepter par ses collègues ou ses collaborateurs ? Comment fixer un objectif de travail ? Comment exposer ses idées pour obtenir l’adhésion de ses partenaires ? …

Cet ouvrage vous aidera à mieux connaître votre entreprise, ses principaux acteurs, et bénéficier des opportunités qu’elle vous offre.

Mettre en valeur et exploiter vos qualités personnelles vous permettra de développer des relations harmonieuses et efficaces au travail.

Jean-Louis Galharret- Borde

L’auteur est est docteur ès lettres. Il est enseignant et consultant. Ses domaines d’intervention portent sur le management, l’expression écrite et orale, la vente-conseil, la créativité et l’insertion professionnelle. Il a mené de front ses activités de professeur et de formateur-conseil en entreprise. Amateur de rugby, il a aussi formé des sportifs professionnels à la communication.

Réussir son intégration professionnelle de Jean-Louis Galharret-Borde

date de sortie : 2 mars 2017

Editeur : Gereso

Isbn : 978-2-35953-454-1

Nombre de pages : 149

Un site nommé désir de Lou Borgia

Un site nommé désir Lou Borgia
Un site nommé désir Lou Borgia

Avis Un site nommé désir de Lou Borgia

Lou Borgia a donné son prénom et son nom à sa jeune héroïne qui a 26 ans. Ce roman est à classer dans les lectures amoureuses car il est vraiment très soft niveau sexe. Je ne dis pas qu’il n’y en a pas mais ce n’est pas à toutes les pages et ce n’est pas hard. Voilà, pour la partie sexe.

Ensuite, avec beaucoup d’humour, comme un roman rose ou ceux publiés dans une célèbre collection, Lou Borgia nous raconte les aventures de son héroïne. Elle sort d’une rupture, est harcelée par son ex, un peu trop jaloux. Elle a deux amies avec qui elle partage beaucoup. Mais Lou est tout de même secrète même si elle avoue vouloir vivre une aventure homosexuelle. Elles ont toutes les trois fondé un site basé sur le sexe qui est là pour faire réagir les internautes. Un site nommé désir semble ludique pour tous ceux qui le lisent et le commentent. D’ailleurs, un internaute lancera une question et Lou, qui écrit la plupart des articles, sera chargée d’y répondre. Après quelques interrogations sur le physique de cet homme, Lou est agréablement surprise. Lou n’est pas très tendre avec les uns et les autres. Elle simule souvent mais elle devra, vraisemblablement, changer son fusil d’épaule. Comme quoi, dans tous les domaines, on apprend à tout âge. Changer de comportement permet d’évoluer.

Lou Borgia n’en fait pas un mystère. Les jeunes entre 20 et 30 ans aiment le sexe, ils le pratiquent de différentes façons, comme leurs aînés. C’est la génération 2.0 qui vit avec son temps mais qui est également romantique. Elle aussi lit des livres roses, elle aussi peut simuler, elle aussi utilise des sextoys. Personnellement, j’ai passé un très agréable moment avec cette lecture. J’ai souri aux situations, aux aventures des trois filles, même si elles sont toutes les trois différentes et se complètent. En plus, des hommes gravitent autour. Ils peuvent être des amis ou connaissances amoureuses.

Je remercie les Editions La Musardine pour l’envoi.

Résumé Un site nommé désir de Lou Borgia

Lou souhaite avoir une relation homosexuelle. Elle s’en ouvre à son amie Victoire.

Elle a créé avec Victoire et Adèle un site, Un site nommé désir. Elle souhaiterait en vivre car il lui prend de plus en plus de temps. Elle est accro à son site comme au sexe.

Un site nommé désir de Lou Borgia

date de sortie : 19 janvier 2017

Editeur : La Musardine

Isbn : 978-2-84271-889-3

Nombre de pages : 324

Le jour où je suis partie de Charlotte Bousquet

Le jour où je suis partie Charlotte Bousquet
Le jour où je suis partie Charlotte Bousquet

Avis Le jour où je suis partie de Charlotte Bousquet

Se plonger avec le plus grand plaisir dans la nouveauté signée Charlotte Bousquet qui sait si bien parler aux adolescents et aux plus grands. Parler mais aussi écrire.

Charlotte Bousquet nous dresse le portrait d’une jeune fille de 18 ans qui veut conquérir sa liberté malgré le poids des traditions, malgré le regard des autres et malgré le poids d’une société qui évolue très peu en faveur des droits des femmes. Ce sera donc le périple de Tidir jusqu’à la manifestation en faveur des Droits des Femmes. Pas facile pour cette jeune fille de ne pas être accompagnée. Elle rencontrera l’opprobre car une jeune fille sans chaperon est vite considérée comme une prostituée. Elle rencontrera également des personnes qui ont su évoluer pour permettre l’égalité entre les hommes et les femmes. Elle rencontrera des personnes qui tentent de lui démontrer que sa place est celle d’une bonne. La lutte des classes est bien présente, aussi au Maroc. La culpabilité est toujours bien présente, bien ancrée avec le déshonneur en ligne de mire.

Malgré toutes ces embûches, Tidir, accompagnée de son fidèle compagnon, un chien errant qu’elle a su apprivoiser, des souvenirs qui lui font chaud au coeur mais qui la font pleurer également, se dirige vers cette liberté au nom de son amie qui s’est suicidée et au nom de toutes les filles, au nom de toutes les femmes.

Charlotte Bousquet offre des citations au début de chaque chapitre. Les termes marocains sont expliqués pour être facilement compris. On sent son amour des animaux et en particulier des chevaux. La scène de l’âne au début me rappelle un peu ce qu’elle partage sur Facebook avec son cheval.

Les adolescents doivent être au courant de ce qui se passe dans le monde. Pour cela, de nombreux faits politiques sont rapportés et expliqués. Je pense que cela leur permet de se faire une idée s’ils ne l’ont pas déjà. Je suis contre l’idée, non véhiculée dans ce roman, que les adolescents ne pensent pas par eux-mêmes, qu’ils sont focalisés sur eux. Ils peuvent se rendre compte que ce qui arrive à  Tidir n’est pas si loin en définitive et qu’en France, certaines jeunes filles, parce qu’elles s’habillent court, sont l’objet de réflexions voire pire. Avec Lilian, un jeune adulte qui se cherche, Charlotte Bousquet démontre également qu’il n’est pas facile de trouver sa voie, qu’il suffit d’une rencontre pour prendre des décisions, qu’elles soient bonnes ou mauvaises.

Que l’on soit homme et encore plus une femme, la liberté est un long parcours. Mais il faut persévérer. J’aimerais revenir sur « Les mots sont des armes ». Oui, il est possible de considérer les mots comme des armes, mais pas que. Ils aident. Que l’on soit blogueur, chanteur, écrivain, écrire permet de faire passer des messages mais attention à leurs sens. Dans ce roman, y a-t-il une part de vécu de la jeune Charlotte Bousquet à l’âge de Tidir ? Plus jeune, lorsqu’elle a décidé de se consacrer à l’écriture, voulait-elle nous faire passer des messages ? En tous les cas, que Charlotte continue à écrire et être éditée, ici Flammarion Jeunesse que je remercie.

Résumé Le jour où je suis partie de Charlotte Bousquet

Tidir est une jeune fille de 18 ans qui vit avec les femmes de sa famille. Elle voit très peu son père et c’est lui qui décide de tout. Elle considère sa grand-tante comme sa grand-mère. Cette femme a un très fort caractère et elle a transmis ce vent de liberté à Tidir.

Après le suicide de son amie, des manifestations vues à la télévision et surtout un mariage arrangé, Tidir décide de partir, seule, à Rabat.

Le jour où je suis partie de Charlotte Bousquet

date de sortie : 4 janvier 2017

Editeur : Flammarion Jeunesse

Isbn : 978-2-0813-7385-3

Nombre de pages : 186