L’Institut de Stephen King

L'institut de Stephen King

L’institut de Stephen King

L’Institut de Stephen King, Présentation

En partance vers New-York, à bord d’un avion, un passager entre et il lui faut une place. Après une sacrée surenchère pour savoir qui va lui lancer, cet homme décide de laisser sa place.

Il va voyager pour rejoindre New-York, va s’arrêter dans de nombreux endroits où il effectuera des petits boulots. Comme à chaque fois, il agit sur une impulsion.

Avis L’Institut de Stephen King

Un ancien flic qui a décidé de rallier New-York pour devenir veilleur de nuit. Mais, comme il n’a pas d’attaches, pas de limites, pas de contraintes, il décide de laisser sa place dans l’avion et de rallier New-York par la voie terrestre en s’arrêtant dans des endroits où il exerce des petits boulots. C’est là qu’il est embauché dans une petite ville comme veilleur de nuit.

Luke est un jeune garçon très intelligent, le seul enfant d’une famille. Son père et sa mère l’aiment énormément. A 12 ans, il décide de postuler pour entrer dans deux universités. Outre son intelligence, Luke arrive à faire voler quelques objets. Après avoir été enlevé, Luke se réveille dans un institut.

Après avoir consacré de nombreuses pages à Tim et encore plus de pages à Luke, Stephen King va les faire se rencontrer et agir ensemble contre cet Institut. Même si c’est très long à se mettre en place, plus de la moitié du roman, j’ai eu plaisir à lire ces nombreuses pages. Car on le sait, avec Stephen King, il faut lire entre les lignes, entre ces nombreuses descriptions.

Le lecteur est horrifié par tout ce qui arrive à Luke et à ces nombreux enfants dans cet Institut. Violences physiques et psychologiques pour des enfants souvent très jeunes. Ceux qui arrivent sont pris en charge par ceux qui sont déjà là et qui expliquent, en faisant attention, tout ce qui se passe. Luke, à qui on a fourni un ordinateur pour des activités de récréation, arrive à contourner l’installation de l’Institut. Même s’il s’en doute, il mettra du temps à savoir ce qui est réellement arrivé à ses parents. Luke, dans l’Institut, a décidé de ne pas se rebeller, car cela ne sert à rien, juste à recevoir des coups, des décharges. Il accomplit ce qu’on lui demande mais les adultes ne sont pas forcément dupes.

Ces enfants télépathes mais aussi pouvant faire de la télékinésie sont classés par l’Institut. Ils subissent de tout avant de passer à l’Arrière, un endroit encore plus horrible. Ils servent qui, ils servent quoi ? Les abréviations m’ont un peu gêné avant qu’elles ne soient expliquées. Ces enfants s’aident, s’unissent. Est-ce que cette union va fonctionner pour tous les libérer ? En tous les cas, avec la fuite de Luke, une très longue fuite, détaillée, par Stephen King, ils ont la possibilité que tout soit révélé au grand jour. Mais l’Institut a des hommes et des femmes qui travaillent pour lui, chaque jour, même dans les régions les plus reculées des Etats-Unis. Un enfant très intelligent est devenu adulte avant l’heure. On lui a tout pris. On en a fait un cobaye comme tous les autres. Comment des adultes, médecins, peuvent entrer dans un tel processus ? Tous ceux qui ont été choisis pour travailler dans l’Institut ont un passé censé servir leur pays. Mais comme pour tout être humain, il y a ceux qui suivent les règles et les autres. Heureusement que, parmi eux, un être humain se détache. Et ce grâce à un jeune garçon.

Même si j’aime beaucoup Stephen King, même si j’ai énormément de plaisir à le lire, chaque fois, L’Institut n’est pas le meilleur de l’auteur, selon moi. Après le passage consacré à Tim, Stephen King nous laisse imaginer qu’il va se passer quelque chose dans cet endroit où il s’est arrêté, DuPray. Personnellement, sauf les 200 dernières pages, je n’ai pas eu assez de rebondissements. Cela concerne ce qui est entrepris après la rencontre entre Tim et Luke. Bien entendu, Stephen King sait critiquer la société américaine et son président actuel. Il sait démontrer ce qu’est un pouvoir totalitaire qui peut s’apparenter à ce qui s’est passé en Allemagne pendant la Seconde Guerre Mondiale et ceux qu’ont subi des millions d’hommes et de femmes. C’est ce qui attend les jeunes enfants de l’Institut. Ils vivent dans la peur, constamment. 

Critique de Stephen King de la société américaine et de ses entreprises qui ont permis à des millions d’Américains de s’endetter et qui se retrouvent à rembourser des sommes folles. Et ces Américains ne connaissent pas forcément les lois et ces sociétés de recouvrement qui agissent illégalement.

J’ose espérer qu’il n’existe aucun endroit dans le monde où de jeunes enfants sont utilisés, pour ensuite mourir, pour rendre le monde meilleur selon un petit pourcentage de personnes.

L’Institut de Stephen King

Date de sortie : 29 janvier 2020

Editeur : Albin Michel

Nombre de pages : 601

ISBN : 978-2-226-44327-4

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