L’esclave de Monsieur Solal d’Esparbec

L'Esclave de Monsieur Solal d'Esparbec
L’Esclave de Monsieur Solal d’Esparbec

Résumé L’esclave de Monsieur Solal d’Esparbec

Gérard est envoyé chez sa mère à Tunis. Il vivait auparavant chez sa grand-mère, une femme portée sur la religion.

Lorsqu’il arrive, il est accueilli par trois filles. Il va apprendre que ce sont sa soeur et ses deux cousines.

Avis L’esclave de Monsieur Solal d’Esparbec

Dans ce roman de 260 pages, Esparbec a-t-il le temps d’énumérer tout ce à quoi il fait allusion depuis l’arrivée chez sa mère ? Si ce n’est pas le cas, il a matière à écrire pour une autre autobiographie. Et c’est ce qu’il fera. Sommes-nous dans ce genre ? Je me suis demandée si avec le talent de l’auteur, il n’est pas plutôt en train de nous mener en bateau en nous racontant une histoire, sortie de son imagination, de ses fantasmes. Car en relisant ma critique d’un autre roman de l’auteur, censé passé pour une autobiographie, certains éléments sont amplement différents. Même si les expériences racontées ont fait de lui l’homme qu’il est. Avec ce livre, Esparbec relate une expérience de vie lorsque Gérard était jeune, très jeune, bien avant son arrivée chez son frère. Et là, il faut se référer à La débauche. Esparbec écrit comme bon lui semble. Il met en avant certains personnages, certaines situations. On pense qu’il les laisse de côté pour ne pas y revenir. Mais c’est sans compter tout ce qu’il a à raconter. Les enfants savent tous que ce qu’ils font est mal, surtout ces relations entre cousins-cousines, entre personnes d’une même famille. Ils sont allés extrêmement plus loin que ce que peuvent certains enfants.

J’ai pris ce roman, très cru, pour un livre dont il faut apprécier la qualité d’écriture de l’auteur. Car Esparbec sait faire partager des expériences. On aime ou on n’aime pas. Chacun son style. Déjà au fait des écrits de l’auteur, L’esclave de Mr Solal ne m’a pas plus rebuté que cela. Il faut garder l’esprit ouvert et ne pas juger. Car que se passe-t-il derrière les portes des maisons ? En tous les cas, j’ai beaucoup aimé les deux personnages féminins, les deux soeurs, Marie et Martha. Il se fait le voyeur, il est initié très jeune à divers plaisirs. Mais ce qui compte réellement, c’est cette joie ressentie lorsqu’il retrouve sa mère. Esparbec dénonce également cette éducation religieuse qu’il a reçue, avant de retrouver sa mère. Une éducation qui aurait pu l’anéantir mais heureusement, pour lui, qu’il a vécu autre chose. Esparbec nous détaille, nous révèle quels sont ses véritables plaisirs, ce qu’il aime, ce qu’il n’aime pas. Si la femme, en l’occurrence sa mère, est présentée comme un objet sexuel, il nous permet d’aller plus loin pour comprendre ce qui peut motiver une femme pour vivre sa sexualité comme bon lui semble. Sa mère est peut-être une esclave, l’esclave d’un homme, mais n’est-elle pas plutôt l’esclave d’elle-même ?

Même si Esparbec est le roi du roman pornographique. Mais si c’est cru, salace, il y a un profond respect, une transparence, le lecteur sait dans quoi il s’embarque en ouvrant un roman de l’auteur

Je remercie les Editions La Musardine pour cet envoi.

L’esclave de Monsieur Solal d’Esparbec

Date de sortie : 23 août 2018

Editeur : La Musardine

Nombre de pages : 263

ISBN : 978-2-36490-506-1

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