Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel

Toutes blessent la dernière tue Karine Giebel

Toutes blessent la dernière tue Karine Giebel

Résumé Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel

Tama vit à Paris dans une belle maison. Elle a neuf ans. Elle est marocaine. Mais Tama est une esclave. Elle n’a pas le droit de sortir ni de donner son véritable prénom.

Gabriel a décidé de s’isoler dans le Sud pour tenter d’oublier. Il n’éprouve pratiquement plus rien.

Avis Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel

J’avais laissé passer un petit moment avant de me replonger dans un roman de Karine Giebel. Pourquoi ? Car, malgré la finesse d’écriture, les thèmes abordés, la construction est toujours la même, et le lecteur sait, à peu près, ce qui va arriver aux personnages principaux. Mais dès que je me suis plongée dans ce roman, le dernier de l’auteur, j’ai avalé les pages. Une véritable addiction ! Un des meilleurs de Karine Giebel même si je n’en ai que quatre à mon actif. Même si pour supplanter le premier lu, Meurtres pour rédemption qui était lui aussi un gros pavé, cela allait être assez difficile mais pas compliqué. Bref, voici ma petite introduction qui ne serait pas complète avec mon analyse du titre. J’étais partie sur carrément autre chose. Plusieurs femmes qui blessent et la dernière qui tue. Sauf que très vite, j’ai compris et j’espère que je ne me suis pas trompée. Mais je ne vais pas la dévoiler pour vous laisser vous faire votre avis. Cela va être assez compliqué d’écrire une critique car il y a tellement à dire sur ce magnifique roman.

Nous avons la petite Tama, enfin ce n’est pas son vrai nom et son prénom, elle ne doit jamais le prononcer, elle doit jusqu’à l’oublier mais il est sa véritable identité. Tama arrive à huit ans en France. Son père et elle croient qu’elle va aller à l’école. Sauf que Tama se retrouve être une esclave, pendant des années, dans une famille. Avec tout cela comporte comme souffrances psychologique et physique. Tama va passer par tous les états mais la petite fille est une battante. Colère, déni, envie de mourir, de tuer et bien plus encore. Blessée dans son corps, dans sa chair, elle ne peut rien faire car elle n’est rien. Elle n’a pas de papiers. Tout est fait pour qu’elle ne s’enfuie pas. Elle va toutefois arriver, avec une énorme force de caractère, à s’instruire par elle-même. Ce roman c’est huit ans de la vie de Tama, huit ans que personne ne pourrait supporter. Dans cet enfer, il y aura quelques personnes qui vont tenter de l’aider à un un moment ou un autre. Ils lui donneront la force de continuer à vivre même si elle souhaite rejoindre sa maman décédée, mais aussi l’amour pour un homme, certes violent. Karine Giebel nous démontre, avec force, le quotidien  de ces petites filles devenues adolescentes et puis femmes.  Ah oui, franchement, j’ai eu envie de les tuer ces femmes, ces hommes. Que font tous nos politiques en ce qui concerne cet esclavagisme que subissent ces enfants, même si une loi a été votée ? C’est une réalité qui est toujours bien présente en France. C’est une perte d’identité, une perte de soi, de sa condition d’humain. Très vite, ces enfants savent mais ils s’accrochent à une toute petite lueur d’espoir ou comme toute victime se demandent ce qu’ils ont pu faire pour mériter autant. Surtout qu’il y a ceux qui restent au pays, les parents à qui on raconte des mensonges. L’esclavagisme est donc un trafic organisé par des compatriotes qui vivent en France, qui s’enrichissent sur le dos de plus faibles.

De l’autre côté, il y a Gabriel qui vit reclus. On sait très vite ce qu’il fait. Toujours dans sa tête Lana. Mais qui est Lana ? Qu’a-t-il vécu d’aussi terrible ? On le découvrira au fil des pages. Il voit arriver chez lui une jeune fille qui tente de le tuer. Il ne veut pas la laisser vivre mais il repousse continuellement l’échéance. Cette jeune fille ne sait plus qui elle est mais il se rend compte qu’elle a beaucoup souffert, son corps en est la preuve. Dès qu’elle se réveille, elle va tenter de pousser Gabriel dans ses retranchements mais aussi s’évader. Qui est cette jeune fille ? De ce côté-là, je me suis trompée en long, en large et en travers. Ça, c’est dû au talent démoniaque de l’auteur.

Les chapitres de Karine Giebel ne s’embarrassent pas de fioritures. Ils sont très courts, forts, violents. Certaines personnes doivent avoir le coeur bien accroché et surtout ne pas vivre dans le déni de notre société française. Qui est le plus à plaindre ? Ces enfants esclaves, car l’esclavage moderne existe, ou ceux qui tentent de se venger du mal fait à un proche. La vengeance peut également tuer car personne ne trouve la paix. Je me suis attachée à quatre personnages de ce roman. Ce roman est hautement addictif. Karine Giebel sait jouer avec nos nerfs lors de ses révélations et le lecteur attend toujours ce prénom qui est long à venir. Le prologue fait déjà monter les larmes au yeux. Plus de 700 pages en trois jours. Je ne sais pas si c’est un record pour moi. Mais il a été lu pendant mes trois derniers jours de vacances. Et je ne suis pas sortie indemne de ma lecture

Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel

Date de sortie : 29 mars 2018

Editeur : Belfond

Nombre de pages : 736

ISBN : 978-2-7144-7950-1

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