Le chuchoteur de Donato Carrisi

Le chuchoteur de Donato Carrisi – Source Le Livre de Poche

Une demande d’expertise est demandée sur un détenu qui a été arrêté car il ne voulait pas donner son nom. Un détenu qui nettoie tout derrière lui.

Cinq petites filles ont disparu. Les bras gauches sont retrouvés dans cinq fosses mais il y en a un sixième. A qui appartient-il ?

Goran est criminologue, un civil qui aide aux enquêtes de la police pour retrouver les tueurs en série.

Mila est spécialisée pour retrouver les personnes disparues, notamment les enfants. Elle est détachée sur cette enquête.

Donato Carrisi a l’art de nous mener là où il le souhaite. Il sait jouer avec les nerfs de Mila, de Goran et surtout de son lecteur. Il fait durer le suspense car la police n’a pratiquement rien à se mettre sous la dent, à part un pédophile qui s’est suicidé. Le reste se dévoile petit à petit. Le pire est à chaque fois à venir, jusqu’au dénouement final. La tension montre inexorablement pour tous les protagonistes de l’affaire qui d’ailleurs sont regroupés, afin d’éviter toute espèce de hiérarchie, et dont toutes les idées sont bienvenues. Donato Carrisi nous donne de supers accroches surtout au début, comme s’arracher la peau des poignets à coups de dents pour provoquer une hémorragie. La plume est incisive.

Pédophilie, orphelinat tenu par un prêtre. Que des hommes et des enfants mais aussi des mères abusives. Les tueurs en série sont spécifiquement expliqués. Donato Carrisi connaît très bien son sujet, la psychologie de ces tueurs, comment ils peuvent procéder. A savoir être au dessus de tous, amener petit à petit la police à trouver des indices mais avoir toujours un coup d’avance et surtout leur démontrer que c’est le tueur en série qui les manipule, qu’il peut tuer encore et encore, qu’il est orgueilleux. Même les plus forts en criminologie peuvent se faire avoir par ce genre de personnes. Donato Carrisi donne une grande part également à la recherche d’indices, aux autopsies, même si elles sont moins détaillées que chez Patricia Cornwell, mais ce n’est pas le but du roman.

S’attacher aux personnages et de plus en plus à Mila. Pourquoi s’inflige-t-elle tous ces sévices ? Mila souffre énormément  et le lecteur s’interroge toujours et de plus en plus. Donato Carrisi nous dévoile des éléments au fur et à mesure. Il est impossible de ne pas être touchée par Mila qui refuse de se faire soigner. Elle arrive toutefois à baisser sa garde et à se faire accepter, plus ou moins, par cette équipe constituée d’hommes et d’une femme. Cette dernière ne la porte pas du tout dans son coeur et le roman nous révèlera pourquoi. En tous les cas, personnellement, je ne m’y attendais pas, ni à tous ces rebondissements de dernière minute, si je peux l’écrire de cette façon. Le roman est tortueux, il faut se méfier de tout le monde. Le roman est entrecoupé de passages d’une petite fille enlevée et détenue.

Donato Carrisi s’est inspiré de faits réels pour l’écriture de son thriller. Et à chaque fois sur les tueurs en série, j’en apprends énormément. Là, c’était le thème du chuchoteur. Je n’en dévoile pas plus car cela enlèverait toute la magie de ce thriller. Mais c’est tout de même impressionnant.

Le chuchoteur de Donato Carrisi

date de sortie : 1er juin 2011

Editeur : Le Livre de Poche

ISBN : 978-2-253-157205

Nb de pages : 575

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