Une fille parfaite de Mary Kubica

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Mia Dennet a 25 ans. Elle est professeur de dessin dans une école. Elle n’a pas averti de son absence. Sa collègue s’inquiète et informe Eve, la mère de Mia, de la disparition de sa fille. La police est avertie.

Pendant plusieurs mois, Mia sera portée disparue.

J’ai un sentiment mitigé concernant ce roman. Je n’ai pas du tout aimé le début. Les échanges entre la famille et l’inspecteur ne m’ont pas plu. J’ai trouvé l’inspecteur faisant de l’humour de bas étage. Pas de l’humour noir au vu de la situation, soit l’enlèvement de Mia et se retrouver dans une famille très riche où le père régit son monde. Je n’ai pas aimé également la mère Eve qui apprend la disparition de sa fille, Mia. Elle semble s’en moquer, vu qu’elle a peu de nouvelles d’elle. Mais dès l’arrivée de l’inspecteur, soit quelques heures après, elle est comme qui dirait hystérique. Je me suis dit que si cela continuait comme ça, le roman ne serait pas intéressant à lire. Au fur et à mesure de ma lecture, la situation a changé. J’ai bien aimé les relations entre Gabe et Eve, l’histoire de l’enlèvement de Mia, la situation de Colin et Mia. Je n’ai pas trouvé, également, une dimension psychologique à nous maintenir continuellement en haleine même si le roman est bien construit, alternant des passages avant et après des points de vue de Colin, Gabe et Eve. Le cadre ne nous fait pas froid dans le dos, même si nous sommes en plein coeur de l’automne, avec l’arrivée de l’hiver, un chalet perdu dans les bois, près d’un lac, où il fait extrêmement froid, où il est dur de se chauffer, où ils peuvent mourir à tout instant. D’ailleurs, ce cadre-là est vu et revu maintes fois dans de nombreux thrillers. Les relations entre Gabe et Eve sont également prévisibles. Il y a également trop de clichés. Un homme ayant une bonne position est forcément intelligent et peut se débarrasser facilement d’un corps !

J’ai bien aimé par contre les points de vue d’Eve et de Colin. J’aurais plus aimé avoir le point de vue de Mia, même si elle est racontée par Colin sur cette période de l’enlèvement, comment leur histoire a évolué. Car même si elle a perdu la mémoire, l’auteur aurait maintenu plus de suspense psychologique en se concentrant sur l’après de Mia avec sa tentative de se rappeler ce qu’elle a vécu et ce que cet enlèvement a provoqué chez elle. L’histoire démontre toutefois la force de Mia, son indépendance. Eve, la mère, est très bien décrite. J’ai eu plus d’affinités avec elle car je suis maman également. Elle vit un évènement dramatique. Elle ne se jette aucune fleur. Elle n’a jamais montré l’amour qu’elle ressent pour ses filles. Elle a vécu sous le joug d’un homme tyrannique, James. Je n’ai ressenti aucune sympathie pour ce dernier. Eve vit un drame avec l’enlèvement de sa fille. Elle s’attend au pire et se rappelle donc tous les souvenirs qu’elle a commun avec Mia. Quand une mère vit une situation difficile, quel que soit l’âge de l’enfant, elle fera tout pour le sauver. Ce fait me rapproche donc, encore plus, d’Eve. Sans écrire sur ma propre expérience, toute maman qui doit affronter un évènement grave dans lequel son enfant est impliqué, elle soulèvera des montagnes, remettra en cause sa vie, quitte à s’effondrer après.

La lectrice que je suis s’est attachée à Mia et Colin, sans trouver de circonstances atténuantes à ce dernier. Pour Mia, ce n’est pas parce que l’on vient d’une famille riche qu’on est forcément aimé, compris. Elle a toujours tenté de se rebeller contre son père qui avait ses propres opinions concernant l’avenir de ses filles, même s’il a été peu présent physiquement concernant leur éducation, pour leur prodiguer de l’amour. Pourquoi s’est-elle détournée ainsi de ses parents ? De son père, on peut le comprendre. Mais de sa mère ?

Comme de nombreux lecteurs, la fin a apporté son lot de révélations en étant surprenante. Une partie ne m’a pas tout à fait surprise même si je m’attendais à une implication autre dans cet enlèvement.

Comme tout premier roman, il y aura, je le pense des évolutions pour les suivants, beaucoup plus de maîtrise de la part de l’auteur qui signe, toutefois, un bon premier opus. Pour plus de suspense, les chapitres de la fin sont très courts.

Je remercie Mozaïc d’avoir organisé ce #massecritique spécial en partenariat avec Babelio et surtout d’avoir eu la chance d’être retenue.

Une fille parfaite de Mary Kubica

date de sortie : 29 avril 2015

Editeur : Mozaïc

ISBN : 978-2-2803-3773-1

Nb de pages : 400

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