La dernière à mourir de Tess Gerritsen

La dernière à mourir – Tess Gerritsen – Source Presses de la Cité

Icare a été enlevé, il y a quelques années en Italie.

Claire Ward, 13 ans, aurait déjà dû mourir une fois. Sa famille d’accueil est assassinée. Elle ne doit la vie sauve qu’à un ange blond. Le même scénario arrive à Will Yablonski.

Jane est appelée sur un quintuple meurtre. Le seul survivant, un jeune adolescent, Teddy. Qui pouvait en vouloir à cette famille d’accueil ? Surtout que Teddy est toujours en danger.

Encore une fois, en cette année 2015, je retrouve dans une partie de la trame d’un roman, un sujet déjà évoqué sur une de mes anciennes lectures, des enfants qui survivent à des meurtres et qui sont en danger. Cela commence à faire beaucoup, je trouve ! Les auteurs ont-ils si peu d’imagination. Il est vrai que lorsque l’on écrit un roman policier, un thriller, certains sujets reviennent inlassablement et ce qui fait la magie d’un bon roman, c’est de la façon dont ils sont traités. Ce qui est le cas ici. Donc, le point n’est pas aussi mauvais que ça en a l’air.

C’est la deuxième enquête mettant en scène Jane et Maura que je lis. Et je les adore toutes les deux. Elles sont extrêmement attachantes avec leurs points forts et leurs faiblesses. Maura en a vraiment pas mal dans ce roman. Outre son attachement de plus en plus fort à Julian, attachement qui est réciproque, elle a énormément de soucis avec les hommes et ne choisit pas ceux qui peuvent lui apporter l’amour et la tranquillité. Le souci des médecins légistes ? La peur de s’attacher, vraisemblablement mais aussi le passé qui entre en ligne de compte et là, il me manque un énorme élément. Il faudrait donc que je me plonge dans les anciennes enquêtes. Quant à Jane, on la laisse pratiquement là où on l’a laissée avec les soucis de couple de sa mère et de son père. Ce n’est pas de tout repos pour elle, mais elle arrive à gérer grâce aux bons conseils de son mari. Sa mère doit se débrouiller seule, elle n’a pas à s’en mêler et doit lui apporter son soutien. Quant aux relations entre Maura et Jane, elles n’étaient pas au beau fixe dans le précédent roman. Est-ce qu’elles arriveront à se confier, à revenir à leur ancienne amitié. Qui fera le premier pas ?

Bien entendu, pour un roman d’une bonne qualité, il faut un flic atypique. C’est le cas de Jane. Un flic avec des intuitions, qui n’hésite pas à passer outre des ordres, qui n’entretient pas des relations cordiales avec son supérieur direct. Mais son travail est reconnu plus haut et c’est ce qui importe. De cette façon, en se cachant, elle pourra continuer son enquête et suivre ses intuitions. 

L’enquête, quant à elle, nous emmène dans de nombreux endroits des Etats-Unis car les meurtres sont liés entre eux. Le lieu où les enfants ont été envoyés nous parait immense, très protégé, voire un peu lugubre, surtout que ce sont des enfants qui ont tous eux des évènements violents à subir, souvent la mort de parents. Ils semblent toutefois être « heureux » dans cet endroit, même si la finalité n’est pas connue d’eux et qu’ils pourraient se rebeller. Mais ils semblent arriver à s’épanouir et c’est un point important. Les enquêteurs arrivent à découvrir les liens de ces meurtres mais ils en seront aidés par les enfants eux-mêmes. Ils doivent toutefois ne pas trop en dire car il faut se méfier de tout le monde. Les chapitres revenant vers le passé nous le laissent vraiment supposer et nous permettent de nous interroger. Pour une fois, j’ai mené mon enquête et essayé de trouver ce lien. Je l’ai plus ou moins trouvé mais j’ai tout de même été assez surprise par la suite des évènements.

Le personnage auquel je me suis le plus attaché est Claire. Une jeune adolescente qui a tout perdu et qui porte une immense culpabilité en elle, suite à l’assassinat de sa famille d’accueil. Sa blessure à la tête, à Londres, l’a changée. Elle ne peut plus se concentrer comme avant, elle est prompte à agir dans ses paroles et dans ses actes. Elle ne peut plus faire confiance à personne. Mais elle apprendra et arrivera à sortir plus ou moins de sa coquille.

J’ai dévoré La dernière à mourir. J’aime le style de Tess Gerritsen. Elle ne nous laisse aucun temps mort. L’enquête est bien menée. Les rebondissements sont nombreux, notamment sur la fin, avec les implications des uns et des autres, qui fait quoi, qui a fait quoi, qui est coupable. Et ce point est normal dans un policier. Elle ne nous laisse pas sur notre faim, tous les éléments sont traités. Tous les ingrédients d’un bon polar sont présents avec des assassinats, des doubles jeux, les nombreuses ramifications, les jeunes qui se mettent en tête de mener leur enquête, de trouver l’origine de ce qui se passe au sein de cet établissement. Malgré tout, il y aura deux personnes heureuses à la fin de ce roman et je suis ravie pour elles.

Tess Gerritsen nous démontre toutefois qu’il faut avoir la foi, essayer de faire confiance à l’autre pour tenter de survivre, de mener à bien une mission, même si ce n’est pas facile lorsque l’on est un jeune ado, en proie à des souvenirs violents.

Merci aux Editions Presses de la Cité pour leur confiance.

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