La cible d’Howard Gordon

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Gideon Davis a été contacté par un informateur lui notifiant qu’un attentat est programmée aux Etats-Unis. Mais cet homme veut des garanties et de l’argent. Ils se donnent rendez-vous le soir. Gideon avertit une de ses amies du FBI. Le soir du rendez-vous, l’homme ne se présente pas.

Ayant peu d’informations en leur possession, le FBI ne veut pas croire à cette idée d’attentat.

Gideon Davis décide tout de même d’enquêter et demande à son frère, Tillman, de l’aider.

Une course contre la montre est lancée.

Sans poiler le roman puisque cela apparait en 4ème de couverture (que j’ai survolé, comme à mon habitude), le thème choisi de l’attentat me rappelle étrangement le début d’un autre roman lu il y a quelques années de ça. A part ça, tout est minutieusement raconté que ce soit dans les détails de préparation de cet attentat, mais également les tentatives pour le déjouer. L’auteur connaît très bien son affaire, les lieux, les diverses instances de protection. Tout se met en place petit à petit, au fil des pages avec la narration du travail des services secrets, la protection en matière de grands évènements, comment se déroule l’attentat, comment se déroule l’enquête. On se rend compte que le FBI, qui veut toujours avoir la main sur les gens et les choses, ne veut pas de vagues. Mais ils agissent bien souvent en dépit du bon sens. Je n’ai pas constaté un rebondissement qui donne de l’allant au roman. Tout se déroule impeccablement sans temps mort.

Je n’avais aucun à priori, je ne m’attendais à rien. En effet, je ne connais pas du tout, seulement de nom, les séries à succès pour la télévision écrites par l’auteur. Le sujet est maîtrisé et la société américaine, dans ce qu’elle a de plus vil, les armes, le patriotisme de mauvais aloi, les services secrets et ses procès arbitraires, la guerre et ces jeunes qui sont revenus pires que des loques, n’est pas nouveau, certes, mais la manière de le traiter nous laisse aimer ce roman et continuer à lire pour connaître la suite et la fin. Mais cela n’a pas été prenant à 100 %.

Je reste sur un sentiment mitigé quant à la lecture. Le roman est bon mais ce n’est pas réellement un coup de coeur. J’ai passé un bon moment, mais sans plus. Je me suis attachée aux personnages, même aux méchants. Car ces derniers, malgré les actes, restent humains, comme Lorene, la femme de Verhoven, même s’ils n’ont aucune circonstance atténuante. Bien entendu, il y a le véritable psychopathe de service.

Gideon est un homme bien. Il va se marier mais il n’est pas satisfait de sa vie. Il veut de l’action. Et il en aura. D’ailleurs, cette aventure avec son frère lui permettra de revoir ses priorités, de réaliser ce qu’il aime. Une véritable remise en question pour lui dans son travail et au niveau relationnel. Il ne perd rien et regagne son frère.

Tillman avait été aidé par son frère lors de son procès, mais il a tout perdu. Il vit de peu, comme un ermite. Il n’a pas coupé les ponts avec son frère, puisqu’il est son témoin à son mariage. Il semble revenu de tout, même s’il prend conscience de ce que lui doit l’armée alors qu’il a été accusé injustement. Mais il reste, tout de même, persuadé qu’il faut faire le bien. Son entraînement et son passé de militaire lui serviront pour s’infiltrer et tenter de désamorcer cet attentat. Il agit en véritable diplomate, conscient des relations humaines avec les terroristes.

Les deux frères retrouvent vite leur complicité, leurs souvenirs d’enfance pour s’en sortir.

Evan est revenu de la guerre le corps complètement meurtri, c’est peu de le dire. Il a besoin d’assistance pour tout. Mais cela ne l’empêchera pas de s’interroger sur les actes de son père et de son assistant. Il sait que son père l’aime. Mais lui, aussi, comme Tillman, a l’esprit patriotique chevillé au corps. Il est le talon d’Achille de son père, Wilmott. Mais ce dernier, tête pensante de toute l’organisation, ne renoncera pas à son fou projet, même par amour pour son fils. Il semblerait que cela soit surtout une histoire de vengeance, contre le gouvernement des Etats-Unis. Du moins, c’est de cette façon que je le ressens. Wilmott a tout, il adore son fils, il l’a accompagné, a toujours été là pour lui. Mais la guerre lui a enlevé pratiquement ce qu’il a de plus cher.

La menace terroriste est bien réelle. Comme on a pu le vivre, en France, elle peut venir de partout mais également être insidieuse. On ne sait pas ce qui nous attend, et on n’est vraiment tranquille nulle part, même si ceux qui sont censés nous protéger essaient de parer à toute éventualité.

J’ai constaté une coquille sur un prénom à la page 106.

Lu dans le cadre de #massecritique de Babelio

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