Une certaine vérité de David Corbett

Une certaine vérité David Corbett – Source J’ai Lu

Jude et Eileen sont amis.

Jude a perdu son père à 17 ans, suite à un suicide. Son père était un flic pourri qui s’est fait arrêter. Jude est le garde du corps d’un hydrologue mais il cherche la vérité sur son père car rien n’a jamais été dit.

Il rencontre Malvasio, un ancien collègue de son père, qui le charge d’une mission. Retrouver leur troisième collègue, Stroke. Jude, malgré tout, accepte. Mais son client se retrouve menacé par ses activités.

Pour tout dire, je n’ai pas apprécié ce roman comme il se doit, entre le déménagement et la fatigue en découlant. Je me le garde de côté pour le relire un peu plus tard à tête reposée. Car ce roman traite de nombreux sujets, tous aussi intéressants les uns que les autres.

Je ne sais pas trop d’ailleurs dans quelle catégorie le ranger. Policier, politique, psychologique ? Un peu de tout ça à la fois.

Même si le livre est un roman, personnages et situations fictives, on retrouve très bien la situation des Etats-Unis dans les pays d’Amérique du Sud où ils s’incrustent au nom de la liberté, en fournissant des armes, en organisant des élections, en tentant d’avoir la main mise sur les institutions. L’auteur nous décrit tout cela très bien et elle ne fait qu’un avec son histoire. Cette situation est déjà connue. J’avais déjà lu un roman de ce type auparavant. Mais il n’y a toutefois aucun plagiat. Le Salvador et les Etats-Unis donnent matière et un cadre à l’histoire. L’auteur nous informe sur les élections qui ont lieu dans ce pays, élections forcément truquées.

Même si ce roman est un policier, l’auteur ne laisse pas le lecteur sans lui donner toutes les informations utiles sur l’eau. Comme le pétrole, l’eau est un véritable or noir et son marché est lucratif. La trouver, faire des recherches, des relevés, sont indispensables. Tout est détaillé sans que cela ne soit rébarbatif. Les populations en ont besoin pour vivre. Mais les magouilles existent et les plus pauvres en souffrent.

Entre les éléments politiques et l’eau, le roman prend également tout son sens. Le lecteur apprend et en redemande. La plume de l’auteur permet au lecteur de ne pas s’ennuyer, de comprendre et d’apprendre.

David Corbett nous offre un roman très riche, avec des paysages à couper le souffle, l’évocation des villes, sales, des quartier riches, comme pauvres, les traditions du Salvador, les habitants qui souffrent, exploités, ceux qui tiennent les rênes, même s’ils ne sont plus au pouvoir, les gangs, les assassinats et surtout un sujet du roman, le trafic d’enfants. Enfants qui sont revendus pour la prostitution aux Etats-Unis. Il y a également tous ceux qui sont partis aux Etats-Unis pour travailler et qui envoient de l’argent à leurs familles. Mais cet argent n’arrive jamais à bon port.

Jude est un personnage pour qui on a de l’affection. Il se déteste. Il n’a pas confiance en lui. Il n’a pas fait le deuil de son père. Il cherche la vérité. Il souhaite trouver le bonheur, la joie. Même s’il est garde du corps, il souhaite retourner à ses premiers amours. Faire le bien en construisant pour les autres. Jude est un homme complexe et cela se ressent dans ses relations amoureuses. Il n’arrive pas à s’engager, à dire la vérité à la femme aimée, de peur d’être rejeté. Le passé resurgit toutefois avec Malvasio. Pour Jude, la rancoeur semble s’atténuer. Il peut se confier sur ces 10 ans passés, sur la colère éprouvée.

David Corbett nous offre des questions existentielles sur le bien, sur le mal. Comment être soi, même si l’on souffre énormément ? Comment se détacher d’une situation, même si on a souffert et que c’est pour le bien d’une petite fille ? Pourquoi les gens ont de l’argent et pourquoi ils tuent. Jude veut retrouver de l’espoir, de la satisfaction, la vérité. C’est une sorte de revanche pour cet homme qui a été un enfant.

Dans ce roman, Jude va se rendre compte qu’il a été trompé. Il avait des doutes, mais il n’en a pas tenu compte. Lorsque la situation a été trop difficile à gérer, il s’est confié à la seule personne en qui il a confiance et qui lui fait confiance, son client. Garde du corps, Jude va tout tenter pour le protéger, même si l’hydrologue n’en fait qu’à sa tête, et ceux qui sont autour.

Le lecteur espère toutefois que Jude arrivera à retrouver la seule femme qu’il aime, Eileen. Elle l’a bien cerné mais il a peur qu’elle se détourne de lui quand elle saura toute la vérité.

Merci aux Editions J’ai Lu pour leur confiance.

 

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