L’empreinte du soupçon de Brian Freeman

L’empreinte du soupçon Brian Freeman – Source Presses de la Cité

Glory Fischer attend que tout le monde soit endormi pour aller retrouver un chaton. Mais un incendie criminel ravage la maison et la grange. Elle arrive à s’en sortir. Six ans plus tard, on la retrouve dans un hôtel où a lieu un concours de danse auquel sa soeur participe. Glory, saoule, retrouve un homme. Le lendemain, elle est retrouvée assassinée sur la plage.

Commence l’enquête de police. Sur les lieux, au moment du drame, Mark Bradley et sa femme Hilary. Mark Bradley est automatiquement soupçonné car il connaît Glory. En effet, il a été soupçonné de détournement de mineure lorsque Tresa, la soeur de Glory, est tombée amoureuse de lui.

L’enquête entraînera Cab Colton sur les lieux de vie de Glory et Mark. Il rencontrera divers personnages qui veulent que Mark Bradley paient pour le passé et le présent. Se laissera-t-il prendre au piège ?

Je ne m’attendais pas à une telle chute. Soit, je suis vraiment naïve, soit je suis tellement plongée dans l’enquête que je dévore les pages sans trop me poser de questions, laissant le suspense agir sur moi pour me donner un bon final.

Personnellement, L’empreinte du soupçon n’est pas véritablement un coup de coeur même si le roman est très bien construit. Je pense que j’évolue dans mes lectures. J’ai besoin de plus de tensions dans les thrillers, les policiers. Comme si je n’avais pas assez de tensions dans ma vie actuellement. Mais cette tension dans les lectures me permet de m’évader.

L’empreinte du soupçon continuera bel et bien à la fin du roman. Car Hilary ne sais pas si elle doit toujours faire confiance à son mari. Elle ne sais pas s’il lui a dit la vérité. Alors même si elle enfouit ses doutes au plus profond d’elle-même pour continuer à avancer, le soupçon pourra toujours resurgir.

Le roman est riche en personnages. Certains sont des héros qui ne font confiance à personne. A un moment ou un autre, ils sont liés par l’histoire. L’auteur s’attache à revenir sur des moments du passé pour tenter de nous dévoiler ce qui a pu bien passer cette fameuse nuit de l’incendie. Mais tout se décantera dans la quatrième partie, car tout va s’enchaîner. Comme dans tout roman, il y a les bons et les mauvais. Mais je ne me suis attachée à pratiquement aucun des personnages. Peut-être Cab, l’enquêteur et celle qui l’aide dans son enquête. J’ai aimé comment cela se finit pour eux. Il met son passé de côté pour tenter de vivre enfin sa vie amoureuse. Car bien sûr, il sait ce qu’est la mort. Il en a été le témoin et bien plus. Cab n’est pas si torturé que ça. Il s’est fait avoir par une femme, celle qu’il considérait comme sa fiancée. Il semble vouloir faire payer les autres, mais grâce à l’amour qu’il porte à sa mère, il n’est pas obtus, ni si macho que ça.

La vengeance est la trame de ce roman. Le coupable est idéal. Une mère veut venger sa fille, sans avoir toutes les données en main. D’autres ont trop de choses à cacher pour être tout à fait honnêtes. Mais entre des personnes bien installées dans la communauté et des « étrangers », vers qui peut-on se tourner ? Brian Freeman arrive à nous démontrer ce que l’on peut trouver dans n’importe quelle petite ville, n’importe quel village, n’importe quelle enclave que ce soit aux Etats-Unis ou ailleurs. Difficile de se faire une place dans une communauté. On  veut s’intégrer et on accepte des amis sans penser à mal. Quand on est professeur, cela peut très vite mal tourné. On est vite soupçonné. La méfiance et les accusations tournent vite au désavantage de l' »étranger ».  Les gens prennent le parti de ceux qui sont là depuis longtemps. Et bien entendu, il y a tellement de choses à cacher.

Mark est un homme en colère depuis plus d’un an. Il a rencontré la femme idéale. Il l’aime mais est-il vraiment au-dessus de tout soupçon ? Hilary, sa femme, a des soupçons, qu’elle balaie très vite. Elle est forte, ne se laisse pas marcher sur les pieds et elle se moque de ce que l’on peut penser d’elle. Elle s’est engagée à aimer cet homme qui la vénère, qui n’a pas peur d’elle, qui n’a pas peur qu’elle lui soit supérieure.

Le lieu de l’intrigue est absolument magnifique. Grâce aux mots de l’auteur, nous avons les images qui se forment dans notre esprit. Un espace sauvage entouré d’eau où le temps n’est pas clément. Avec la Floride, cela crée un formidable contraste.

Malheureusement, la victime est bel et bien Glory. Elle a assisté à un incendie, elle a vu le criminel. Pendant six ans, elle a mal tourné. Et au détour d’une rencontre, elle meurt assassinée. Car la vérité n’a jamais été dite sur ce qui s’est réellement passé cette nuit-là. Que peut-on demander à des enfants, à des amies, qui connaissent le bien et le mal, certes, mais qui ne semblent pas avoir conscience de la portée de leurs actes.

Je remercie Les Presses de la Cité  pour leur confiance.

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