Le revenant de Michael Punke

Le Revenant de Michael Punke – Source Presses de la Cité

EN 1823, Hugh Glass participe à une mission comme trappeur dans l’Ouest américain. Mais il est gravement blessé par un grizzly. Le chef de l’expédition, Andrew Henry, décide que deux hommes doivent rester auprès d’Hugh jusqu’à ce qu’il décède afin de l’enterrer dignement. Mais les deux hommes le laissent en lui dérobant tout ce qu’il possède.

Contre toute attente, Hugh Glass, mu par une profonde vengeance, arrive à se déplacer et à s’en sortir jusqu’à trouver ces deux hommes.

Cela fait un petit moment que Les Presses de la Cité m’avaient envoyé ce roman suite à ma demande car j’avais flashé sur la couverture et le titre. Je n’ai pas été déçue par cette lecture, ce roman à consonance historique car les faits, même romancés, sont tirés d’une histoire réelle et les hommes ont réellement existé, tout comme les forts qu’ils visitent et les progressions, ralenties par les Indiens, les conditions difficiles.

Michael Punke nous offre un roman très complet. Il nous détaille les caractères des principaux personnages, leur passé, leurs aspirations et ils sont tous réellement différents. Bien entendu, il s’attarde sur Hugh Glass, sur cette histoire de vengeance, comment elle se déroule. Michael Punke nous détaille cette attaque de grizzly, les soins prodigués, avec les moyens du bord en recousant les hommes comme on peut et en s’y connaissant un tant soit peu, à Hugh et à ses blessures, comment il arrive à survivre malgré l’absence de fusil, d’instruments et surtout les conditions climatiques qui rendent tout déplacement difficile, surtout lorsqu’on n’est pas en possession de tous ses moyens physiques. Hugh, lors de son périple, ne fait pas tout tout seul. Il y a des rencontres indispensables, des personnes qui vont l’aider. Mais ce trappeur, très intelligent, très professionnel, reste un solitaire.

J’ai également été subjuguée par ce roman car il nous détaille un pan de l’histoire américaine avec cette guerre entre les Blancs et les diverses tribus indiennes, dont celles qui ne veulent pas signer de traité, comme le Arikaras, et d’autres qui ont compris que le commerce devait faire partie intégrante de la nouvelle évolution de vie afin que tout le monde survive.

Michael Punke a également une très belle plume qui ne lasse pas lorsqu’il nous raconte la vie des trappeurs dans les milieux hostiles, comment ils font pour trouver à manger, pour dormir, pour ne pas révéler leur présence à l’ennemi. Les mercenaires sont également bien détaillés, tout comme les paysages, tous atypiques, ils n’ont pas encore été conquis par l’homme mais au fil des années, cela ne saurait tarder. Le fil conduction est le point d’eau que l’on suit et qui permet le commerce, surtout des fourrures, avant l’arrivée, bien entendu, des trains.

De l’historique également avec l’histoire des tracés des cartes qui sont mis à jour régulièrement, à chaque expédition, donc découverte.

En fin de roman, Michael Punke revient d’ailleurs sur ce qui leur est réellement arrivé après cette histoire, suivant les informations qui ont été diffusées.

J’ai passé un moment plus qu’agréable avec ce livre. Je ne me suis pas ennuyée un seul instant. J’ai aimé la grandeur de ces paysages vierges, la dureté de ces hommes qui doivent survivre, l’époque également puisque nous sommes au XIXème siècle et le cadre, le Missouri.

Merci aux Presses de la Cité pour ce partenariat.

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