La mort sur un cheval pâle de Daniel Vasseur

Brest, janvier 1855, évasion de Devaux qui a été condamné à 20 ans de prison pour meurtre.

Paris, Ragon et Grumel sont dans la police. Ils tentent de retrouver Devaux à l’arrivée du train. Mais celui-ci passe à travers les mailles du filet.

L’enquête va tenter de le retrouver, surtout qu’un second meurtre du même acabit est commis. Mais la police doute quant à l’identité du coupable.

Comme vous le savez, j’adore les policiers, les thrillers. J’ai plus l’habitude de lire des romans dont le sujet est contemporain. Mais quand je me lance dans des lectures plus historiques, je ne suis que joie. Car, en effet, nous sommes dans ce roman, nous sommes aux débuts de la police ferroviaire si l’on peut dire puisque les trains, dans les années 1830, commencent à rouler et il faut bien faire attention à ce flux continu de voyageurs, dont certains profitent de ce moyen de transport pour rallier d’autres villes. Cela ne se fait pas sans mal concernant cette police qui a été nommée par l’Intérieur et qui doit faire face aux agents dévolus aux trains. Ce changement, même par décret, est difficile à accepter.

Un petit bémol quant à ce roman. Le personnage principal, Grumel, semble vouloir prouver de nombreuses choses à son père puisqu’il n’a pas embrassé une carrière dans la magistrature. Il veut lui prouver qu’il réussit également. La mise en situation de l’un et de l’autre dans le bureau du chef du commissaire n’arrange certes pas les choses, puisqu’il semblerait que la nomination du commissaire aurait été pour faire plaisir à son père. Mais qu’en est-il réellement ? Ca, nous ne le savons pas et c’est bien dommage. Ce policier restera donc toujours l’enfant qui ne semble pas à la hauteur de son père.

Même en ce temps-là, la police manque de moyens et les résultats sont attendus aux plus hautes sphères. Si ce n’est pas le cas, très vite, ils ont la pression. En définitive, rien ne change. La police doit référer de chaque intervention au plus haut et ne pas prendre d’initiative. Comme dans tout roman policier, le personnage principal tente de s’opposer à sa hiérarchie pour faire avancer l’enquête. Mais ici, il travaille en bonne intelligence avec ses collègues, même s’il les connait depuis peu.

Quant à Devaux, avant de mourir, puisqu’il est atteint de la tuberculose, semble vouloir laver son honneur pour un meurtre qu’il n’a pas commis et pour lequel il a toujours clamé son innocence. Même s’il a commis quelques délits, il veut revoir sa fille et récupérer un magot caché chez lui pour qu’elle puisse vivre décemment.

Nous sommes également à l’aube de l’envoi des bagnards dans les îles pour qu’ils purgent leurs peines. Daniel Vasseur n’hésitent pas à donner des informations importantes dans des notes de bas de pages qui sont réellement enrichissantes.

Outre le travail de la police, nous avons aussi le travail des médecins qui étudient les meurtriers et leurs aspirations, les comportements criminels. En plus, ce sont les débuts des nouvelles méthodes de psychiatrie qui demandent à ce que les patients ne soient plus enchaînés. Des méthodes qui sont dures à mettre en pratique et d’ailleurs on se rend compte que les psychiatres tentent toujours de se battre contre les idées reçues même aujourd’hui.

Ce roman fait partie de la nouvelle collection, Editions du Patrimoine, Crimes et Monuments, La Sainte-Chapelle. Il se passe sous le second Empire, dans l’île de la Cité. La mort sur un cheval pâle est donc un roman historique puisqu’il s’attarde sur la restauration de La Sainte-Chapelle qui doit être prête pour l’Exposition Universelle. Pourquoi un tel monument dans ce roman ? Outre les explications données concernant les travaux et tout ce qui est réalisé par les artisans, on découvrira différents personnages qui ont un lien avec l’intrigue du roman. De plus, des craintes d’attentat contre l’Empereur sont certains, donc des précautions doivent être prises pour assurer sa sécurité.

Vous l’aurez compris, j’ai plongé dans ce roman à la vitesse grand V et lu à la même vitesse. Peu de pages, certes, mais l’essentiel est là. J’ai bien aimé le style de l’auteur, l’histoire et cette dimension historique qui nous ramène à nos cours en ajoutant une autre touche.

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