Dans le ventre des mères de Marin Ledun

Dans le ventre des mères de Marin Ledun

25/08/2008, Laure Dahan est en Sicile. Elle tente de récupérer sa fille, séquestrée depuis 9 ans. Mais elle trouve la mort partout.

Serre de Barre la même année, un village est ravagé par les flammes. Il y a une panne dans tout le secteur.

Le commandant de police, Vincent Augey, est appelé à la rescousse, car le commissariat n’a jamais vu ça. Autant de morts, surtout que les policiers ne sont pas au bout de leurs surprises. Les premières constatations dévoilent des mutations, des corps modifiés génétiquement.

La police est obligée de mener une enquête et de comprendre ce qui se passe. Mais très vite, cela devient internationale et l’armée s’en mêle.

Pour tout dire, je n’ai absolument pas lâché ce roman. Il me tardait de le finir, sans le vouloir réellement car j’ai vraiment accroché. Déjà, les premières pages promettent. Et ça continue encore et encore par la suite.

J’adore toutes ces histoires d’enquêtes, de policiers, qui mêlent politique, science, médecine et gros sous. Car ce que nous apprenons dans ce roman, c’est sûrement la face cachée de ce que nous ne connaissons pas mais dont nous  nous doutons. Attention, c’est romancé. Mais, quand on s’interroge un tant soit peu, on peut y voir que la réalité peut rejoindre ou a rejoint la fiction.

Personnellement, j’ai pris fait et cause pour les deux personnages principaux, Laure Dahan et Vincent. Je me demandais quand Vincent allait comprendre les réelles motivations de Laure. Sa vie personnelle en a été l’occasion, le fait qu’on lui mette des bâtons dans les roues pour son enquête mais qu’il continue malgré tout car il en a fait une histoire personnelle. Histoire personnelle également pour lui et sa femme car, je ne dévoilerai rien, le roman finit avec cette sensation qu’il y aura encore de nombreuses possibilités.

Dans le ventre des mères, c’est le combat d’une mère, Laure, une femme machine qui avait une puce dans le front pour que son père sache continuellement où elle se trouve, pour retrouver sa fille alors qu’elle porte en elle un virus, censé détruire les autres, les rendre conforme à la société de consommation, voulue par ces chercheurs sans scrupule. Un virus qui la détruit également de l’intérieur au fur et à mesure, mais qui lui permet également d’être soignée lorsqu’elle reçoit une balle. Un virus qui ne pourra pas faire grand chose lorsqu’elle sera au plus mal et qu’elle devra être soignée pour récupérer quelque force. Un virus inoculé par son père, Peter Dahan, un personnage que le lecteur méprise, hait. En effet, comment cet homme a-t-il pu faire cela à sa fille ? Telle est la question ? Il avait un cobaye humain à disposition, il s’en est servi avant d’en avoir d’autres. Dans le ventre des mères, c’est également le combat de Laure pour au moins passer quelques instants avec son enfant qu’on lui a enlevé il y a 9 ans. Et si pour ça, elle doit laisser des morts sur son passage, elle le fera. De toutes façons, elle n’a pas grand chose à perdre, à part ne pas revoir sa fille. Comment a-t-elle pu survivre autant d’années à tout ça.

A cause du virus, c’est une véritable course contre la montre qui s’est engagée. Laure doit anéantir tous les efforts de son père, le tuer et retrouver sa fille. Vincent doit faire en sorte qu’elle arrête ses massacres. Mais Vincent a toujours un temps de retard sur elle, tout comme Laure a toujours un temps de retard sur les associés de son père.

De la France, à Berlin, le reste de l’Europe, l’Italie, c’est un voyage au coeur de l’horreur. Un voyage qui doit se terminer en Europe avant que tous ses malfrats, soutenus par les gouvernements, ne partent en Chine. Le ventre des mères est une histoire de vengeance, mais pas. La science, la médecine, dans ce qu’elles ont de plus abjects nous sont démontrées par la biotechnologie, le clonage. Les sociétés achètent du matériel, embauchent ou recrutent de force chercheurs et cobayes. Tous se font de l’argent. Les comptes dans les pays off-shore sont légion. Le crime organisé, la grande délinquance économique et financière font également partie des sujets de ce roman, puisque tout se recoupe.

Même si on peut être horrifié par la découverte des cadavres, ce qui émane d’eux, l’auteur ne fait pas dans le sensationnel. Les mots sont justes et réels. Nous suivons donc les quêtes de Laure et Vincent tout le long de ce roman. Ils sont plus ou moins bien accompagnés. L’auteur nous entraîne dans ces quêtes à une cadence infernale. Aucun temps mort, impossible de se reposer. Le lecteur avale les pages car il veut connaître absolument la suite et tenter de répondre à cette question, pourquoi ?

Je remercie encore une fois les Editions J’ai Lu pour cet envoi.

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