Flux et reflux d’Imraan Coovadia

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Nafisa est mariée et elle a un fils, qu’elle doit chercher à l’aéroport.

A son retour, elle retrouve son mari mort tué par balle. Il avait subi une grosse opération mais semblait aller mieux puisqu’une fête était organisée.

Très tôt, Nafisa sent que sa vie ne fait que commencer alors que celle de Sharky semble s’écrouler.

Je ne dois absolument pas lire les quatrièmes de couverture ou résumé de livres, car cela me perturbe. Je m’attendais à un roman un peu plus noir que ça, une enquête pour ainsi dire. Sauf que, je me suis retrouvée dans une histoire de famille, d’amis, avec les non-dits et tout ce que l’on cache. Attention, cela ne veut pas dire que le livre est mauvais, loin de là. Il est très bien écrit, mais je l’ai tout de même trouvé un peu trop long.

La mère et le fils se cherchent, ils n’osent pas se parler, enfin le fils n’ose pas parler à sa mère. On ne les sent pas proches du tout. Pour Sharky, sa mère est une véritable énigme. il ne la connait pas car elle ne se confie pas. Surtout que Sharky a décidé que son père ne s’était pas suicidé. Il veut faire la lumière sur cette mort, au contraire de sa mère, qui agit en coulisses, comme une femme de tête et qui prend conscience que son fils a peut-être raison, que son mari ne se serait pas suicidé. Ce n’est pas le style d’Arif.

Du monde gravite autour de Nafisa et Sharky. Le plus vieil ami d’Arif, un homme vieux, qui s’amourache de toutes les vielles veuves. Il y a également l’employée de maison qui est comme une fille pour Nafisa mais elles sont toujours sur la défensive et se cherchent querelle. Et puis, tous les malades, le frère de Nafisa, les médecins et celui qui a sauvé Arif.

J’ai appris qu’en Afrique du Sud, la communauté n’était pas que noire ou blanche. Il y a également des Indiens, des Musulmans. Et les castes sont très bien marquées. Au bas de l’échelle, les noirs, les Indiens ne sont pas mieux lotis mais ils y arrivent.

Dans ce roman, outre l’histoire en elle-même de cette quête d’une famille, d’amis pour faire éclater la vérité, l’auteur se penche sur les deux gouvernements en Afrique du Sud et surtout le dernier qui couvre de nombreuses absurdités dans le domaine médical. Tout va bien, les gens ne sont pas malades. Ils traquent d’ailleurs tous ceux qui sont contre cet état d’esprit, n’hésitant pas à faire des procès et à poursuivre ceux qui ont mis leur argent à l’étranger. Car l’auteur semble s’y connaître sur les trafics d’organes et d’argent et cette ville du Durban, montrée sans complaisance avec toute sa violence. L’Afrique du Sud veut redorer son blason sur la scène internationale, mais cette santé qui montre que tout va bien, va vite être connue.

Les personnages ne m’ont pas trop emballé, je dois dire. Je ne les ai pas trouvés percutants, avec toute cette quête sur la mort d’un homme, sur une vie qui doit continuer telle qu’elle ou autrement. Juste Nafisa semble sortie grandie de la fin du roman. Mais elle semble laisser de côté Sharky, pour qui elle ne veut pas être une charge et Estella, son employée de maison car elle a enfin réussi à comprendre qu’Estella ne lui voulait pas de mal.

Je remercie en tous les cas Babelio.

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