L’armée furieuse de Fred Vargas

Le commissaire Adamsberg est appelé à cause de la mort d’une vieille femme.

Sur le chemin du retour, il rencontre une femme qui a fait le voyage depuis le Calvados pour le voir pour l’informer de la disparition de l’homme qu’elle déteste. Elle en dit très peu et  Adamsberg n’est pas très affable.

Ce dernier a retrouvé son fils de 28 ans qu’il n’avait jamais vu.

Il enquête également sur la mort suspecte d’un magnat industriel. Mais il va vouloir se rendre compte de ce qui se passe réellement dans le Calvados. D’où un voyage et un séjour là-bas où il sera chargé de l’enquête.

Plusieurs histoires à l’intérieur de L’Armée furieuse.

Un fils qui retrouve un père. Et on se rend compte que l’un et l’autre, sans se connaître réellement, se ressemblent énormément. D’ailleurs, ils éprouvent des sentiments père fils qu’ils ne savent pas encore nommer et montrer.

Il y a également l’histoire de ce pigeon, trouvé dans la rue par Adamsberg avec les pattes liées. Et là, le commissaire n’aime pas du tout ça.

L’histoire de l’Armée furieuse. Une armée qui remonte à 1091 et qui « nomme » à chaque fois une personne avant de commettre des actes ignobles sur des personnes qui ont commis des crimes. Mais ces crimes ne resteront pas impunis car Adamsberg va enquêter sur cette Armée et ces morts qu’il ne peut éviter. Il va d’ailleurs rencontrer des gens du cru. Une vielle femme avec qui il va avoir des relations d’amitié. Son agression va être un des moments qu’il va vouloir venger.

Il y a également cette famille de quatre enfants qui vivent avec leur mère et qui sont très mal considérés par les gens du village. Ils sont très intelligents mais hors-norme.

Au sein du commissariat, trois personnes sortent du lot, trois hommes et une femme qui prendront part aux enquêtes menées par Adamsberg à Paris et dans le Calvados.

Le personnage du commissaire est un peu bizarre. Il n’est pas très instruit. Soit il ne comprend pas les mots, soit il les change comme il le veut. Il n’hésite pas à tenter de sauver un jeune homme, faussement accusé, même si lui-même peut être mis sur la touche, voire plus. Comme tout flic, certains éléments vont le faire réfléchir et il mettra du temps à mettre le doigt sur ces indices qui lui parlent, mais dont il n’arrive pas à trouver le lien sur le moment.

Adamsberg n’a pas  peur. Il veut trouver des réponses à ses questions, quitte à s’isoler, tout en étant très bien compris par ses partenaires. Mais ceux-ci le suivent, sans poser de questions, mais en montrant bien qu’ils ne sont pas d’accord.

Toutes ces histoires s’enchevêtrent et donnent un cachet au roman qui se laisse lire sans problèmes, même si j’ai mis pas mal de temps pour cause de vacances. La fin est très intéressante avec un dénouement inattendu. Un dénouement trouvé par le commissaire lui-même. Car même s’il parait hors temps, hors de la réalité, il comprend les gens et suit ses intuitions. J’ai vraiment bien aimé ces personnages avec leurs secrets qui devront être révélés au fur et à mesure.

Une grande part d’ombre est très présente avec cette armée. Mais les explications de l’auteur sont claires. Cela fait également un peu ésotérique. Et j’adore ça, ce qui révèle de l’ombre, de personnes qui se cachent, dont on ne connaît pas grand chose mais surtout la légende qui subsiste. Car l’Armée Furieuse, c’est la Mesnie Hellequin et également la Grande Chasse. Cela veut tout dire.

C’est clair qu’il n’y a pas que les enquêtes. Les sentiments entrent en ligne de compte, entre ceux qui se détestent et qui vont tenter de s’aider. Ceux qui éprouvent des sentiments et qui ne disent rien. 

Nous sommes également à la campagne. Donc, les paysages sont très bien narrés, la nature semble très belle. Les vaches ne bougent pas dans le Calvados ;). Et à la campagne, également, tout se tait.

C’est le deuxième roman de Fred Vargas que je lis. J’aime donc ne pas avoir trouvé le même style d’enquête que Ceux qui vont mourir te saluent. Mais l’auteur se penche énormément sur ces personnages, souvent très nombreux, à qui elle accorde une grande place, souvent à part égale.

Merci aux Editions J’ai Lu pour l’envoi.

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