Saratoga Woods d’Elizabeth George

Hannah Armstrong a 14 ans. Elle porte une prothèse auditive pour la couper des pensées des autres. Elle a été obligée d’aider son beau-père à arnaquer de vieilles personnes.

Mais il a tué son associé. Becca et sa mère sont obligées de fuir. D’ailleurs elle la laisse sur une île, rassurée car elle doit retrouver son amie.

Mais rien ne se passe comme prévu, Becca se retrouve seule sur une île qu’elle ne connait pas. Attendre toujours sa mère mais elle sera obligée de vivre et d’essayer d’être une ado comme les autres.

Elizabeth George nous informe, en fin de roman, que celui-ci est destiné à un public de jeunes adultes. Par les personnages, on s’en serait douté. Par le style, également. Même s’il y a la patte de l’auteur, que  j’adore car je dévore ses romans, c’est un peu moins fouillé que d’habitude. Attention, je ne veux pas dire que cela soit mal écrit, loin de là. Mais le ton nous démontre bien que les personnages sont jeunes. Il n’y a pas de vulgarité, de phrases toutes faites, non.

Je  me suis réellement attachée à tous les personnages. Becca, Hayley, Derric, Seth. Chacun a un passé et un présent qui les font souffrir. Pour Becca, on sait, elle a dû fuir. Pour Hayley, c’est un souci familial. Pour Derric, outre son accident, c’est son passé d’enfant adopté. Quant à Seth, il n’a pas confiance en lui.

Malgré tout, l’arrivée de Becca va leur permettre d’évoluer, de trouver cette confiance dont ils ont besoin. Car comme tous les jeunes, ils n’écoutent pas.

Sur cette île, la vie est rude et ils n’ont pas beaucoup d’argent.

Becca pourra compter sur deux femmes, Debbie et Diana. Mais il faudra qu’elle leur fasse confiance. Ce qui n’est pas gagné et on la comprend pourquoi. D’ailleurs, sous ses dehors bourrus, Debbie cache un gros secret. Et c’est cette petite jeune fille qui va lui faire prendre conscience qu’elle doit aller de l’avant.

Comment une jeune fille de 14 ans, « abandonnée » par sa mère peut-elle faire confiance à des personnes qu’elle ne connait, dans un milieu hostile, qu’elle n’a jamais visité, alors qu’elle devait être accueillie par une amie de sa mère qui est décédée. Si sa mère ne l’avait pas laissée, il n’y aurait pas eu de Becca King.

Obligée de se transformer physiquement par peur d’être découverte et retrouvée, Becca suit les conseils de sa mère, sauf que par deux fois, il y a urgence. Et encore plus à la fin du roman. Car là arrive celui qui peut tout faire basculer. De ce côté là, Elizabeth George n’abandonne pas. Elle laisse en suspens cette fin afin que nous retrouvions les aventures de sa jeune héroïne. Bien mené, car cela me donne envie de lire la suite.

Nous avons un portrait de toutes ces personnes, avec leurs défauts et leurs qualités. Mais ce sont des personnes qui ont le coeur sur la main, qui vont s’entraider pour le bien des autres.

Becca entendant les pensées des autres, ne sait pas encore comment ordonner son don. Elle doit porter ce brouilleur pour se concentrer ou quand il y a beaucoup de monde. Becca est une jeune fille honnête. Et mentir ou cacher des choses même pour sa survie, cela lui est difficile. Surtout qu’elle a dû changer d’apparence. Donc, elle ne se sent pas réellement elle-même.

J’espère que dans le prochain tome, on en saura un peu plus sur Diana, qui elle aussi à un don. Il nous est indiqué mais on ne sait pas trop comment cela lui est arrivé.

Comme je vous l’ai écrit, je me suis attachée à pratiquement tous les personnages. Il me tarde de les retrouver, de voir comment ils vont évoluer car je pense qu’il n’y aura pas de mois qui se seront écoulés entre le premier et le deuxième roman. On risque de passer au coeur de l’action. C’est vrai que l’on peut se douter de ce qui va arriver.

Je spécule mais je pense que le shérif va aider Becca contre celui qui veut la tuer. Pourtant ils ne sont pas partis sur de bonnes bases tous les deux mais il va se faire un devoir d’aider cette jeune fille en danger, amie de son fils. Mais je ne pense pas que Becca lui révèlera toute la vérité. Elle tient à garder son secret car entendre les pensées des autres, cela peut être très mal vu dans cet environnement où tout le monde se connait, a quelque chose à cacher.

On ne peut pas dire que l’on s’ennuie loin de là. Les passages ne sont pas longs, tout est bien structuré et tout nous donne envie d’avancer et non de s’arrêter en plein chemin.

Il me tarde tout de même de retrouver Elizabeth George dans ce qu’elle fait de mieux, un roman pour adultes car l’auteur est vraiment à l’aise avec des personnages aux mentalités britanniques. On ne peut pas enlever, toutefois, à l’auteur la dimension psychologique et la narration réussie des personnages, tout comme les paysages.

Merci à Athomédia et aux éditions Presses de la Cité

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5 commentaires sur « Saratoga Woods d’Elizabeth George »

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