Le salon d’Emilie d’Emmanuelle de Boysson

Dans ce roman, j’ai adoré le cadre historique, le XVIIème siècle. Avant l’avènement de Louis XIV comme roi et donc la régence instaurée par sa mère et Mazarin. Donc, il y a énormément de conflits. Ceux qui veulent que Mazarin s’en aille envers et contre tout. On constate plus ou moins l’évolution de Paris en ce temps-là et la villégiature de ceux qui habitent à Paris vers leurs résidences de famille en province où ils y restaient pendant les mois d’été.

Ensuite, on a bien évidemment l’éducation des enfants qui restent très peu de temps avec leurs parents avant de partir faire leurs études loin de chez eux. Une situation pas facile à vivre pour les enfants. Il y a également le fait qu’on les laisse à des nourrices pendant les premiers mois de leur vie. Et ensuite, il y a la situation des enfants nés par des relations adultérines. Ces enfants-là sont très peu acceptés par les maris donc on les confie à des nourrices pendant de nombreuses années car le mari qui a reconnu l’enfant, à cause du qu’en dira-t-on, n’accepte le fruit de l’adultère sous son toit.

Nous avons également tous les salons de lecture et de discussion de ces dames de la haute. Elles parlent littérature, refont la grammaire…. C’est très intéressant à lire. Surtout qu’au niveau des relations entre elles, ce n’est pas le top. Elles sont très gentilles entre elles, lorsqu’elles se voient, mais dès qu’elles ont le dos tourné, c’est cancans et compagnie. Surtout que ces dames sont accompagnées de poètes, d’écrivains et donc très souvent d’amants. Car les amants sont légion dans ce monde. Les femmes ont un ou plusieurs amants, très souvent de leur milieu mais aussi d’un milieu inférieur. Ces femmes papillonnent beaucoup certes et à chaque fois, elles pensent avoir trouvé l’amour car ce n’est pas auprès de leur mari qu’elles trouvent affection et plus. Les mariages ont souvent été arrangés. Ce roman est donc une étude de ces femmes riches qui se confient à leurs prêtres, qui souhaitent connaître tous les plaisirs de la vie. Dans ces salons, il faut briller plus que les autres, pour être invitée de nouveau.

C’est le cas d’Emilie. Bretonne, elle a toujours voulu réussir sa vie, épouser un homme riche et avoir des enfants. Lorsque son père, qu’elle adore et qui a toujours voulu qu’elle ait une éducation, meurt, sa mère prend la décision pour elle sans la consulter. Elle est placée dans une famille et elle doit éduquer les deux enfants. Mais la situation ne dure qu’un an. Une année pendant laquelle elle se lie d’amitié avec la maîtresse de maison et la fille aînée. Mais ces deux dernières en profitent. La seconde la jalouse car elle pense qu’Emilie a pris sa place dans le coeur de sa mère. Et la première souhaite faire une bonne action mais profite des talents d’écriture d’Emilie. Mais un bout d’un an, Emilie se voit proposer le mariage. Elle accepte même si cela ne lui plait pas beaucoup. Emilie ne sera jamais acceptée, de par sa condition et son accent. Quoi qu’elle fasse, elle ressentira toujours ce sentiment d’infériorité surtout que ses faits et gestes sont surveillés constamment. On tente de la séduire parce que l’on pense que c’est une fille facile puisqu’elle vient de la campagne.

Emilie prendra certaines décisions depuis qu’elle a 17 ans et qu’elle est partie de Bretagne. Grâce surtout à son érudition et surtout grâce à l’expérience qu’elle vit auprès des siens, de son mari, de son fils, des évènements historiques et des deux attaques qu’elle subit. D’ailleurs, on ne sait pas du tout qui est à l’origine de la première, ce qui est bien dommage. Emilie est jalousée, on la surveille, on l’épie, on la juge et on se moque d’elle, même si elle peut compter sur une ou deux personnes.

J’ai tout de même trouvé que des fois, cela trainait en longueur. Mais je pense que je n’étais pas, certains soirs, très à même de me plonger dans le roman et à toutes ces phrases longues, de discussions de salon ou de ces problèmes politiques et historiques. Donc, je pense qu’il faudra que je le relise un peu plus tard. Même si l’écriture est fluide, j’ai trouvé donc quelques lourdeurs. Peut-être est-ce dû à ce que j’écrivais à l’instant. 

Merci aux Editions J’ai Lu qui m’ont envoyé ce roman.

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2 commentaires sur « Le salon d’Emilie d’Emmanuelle de Boysson »

  1. J’adore les romans historiques, et en allant faire le plein de livres aujourd’hui, j’ai hésité à l’acheter. Je le prendrai peut-être le mois prochain. Bisous

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