Dôme 1 & 2 de Stephen King

Le 21 octobre, un petit avion s’écrase. Il y avait la femme du premier adjoint et son instructeur.

Les accidents s’enchainent ainsi que les incidents plus ou moins graves. Pas de raison à tout ça au prime abord. Deux hommes assistent à l’accident et se trouvent emprisonné, comme toute une population à l’intérieur du Dôme.

Cela va durer des jours et des jours. Entre folie meurtrière, folie tout court, des enfants qui font d’étranges cauchemars, le Dôme provoque une onde de choc parmi une population. La plupart suit comme le troupeau les conseillers de la mairie. Mais certains, plus à même de se poser des questions vont tenter de s’interposer et d’essayer de trouver une solution.

J’avais voulu donner mon avis sur chacun des romans. Mais cela aurait été écrire à peu près la même chose. Donc, on va tenter de donner son avis sur les deux romans.

Et c’est un sacré morceau. Chacun des romans fait pratiquement 600 pages. 1 200 pages lues d’un coup.

D’ailleurs il est impossible de lire l’un sans l’autre. Impossible de commencer le second sans avoir lu le premier. On peut lire le premier sans lire le second mais cela n’a aucune saveur, à moins que l’on n’aime pas le style de Stephen King.

Bref, vous l’aurez compris. Dôme est une série. Entre le roman 1 et 2, aucune transition. Le 2 continue l’histoire du 1, point final.

Cela faisait des années que je ne m’étais pas replongée dans l’écriture de Stephen King.

Dès le départ, le ton est donné. Explosion, sang, membres déchiquetés, une bulle meurtrière qui se forme et qui coupe une ville de tout. Au fur et à mesure, on apprend qu’elle s’étend jusqu’au ciel, que l’air n’y passe pas et le contraste entre la vie dedans, chaude, dont l’air se raréfie et devient difficile à respirer et la vie à l’extérieur où l’automne a fait son apparition est très bien raconté.

Au travers de cette histoire, il nous narre toute la folie humaine, telle qu’on pourrait la connaître si nous étions enfermés à l’intérieur d’un Dôme. Ceux qui ne pourraient pas supporter et mettraient fin à leur vie très rapidement, de peur de ne pas être sauvés. Ceux qui profitent des autres, et là, il y a une belle brochette en particulier Jim Rennie, un politicien sans scrupules qui prend des décisions pour sa ville mais avant tout pour lui. D’ailleurs, lorsqu’un endroit est enfermé de cette façon, toutes les malversations, drogue, comptes occultes, achats, détournements de marchandises, sont mises à jour. Et ce qu’il faut faire c’est écraser les autres, ceux qui pourraient être capables de faire éclater la vérité.

Ensuite, on confie les rênes de la police à des jeunes, sans cervelles, pour qui un flingue et les poings leur permettent de se sentir très forts et au-dessus de tout.

On se perd un peu dans tous ses personnages mais il y en a une quinzaine de principaux, voire plus.

Stephen King relate avec un art et une plume acérée toutes les péripéties qui arrivent à cette ville, toute la vie.. Meurtres, viols, vols, coups foireux, explosion, émeutes… vont faire partie du lot quotidien pendant quelques jours de cette ville. Il narre avec une grande maîtrise le caractère de chacun de ses personnages.

On suit également les péripéties de Barbie, alias le colonel Barbara, pratiquement le seul capable de sauver la ville avec quelques amis. De toutes façons, ça commence mal. Un accident d’avion, des accidents de voiture, des gens qui meurent très rapidement et Barbie qui se retrouve coincé alors qu’il s’en allait après avoir été agressé par une bande de jeunes. D’ailleurs, au départ, je pensais que cet homme était très vieux. Mais Rennie refuse que Barbie ait les rennes de la ville, comme ordonné  par l’armée et le Pdt des Etats-Unis.

Stephen King met à jour également le racisme. Racisme qui existe dans toutes les parties de la planète. Ce sont des mots, des phrases pas belles à lire, ni à entendre.

Stephen King s’en prend également à l’armée. On ne dit rien, on ne voit rien. On tente mais sans grand succès. On laisse les gens s’interroger, on laisse la population dans le mystère. Car l’armée ne sait même pas à quoi elle a affaire, mais ce n’est jamais de sa faute.

Stephen King montre également les deux côtés de la religion. Les fanatiques et ceux qui se rendent compte que Dieu ne peut pas tout faire. D’ailleurs, vous vous rendrez compte par vous-même que l’église n’a pas que ses bons côtés.

La tension est constante, elle s’insinue peu à peu mais elle est toujours là. Il y a toujours une suite logique à ce qui se passe. Stephen King peut commencer à raconter ce qui se passe pour quelqu’un, passer à une autre personne et revenir un chapitre plus tard sur ce que fait la première. Tout est lié dans ce roman. Rien n’est laissé au hasard. Et nous assistons tout de même à quelques moments de tendresse dans ce monde de brutes. Des parents avec leurs enfants, Barbie et la propriétaire du journal qui ont une brève liaison, trois jeunes adolescents unis comme les doigts de la main et qui adorent le skate.

Le désastre est annoncé, mais on ne sait pas comment il va arriver. Les plus optimistes d’entre nous vont souhaiter que tout s’arrange mais ce n’est pas le but recherché par l’auteur.

Par contre, sans rien dévoiler, les 100 dernières pages sont le summum. Trois histoires se chevauchent dans cette suite logique et je ne m’attendais pas à un tel final.

Comme le dit l’homme, on peut se demander si Stephen King est fou ou s’il prend son pied en écrivant. Lui seul nous l’indique à la fin du roman. Dôme a failli ne jamais voir le jour. Et heureusement pour nous que des années plus tard, l’auteur s’est replongé dans ses premiers écrits et que les éditeurs français l’ont commercialisé des années après qu’il soit paru aux USA.

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7 commentaires sur « Dôme 1 & 2 de Stephen King »

    1. @ club Stephen King, merci beaucoup et vraiment époustouflant
      @ Cla, je pense que tu ne seras pas déçue
      @ Lalydo, si c’est comme moi, j’ai adoré.
      @ Nardeau, et pourquoi pas ?
      @ Plume, fantastique pas trop, cela pourrait arriver…

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