Remède mortel d’Harlan Coben

Bruce Grey est médecin. Il se sent suivi, espionné. Il devient parano. Avant d’être assassiné dans une chambre d’hôtel, il a le temps de poster une grande enveloppe.

Il avait téléphoné à son associé, Harvey, pour tout lui expliquer.

De nombreux meurtres ont été commis dans cette clinique qui soigne les malades du sida.

Le meurtre de Grey passe pour un suicide puisqu’il a laissé une lettre.

Harvey souhaite se confier à Sara Lowell, journaliste célèbre sur ce qui se passe à la clinique. Mais le meurtre d’un autre patient va permettre de lancer l’affaire. Le mari de Sara, Mickael, basketteur, apprend sa séropositivité. Il utilise les médias pour l’annoncer et donc mettre sous les projecteurs cette clinique qui a besoin de fonds.

Alors, même si je trouve ce roman très bien construit, je ne trouve pas qu’il y a énormément de suspense. Harlan Coben ne nous envoie pas des doses d’adrénaline, comme dans bon nombre de ses romans. Ce n’est pas un roman noir, un thriller. Je le comparerai à ses séries où apparait Myron Bolitar, mais pas les derniers romans où son personnage récurrent apparait.

Est-ce un roman de transition, comme quelquefois chez Harlan Coben ? Car après son premier roman écrit, Sans un adieu, où il était aussi très jeune, Remède mortel n’apparait pas très abouti. On va donc parler d’erreur de jeunesse.

C’est vrai qu’il sait ménager le suspense, puisque franchement je n’ai pas trouvé le coupable avant qu’il ne nous le révèle.

Il faut aussi bien dire que tous les thrillers touchant au milieu médical, pour moi, il n’y a qu’un seul maître. Robin Cook.

Attention, je ne veux pas dire qu’Harlan Coben ne sait pas de quoi il parle, loin de là. On sait tous et toutes qu’il nous parle des sujets de société. Cette fois-ci, c’est le sida. Mais ce n’est pas un précurseur en la matière des sujets médicaux et de l’argent qui gravite autour et des gens qui font tout pour tenter d’abolir les recherches …

Donc, nous retrouvons dans ce roman l’argent, la politique, le profit, le tueur à gages, les bons et les méchants.

Les personnages d’Harlan Coben ont tous ce passé difficile qui fait que l’on s’attache à eux (ennuis de santé, violence physique et morale). De plus, il sait nous faire aimer la plupart de ses personnages à qui il arrive, bien sûr, moultes péripéties.

Entre les membres de la famille mêlées au milieu médical, les membres politiques et surtout les fameux prêcheurs, le sida est toujours considéré comme une maladie de drogués et d’homosexuels. Cette maladie n’a pas besoin de fonds. Les fonds obtenus sont au mépris de maladies qui en ont besoin comme le cancer. Ce sont les propos homophobes de ces gens-là. Ce roman nous montre les rouages politiques, médicaux et leur part de chantage.

Harlan Coben démontre bien que la recherche attire bien des convoitises. Beaucoup veulent qu’elles n’aboutissent pas mais de nombreux chercheurs sont-ils capables de falsifier des rapports, des analyses pour en avoir plus ?

En tous les cas, Harlan Coben sait aussi nous parler des sujets qu’il aime, le basket et les sportifs. Le basket, un de ses sports favoris et qui sera un thème abordé dans de nombreux romans. Ses personnages sportifs ont, eux aussi, une belle brochette d’aventures à vivre.

Bien que Sarah soit un joli personnage, mon préféré est tenu par le flic. Très jeune, très torturé et stressé. En définitive, on comprend pourquoi puisqu’il a peur du regard des autres suite à son orientation sexuelle. Cet homme est un pro mais un homme au coeur hyper tendre et on suit ses aventures, ses interrogations avec ce souhait qu’il y arrive.

On devrait se méfier avec Harlan Coben car la solution de ses romans se trouve bien souvent dans les premières pages.

Roman sorti et publié aux USA en 1991. Harlan Coben était âgé d’une vingtaine d’années. Sur la dernière page du roman, HC nous laisse une note. Ce roman n’est pas tiré d’un fait réel mais il prend une autre ampleur à sa sortie et l’annonce par un sportif célèbre de sa séropositivité.

Merci à Jérémy d’Athomédia pour l’envoi de ce roman.

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8 commentaires sur « Remède mortel d’Harlan Coben »

  1. J’ai lu un ou deux livre de Coben, je n’accroche pas trop et puis de toutes façon je n’ai pas le temps, je suis dans ma période Elisabeth George, j’en suis au 12ème et vu les pavés, j’ai beau alterner Romans et polar, ça fait plus de deux ans que j’y suis .. plus que 3 et j’ai rattrapé mon retard.

  2. Harlan Coben fait parti des auteurs où je ne me précipite pas sur ses livres… j’ai un peu de mal…
    J’ai dû en lire un voire deux, tout au plus… donc pas envie de m’y plonger dedans…

    1. @ Bubulle, tu as peut être été déçue par les Bolitar
      @ Cla, si tu aimes Coben, tu ne seras pas déçue ….
      @ Victoria, j’espère que je n’ai pas trop dévoilé
      @ Lolotte, j’en ai lu un bon paquet d’Elizabeth George, il va falloir que je m’y remette
      @ Chrys, aimes-tu les polars
      @ Aurélie, mon préféré, Ne le dis à personne

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