Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants de Mathias Enard

Lu au mois de juin dans le cadre de la rentrée littéraire FNAC.

C’est l’histoire de Michel Ange à Constantinople. Appelé par le Sultan en 1506 pour construire un pont, Michel Ange fuit Rome et Florence pour échapper au Pape qui ne paye pas ses travaux.

On assiste à sa vie dans cette capitale, sa découverte d’une autre culture, d’une autre civilisation, d’autres moeurs, coutumes. Il lui est difficile de s’accoutumer aux nouvelles odeurs, au langage qu’il ne comprend pas. Il se laisse porter par la musique, la beauté humaine et architecturale. On se rend compte qu’il n’aime pas s’attacher aux autres même s’il ressent des sentiments. Ce projet devrait lui permettre d’être le meilleur au niveau sculpture. Michel Ange est sûr de son talent, il aime s’instruire. Il attire les autres qui aiment se retrouver à ses côtés, il suscite l’admiration et l’amour.

Ce roman est bien mené. J’ai dû chercher une information après l’avoir lu et surtout avoir lu la dernière note de l’auteur. Ce n’est pas de l’Histoire, ce n’est pas un roman historique, mais il aurait pu l’être. C’est un roman, tout simplement. Mais écrire tout simplement, c’est tout de même un peu réducteur, car j’ai été prise par cette histoire, cette vie de quelques mois de Michel Ange dans un pays autre que le sien. Un homme qui avait l’habitude de noter dans un carnet des mots, des listes, rien d’essentiel pour les autres mais essentiel pour lui. Tout ce qui aurait pu être essentiel pour les autres, Michel Ange le garde dans sa tête. Au travers de ces pages, je pense que nous avons des traits de caractère de Michel Ange, ses problèmes de pouvoir avec l’Eglise, ses liens forts avec sa famille, avec sa ville, son pays. On en apprend sur le caractère de Michel Ange, sa sensibilité, sa vanité, sa peur de l’amour, de l’acte amoureux.

Par contre, si l’auteur lit cette critique ou une personne qui a lu ce livre, j’aimerais que l’on m’explique le premier chapitre. Que vient-il faire là ? Je n’ai absolument pas compris ses tenants et aboutissants. Je n’ai pas compris, non plus, le titre du livre, bien que cela soit expliqué. On parle aux enfants de batailles, de rois, d’éléphants… Mais à nous, on nous parle de quoi, d’une vie romancée. Donc, quel est le rapport ?

Une lecture divertissante, rapide et intéressante. L’écriture est fluide.


5 réflexions sur “Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants de Mathias Enard

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